30 jours de nuit, le film de 2007

Infos et retours sur les films sortis ou à venir au cinéma.

Comment avez-vous trouvé ce film ?

Pas vu.
0
Aucun vote
Nul !
0
Aucun vote
Bof...
0
Aucun vote
Correct.
1
100%
Bon.
0
Aucun vote
Excellent.
0
Aucun vote
Génial !
0
Aucun vote
 
Nombre total de votes : 1

30 jours de nuit, le film de 2007

Messagepar Greenheart » Jeu 23 Juil 2026 14:13

Image

30 Days of Night (2007)
Titre français : 30 jours de nuit.

Sorti aux USA et au Canada le 19 octobre 2007.
Sorti en Angleterre le 1er novembre 2007.
Sorti en France le 8 janvier 2008.

De David Slade, sur un scénario de Steve Niles, Stuart Beattie, Brian Nelson, d'après la bande dessinée de Steve Niles, dessinée par Ben Templesmith ; avec Josh Hartnett, Melissa George, Danny Huston, Ben Foster, Mark Boone Junior ; produit par Sam Raimi et Robert Tapert.

Pour adultes et adolescents.

(horreur vampire) Barrow, en Alaska : la ville des USA la plus au Nord. Isolée au milieu d'un désert sans route de 80 miles à la ronde. Coupée du reste du monde à chaque hiver durant trente jours de nuit.

Quelque part, sur une rive enneigée face à une banquise en miette, un homme debout barbu chaudement vêtu, le visage marqué, regarde fixement ce qui ressemble à un brise-glace pris dans la glace et abandonné à peu de distance, recouvert de neige et fumant de fumées noires. L'homme tourne des talons et se met à marcher vers l'intérieur des terres, dans la neige embrumée, le regard toujours fixe.

Arrivé presque au sommet d'une crête, il se retourne : rien que des vallons et des plaines gelées nimbée de brumes, et des nuages qui roulent semblant se déverser sur le sol. Il se remet en marche, et semble se diriger vers un bras de mer au-delà d'un vallon. Il arrive au sommet d'un versant, qui donne sur une petite ville de poteaux électriques, de maisons de bois, avec des cabanes et une église. Le temps semble à l'orage avec des nuages bas et bleu très sombre au-dessus de la petite ville.

L'homme reste planté là. C'est le dernier jour de soleil avant les trente jours de nuit.

Plus loin, une route où s'est arrêté un véhicule de police : ils examinent un espèce de trou peu profond dans la neige, avec possiblement une carcasse noirâtre dedans. Le jeune policier, imberbe, se redresse et déclare : "Etrange." Le policier plus âgé et barbu demande : "Qui pourrait faire un truc pareil ?" Puis il suggère : "Peut-être quelqu'un a piqué une petite crise au sujet de ses frais d'itinérance (NDT d'appel sur téléphone portable) ?"

Le jeune policier répond : "Voler des téléphones satellites a dû sens, vous pouvez les mettre en gage, vous pouvez taxer le compte de quelqu'un d'autre... mais les brûler ?" Son collègue suggère à nouveau : "Des djeunes ? Qui auraient fait une blague ?" Le jeune policier secoue la tête et grimace : "Non ; ils auraient laissé un message : un allez-vous faire f...tre à leurs parents, ou au reste du monde, ou peu importe à qui."

Le jeune policier sourit et ajoute : "Pas une si mauvaise idée, en fait." Ils font quelques pas pour s'arrêter face au soleil couchant. Le barbu remarque : "J'ai amené Peggy ici le jour de notre premier rendez-vous." Le jeune répond : "Ouais, on l'a tous fait." Comme l'autre le regarde, il précise : "Pas avec Peggy, bien sûr..." Ils en rient doucement et le barbu commente : "Je te crois." Puis il ajoute : "Le dernier coucher de soleil avant un mois, ça fait toujours de l'effet."

Le jeune shérif ne répond rien. Son collègue se détourne et propose : "Allez, allons jusqu'au signe." Le jeune hoche la tête sans répondre, alors le barbu demande : "Est-ce que tu vas bien, Eben ?" Le jeune finit par répondre : "Ouais."

Et comme ils s'en vont, le disque solaire a presque disparu à l'horizon, dans un crépuscule orangé aux nuages bleu-gris effilochés.

Leur véhicule est reparti sur la route enneigée entre deux petits remblais de neige chassée. Sur la carrosserie noire, en lettres oranges "District de la Côte Nord", et en lettre blanches plus grande "SHERIFF" et à l'avant le numéro 58. La voiture s'arrête à côté d'un poteau, en vis à vis d'un panneau rouge de l'autre côté de la route, intitulé Bienvenue à Barrow en Alaska, le toit du monde ! Population 563, Danger : bêtes polaires.

Comme le collègue barbu est descendu de leur véhicule et a rejoint le panneau, le jeune Shériff, (Eben) interpelle son collègue barbu : "Pourquoi tu t'embêtes encore avec ça ? Personne ne va le voir pendant un mois !" Le barbu répond en souriant : "C'est la tradition !" Et de changer les chiffres de la population, qui passe alors de 563 à 152. Pendant ce temps, Eben inhale une dose de son inhalateur.

Ailleurs, en ville, la caserne des pompiers. Un gras barbu remarque à la jolie femme en parka rouge et bonnet fourré, portant l'écusson du Marshall du Feu (NDT, chef des pompiers) : Tu t'y es pris plutôt à la dernière minute, non ?" Elle répond souriante en écrivant sur un calepin : "Il y a beaucoup de petites villes dans cet Etat : mon chef veut que tout son équipement ait été inspecté et certifié avant le 31."

Le gras barbu lui répond : "Et j'ai remarqué que tu as gardé Barrow pour la fin." Elle ne répond rien mais ne sourit plus. Le gras barbu insiste : "Tu es certaine que tu ne veux pas rester ? Moi et Jennie on était du genre à espérer que toi et Eben vous réfléchiriez à deux fois à votre truc de vous séparer."

La jeune femme sourit enfin et répond : "Merci, je..." Elle baisse les yeux : "Faut pas que je rate l'avion.

La nuit est tombée sur la petite ville, même si les dernières lueurs du crépuscule brillent encore. Tous les lampadaires et les phares des véhicules sont allumés. Des gens font leur adieux pour le mois : l'un des hommes déclare à une femme, "Okay mon sucre, je sais que tu ne supporterais pas un mois sans soleil... Je te promets que je ne me nourrirais pas seulement d'Oréo et de Snapple, d'accord ?" (NDT marque de biscuit et de jus de fruits, boissons au thé et boissons gazeuses). Il arrache ainsi un sourire à son épouse, qui l'embrasse.

Plus loin une jeune fille souhaite à un vieil homme : "Amuse-toi bien à Seattle." Il répond : "Ouais, à plus tard Kirsten ; je t'appellerai à mon arrivée."

Tout le monde se sépare et s'empresse de monter dans sa voiture ou de rentrer chez lui. Mais derrière un grillage, des chiens de traineaux s'agitent devant, dans ou sur leurs niches surélevées. Ils sont attachés par des chaînes et sont de plus en plus hargneux, envers quelqu'un qui sort alors un grand couteau à dépecer. Et les frappe les uns après les autres.

ImageImageImageImage

***



Ici la bande-annonce officielle HD SONY : https://youtu.be/8ClVrVK_y0E

***
...d'un G qui veut dire Greenheart !
Greenheart
Administrateur du site
 
Messages: 13330
Inscription: Sam 15 Nov 2014 19:56

Re: 30 jours de nuit, le film de 2007

Messagepar Greenheart » Jeu 23 Juil 2026 15:18

La police est vraiment pas fufute : trois incidents le même jour qui ciblent systématiquement des moyens de communication, transport inclus, et il ne s'inquiète pas par exemple d'une invasion russe ou du terrorisme ?

Ils ont des panneaux les mettant en garde contre les ours blancs et le type responsable de l'antenne satellite sort seul dans la nuit sans vérifier les alentours, sans moyen d'alerte ou d'appeler à l'aide, et quand il est entouré de zombies, ils leur demande : "Pourquoi vous faites ça ?"

Il y a des limites à l'encroûtement quand on vit dans un endroit où le froid, le monoxyde de carbone et le manque de ressources peuvent vous tuer en moins d'une heure.

Un ouvrier est happé par une bête sauvage qu'ils ne vient pas vraiment, donc forcément un ours blanc du point de vue le plus rationnel, et personne ne bouge.
La fille s'enfuit en courant, sachant que les ours courent plus vite que les humains, alors qu'ils ont des portes de véhicule ou de locaux à leur claquer au nez, et bien sûr, à partir de là, donner l'alerte.
Et bien sûr personne n'est armé pour faire face à un ours en goguette.

*

Un gros problème de vraisemblance, qui arrive souvent quand les auteurs ne pensent pas en terme de construction de monde.
Si nous sommes dans un monde où les vampires s'attaquent aux villes du pôle nord quand elles sont plongées dans l'obscurité des semaines ou des mois durant.

... pourquoi il existe encore une population dans ces villes, depuis des millénaires que cela doit durer ?
... pourquoi aucun habitant n'a jamais été prévenu depuis le temps que des villes sont vidées de leurs habitants ?
... le secret du vampirisme a bon dos, il est impossible à garder : forcément, il y a au moins quelque part une réaction persistance, une organisation, des consignes.

Or les protagonistes de ce film semblent tout juste sortis de l’œuf.

*

Depuis quand les vampires sont immunisés au grand froid ? Le sang, ça ne peut couler que si la température ambiante est suffisante et ils sont censés se nourrir de sang.

Le film perd énormément d'intérêt et d'horreur quand les vampires se montrent et surtout commencent à parler : aucun n'a de personnalité distincte, aucun n'a de charisme, aucun n'a de plan ou de but sinon l'abattage de leur bétail humain. Ils peuvent tuer autant d'humain qu'ils veulent, de toute manière le spectateur ne s'est pas attaché à eux : ce n'est pas l'Aventure du Poseidon ou la Petite Maison dans la prairie ou même Scooby Doo.

Ce qui me donne l'idée d'un vrai film d'horreur sur le même principe : les humains seraient des animaux et les vampires seraient les humains qui veulent les abattre. Les animaux parleraient comme dans le récent film des moutons détectives, et les humains ne cesseraient de débattre de plus belle la vie, du foot, et surtout de bouffe non végétarienne.

Le shérif qui devrait être le héros semble être en pleine dépression et camisole chimique. S'il n'est pas bourré de médoc, la dépression ne fonctionne pas comme ça : ce sont des phases d'intense excitation alternant avec l'abattement à cause de l'épuisement en neurotransmetteur et des carences en vitamines etc. à cause de ou des événements causant la dépression. A part un vague chagrin d'amour, et encore, vu qu'on n'a jamais vu leur couple quand il fonctionnait, et de toute manière, on ignore tout de leurs parents et autres tribulations donc impossible d'y croire : le personnage est juste comme ça à ce moment-là pour que le scénario soit forcé dans la direction qui arrange la production.

Après, maintenant que j'y songe, les vices de l'écriture du film pourrait découler par des défauts sempiternelles de bandes-dessinées dont les auteurs misent tout sur les graphismes, au lieu de faire leur devoir, et faire en sorte que le récit tienne bon quel que soit le média qui le raconte. Faut donc voir / lire la bd originale et j'ai comme un mauvais pressentiment à ce sujet.

***
...d'un G qui veut dire Greenheart !
Greenheart
Administrateur du site
 
Messages: 13330
Inscription: Sam 15 Nov 2014 19:56


Retourner vers Cinema

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 9 invités