
The Outer Limits S02E07: The Invisible Enemy (1964)
Traduction du titre : L’invisible ennemi.
Titre français : L’invisible ennemi.
Diffusé aux USA le 31 octobre 1964.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
Saison 1 et 2 sortie en blu-ray américain le 23 août 2022.
De Byron Haskin, sur un scénario de Jerry Sohl d'après sa nouvelle The Invisible Enemy parue dans le numéro de septembre 1955 du magazine Imaginative Tales ; avec Adam West, Rudy Solari, Chris Alcaide, Anthony Costello, Bob DoQui, Peter Marko, Mike Mikler, Ted Knight, Joe Maross.
Pour adultes et adolescents
Dans les vastes immensités de l'Espace cosmique, des aventuriers téméraires tracent leur chemin pour rejoindre la bataille avec d'étranges ennemis sur d'étranges mondes. L'aliénant, l'inconnu, peut-être même l'invisible, seulement armé de la connaissance humaine limitée à sa planète Terre.
Une fusée atterrit sur une planète rocailleuse et criblée de cratère (NDT: Mars), avec deux astronautes aux commandes. Le plus jeune pousse quelques boutons, puis un énorme soupir. L'autre, son aîné, sourit. Le plus jeune (Le Lieutenant James Bowman) déclare en le regardant : "On y est arrivé, Fred : nous sommes sur Mars." Et son capitaine (Fred Thomas) de presser d'autres boutons et de répondre : "Pas de quoi transpirer..." Et d'ajouter "Tous les systèmes vérifiés, rétros en sécurité, maintenir la pleine puissance tout le temps..."
Le jeune (James Bowman) suit apparemment les consignes et répond : "Tout est OK." Alors son aîné prend le micro sur son support au centre du tableau de bord de la fusée, et déclare : "Ici le capitaine Fred Thomas, commandant le véhicule interplanétaire m-1, sonde de colonisation." Il sourit et reprend : "Au colonel Hal Danvers, département des communications du quartier général de la planète Terre ; sujet du rapport : ..." et à ces mots, Fred Thomas semble jubiler : "Arrivée sur la planète Mars ; l'atterrissage a été une réussite complète."
Alors il se tourne vers son copilote (James Bowman) et ils se sourient largement en se serrant la main. Puis Thomas déclare : "Je sors, Jim." Et de lui tendre le micro. Thomas défait sa ceinture de sécurité, se lève et prend son casque. Son copilote l'interpelle : "Hé, Fred...", Thomas répond : "Ouaip ?" Bowman conseille alors : "Souvenez-vous des ordres du général."
Thomas répond, toujours souriant mais bouche fermée : "Comment pourrais-je les oublier ?" Et de refermer la visière du casque qu'il porte à la main. Puis il répète les ordres : "Rester en contact constamment, hein ?" Le lieutenant James Bowman répond en faisant un geste obscène dans certains pays, mais sur Mars, cela voudrait seulement dire "D'accord" ou "Tout va bien", et il répond : "Tout OK." Et comme Thomas sort effectivement, James Bowman, micro en main, tourne des molettes du tableau de bord.
Dehors, donc, Thomas apparaît en haut d'une arête rocailleuse, revêtu de sa combinaison spatiale complète, casque sur la tête, deux bouteilles d'oxygène sur le dos et la visière refermée. Il avance à quatre pattes de quelques mains, regarde autour de lui, tandis que l'on entend distinctement le vent souffler. Puis il descend de son rocher apparemment le long d'une pente douce, prudemment, sur les fesses. Il disparaît un temps pour ressortir debout de derrière le rocher et faire quelques pas en direction d'une espèce de bassin de gravier constellé de petites pierres brillantes, garni d'arrêtes rocheuses minces acérées.
Thomas avance à la limite du gravier, et comme le vent souffle de la poussière, Thomas... relève sa visière, sans doute pour mieux respirer la poussière de Mars et en avoir plein les yeux, le nez et la bouche ? Il regarde l'étendue de gravier déserte au ciel noir. Puis avance de plusieurs pas jusqu'à marcher dans le gravier, peu stable comme toute épaisseur de gravier, et dans lequel ses bottes s'enfoncent plus profondément à chaque pas. Il s'arrête, et recule d'un pas. Jusqu'à regagner la rive. Curieusement, il ne cherche pas à avancer pour voir jusqu'où il pourra disparaître complètement sous le gravier. Courageux mais pas téméraire ?
Finalement Thomas regarde à droite, puis à gauche, ne trouve pas le passage clouté, mais comme aucun véhicule n'arrive en trombe d'un côté comme de l'autre, va s'appuyer sur le premier rocher acéré qui vient, puis semble vouloir faire le tour de l'espèce de cratère, qui, vu d'ici, ressemble à un vagin dentu qui à n'importe quel instant désormais pourrait l'aspirer et se refermer sur lui.
Thomas va alors à l'arête rocheuse suivante pour poser à nouveau la main dessus. Ce qui est tout de même une manière assez empirique et très fruste de cartographier un territoire : trois pas pour poser la main sur le premier rocher, puis trois pas sur le second... De fait, Thomas ne fait pas que poser la main sur le second rocher : il lui tourne le dos et fait mine de s'asseoir dessus : donc trois pas une main et une paire de fesses posée sur le second rocher. Cela fait quoi comme circonférence approchée, maintenant ?
Dans la cabine de pilotage de la fusée, voilà ce que le Lieutenant Bowman appelle suivre les ordres du général et rester en contact permanent avec son capitaine : il reprend le micro et se présente. "Ici le Lieutenant James Bowman, continuant le rapport d'arrivée... à 13h40, le capitaine Thomas a quitté le véhicule pour inspection préliminaire du terrain adjacent : nous serons en communication constante tout le temps." (NDT : sic)
a) Il manque les rires enregistrés.
b) Cet épisode serait-il la source d'inspiration première du film Alien Prometheus de Ridley Scott ?
"... Et toutes les informations seront commentées via la radio à destination du commandement de la Terre."
Puis, subitement, Bowman appelle : "Allo, Fred ?" Aucune réponse. "Allo ? Tu me reçois ?" Un silence, puis la voix de Thomas qui répond en bourdonnant : "Fort et clair." Le visage de Bowman s'éclaire. Il précise : "C'était juste pour vérifier."
Je suis sincèrement impressionné par le professionnalisme de ces rapports : tant dans leurs adresses que dans chaque détail qui compterait pour cerner qui parle, où il se trouve, ce qu'il voit etc. rien ne manque.
Précisons que la fusée n'a pas de hublot : le lieutenant Bowman n'a strictement aucun moyen de voir l'extérieur ; son capitaine est à l'extérieur, et ne dit absolument rien de ce qu'il fait ou voit. Il ne prend pas de photos ou de notes, il n'a apparemment pas de transpondeur ou de GPS ou de wifi perturbé pour reconstituer ses faits et gestes à distance, il n'y a pas de radar à bord, il ne fait pas de signaux lumineux ou de fumée. Du point de vue des technologies de communication, nous sommes en dessous de l'âge des cavernes, et encore, à l'âge des cavernes, ils étaient capables de se crier l"un à l'autre alors qu'ils sont moins peut-être à cents ou deux-cent mètres l'un de l'autre maximum.
D'un coup Bowman a soudain trouvé un cerveau et demande : "Hé, est-ce que tu vois quelque chose là-bas dehors."
La réponse la plus logique serait, avec quelle source de lumière : ni la fusée, ni Thomas n'ont de phares ou de lampe torche. Oui, il y a bien une grande lueur d'origine inconnue, avec une espèce de brouillard et des graviers réfléchissants.
Mais Thomas répond... retenez-vous au pinceau, je retire l'échelle : "Mars, c'est tout."
Imaginez seulement la même scène en plein centre ville de New-York ou place de l'Opéra ou à l'Opéra de Pékin ou dans l'Himalaya ou à Saint-Tropez (sur la Terre) : que voyez-vous mon capitaine ? seulement la Terre.
Et comme Thomas devine l'air très déçu de son jeune subordonnée, il daigne préciser : "Pas un signe d'un seul être vivant."
As-t-il bien vérifié chaque paramécie ou chaque virus du Covid emporté par la poussière sur le vent ?
Et voilà que, toujours se frottant le derrière sur son rocher, sans doute par dépit de ne pas voir rencontré quelque princesse martienne à laquelle il fera pondre des oeufs, Thomas ramasse du gravier à la base du rocher.
Oui, il va prendre un échantillon et le ramener à bord dans un contenant hermétiquement scellé et le faire analyser à son retour ?
Nan, il laisse le gravier retomber entre les doigts de son gant, puis il appelle : "Allo, Jim, tu me reçois ?" Et dans son casque, la voix de Jim Bowman lui répond : "Tout ok, je te tiens."
Alors Thomas annonce : "Je vais faire des cercles à reculons en direction du véhicule." Il pointe alors la direction opposée à la fusée. (NDT : il veut, je suppose, dire qu'il va cueillir des noisettes sur le chemin du retour et se taira tout du long, histoire que son copilote n'ait vraiment aucune idée de ce qui se trouve autour de la fusée, pour le cas où il devrait sortir en urgence, sans doute). Et de conclure : "Je te reverrai plus tard."
J'y suis, c'est un épisode de la série des films Scream. Ou alors leur inspiration ?
Thomas se relève sans avoir déchiré le fond de sa combinaison contre le rocher, et déclare : "Terminé." Et son copilote de lui répondre comme si ça ne posait aucun problème : "BIen reçu."
Rester en contact constamment tout le temps, ordre du général, qu'ils disaient ?
Mais ce n'est pas parce que son capitaine avait dit qu'il avait terminé leur transmission que le lieutenant Bowman n'allait pas continuer de parler à son correspondant : "Hé, écoute, Fred : sois vraiment prudent, le seras-tu ?"
Le capitaine éclate de rire muettement, et Bowman ajoute : "Terminé."
Revenons sur terre dans le poste de communication du quartier général terrien : un haut-parleur diffuse la conversation entendue plus tôt : "Allo, Fred ?" Aucune réponse. "Allo ? Tu me reçois ?" Un silence, puis la voix de Thomas qui répond en bourdonnant : "Fort et clair." Et la voix de Bowman qui répond : "C'était juste pour vérifier."
Alors d'un des deux militaires d'âge mûr déclare à l'autre, sentencieusement : "Général, il est difficile de réaliser que cela prend trois minutes et demi à leurs voix pour parvenir jusqu'à nous."
Et il est apparemment encore plus difficile de réaliser que son interlocuteur doit très bien le savoir, surtout que l'équipage en question a tout de même dû communiquer avec son poste de commandement bien avant l'atterrissage.
L'autre répond par une autre déclaration que son interlocuteur devrait savoir parfaitement tout autant que lui : "C'est infortuné, cela fait qu'ils doivent se débrouiller tout seul."
Il est vrai que, s'il devait arriver quelque chose, la distance Terre Mars ne serait en aucun cas un problème pour que les gradés interviennent immédiatement sur place ?
Et d'ajouter en commençant à fumer la pipe, ce qui doit sûrement aider l'électronique à fonctionner, la fumée, les polluants, la flamme à découvert etc. "Je préférerais avoir davantage de contrôle à partir d"ici-bas."
Pour davantage de contrôle, pourquoi ne pas avoir lancé une seconde fusée qui stationnerait en orbite avec le poste de commandement intermédiaire. Équipé svp de caméra et de radar pour voir même à travers les nuages ou les fumées. Et pourquoi pas, soyons fou, une mission automatisée en avant-garde pour aller sonder le voisinage du site d'amarssissage prévu ? Et un petit véhicule sur chenillette qui irait roulé dans le gravier en retransmettant l'image, le son etc. de tout ce qu'il rencontrerait sur son chemin ?
Le général en question conclut : "J'espère seulement, colonel, qu'ils observent toutes les instructions."
Avec Ikéa, ça ne fonctionne jamais, alors pourquoi ça fonctionnerait mieux sur Mars ?
Et le général de fumer sa pipe sous le panneau NE PAS FUMER et le détecteur de fumée du poste de commandement, jetant son allumette sur la pile de feux d'artifices en vue du 4 juillet qui avait été déposée là, juste à côté du mur de sac engrais au nitrate, par le responsable d'un port libanais, faute d'une meilleure idée.




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