par Greenheart » Jeu 13 Aoû 2026 06:31
Je vais partir d'un exemple très simple et basique.
Je parle et lis couramment l'anglais, ce qui aide pour résumer ou traduire des récits en anglais afin de les présenter sur mon blog ou sur ce forum. Seulement, il me manquera toujours du vocabulaire spécialisé ou spécifique à une époque, une science, un argot.
Hier, une panne d'internet se manifeste d'abord par un voyant rouge clignotant, mais je continue d'accéder à tous les sites comme d'ordinaire. Pas d'affolement.
J'étais en train de traduire une citation au début de l'épisode pilote de l'antique série Hulk avec Lou Ferigno, et un mot m'échappe : [Oftimes]
En fait, c'est un mot composé qui, correctement orthographié, compose sa définition avec ses parties, mais la première partie [Often] est abrégée et souvent mal prononcée offen.
Donc je panique.
D'ordinaire c'est l'affaire d'une seconde : une page de traduction automatique, et l'accès obligé au wiktionary anglais parce qu'à tout moment les intelligences artificielles se plantent sur des traductions même les plus simples.
Mais aucun site accessible.
Qu'à cela ne tienne : j'ai passé ma vie à acheter des dictionnaires dans de nombreuses langues, et en particulier l'anglais, y compris les plus gros et lourds en un seul volume d'éditeurs prestigieux.
Introuvables, même le plus compact.
Pourquoi ?
Parce que vu que je m'en sers moins souvent qu'un film en blu-ray, quantité de livres se retrouvent éparpillés ou entassés sur des étagères, mais surtout sur plusieurs profondeurs d'étagères.
L'internet ne revient pas.
Je sors tout : la chatte qui profitait du carrelage frais voit venir gros comme une maison l'avalanche de bouquins et prend la fuite, tant pis.
Tous les usuels et surtout les gros sont péniblement replacés sur un seul rang sur une étagère, ce qui réclame des contorsions, de la sueur malgré les deux ventilateurs et quelques frayeurs, parce qu'il y a toujours des fils électriques qui traînent quelque part et différents objets à ne surtout pas heurter ou faire tomber.
Plusieurs livres gros et épais, qui ont plus de trente épais, ont servi, ont dû être déménager et empilés plusieurs fois, ont leur dos qui désormais cèdre sous leur propre poids.
Bref, pas pratique...
... mais utile en cas de coupure ou censure internet.
Je retrouve mon Cobuild, un dictionnaire "avancé" anglais en anglais tout en un (visuel, grammaire, prononciation etc.) chez Collins paru avec sa version électronique libre d'installation partout, que j'avais complètement oublié, et qui était dispo sur mon ordinateur hors connexion.
Retrouver la page des lettres OFT en ayant perdu l'entraînement et avec le mauvais éclairage etc. est une galère de plus, mais je retrouve mon mot manquant, contraction de often times : en des temps fréquents, = often, souvent.
Et c'est alors que la connexion internet est revenue, en tout cas pour l'heure, puisque la panne était censée n'être réparée qu'à 17h30.
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S'impose une première conclusion :
Non, je n'ai pas à attendre que je ne sais qui (Trump, Benallah, Ursula etc.) daigne rétablir mon internet pour savoir ce que veut dire un mot anglais.
Oui, j'ai bien suffisamment investi pour pouvoir me passer d'internet voire d'ordinateur, en tout cas pour ce qui concerne parler et lire en anglais, et ce n'est clairement pas le cas de beaucoup d'autres gens.
Non, je n'aurais pas pu rédiger ma présentation de la série Hulk sans internet ni ordinateur, et surtout je n'aurais pas pu la faire lire en ligne.
... Mais il se trouve que j'arrivais à le faire dans les années 1990 à l'époque de Véga Express.
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... Et quand je pense qu'il y a quelque mois j'étais posé la question de comment on écrivait à la main la lettre r en écriture cursive après une autre lettre, et que j'avais dû faire des lignes tirées d'un manuel de CP pour réapprendre à faire ce que je savais faire dès l'âge de six ans...
... J'en déduis que ce modèle de civilisation de débiles profonds incompétents et incultes est bien en train de me mutiler intellectuellement, donc physiquement, et de me priver de toutes mes libertés fondamentales et de réduire ma vie à celle d'un légume amnésique surfant sur internet entre deux pauses pipi-caca et bouffe.
Une enquête s'impose donc, et un minimum d'heures par jour pour remettre à niveau mes compétences hors connexions et sauver ce qui peut encore l'être de ce qui est en train d'être systématiquement détruit par la lie de l'humanité au pouvoir et avide de tout.
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Je conseille donc aux premiers qui me liront à se remettre au niveau hors connexion en récupérant à leur bénéfice individuel, les heures à scroller et débattre avec des trolls artificielles ou des humains qui les imitent.
Et si vous constater que vous n'en avez pas ou plus les moyens à la maison, remédiez d'urgence à cette situation.
Oui, je sais, il vous restera toujours le droit à mourir et laisser les autres vendre vos organes. Mais par définition, cela ne s'appelle pas vivre.
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En conclusion du jour :
Combien de choses j'arrivais à faire que je ne sais plus ou je ne peux plus sans internet, un ordinateur, un téléphone portable ?
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...d'un G qui veut dire Greenheart !