Star Trek NG S01E07: Sélection contre nature (1989)

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Star Trek NG S01E07: Sélection contre nature (1989)

Messagepar Greenheart » Mer 26 Aoû 2026 16:20

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Star Trek: The Next Generation S02E07: Unnatural Selection (1989)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération, sélection contre-nature.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Sélection contre-nature.

Diffusé aux USA à partir du 30 janvier 1989 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Carnet de bord du Capitaine, Date Stellaire 42494.8: L'Enterprise vole à destination de la Station Stellaire India pour un rendez-vous avec un courrier médical de la Flotte Stellaire ; on nous a seulement dit que notre présence était impérative ; j'ai l'espoir que cette mission me donnera de nouvelles occasions d'évaluer les performances de notre nouvelle cheffe du service médical à bord.

La conseillère Deanna Troi arrive sur la Passerelle de l'Enterprise D et de là vient sonner à la porte du bureau du capitaine, qui assis, fait semblant de lire un vieux livre doré sur la ranche. Picard vocifère "Entrez" comme si quelqu'un avait oublier de munir sa porte d'un haut-parleur retransmettant son invite, et comme si sa voix à lui pourrait passer la porte potentiellement étanche et certainement insonorisé, histoire que l'ensemble de l'équipage et invités présents sur la passerelle n'entendent pas tout ce qui pourrait se dire ou se hurler de confidentiel dans ce bureau. Sachant que certains ont des oreilles plus sensibles que d'autres, en particulier le très bavard androïde Data.

Deanna entre, l'air inspiré : "Vous vouliez me voir, Capitaine ?" C'est fait, merci, vous pouvez repartir. Non, je plaisante : le capitaine Picard répond en fait : "Oui, Conseillère." Il se lève pour lui tendre sa main droite, la gauche tenant encore son livre précieux dont il marque la page en forçant son index à l'intérieur. Heureusement, il n'était pas en train de déguster ses spaghettis à la Bolognaise au chocolat. "Venez vous asseoir."

Et voilà Picard qui pousse cavalièrement main dans le dos la jeune femme interloquée. Deanna Troi s'assied donc, non sur le fauteuil de l'invité en face du bureau, mais sur le divan, ce qui augurerait d'une conversation plutôt informelle à venir. Picard lui, s'assied sur son bureau, ce qui était probablement le but de cette manœuvre de Picard seconde version, et qui semble viser à ne pas procéder à la manœuvre de PIcard version originale qui vise à éviter que le haut de l'uniforme se froisse quand il s'assied dans un fauteuil, voire remonte et découvre son nombril.

Puis l'ayant fait asseoir et s'étant relevé du bord de son bureau, Picard se détourne de la conseillère, et lui montrant son dos, déclare : "Vous avez eu l'occasion d'observer la doctoresse Pulaski depuis quelque temps déjà..."

La conseillère Troi doit se douter à présent que son capitaine n'a vraiment pas apprécié la sortie de Pulaski prétendant que la santé de n'importe quel patient était plus important que les ordres de la Starfleet, son vaisseau ou la bonne santé de l'équipage, et la sienne en particulier ; tous les officiers de la flotte stellaire font les beaux, simplement pas au détriment de la réputation de leur capitaine, sans quoi ils finissent recyclés en protéines pour réplicateurs de bord, exactement comme n'importe quel déchet biologique de l'équipage. Et c'est un détail sur lequel les manuels techniques et de savoir-vivre au sein de la Fédération insistent trop peu, Picard le déplore.

Puis de poser une bien curieuse question pour un supérieur chargé de la responsabilité d'évaluer les officiers subalternes à son bord : "Comment l’évalueriez-vous en tant qu'officier Chef du service médical ?"

Deanna Troi, qui a bien appris qu'il ne faut jamais dire du mal de ses petits camarades de grade équivalent, et toujours médire du ses inférieurs, répond, catégorique : "Je n'ai jamais rencontré de médecin aussi dévoué."

Ce qui impliquerait que tous les autres médecins qu'elle ait jamais rencontré dans sa carrière étaient plus négligents que la doctoresse Pulaski, ce qui laisse supposer que Beverly Crusher a été virée de l'Enterprise D après que Troi ait médit d'elle, probablement parce que Deanna Troi avait estimé que Beverly nuisait à l'épanouissement de Wesley Crusher, et qu'une main maternelle sur la cuisse de l'adolescent était déjà de trop.

Deanna Troi ajoute en regardant ailleurs, ce qui pourrait être interprété comme un signe de mensonge : "Je dirais qu'elle a une passion pour son travail." Et au mot "passion", elle regarde à nouveau Picard dans les yeux et hoche la tête. Néanmoins, Picard semble avoir du mal à trancher : est-ce un euphémisme ? la passion n'est-elle pas une forme de folie ? les responsabilités d'officiers ou de médecin n'impliquent-elles pas un minimum de distance par rapport à son travail, les gens dont on s'occupe, en particulier les patients et toute personne possiblement plus fragile ou ignorante ou moins fière que les autres ?

Picard se contente de réponde : "Mmm ; oui, bien entendu." De toute manière, Deanna Troi est télépathe, elle a donc parfaitement saisi le fond de sa pensée. C'est-à-dire qu'elle sait très bien qu'elle ne doit pas répondre à ce genre de question : après tout, elle n'est ni capitaine, ni moucharde, ni je-sais-tout (et pourtant, télépathe...).

Et là, voilà que le capitaine vient s'asseoir sur le même divan que Troi, contre elle. Tétanisée elle le regarde avec de grands yeux. Télépathe mais pas devineresse. Picard déclare, s'enfonçant certainement plus qu'elle dans le divan : "Je suis entièrement d'accord."

Il pense que Pulaski est une arriviste complètement folle qui sacrifierait son vaisseau et la totalité de son équipage pour une note de bas de page à son nom dans une page de l'Encyclopédie Médicale générée par Grok ?

Picard reformule néanmoins : "Est-il possible qu'un dévouement à ce point dévorant pourrait altérer son jugement ?"

Deanna, pensant très fort que son capitaine doit la prendre pour une c.nne s'il pense vraiment qu'elle va dénoncer le genre de vice qu'elle est parfaitement capable de lire télépathiquement chez Pulaski, répond, moqueuse : "J'ai de la compassion pour vos inquiétudes, Capitaine, mais je ne les partage pas ; peut-être parce que j'ai eu l'occasion de passer plus de temps avec elle et d'apprendre à mieux la connaître."

Et que le traitement que Pulaski lui a conseillé pour empêcher la mère de Troi de la marier de force une seconde fois fonctionne à merveille ?

En tout cas, Picard a gobé et hoche la tête, déconfit, pour murmurer : "Oui, peut-être vous avez raison."

Et Deanna Troi de penser très fort : "Je veux, mon neveu !"

Leur conversation édifiante est alors interrompue par Data à l'interphone, ce qui implique que l'ordinateur de bord a tout enregistré et le répètera à Pulaski si jamais la doctoresse était en mesure de faire pression sur un certain chef ingénieur, rapport aux douleurs constantes que lui cause sa visière compensant sa cécité. Une autre raison pour Deanna de ne pas médire de la doctoresse face à leur capitaine, qui, comme pratiquement tout le monde sur la Terre en 2026 oublie que n'importe quel objet collecté et n'importe quel wifi permet d'espionner ses faits, ses gestes et toutes ses conversations pour les revendre aux pires de vos ennemis.

Data en effet s'est rappelé que l'interphone existait pour éviter de se rendre dans le bureau de son capitaine ou ailleurs à bord, et signale : "Capitaine, nous détectons un signal faible de détresse sur une fréquence ouverte de l'Espace inférieur. Et sur une fréquence fermée, l'appel de détresse aurait-il été aussi faible ? Car on ne peut émettre que sur une fréquence ouverte dans cette série.

Data spécifie : "Il semble provenir d'un secteur adjacent."

Picard ordonne : "Répondez sur la même fréquence." Il aurait été curieux de répondre à un appel sur une autre fréquence, mais il est vrai qu'il arrive à l'Enterprise de répondre sur toutes les fréquences à la fois. C'est d'ailleurs ce qui explique le bruit de fond qui encombre la totalité des fréquences dans le ciel et que l'on a longtemps expliqué jadis par les vestiges du Big Bang, une explosion primordiale dont l'hallucination s'explique par l'ignorance du fait que les photons finissent toujours par virer du bleu au rouge et paraître s'éloigner alors qu'ils s'en vont en réalité dans toutes les direction, arrêtés ou ralentis ou déviés par n'importe quel obstacle.

Picard fait ensuite un geste de dépit, et lui et Deana Troi se lèvent du divan ensemble.

En tout cas l'Enterprise file toujours en vitesse de distorsion : sans doute que le secteur n'était pas si adjacent que cela ? Picard demande à Data, assis à la console de navigation au plus près de l'écran holographique géant : "Havez-vous verrouillé la course sur la source de cette transmission ?" Data répond : "Je confirme, Monsieur : une transmission par oral seulement, de l'USS Lantree, un vaisseau d'approvisionnement de la Fédération."

Pendant ce temps, Riker s'approche dans leur dos d'un air décidé, fraîchement débarqué de l'ascenseur donnant sur la Passerelle. L'histoire ne nous dit pas ce qu'il faisait encore sur le Pont Holographique, mais c'était probablement la même chose que le reste de l'équipage. Alors Picard se met à lancer sans prévenir quiconque qu'il voulait ouvrir une fréquence ou partager toutes les conversations de la Passerelle avec le premier vaisseau sur sa route : "USS Lantree, ici Picard de l'Enterprise : quelle est la nature de votre urgence ?"

Dans l'interphone de la passerelle, une voix rauque souffle : "Je ne peux plus tenir du tout... les gens meurent, trop nombreux pour aider..." Un silence, et Data croit bon de préciser : "Nous recevons toujours leur signal, Capitaine, mais il n'y a plus de message."

Picard essaye encore : "Lantree ?" Aucune réponse. "Est-ce qu'on vous attaque ?" Seulement des interférences en tant que réponse. Le nettoyeur automatique de bruit audio doit être en panne. Data tente d'imiter la perplexité humaine et se vautre. Picard essaye encore : "Lantree ?"

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Re: Star Trek NG S01E07: Sélection contre nature (1989)

Messagepar Greenheart » Jeu 27 Aoû 2026 16:00

A part les maquillages de vieillissement toujours aussi foireux, les introductions toujours ratées et bourrées de maladresses peu professionnelles, tant du point de vue militaire à bord de l'équivalent d'un porte-avion de nos jours, ou du point de vue de scénaristes de space opera militaristique, l'intrigue principale de l'épisode, les choix proposés, ses rebondissement se tiennent.

BIen sûr, il faut passer outre plusieurs jeux de c.ns sans lesquels le problème ne se serait pas poser et passer sur l'absence de procédure standards alors que le voyage spatiale et la Fédération existent déjà depuis des siècles, plus l'Enterprise D a déjà connu une épidémie dès le premier épisode de la première saison :

* La Fédération laisse un programme eugénique ayant le potentiel voire l'objectif évident de génocider la totalité de l'Humanité. Ce serait comme si nos gouvernements et nos OGN permettait la pratique du gain de fonction ou de la manipulation génétique dans n'importe quel laboratoire venu qui contaminerait ensuite la totalité de la planète avec un Covid 19 pour lequel des vaccins qui ne vaccinent pas et des tests qui ne détectent pas seraient déjà prêts. Aucune chance que cela arrive dans la réalité, donc;

* Aucun vaisseau spatiale ne respecte la quarantaine : tout le monde se téléporte ou débarque n'importe où, ramasse toutes les infections sexuellement transmissibles du coin et les retransmettent à la prochaine escale à la totalité de l'Humanité et des vaisseaux militaires ou civil sillonnant la Galaxie. Ce serait comme si nos avions et nos bateaux et nos bus et voitures et engins militaires circulaient librement sans que jamais on ne vérifie s'ils ne transmettent pas de virus avec gain de fonction, d'insectes génétiquement altéré ou de polluants éternels ou mutagènes ou déréglant le fonctionnement hormonal histoire de stériliser plus vite les populations que les ultra-riches souhaitent éliminer. En 2026 il y a bien des détecteurs de radioactivité un peu partout cependant, parce que des gros malins passeurs tentent régulièrement de transporter de quoi faire des bombes sales, et que les radiations tuent alors les témoins dans l'heure. Donc quand un détecteur se met à sonner, les employeurs se mettent à courir vite et loin, songez-y si vous voyez faire à l'aéroport. Puis arrive le personnel en combinaison anti-radiations.

* Il y a bien le téléporteur magique qui suppose que n'importe quel voyageur spatial peut non seulement être dépollué et soigné instantanément à chaque fois qu'il se téléporte, mais également dupliqué et répliqué sans limite dans le cas où il serait accidentellement tué ou oublié à destination, ou banni sur une planète pour cause de contamination ou comportement désapprouvé, un peu comme en Europe désormais pour les journalistes et lanceurs d'alerte que nos dictateurs détestent. Mais apparemment, le téléporteur magique ne marche pas à cet épisode, donc nous en revenons à l'absence de respect de la quarantaine.

Et c'est exactement ce que nos héros tentent de circonvenir dans l'épisode : que faire pour maintenir la quarantaine quand le téléporteur et les traitements ne suffisent pas ?

Donc les héros procèdent à des expériences, et malgré eux à des contre-expériences, ce qui est excellent en Science-fiction, avant de recourir... au téléporteur magique qui n'était pas censé fonctionner depuis le début.

Très bien vu l'idée d'avoir une immunité qui n'attend pas d'être attaquée pour attaquer les micro-organismes hostiles de l'environnement. Sauf qu'il n'y a pas besoin de modification génétique, c'est le fonctionnement naturel de l'évolution des êtres vivants et c'est ce qui développe les relations de prédateur à victime, de parasite à parasité et de bonne entente au sein de communautés d'espèce ou de culture différente sans intégration ni destruction mutuelle.

Spoiler : :
Et c'est aussi le principe de la reproduction sexuée, qui vise à maximiser la diversité génétique pour éviter la disparition de l'espèce par endogamie (= inceste), au point que les couples mariés ne peuvent s'empêcher d'avoir des bâtards plutôt que de risquer d'avoir tous les enfants du même père, surtout quand c'est votre cousin ou votre frère. D'où les interdictions de vérifier les parentés et l'identité véritable des gens par la génétique, alors que cela pourrait éviter de très graves crimes et un maximum de maladies "génétiques" et "psychiatriques" conduisant à la maximisation des crimes et des viols d'enfants.


*

Demeure au-delà du dialogue inepte en ouverture de l'épisode une question : pourquoi la station médicale téléporte un adolescent en sous-vêtement plutôt qu'habillé à l'équipage de l'Enterprise ? Est-ce que la chef de la station médicale parie sur le fait que Pulaski et les autres hésiteront à désintégrer un joli garçon endormi pratiquement nu, supposé "parfait" et apparemment très innocent donc vierge ? Est-ce qu'ils s'approvisionnent (eux aussi) chez les pourvoyeurs de mineurs de Jeffrey Epstein ?

En tout cas ils auront motivé Pulaski à "étudier" de plus près sans aucun dispositif de protection le garçon qui n'a emporté que son sous-vêtement, en navette particulière, parce que c'est plus romantique.

Mais pourquoi ne pas avoir été plus motivé que cela pour étudier les cadavres sénescents de l'équipage du Lantree ? Ils n'étaient pas aussi jeunes d'apparence et avaient gardés leur uniforme ?

Par ailleurs, si le garçon en sous-vêtement est télépathique, et bien plus que Troi, ne peut-il pas faire croire n'importe quoi et contrôler Pulaski telle une marionnette, et en plus Troi l'aurait prévenu ?

Spoiler : :
Par ailleurs, même s'il n'avait pas été mortellement contagieux, introduire un transhumain dans une communauté humaine telle que la Fédération ne revient-il pas à condamner cette population ? ou le transhumain si la population se considère menacé par sa supériorité génétique et télépathique ?

Certes en 2026 les big tech et les dictatures s'arrogent le droit de tout savoir de n'importe quel citoyen, d'ignorer ses droits à la vie privée, ses droits d'auteurs, ses droits à la déconnexion et à une vie digne autonome des pires abus en ligne et de tout dispositif visant à susciter un manque et l'obligation de prendre des médicaments à vie pour survivre ou gagner sa vie.

Toujours est-il que personne à bord de l'Enterprise ne se pose la question alors, ce qui est curieux, vu que la Fédération a tout de même historiquement émergé de terribles guerres et crimes commis au nom de la pureté génétique de certaines castes humaines, et que cela continue notoirement chez d'autres peuples de l'Espace.


*

La technique du téléporteur magique devrait logiquement permettre aux membres de la Fédération de vivre éternellement jeunes ou de choisir l'âge auquel ils ressortent de la téléportation. Par exemple si Pulaski se plaignait que Picard lui préfère une doctoresse plus jeune telle Beverly Crusher, elle n'aurait qu'à faire un tour de téléporteur et réapparaître 21 ans plus jeune, aussi jeune qu'à l'époque du capitaine Kirk (S2E20 et S3E5).

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