Homestead, le film de 2024

Infos et retours sur les films sortis ou à venir au cinéma.

Comment avez-vous trouvé ce film ?

Pas vu.
0
Aucun vote
Nul !
0
Aucun vote
Bof...
0
Aucun vote
Correct.
0
Aucun vote
Bon.
1
100%
Excellent.
0
Aucun vote
Génial !
0
Aucun vote
 
Nombre total de votes : 1

Homestead, le film de 2024

Messagepar Greenheart » Mer 19 Aoû 2026 16:30

Image

Homestead (2024)

Notez qu'une série télévisée de 2024 raconte la suite de ce film.

De Ben Smallbone, sur un scénario de Harligh Morgan, Leah Bateman, Jason Ross d'après la série de romans Black Autumn: A Post-Apocalyptic Saga de Jeff Kirkham et Jason Ross ; avec Dawn Olivieri, Kearran Giovanni, Bailey Chase, Neal McDonough, Susan Misner, Tyler Lofton, Kevin Lawson, Currie Graham, Olivia Sanabia, Jesse Hutch.

Pour adultes et adolescents.

(Post-apocalyptique) L'océan Pacifique, plus très loin des côtes Etats-Uniennes, donc de Los Angeles. Un petit voilier file sur l'eau avec à son bord deux pêcheurs asiatiques, dont un très jeune, occupé à faire sécher des petits poissons accrochés à une corde. Puis le jeune consulte une carte, s'aidant d'une règle. Alors il appelle : "Grand frère !" L'intéressé, un homme barbichu à casquette, plus âgé, relève la tête et le jeune annonce : "Nous sommes seulement à quinze miles nautiques de Queensgate !"

Le visage de "Grand-frère" s'éclaire : "Alors nous y sommes !" Et de commander : "Tiens-toi prêt !" Le jeune marin perd son sourire, alors son "grand-frère" le tance : "Allez, qu'est-ce que tu attends ? Dépêche !"

Le gamin replie la carte, puis cherche en vain dans les sacs solides attachés le long du bastingage, mais comme il se fige à nouveau, l'autre le hèle à nouveau : "Hé ! C'est quoi ton problème ?" Le jeune se détourne et ne répond rien, alors le "grand-frère" s'approche et répète sa question, puis demande : "Est-ce que tu vas bien ?"

Le jeune ravale ses larmes, le grand frère lui donne une tape sur le bras et le prend par l'épaule pour lui rappeler : "On a fait un serment, ne l'oublie pas ; pense à ta famille." Le garçon secoue la tête, essuie ses larmes et l'autre insiste : "Tu peux le faire !"

Mais soudain un hélicoptère surgit dans le ciel en vrombissant, et le gamin s'exclame, épouvanté : "Grand frère, ils nous ont rattrapés !" Grand frère s'énerve : "Dépêche, trouve-le maintenant !" Le gamin est encore à paniquer : "Mais qu'est-ce qu'on va faire ?" Le "Grand-frère" le houspille : "Juste trouve-le, dépêche !"

Et le gamin trouve effectivement une petite caisse blanche d'allure militaire qu'une bâche cachait à demi. Dans son haut-parleur l'hélicoptère annonce : "Vous pénétrez dans une zone non autorisée... Faites immédiatement demi-tour." Et pendant ce temps, le jeune asiatique fait coulisser la trappe qui mène à la soute du petit voilier. Il dépose sa caisse, puis regarde vers le fond de la soute où sont stockés des grands tonneaux jaunes avec un signe radioactif dessus, et ce qui ressemble à un système de mise à feu qui clignote et qui bipe rapidement.

Du pont au-dessus du gamin, le "grand-frère" vocifère : "Allez, dépêche !!!" Il fixe la vedette de la police qui vient droit sur eux sirène hurlante, et juste à l'horizon la plage, les grattes ciels et les résidences et leurs palmiers. "Appuie maintenant !!!" il crie encore. Le jeune baisse les yeux sur le détonateur, prend une forte inspiration et appuie, un voyant rouge s'allume

Tout le monde s'est demandé comment le monde s'est brisé. Tout au fond, avant l'effondrement, nous étions déjà en train de glisser : la technologie était devenue notre dieu, et nous adorions l'autel du confort et de la facilité.Chacun se demanda comment le monde avait pris fin... Mais ceci est le récit de comment il a recommencé.

Calabasas, dans l'état de la Californie. Un quartier rédientiel verdoyant de villas avec piscines, les plus hautes avec vue sur la mer... Dans l'une d'elle, une mère de famille mixe un jus de fruit, prépare des toasts, range la vaisselle sale dans le lave-vaisselle, donne à manger à son grand chien. Pendant ce temps, sa fille est en conversation à son téléphone portable, planquée dans un couloir, et son petit frère hurle sur sa console de jeu vidéo : "... mais peut-être on peut se voir après ? à notre endroit favori ?"

Des détonations à l'arme lourde plutôt réaliste en provenance d'une chambre. La fille demande à son correspondant de rester en ligne, puis ouvre la porte de la chambre de son petit frère et le rappelle à l'ordre : "Théo, Man avait dit pas de jeu vidéo !!!" Et le jeune garçon de répondre, avec conviction : "Mais je joue pas !" Il soupire, et à son micro casque : "Mec, réapparais !"

Et pendant ce temps alors que la télévision diffuse des informations quelque part, la mère consulte son livre de cuisine et souffle : "De l'eau... je vais y arriver..." Et son chien de poser ses pattes avant sur la table pour dévorer le toast aux fruites rouges et à la banane qu'elle s'était préparée. La mère de retour avec son verre d'eau et son livre ouvert soupire en découvrant le contenu du toast renversé dans l'assiette : "Oh, Arnie..."

Sur l'écran de la télévision, un dessin animé aux couleurs criards et aux personnages caricaturaux, à l'intrigue nonsensique ; dans la scène, une espèce de grand-mère affirme : "C'est aussi une machine à voyager entre les dimensions..." : la fille cadette est en train de regarder, et la mère demande : "Hé, est-ce que quelqu'un a donné à manger à Arnie ?" La fille cadette répond du salon : "Je pense que Papa l'a nourrit quand il est parti travailler." La mère de famille s'assied et fait la moue.

Au travail, Papa se concentre sur l'écran de son ordinateur. Dans son dos, il a vue sur les derniers étages d'une tour de verre voisine.

Une vibration. Puis un grondement, et la table de travaille qui oscille avec son écran et sa lampe d'architecte. Surpris, le mari retient son stylo qui s'en allait roulé. Puis il entend en contrebas dans la rue le bruit des freins des voitures qui grincent. Il se lève et voit alors derrière les tours à l'horizon comme une grande lueur d'un soleil qui se lève tandis que le ciel s'obscurcit et rosit. Il attrape son téléphone portable sur son bureau.

Dans la villa, le petit frère n'a pas arrêté son jeu vidéo, le dessin animé continue, l'horizon est bien rayé de la même aube jaune orangée tandis que le ciel s'abaisse de nuages plus sombres. Puis l'aube devient une lueur aveuglante qui illumine toute la maison à travers les baies vitrées. Avec ses écouteurs wifi dernier cri dans les oreilles, et concentrée sur le livre de cuisine, la mère semble n'avoir rien remarqué, toujours assise à la table de la cuisine, dos aux baies vitrées.

Puis la lumière éblouissante disparaît sans que personne dans la maison n'ait encore rien remarqué. Du haut de sa tour, le mari appelle son épouse, Evie. L'horizon et ses tours ont disparu dans une brume rosâtre. Puis une espèce de détonation, une première onde de choc, et le brouillard s'embrase, orangé vif, avec des volutes qui roulent très vite en direction de la tour.

Dans la maison, l'écran plat de la télévision au dessin animé débile s'éteint subitement. La fille cadette assise en dessous attend simplement que l'image revienne. La vaisselle dans le tiroir du lave-vaisselle se met à trembler ; le verre d'eau posé au bord de la table de la cuisine vibre et avance vers le bord de la table, tombe et se fracasse sur le plancher.

Seulement alors, la mère de famille cesse de lire et ôte ses écouteurs. Elle lance à ses enfants : "Est-ce que tout le monde va bien ? Vous avez senti ça ?"

Baignée dans la lueur orangé rosâtre que répandent les baies vitrées, la fille cadette lui répond : "Maman, la télé est cassée." Et comme la fillette veut se lever pour rejoindre sa mère, sa mère se lève et l'avertit : "Oh ma chérie, attention, il y a du verre cassé, d'accord ?" Et de commencer à ramasser les morceaux.

Pendant ce temps, le chien est sorti par la porte-fenêtre ouverte qui donne sur la piscine. Le téléphone sonne, la mère s'interrompt : "Juste..." Elle décroche le téléphone après avoir reposé un premier débris de verre : "Hé Malcom, est-ce que je peux te rappeler, parce que je viens juste de casser du verre et..."

Dans l'écouteur du téléphone, la voix de son mari bourdonne : "Evie ! Il y a un truc en train de se passer en ville ! Evie, prends les gamins e't tirez-vous de là ! Juste, ne, ne respirez pas l'air ! Euh, va chez ton frère, va chez Ian !"

Evie est choquée : "Mal... je peux pas..." Malcom répète, la voix de plus en plus lointaine : "Chérie, Evie ? Tu m'entends ?"

Pendant ce temps, le fils cadet a rejoint sa petite sœur dans le salon, et contemple le paysage complètement orangé avec les nuages qui roulent au-dessus. Evie, sa mère est toujours au téléphone et déclare : "Malcom, je t'entends pas !" Alors le jeune garçon demande : "Pourquoi le ciel est si bizarre ? Est-ce que vous voyez ça, les autres ?"

Dans sa tour, Malcom bredouille : "Ecoute, je te retrouverai là-bas ; va au Domaine (NDT : Homestead en anglais)". Mais il n'entend de son épouse que "Malcom, je t'entends pas !" Puis la tonalité.

C'est aussi la tonalité pour Evie, mais quand elle consulte l'écran de son portable elle tombe sur les messages : dernier arrivé, ETAT D'URGENCE, REFUGIEZ-VOUS DANS L'ABRI LE PLUS PROCHE, CE N'EST PAS UNE SIMULATION." Et dessous, de Malcom EMMENE LES GAMINS CHEZ JASON, PARS MAINTENANT ! et avant TE RETROUVE A MOJAVE A L'AIRE DE REPOS.

Pendant ce temps, la fille aîné prend son sac à dos et va tranquillement pour sortir. Sa mère la voyant faire s'exclame : "Hé, hé ! Molly où tu vas ?"

Sans se troubler, Molly répond à sa mère : "Je vais chez Liam." Sa mère répond : "Non, non, non ! Tu ne quittes pas cette maison : tu vas au placard et tu récupères le, le sac de voyage, d'accord, et je veux que tu le trouves et je veux que tu le mettes dans la voiture tout de suite, d'accord ? Allez, allez, on y va !" et à son fils, toujours fasciné par le paysage orangé : "Théo, maintenant !"

ImageImageImageImage

***
...d'un G qui veut dire Greenheart !
Greenheart
Administrateur du site
 
Messages: 13460
Inscription: Sam 15 Nov 2014 19:56

Re: Homestead, le film de 2024

Messagepar Greenheart » Mer 19 Aoû 2026 17:31

C'est fait "comme à la maison" et en cela cela m'a un peu rappelé The Blob l'original avec Steve McQueen, même si tout le monde est plus professionnel et les trucages tout à fait décents.

C'est un film qui se compare avec la série l'Effondrement, avec le même message qu'il n'y a que l'entraide qui sauvera.
C'est un vrai scénario, avec une écriture par petites touches humaines qui rend la narration et les scènes réalistes même si on peut se poser des questions sur les détails de la catastrophe et de ses conséquences.
De très nombreux dialogues et situations sont vraiment très intéressantes, parce que le traitement tranche complètement avec les apocalypses type Walking Dead dont on nous accable tout le temps en ce moment.

La bonne volonté n'est pas niaise, même si, comme il est d'ailleurs répété dans le film, certains choix sont fait par principe et non lucidité.
Le débat entre les épouses et les maris et militaires en soutien est particulièrement intéressant : comme dans toutes catastrophes, et toute démarche pour résoudre un problème où la survie est en jeu, est une question de contexte.
Et il y a donc bataille de vocabulaire : est-ce que les gens refoulés au portail sont des réfugiés qui mourront au portail ou des voisins qu'il faut aider et accueillir alors que la communauté n'en a mathématiquement pas les moyens.

*

Il y a clairement une mobilisation anti-chrétienne en ligne (ni le studio, ni la production ne font de mystère sur le fait que leur film doit suivre les grands principes de bienfaisance chrétienne) dans les commentaires IMDB où des quidams non identifiés prétendent que le fait que les pillages commencent juste après la perte des communications et de l'électricité ne serait pas réalistes. Or il y a des pillages quotidiens en France et en Europe sans bombe atomique ni perte des communications et de l'électricité, c'est seulement une question de l'occasion qui fait le larron, et d'être plus armé ou plus psychopathes ou conditionné que les autres. Apparemment n'importe qui migrant ou pas à Paris qui croise une vitrine brisée la pille, et si vous mettez les mêmes dans une garderie, ils récidivent les viols d'enfants de trois ans d'âge autant de fois que la maire de Paris les laissera faire, et personne ne bougera autour, quand bien même c'est officiellement confirmé aux journaux télévisés et sur YouTube.

Donc les gros malins qui trollent l'internet pour prétendre qu'un film déjà incroyablement humaniste dans les messages de son récit raconterait n'importe quoi à propos des pillages au moment des catastrophes sont probablement des gens qui dans la vraie vie pillent tout ce qu'ils peuvent, en ligne comme en ville comme en campagne, et l'actualité brûlante des incendies l'a encore prouvé avec le pillage des maisons évacuées et la manière dont les incendies n'ont jamais cessés d'être allumés de main humaine, pour faciliter ce pillage.

*

Et si on fait abstraction des arguments vains type mon dieu est plus fort que les mathématiques, qui ne s'admet que dans l'hypothèse où l'épouse qui s'indigne manque de vocabulaire pour utiliser un argument d'allure plus rationnel. En l'état d'une vision tout de même bisounours - ils ne sont pas Ceuta, ils ne sont pas face à des nazes ukrainiens ou israeliens qui enquillent les génocides au nom de leur supériorité raciale et surtout crapulaire, ou des macronistes qui ne cessent de proclamer leur illégitimité à travers des lois infâmes et se maintiennent au pouvoir par tout moyen tout en vendant le pays à la découpe tandis que les suicides d'opposants éligibles s'accumulent.

En clair, les gens dans cette fiction qu'est Homestead 2024 peuvent se permettre d'accueillir des réfugiés, qui de fait sont bien leurs amis, et des familles, pleines de compétences et de bonne volonté, et non des légions jeunes hommes soit délinquants, soit recrutés comme une armée par des richissimes dans un objectif de destruction des communautés, pillage des richesses, génocide etc.

Ce qui est actuellement le cas depuis des années en Europe et aux USA, sans que je doute un seul instant qu'au milieu, utilisés comme paravent et bouclier humains, il y ait des gens bien ou encore que les criminels potentiels pourraient très bien choisir face à des gouvernants et une population honnête et digne, de devenir honnêtes et dignes. Mais nous n'avons pas de gouvernements honnêtes et dignes en Occident ou ailleurs à ma connaissance ; au contraire, les riches et leurs larbins se servent des cartels et autres délinquants pour terroriser leur monde, dépeupler et ruiner à tout va.

De ce fait, Homestead le film est une alternative très saine à la propagande du moment, une tentative de montrer comment, effectivement il est possible de sortir par le haut de situations catastrophiques et haineuses. Le but est de donner de l'espoir et d'offrir des solutions plausibles de survie et de retour à la paix et la prospérité aux spectateurs,
Spoiler : :
au lieu de lui enfoncer sa face dans la m.rde et les boyaux et de faire l'apologie façon Disney des pires criminels qui au fond seraient seulement incompris, parce que vous ne vous seriez pas adressé à eux avec le bon prénom, et que vous devriez avoir honte d'aimer le sexe opposé et de fonder une famille hétéro avec...

...ou d'offenser toutes ces sectes qui sacrifient les enfants forcément nés d'un homme et d'une femme, qui coûtent moins cher que cultivés en cuve comme certaines start-up commencent déjà à en vendre dans la vraie vie (cf. les lobby qui exigent en Hollande le changement du droit en matière de bébés de culture sans aucun de parents, aussi marchandises que les oeufs et le sperme et les mère-porteuses par exemple ukrainienne financées par notre argent public, comme l'attentat à Monaco et les brigades qui au lieu de partir au front elles-mêmes sont payées pour enlever des gens y compris pas ukrainiens.


Oui, il faut avoir la foi pour y croire, mais pas forcément une foi chrétienne, plutôt foi en l'Humanité, les sciences, le droit naturel et autres principes multi-millénaires qui ont toujours permis aux civilisations de sortir de la barbarie, malheureusement pour y retomber souvent aussitôt.

*

Il y a quand même des passages qui m'ont fait tiqué : un point de bascule est une scène où deux chasseurs, sans hésiter le moins du monde, entre dans le domaine et pointe leur fusil chargé droit sur un truc qu'ils ne voient même pas. Ou possiblement qu'ils ne voient que trop bien. Parce qu'un chasseur est censé être sain d'esprit, et avoir décroché un permis dont le principe est de ne pas tirer à tort et à travers et tirer n'importe qui et n'importe quoi. Le chasseur est donc totalement en tort et mérite sa balle dans le corps, qu'il soit père de famille ou pas.
Le jeune fait une crise de nerf parce qu'il a tué le type qui l'aurait abattu sans état d'âme, possiblement parce que trop alcoolisé etc. car malgré le coup de semonce, le chasseur en question ne s'était pas jeté à terre et avait toujours son fusil chargé ou pas pointé sur sa cible. Le but était seulement de prouver que le jeune n'était pas psychopathe mais est-ce que cela ne prouve pas qu'il serait plutôt suicidaire autopunitif donc un danger pour sa communauté ?

Je ne vois pas en quoi faire des enfants pour leur apprendre à dézinguer n'importe qui et quoi au hasard mérite la moindre pitié, et c'est vrai pour la filiation complète puisque ce genre de comportement se transmet des ancêtres au dernier né survivant alors qu'il ne tient qu'aux individus concernés de stopper l'atavisme en reconnaissant le comportement psychopathe et d'enrayer tout risque de répétition, jusqu'à ce que la filiation soit assainie sur plusieurs générations.

Une autre scène,
Spoiler : :
tout à fait christique, est le "sacrifice" du chef de la communauté qui reste planté là tout le temps que le politichien appelle à son meurtre, au pillage de sa communauté et à les livrer à la famille, au viol etc. etc. Le prétendu chef de l'unité SWAT n'avait pas à attendre tout ce temps pour faire arrêter le politichien ; par ailleurs il l'avait amené, il aurait dû vérifier qu'il n'était pas armé, ne serait-ce que pour ne pas être lui-même abattu et ses armes volées. SI le politichien travaillait pour les cartels de la drogue et que lui non, il était mort et d'une mort sale. Et beaucoup d'élus américains du Sud comme du Nord, comme de France travaillent pour le crime organisé, et n'hésite jamais à faire abattre un flic, un juge etc. qui les gêneraient, parce qu'ils s'estiment supérieurs à tout et tout le monde.


Ce passage, qui est le climax du film, relève quand même du jeu de c. mais il reste plausible jusqu'à un certain point.

*

Dans d'autres passages il y a des états d'âmes des militaires qui défendent le Domaine, mais aucun état d'âme en revanche de la part du politicien qui veut clairement piller l'endroit et s'asseoir au sommet sur le tas d'armes et de nourriture, parce qu'il en a "le droit" : où sont les gens qui lui auraient donné ce pouvoir, même si tout indique qu'il a été élu par corruption et qu'il cherche seulement à maintenir son niveau de vie sans bosser et comme tous les parasites qui pullulent dans les structures de pouvoir, en faisant crever les autres.

Là encore, la production est trop gentille de ne pas montrer à quoi ressemble la vraie vie et les vrais comportements de ce genre de parasites et de leurs amis, qui doivent faire la queue pour les vols à destination de l'équivalent de l'île d'Epstein et qui ont toutes les chances d'utiliser leurs relations pour tuer ou ruiner les gens qui les empêche de piller davantage impunément. Dans Homestead, la seule excuse de ce monsieur pour essayer de faire descendre des innocents pour les piller, c'est "il a faim et il a peur."

Un des éléments constants des apocalypses et postapocalypse ou même du simple récit épique, c'est que pour survivre, les héros doivent avoir aussi leur réseau d'espions et de contre-espions autour de leur communauté. Rester enfermer et compter combien de grains il reste avant de pourvoir semer ne suffit pas. Le film est d'ailleurs déjà très clair sur cela : le survivalisme et les armes lourdes, c'est bien beau, mais les problèmes qu'on ne peut pas résoudre seuls finissent toujours par arriver.

Et même si le Domaine des héros passait l'hiver, il restera toujours le problème de la diversité génétique et de l'approvisionnement en matières premières et ressources auquel nous dépendons au quotidien : par exemple, après Tchernobyl puis Fukushima, toutes les femmes de plus de 30 ans dépendent d'un médicament remplaçant une thyroïde atrophiée par les radiations à cause de nos autorités qui auraient dû être exécutés et spoliés mille fois pour leur mensonge à propos des retombés, et leur refus d'en protéger les populations. Si le Domaine et le reste des réfugiés ont la même dépendance, en quinze jour, toutes les femmes seront mortes à part les jeunes, point barre.

*

Et de fait toutes les apocalypses, tous les films catastrophes etc. mettent en avant de fait comment les populations modernes ont été forcés dans une dépendance épouvantable par leurs élites et autres dictatures, afin de les tenir en laisse et de pouvoir les terroriser à l'idée de tout un éventail de défaut d'approvisionnement ; et même si les provisions sont là, grâce à la monnaie électronique et l'inflation et l'absence de petits boulots décents, et de soins dignes de ce nom, toute la population à part les ultra-riches est tenue sous la menace de se retrouver à la rue, privé de soin,

Spoiler : :
... et ne me parlez pas de l'aide aux sans-abris parce que cette population ne choisit pas de rester dans la rue pour rien : les jeunes (et moins jeunes) sont volés et violés dans les prétendus refuges en question et se retrouve avec toutes sortes de maladies, plus la vaccination qui ne vaccine pas forcée. Quant aux services sociaux, je rappelle tout de même que l'aide à l'enfance en France prostitue ou laisse prostituer par le crime organisé tous les mineurs en danger, pendant qu'elle dresse les autres citoyens en détresse à mendier et obéir.


ET cette dépendance odieuse organisée par le haut sur toute la planète, qui va en s'aggravant, se trouve également expliquer pourquoi l'innovation scientifique stagne depuis les années 1960, pourquoi la guerre et la ruine ne s'arrêtent jamais et s'entendent décennie après décennie, facilité exactement par les coûteuses fondations et ONG chargés de les faire reculer, ou pourquoi il reste impensable à la fois pour la population et pour les prétendus scientifiques que nous puissions fonder des communautés sur d'autres terres, indépendamment de celle-ci : les riches y perdraient leur légions d'esclaves terriens, les mêmes qu'ils prétendent exterminer parce qu'ils ne leur servent "à rien" et sont un gaspillage de ressources, alors que les mêmes ultra-riches sont les seuls à être responsables et pouvoir consommer plusieurs Terre chaque année : personne dans la population n'a les moyens de causer leur gaspillage et leurs destructions de ressources.

***
...d'un G qui veut dire Greenheart !
Greenheart
Administrateur du site
 
Messages: 13460
Inscription: Sam 15 Nov 2014 19:56


Retourner vers Cinema

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 6 invités

cron