Omniscient Reader: The Prophecy, le film de 2025

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Omniscient Reader: The Prophecy, le film de 2025

Messagepar Greenheart » Ven 5 Déc 2025 10:50

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Omniscient Reader: The Prophecy (2025)
전지적 독자 시점, Jeonjijeok dokja sijeom.

Sorti en Corée du Sud le 23 juillet 2025.
Sorti en Allemagne, aux USA (limité) et au Canada le 1er août 2025.
Sorti en coffret allemand 4K+blu-ray CAPELIGHT DE (version française incluse, lisible sur lecteur français).
Sorti en coffret américain 4K+blu-ray CAPELIGHT US.

De Kim Byung-woo (également scénariste), sur un scénario de Lee Jeong-min, d'après le web-roman de Sing Shong mis en ligne le 6 janvier 2018 adapté en manga en ligne ; avec Lee Min-ho, Ahn Hyo-seop, Chae Soo-bin, Shin Seung-ho, Nana, Jisoo, Kwon Eun-seong.

Pour adultes et adolescents.

(fantasy virtuelle, invasion extraterrestre, apocalypse, jeu vidéo, toxique, artificiel) dans un couloir large l’air accâblé, sauf un plus grand, jeune, qui dépasse d’une bonne demi-tête ses camarades.
Cher auteur ; mon nom est Kim Dokja ; je viens de lire le dernier épisode que vous avez mis en ligne aujourd’hui ; votre roman en ligne, TMSA — trois moyens de survivre à l’Apocalypse — commença sa publication quand j’étais dans ma troisième année de collège...

Une salle de classes où les adolescents des deux sexes, en uniforme noir, écoutent studieusement le cours apparemment soporifique du professeur qui copie au tableau : « Les mammifères incluent les êtres humains, les ours... »
Boutonneux et rougeaud, le jeune Kim semble très concentré : Je me souviens encore de cette première phrase : la rame de métro s’arrêta au milieu du pont de Dongho.

Et dans un wagon de la rame, tous les passagers, dont un jeune homme, se retiennent qui aux barres, qui aux poignées suspendues au plafond le long de leur propre rampe. Le jeune homme ôte ses écouteurs tandis qu’une voix de femme annonce dans les hauts-parleurs : « Le service gratuit du système planétaire 8612 vient de prendre fin... »

Pour punir l’Humanité déchue, les dieux avaient fait descendre de terribles épreuves, et comme le monde approchait d’un effondrement total, le héros, Yoo Junghyuk et ses compagnons en triomphaient.
Au début, TMSA était plutôt populaire, mais comme l’histoire avançait, les gens la qualifière de trop extrême ou peu réaliste. Beaucoup arrêtèrent de suivre le récit. Cependant, tout au long de mes années de lycée, votre récit est resté tout pour moi.


(Quotidiennement) Je relisais les deux derniers épisodes pour rester dans le bain, et (le week-end) je relisais tous les épisodes de la semaine. Et oui, quand le nombre de vue tomba à un seul lecteur, j’étais bien celui-là.

Pourquoi passer dix ans à lire un roman quand personne d’autre ne le lit ? Je voulais être lui : Yoo et ses compagnons mirent à genoux leurs ennemis vicieux. Et ils ne reculaient jamais, qu’il s’eût agi de monstres ou d’êtres humains.

« Lee Hyeonseong ! » crie quelqu’un (dans le roman) alors que le combat contre les démons fait rage dans une station de métro, sous le regard blasé d’un homme âgé aux cheveux gris assis sur une chaise placée sur une dalle rétro-éclairée d’une vive lumière verte.

Mais comme ses compagnons tombaient les uns après les autres, pour survivre, Yoo Junghyuk dû se résoudre à devenir plus fort. Et c’est ce qu’il fît, alors que moi, je restais faible. Si seulement j’avais pu devenir plus fort comme Joo Junghyuk : cela avait toujours été mon vœu (le plus cher). J’étudiais ensuite dans une université médiocre, pour trouver un tas d’emplois médiocres ; puis j’étais embauché par cette compagnie, en tant qu’intérimaire.

Aujourd’hui, le roman s’est achevé. Et c’est aussi son dernier jour : et de rendre son badge. J’ai vraiment apprécié vos efforts investis dans l’écriture de ce récit. Mais je dois vous poser la question : pourquoi faire de Yoo Junghyuk le seul survivant à la fin ? à quoi cela rime d’être le seul à survivre ? Joo Junghyuk disait : « Je ne peux rien y faire si d’autres sont sacrifiés pour que moi je continue à vivre. »

Est-ce que c’est ça le thème du roman ? Si c’est le cas, je ne peux pas l’accepter. Monsieur, votre roman est le pire (que j’ai jamais lu).

Kim semble alors hésiter à envoyer son message depuis son smartphone, alors qu’il en relit les dernières lignes, l’air à son tour accablé, assis sur un banc du quai. Son train arrive. Le regard vague, Kim dodeline de la tête tandis qu’une femme annonce dans les hauts-parleurs : « Je répète, le train pour Daewa va arriver. »

Dans le wagon, un jeune garçon s’émerveille à observer les fourmis qui circulent dans sa ferme contenue dans une boite en plastique transparent parallélipédique avec un tube de nourriture en granules qui dépasse. Kim sourit, puis est tiré de sa rêverie quand une voix de femme remarque : « ça, c’était plutôt un gros soupir... » Kim relève la tête : il est assis sur la banquette, la jeune femme est debout, et comme tout le monde, elle consulte son smartphone. « Euh, salut Sangha. »

Puis Kim demande à la jeune femme : « C’était votre dernier jour à vous aussi ? » Elle répond : « Je savais que jamais ils ne m’embaucheraient à plein-temps : c’est inutile de se battre pour quelque chose qui ne vous était pas pour vous de toute manière ; tout ce qu’il me faut, c’est passer à autre chose et trouver un boulot qui me convienne. »

Soudain, Kim se lève, Sangha a l’air choqué, puis comme une vieille dame remercie Kim, elle réalise que ce n’était pas pour la fuir. Au lieu de cela, Kim demande timidement : « Est-ce que, euh, vous avez déjà trouvé un nouveau boulot ? »
Sangha rit : « Seulement à temps-partiel, histoire de survivre ; hé, vous savez quand j’ai conçu tous les costumes de ces personnages ? » (ils ont travaillé pour une société de jeux vidéo) « J’avais l’impression que c’était une chose pour laquelle j’étais vraiment douée ; alors je me dis que vais continuer dans la mode. »

La jeune femme prend un air inspiré et regarde au loin : « Et un jouor, je lancerai ma propre marque et j’ouvrirai une boutique. » Kim répond lugubrement : « Cela semble une excellente idée, Sangha. » (...) C’est alors que le smartphone de Kim bipe. Il en consulte l’écran : un certain tls123 a répondu à son message : Cher Dokja, je suis l’auteur de TMSA — Merci d’avoir lu mon roman.

D’un coup, Kim est fasciné, puis il s’excuse vis-à-vis de Samgha : « Désolé, juste une minute. » Et de répondre par un texto : vous êtes vraiment l’auteur ? Le message suivant s’affiche : Ce récit a pu atteindre son but grâce à vous. Ce à quoi Kim répond : Non, merci à vous pour tous vos efforts.

Sangha sourit : « Votre petite amie ? » Kim répond précipitamment : « Non. » Et de tourner le dos à la jeune femme. Kim a déjà répondu à son correspondant : Je regrette ce que j’ai écrit dans mon message, s’il vous plait, oubliez ça.

Mais tls123 répond : Donc je vais faire un épilogue spécial basé sur les suggestions de mon lecteur ; si vous n’en aimez pas la fin, essayez d’écrire la vôtre. Ce service commencera bientôt, à sept heures du soir. Après quoi, montrez-moi la fin que vous voulez. Puis le smartphone affiche : tls123 a quitté la conversation.

Relevant les yeux de l’écran, Kim est confus : la fin que je veux ? Qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Alors la vieille dame à laquelle il avait cédé son siège se lève et lui tapote le bras : elle veut lui offrir une mandarine. Kim prend le fruit, la remercie, elle s’en va.

La lumière du soleil couchant illumine alors le wagon et dans sa tête, Kim répète : les suggestions des lecteurs à sept heures du soir... Mais j’étais le seul lecteur ! Est-ce que ça veut dire que je peux changer la fin ?

Soudain, Kim regarde autour de lui : la rame s’est mise à glisser, ralentir, et soudain s’arrête complètement d’un coup de frein, bousculant les passagers.

Kim par réflexe a retenu Sangha et demande à la jeune femme : « Est-ce que ça va ? » Alors la voix de femme dans les hauts-parleurs annonce : « Le service gratuit du système planétaire 8612 vient de prendre fin... »

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Bande-annonce finale 4K KINO CHECK officielle sous-titrée anglais : https://youtu.be/zY1RIDBAKbo

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Re: Omniscient Reader: The Prophecy, le film de 2025

Messagepar Greenheart » Ven 5 Déc 2025 11:19

Voir avant pour référence Concret Utopia, à voir absolument si vous ne l'avez pas déjà vu.

Si le film se laisse regarder distraitement, énormément de signaux d'alertes de mon côté.

* En gros, le monde devient, sans réelle explication scientifique ou fantastique un jeu vidéo d'arène où il faut combattre des monstres et des zombies tout en étant handicapé par... euh, le reste de l'Humanité que l'on est supposé sauver.

D'où les signaux d'alarmes suivant :

* Un message de base à la Walking Dead : en fin de compte c'est tous les autres êtres humains qui sont les méchants et méritent d'être éliminés. Ce qui est toxique.

* comme énormément de manga et d'animé, le défi n'est pas de survivre à un monde réel ou de fantasy, mais virtuel, où les personnages peuvent ressusciter à volonté, et le décor n'est qu'un niveau de jeu vidéo. AKA aucune immersion possible ni aucun intérêt si vous êtes un être humain qui n'a pas passé sa vie scotché à des jeux vidéos (débiles) qui vous rendent accro à des récompenses virtuelles tout en bousillant votre santé et votre vie incidemment. Toxique.

Les autres signes d'alerte sont dans la forte probabilité d'écriture à intelligence artificielle :

* les scènes sont juxtaposées, il n'y en réalité aucune intrigue en arc (Chat GPT ne sait pas gérer ce niveau d'écriture et apparemment pas non plus les auteurs de ce film).

* donc une succession de tableaux à la manière d'un jeu vidéo sans construction de monde, ni intrigue, ni personnage caractérisés imbriqués et dotés d'initiatives, qui semblent être improvisés au fur et à mesure jusqu'à ce que le film finisse en queue de poisson pour apparemment une suite de nouveaux tableaux - tous me paraissent générés par intelligence artificielle à partir de clichés à cause de cette absence de colonne vertébrale et d'expérience réelle investie.

* comme d'hab dans les productions à intelligence artificielle ou d'un niveau d'écriture proche du zéro, ou des plagiats ou des f...tages de gu..le du type si fréquent "je raconte n'importe quoi du moment que je rafle le financement etc." les messages et niveaux de lecture ne cesse de se contredire et les points du récit deviennent instantanément des trous de scénario dans la seconde où le tableau s'achève et l'on passe à autre chose.

D'autres signes d'alerte sont des indices d'indigences de la production.

Un point qui aggrave l'artificialité et la vacuité du propos est l'absence de direction artistique, ce qui est logique. Plus le film avance, plus les effets spéciaux déjà générique sont bâclés et l'affrontement final est visuellement très, très décevant. Mais si vous regardez de plus près n'importe quel monstre, c'est aussi du bâclé, ou si vous préférez de l'esbrouffe et du fauché.

Un second point qui aggrave de même l'artificialité et la vacuité du propos est l'incapacité à raconter une histoire sans flash back et flash forward.

Un troisième point est le principe même de donner au héros tous les codes triches (le tableau des codes triches s'affiche littéralement entre deux scènes d'action) : il n'a strictement aucun mérite, il sait tout d'avance, il corrompt le vidéaste extraterrestre censé réglementer (essayez donc un peu dans la vraie vie, au fond d'une tranchée ukrainienne puisque notre roi de fait prétend vous y envoyer sous peu).

Donc aucun enrichissement personnel ni enseignement pratique ou intellectuel à gagner : vous perdez du temps de vie point barre, et ce temps bien réel, vous ne le rattraperez jamais, exactement comme quand vous jouer à des jeux vidéos qui ne seraient pas des "serious games" particulièrement bien écrit et pertinent.

L'explication à ce genre d'écriture ? La production n'a aucune expérience de la vie réelle à transmettre : ils ne savent rien faire -- ou veulent que le public reste inapte et ignorant, exactement comme pour les anti-héros richissimes ou influenceurs ou dame pipi de Sans filtre / Triangle of Sadness.

*

Vu qu'il ne s'agit que de d'affrontements, se pose le problème de la qualité des cascades ou de la vraisemblance des techniques de combats, et bien sûr, le soufflé retombe de la même manière dès que vous choisissez d'être plus attentif à ce qui arrive à l'écran de ce point de vue : comparez les combats et cascades dans Les Trois Mousquetaires 3D avec Mila Jovovitch (ou les premiers film résident evil avec la même) et Omnicient Reader.

La comparaison avec les premiers films Resident Evil est particulièrement pertinente, parce qu'il y a énormément d'éléments communs (monstres mutants et zombies + mercenaires dans un décor apocalyptique urbain).

S'il reste à prouver (par une fuite d'Open AI ou autre) que Omnicient Reader et son roman original etc. ont été plus ou moins générés par intelligence artificielle, il reste que le film est en l'état un exemple de production générique et vaine, qui attire l'oeil sur le moment mais laisse une constante impression de vide et d'inhumanité --- et si vous avez lu, ou écouté ou regardé de vrais récits écrits par des êtres humains dignes de ce nom qui n'étaient pas en train de vous voler leur salaire, vous savez que c'est typique de toutes les productions à intelligence artificielle en circulation depuis au moins 2016.

Et vrai, c'est aussi typique des adaptations de jeux vidéos et d'un très grand nombre de jeux vidéos et jusqu'à un certain point des autres séries z ou films d'exploitation (p.rn.) : le problème à la source est le même - l'avidité malhonnête des productions en question.

Et ce trait si prononcé pour Omnicient Reader le film est bien malheureux pour les êtres humains qui auront bossé pour de vrai pour livrer le bidule.

Quant au message suggérant que si les gens se font massacrer, c'est parce qu'ils l'ont mérité (incidemment variante du proverbe arabe si tu ne sais pas pourquoi tu bats ta femme, ne t'inquiète pas, elle, elle le sait), lisez ou relisez n'importe laquelle des versions de la fable du loup et de l'agneau, depuis le grec ancien de Esope, les adaptations latines ou l'adaptation de La Fontaine, également proche du si tu veux tuer ton chien, accuse-le de la rage et constamment exemplifié de nos jours dans tous les journaux télévisés et prétendus débats / discours de nos prétendus élus.

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