Le portrait de Dorian Gray, le film de 2009

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Le portrait de Dorian Gray, le film de 2009

Messagepar Greenheart » Sam 3 Juin 2017 20:49

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Dorian Gray (2009)

Sorti en Angleterre le 9 septembre 2009.

De Oliver Parker ; d'après un scénario de Toby Finlay ; d'après le roman de Oscar Wilde ; avec Ben Barnes, Colin Firth, Rebecca Hall, Ben Chaplin, Maryam d'Abo, Fiona Shaw, Michael Culkin, Emilia Fox, Douglas Henshall, Rachel Hurd-Wood, Johnny Harris.

Un beau jeune homme se tient dans un grenier, souriant alors qu’il contemple quelque chose à ses pieds. Un bruissement d’ailes le distrait, puis il baisse à nouveau les yeux et lève un éclat de miroir dans sa main, qu’il plonge dans le cœur de quelqu’un, faisant jaillir une éclaboussure de sang. Il ressort la lame de la poitrine du cadavre, pose l’arme, puis prend l’écharpe jaune ensanglantée de sa victime et la respire avec délice. Le même jeune homme prend alors un fiacre, une malle dégoulinante de sang chargée à l’arrière. Le fiacre le conduit dans la nuit jusqu’à un quai désert au bout duquel il fait basculer la malle dans les eaux noires. La malle, aux initiales D.G flotte quelques instants puis s’enfonce.

Un an auparavant, le jeune Dorian Gray arrivait en gare de Londres avec la même malle en guise de bagage. Tandis qu’un bagagiste va livrer la malle, le jeune homme, tout impressionné par la foule, se laisse distraire par des enfants, dont un qui lui fait les poches. Une jeune fille trop fardée pour être honnête lui sourit en passant, et comme il traverse avec difficulté la route couverte encombrée de fiacres et se retrouve devant quatre jeunes dandys, dont un qui lui demande s’il cherche quelqu’un.

Naïf, Dorian répond que c’est effectivement le cas. C’est alors que son majordome, Victor, un homme moustachu avec un long manteau sombre et un melon le rejoint et l’attrape par le bras, l’appelant « Gray ». Victor lui souhaite la bienvenue à Londres tandis que les dandy se détournent. Victor fait monter Dorian dans une calèche et ils s’en vont le long des rues cossues près de la cathédrale Saint-Paul pour s’arrêter devant un hôtel particulier à la façade délavée d’humidité et de pollution. Victor fait entrer Dorian dans le salon en lui disant qu’il espère que le jeune homme trouvera tout à sa convenance. Dorian remarque que rien n’a changé depuis son enfance. Il fait quelque pas jusqu’à la cheminée et le portrait imposant de son vieux père. Victor présente alors ses condoléances. Dorian le remercie. Victor sort. Dorian va jusqu’au bas des marches du grand escalier et entend craquer le bois de la grande maison. Donnant sur le palier supérieur, il y a un salon avec un piano à queue dont Dorian soulève le drap. Le jeune homme joue quelques notes…

Plus tard, Dorian joue du piano devant un public à l’occasion du Gala de Charité pour les Orphelins Nécessiteux et Méritants. Le jeune homme ignore alors que dans le public, quelqu’un a sorti un bloc de papier et du fusain, pour esquisser son profil. Après le concert, Dorian est félicité par des dames de la bonne société n’ayant aucune doute sur le fait que Londres lui offrira quantité de nouveaux amis et de nouvelles aventures… Comme Dorian répond timidement qu’il l’espère, un homme intervient : lui aussi. Alors les dames, ravies, présentent le nouveau venu comme l’un des meilleurs artistes de Londres – Basil Hallward. Hallward se présente alors comme un humble étudiant de la Beauté. Puis, devant Dorian qui ne sait quoi répondre, Hallward fait admirer aux dames son esquisse de Dorian au dos du programme du gala de Charité – et deux semaines plus tard, sirotant de l’absinthe devant de nombreuses autres esquisses du jeune homme, Hallward fait poser Dorian Gray (habillé) tout penaud dans un coin de son salon pour un portrait à l’huile.

À la fin de la séance, Dorian s’inquiète : cela fait désormais deux semaines qu’il est à Londres et il ne connait du monde que le cercle de Charité d’Agatha. Basil objecte : Dorian l’a rencontré lui ! Comme Basil regarde dans la direction des rideaux derrière lesquels le jeune homme est en train de se changer, il aperçoit le dos nu de Dorian, zébré de cicatrices de coups de canne. Comme Dorian s’excuse, Basil explique que les fêtes qu’il connait sont terriblement ennuyeuses et que Dorian ne rate rien. Dorian répond qu’il en est persuadé, mais qu’il avait pensé que cela pourrait être divertissant et de supplier du regard le peintre, qui finit par céder.

Hallward emmène alors Dorian à l’une des fêtes du beau monde : Dorian a beau être en costume de soirée, il se fait immédiatement traiter de clochard par un vieux barbu bedonnant visiblement ivre. Hallward rajuste la veste et le col de Dorian et déclare qu’ils ont besoin d’un verre. Comme Hallward s’éloigne pour aller chercher les boissons, Dorian entend un homme entouré d’une petite cour de dames vieillissantes déclarer que la seule manière de se conduire vis-à-vis d’une jolie femme est de lui faire l’amour. Impressionné, Dorian boit les paroles de l’inconnu. L’homme s’excuse et quitte ses admiratrices, et Dorian voit alors trois jeunes filles rougissantes s’esclaffer en le regardant.

C’est alors que l’homme, qui est revenu dans son dos, lui propose une cigarette, que Dorian refuse par réflexe. L’homme insiste alors en déclarant qu’il trouve que la cigarette est le plaisir parfait, exquis et laissant celui qui la fume insatisfait. Dorian est alors impressionné par la manière dont l’homme allume sa cigarette, puis essaie de regarder ailleurs – mais l’homme ne part pas, et quand Dorian regarde à nouveau de son côté, il sourit avec indulgence, puis identifie Dorian comme étant le petit-fils de Kelso. Dorian confirme. Dorian demande alors si l’homme connaissait son grand-père. L’homme répond qu’il l’a rencontré une fois, ce qui a suffi pour qu’il pousse un hourrah à la nouvelle que Kelso avait rendu son dernier souffle aigri. Puis devant l’air encore plus surpris de Dorian, l’homme ajoute que l’on peut supposer que le jeune homme a touché l’héritage de la vieille bique.

Effaré, Dorian détourne les yeux, et l’homme ajoute encore qu’être orphelin n’est pas si mal. Puis il cite Agatha : « un jeune homme méritant doté d’une belle nature ». L’homme précise qu’il avait à ces mots imaginé quelque benêt plein de taches de rousseur en tenue d’épouvantail. Et de conclure qu’il n’avait qu’à moitié raison. Saisi à nouveau de doutes quant à l’ajustement de son col et de son nœud, Dorian cligne plusieurs fois des yeux et porte la main à sa gorge. L’homme murmure à l’oreille de Dorian que cela pourrait être pire : l’une des dames âgées qui l’entouraient quelques instant auparavant, Gladys Allonby, est habillée selon lui comme pour son 14ème anniversaire depuis ses quarante ans. Et si un certain Radley passait moins de temps à l’église et plus chez son tailleur, il ne ressemblerait pas autant à un livre de psaumes mal relié.

À ces mots, Dorian ne peut s’empêcher de sourire. Alors l’homme propre à nouveau une cigarette – il les fait venir directement du Caire. Alors Basil Hallward revient avec leurs coupes de champagne et remarque ironiquement qu’il constate que Dorian a enfin fait la connaissance de leur hôte « charmant ». Dorian lève alors des grands yeux surpris vers l’homme à la cigarette. Hallward ajoute cependant que Dorian ne doit tenir aucun compte de sa conversation. L’homme à la cigarette proteste du manque d’élégance d’Hallward et se présente comme Henry Wotton. Puis il présente la femme rousse habillée d’or, de noir et de cramoisi qui vient les retrouver comme étant Victoria, son épouse – et remarque que Dorian connait déjà Agatha qui les rejoint, déclarant qu’elle espère que Henry enseignera les bonnes manières à Dorian. Ce à quoi Victoria répond qu’elle a trouvé quelques invités de plus que son époux pourra insulter.

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La bande annonce officielle HD : https://youtu.be/YVbdd8oOwOY

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Re: Le portrait de Dorian Gray, le film de 2009

Messagepar Greenheart » Sam 3 Juin 2017 21:25

Dorian Gray fait partie de ces icônes de la littérature et du cinéma fantastique, et a donc eu les honneurs de multiples adaptations.
Cette version, qui met pourtant en vedette Ben Barnes (Narnia 2) n'a pas eu les honneurs d'une sortie cinéma en France, malgré la production somptueuse et bien jouée.
Le problème numéro 1 étant probablement pour les distributeurs, que cette version, ne voile sans doute pas assez l'aspect bisexuel des aventures du héros pour pouvoir bénéficier de l'effet "Narnia".

L'angle d'approche principale du film n'est pas l'aspect fantastique, mais un portrait soigné de la corruption d'un jeune homme martyrisé dans son enfance par son grand-père, et qui, au lieu de préserver "son âme", va basculer complètement d'abord parce qu'il est la proie d'un manipulateur visant à se venger de son grand-père à travers lui, ensuite parce qu'il n'accorde apparemment aucune valeur à ses principes, ce qui n'est pas si logique. Il n'est pas logique que le peintre qui le prend sous son aile n'ait réagi bien plus tôt aux manipulations du corrupteur, qui ne doit en être à son coup d'essai, et que le peintre n'aurait pu ignorer.

Le film est bien fantastique, avec un portrait aux transformations très réussie, mais le scénario et le portrait auraient pu cependant tenir debout expurgé de tous les aspects fantastiques : il s'agit alors davantage de jouer aux voyeurs de la corruption de l'époque victorienne plutôt qu'éclairer par la métaphore quelques pans obscurs de la réalité : le portrait devient un simple procédé pour permettre d'aller toujours plus loin dans la débauche, alors que dans la réalité, les maladies vénériennes ont tôt fait, même de nos jours mais encore plus à l'époque de mettre un coup d'arrêt à la fête.

On en arrive au principal problème du film - qui manque d'âme et progresse de manière mécanique, sans réelle passion ni invention, à la manière d'un film d'horreur qui pousse ses protagonistes comme des pions et qui tire le spectateur du point A au point B au lieu de jouer avec son imagination. J'avoue ne plus me souvenir du roman ni de l'adaptation de référence noir et blanc de 1945 pour pouvoir faire des comparaisons.

A noter que le scénariste œuvre dans les séries Ripper Street et Peaky Blinders.

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