Page 1 sur 1

Star Trek S01E10: Fausses Manœuvres (1966)

MessagePosté: Sam 17 Jan 2026 19:10
par Greenheart
ImageImage

Star Trek S01E10: The Corbomite Maneuver (1966)
Traduction : l'épopée des étoiles, la manœuvre corbomite.
Titre français : La patrouille du cosmos, Fausses Manœuvres.

Diffusé aux USA le 10 novembre 1966 sur NBC US.
Diffusé en France (sud) sur TMC début des années 1970.
Diffusé en France le 27 août 1986 sur LA CINQ FR.
Sortie en blu-ray US le 28 avril 2009 (effets spéciaux reconstruits en HD, son 7.1, avec possibilité de voir l'épisode avec les anciens effets et son stéréo, multi-régions, piste française et sous-titres français inclus).

De Gene Roddenberry; sur un scénario de Jerry Sohl ; avec William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelly, George Takei, Nichelle Nichols, Clint Howard, Anthony Call, Walker Edmiston, Ted Cassidy, Eddie Paskey, Bill Blackburn.

Pour adultes et adolescents.

(Space Opera) « Un degré pour chevaucher... » commande l’officier en second Spock au pilote Sulu. Puis après avoir enfoncé une touche de son pupitre scientifique, il annonce : « En pause pour photographier. » Puis après un temps : « Maintenant ! »

Spock semble soucieux. Sa console tintinnabule trois fois de suite. L’autre pilote (le lieutenant Bailey) se lève et le rejoint pour soupirer : « Cela fait trois jours que ça dure, Monsieur. »

Le pilote remet à Spock un calepin électronique. Il remarque encore : « D’autres vaisseaux ont forcément déjà cartographié une partie de ce secteur ! » Spock répond : « Négatif, Lieutenant : nous sommes les premiers à être parvenu aussi loin. »
Spock rend le calepin au lieutenant. La crête rouge du pupitre du pilotage bipe et clignote. Sulu, assis juste à gauche de l’alarme, déclare : « Monsieur, contact avec un objet : il va dans notre direction ; pas encore de contact visuel. »

Spock ordonne : « Déflecteurs, intensité maximale. » Le lieutenant revenu à son pupitre annonce : « Il arrive à la vitesse de la lumière. » Et de préciser : « Trajectoire de collision. »

Debout à côté de Sulu, Spock ordonne : « Manœuvres d’évitement, Monsieur Sulu. » Sulu répond : « L’objet change aussi de direction, Monsieur ; il continue d’aller sur nous. »

Le lieutenant Uhura, à son pupitre des communications, se retourne vers Spock : « Je ne capte aucun signal en sa provenance, Monsieur. » Et le lieutenant de rappeler : « Toujours en trajectoire de collision. » Puis, plus fort, car cette fois alarmé : « Les déflecteurs ne l’arrêtent pas ! »

Revenu dans le fauteuil de commandement, Spock répond : « Sonnez l’alarme. » Sulu annonce alors : « Il ralentit, Monsieur Spock. » Immédiatement, Spock déclare : « Contrordre alarme, arrêt complet de tous les moteurs. »

Sur le grand écran avant de la passerelle affichant l’espace intersidéral en avant de l’USS Enterprise, apparaît un cube orangé luisant tournoyant sur lui-même, présentant en plus de ses faces oranges une face bleue, une face rouge et une face blanche.

Spock se renfonce dans son fauteuil, interloqué, tandis que le cube continue de tourner sur lui-même à l’écran, désormais à distance fixe. Finalement, Spock commande : « En avant, lentement ; manoeuvrez pour le contourner, Monsieur Sulu.

A l’écran, le cube semble lentement glisser hors de l’écran par la droite. Mais il revient quelques secondes après tournoyer en plein milieu de l’écran, tout proche. Le lieutenant s’exclame : « Il nous barre la route ! »

Spock répond calmement : « Pas vraiment nécessaire de hausser le ton, Monsieur Bailey. » Et d’ajouter : « Tous les moteurs, à l’arrêt ; sonnez l’alarme. »

De son pupitre de pilotage, Sulu commute un interrupteur et déclare : « Passerelle à tous les ponts, statut d’alarme. » Et de répéter : « Tous les ponts, statut d’alarme. »

Spock se penche en avant, sourcils froncés. Sulu ajoute : « Capitaine Kirk à la passerelle. »

ImageImageImageImageImageImageImageImage

***

Re: Star Trek S01E10: Fausses Manœuvres (1966)

MessagePosté: Sam 17 Jan 2026 19:27
par Greenheart
L'épisode commence exactement comme on pouvait l'espérer : l'Enterprise en mission d'exploration est subitement confronté à l'inconnu, un défi, auquel l'équipage doit répondre, s'adapter. Nos espoirs sont alors au plus haut. :shock:

Mais à partir de là, des tas de petits ratages en formes de gag désarmorcent la tension, tel le médecin de bord qui "oublie" de prévenir le capitaine d'une alerte rouge alors qu'il doit se rendre immédiatement sur la passerelle, ou encore la salade servie par l 'ordonnance Janice Rand, avec la remarque assez grave de Kirk qui demande au médecin de bord comment on a pu lui attribuer une femme comme ordonnance connaissant sa libido, et le médecin qui lui demande en substance comme si de rien n'était s'il arrivera à se retenir de la violer. aka jeux de c.ns.

... que la production tente alors de relancer artificiellement,
Spoiler : :
jusqu'au sempiternel moment où un membre de l'équipage perd ses nerfs, alors qu'il n'y a strictement aucune raison : il s'agit seulement des conflits internes que les scénaristes "trekkiens" tentent systématiquement de forcer dans le récit, parce qu'ils sont habitués à écrire pour des séries de type soap opera, policier etc. et en abusent, et parce qu'ils n'ont aucune idée de la vie à bord d'un porte-avions (de l'Espace) et ne lisent pas de Science-fiction un peu brillante : ils sont seulement là pour le fric et monter en grade de producteur parce que la paye est meilleure et que ce post permet de coucher plus facilement avec les acteurs débutants et les actrices débutantes.


Le gros problème, c'est que
Spoiler : :
l'inconnu et l'urgence n'est en fait qu'un gag, et la seule ressource pour se tirer d'affaire est une grosse blague. Lorsque cela devient clair, ce n'est pas de la sympathie ou un sourire ou une quelconque admiration que l'on ressent vis à vis des "héros", mais l'impression de s'être floué, quand on attendait un vrai monstre ou un vrai premier contact, ou de l'exotisme intersidérale à la Valérian (qui s'inspire comme toute la science-fiction de space opera et de monde perdus, de l'expérience des explorateurs et des commerciaux ou expatriés découvrant les six continents).


En réalité, la production n'a pas les moyens ni budgétaire, ni intellectuels et livre un épisode "en boîte" c'est-à-dire pas cher parce que tourné dans les intérieurs du vaisseau spatial déjà à disposition, avec des poses et des dialogues des acteurs, en majorité engagés pour toute la saison, sans développement réel de l'univers, sans maîtrise de stratégie qui fonctionneraient réellement : la technologie extraterrestre par exemple est sans limite tant qu'elle arrange les scénaristes, et à la fin, l'adversaire les laisse "gagner".

Et cerise sur le gâteau de l'ignoble légèreté de la production,
Spoiler : :
le membre d'équipage qui a perdu ses nerfs, est abandonné à un nain dentu en guise de punition ultime déguisée en volontariat. Depuis quand l'armée distribue les officiers et membres d'équipage qui ne plaisent (plus) au capitaine en guise d'esclave (sexuel) au premier harceleur de l'espace venu sous prétexte qu'il fera "mieux connaissance" avec l'inconnu. Et s'il perd à nouveau ses nerfs, cette fois de manière justifiée, qu'arrivera-t-il ? On oubliera tout ? Il tuera l'extraterrestre et ce sera la guerre ? N'importe quoi.


***