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STNG S01E03: L'Entreprise en folie (1987)

MessagePosté: Lun 27 Avr 2026 16:54
par Greenheart
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Star Trek: The Next Generation S01E02: The Naked Now (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : le présent nu.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : l'Entreprise en folie.

Diffusé aux USA à partir du 5 octobre 1987 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry, également scénariste avec D.C. Fontana. Avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, John de Lancie, DeForest Kelley, Colm Meaney. D'après la série télévisée Star Trek crée par Gene Roddenberry

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Carnet de bord du Capitaine, Date Stellaire 41.209.2. Nous fonçons à Distorsion 7 à la rencontre du vaisseau scientifique SS Tsiolkovsky, qui aura été à surveillé routinièrement l'effondrement d'une étoile rouge supergéante en naine blanche. Ce qui nous amène ici est une série de messages étranges indiquant que quelque chose a mal tourné à bord du vaisseau de recherche.

Réunis sur la passerelle, les officiers écoutent, inquiets, des rires et des bribes de conversation à la radio. L'androïde Data demande alors par radio : "SS Tsiolkovsky, répétez votre message." En guise de réponse, une femme sussurre à la radio : "Hé bien, bonjour l'Enterprise, la bienvenue ! J'espère que vous avez beaucoup de garçons mignons à bord, parce que j'en veux et j'attends ; en fait on va réellement s'éclater ici."

Alors à la radio une femme part d'un grand rire, et un homme surexcité crie : "Fais-le, ouais, vas-y !!!" Puis une double détonation, qui fait se lever le capitaine et son second de leurs fauteuils. Les autres officiers sont bouche bée, dont l'androïde Data, qui finit par remarquer : "Capitaine, ce que nous venons juste d'entendre est impossible." Ce à quoi le capitaine Picard répond laconiquement : "Rapport." Data répond : "Je crois que ce denier son était un sas d'évacuation d'urgence éjecté."

Picard fronce des sourcils : "En êtes-vous certain ? Oui, bien sûr vous l'êtes..." Riker, le second appelle immédiatement : "Data, Geordi, Tasha..." Et les trois officiers quittent à sa suite la passerelle. De son côté, Worf quitte son poste à l'armement pour rejoindre Picard à l'avant de la passerelle : "Le scan des senseurs révèle à présent qu'il n'y a plus de signes de vie à bord, Capitaine."

Et à l'écran holographique géant à l'avant de la passerelle apparaissent à gauche la surpergéante rougeoiyante et le SS Tsiolkovsky, un bloc de propulsion et une nacelle angulaire surmontée d'une section aux hublots illuminés d'une clarté bleue. L'expédition menée par Riker se téléporte dans un couloir du Tsiolkovsky sans aucune précaution particulière : aucune combinaison environnementale malgré la certitude d'une décompression explosive à bord, aucune quarantaine malgré la certitude d'un comportement profondément dérangé de l'équipage.

Riker semble hésiter : à l'évidence la femme de ménage était en congés, le couloir éclairé de rouge, alarmes hurlantes, est jonché de vêtements et d'au moins un fauteuil renversé, sur le pied duquel quelqu'un semble avoir à l'évidence oublié son slip ou sa petite culotte. Riker finit par ordonner aux trois autres : "Couvrez le vaisseau comme prévu, bougez !"

Traduisez Geordi et Tasha avancent dans le couloir, tandis que Riker et Data tournent leurs talons et semblent partir explorer l'issue opposée. Aucun n'utilise le moindre scanneur pour détecter une quelconque menace en avant de leur pas. Aucun ne se connecte avec l'ordinateur de bord pour tenter de mesurer l'étendue des dégâts ou identifier une menace déjà détectée par l'ordinateur de bord.

Cependant, quelques pas plus en avant, Georgi effectivement sort un tricordeur, malgré le fait qu'il est déjà équipé d'une visière sur son crâne censée remplir les mêmes fonctions. De la vaisselle et des fruits jonchent la moquette, et aux pieds de Riker et Data, possiblement au moins deux accessoires l'un à tuyau orange et l'autre noir pouvant servir de bong, ce qui interpelle quelque part au niveau du vécu des accessoiristes de cette production.

L'androïde Data se retourne vers Riker comme les deux font halte, et Data annonce : "Indications de ce que les humains dénommeraient une fête déchaînée ?" Est-ce que vraiment Riker avait besoin d'un tel rapport vu ce qu'il a déjà vu et entendu, même si le jeune et innocent spectateur pourrait ignorer à quoi ressemble un slip et quel est l'usage ordinaire d'un bong, qui d'ailleurs contredirait l'hypothèse d'une orgie, vu que le cannabis ça ramollit et ça plombe l'action autant que l'inspiration. Sans doute un gag à l'usage de la production ?

Riker hoche néanmoins la tête et souffle "Ouais..." Et de se présenter face à un écran d'un terminal vidéo au tableau de bord rougeoyant. Apparemment, les constructeurs de ce vaisseau spatial n'imaginaient pas que leurs caméras soient suffisamment fiables pour continuer de fonctionner en cas de décompression explosive sur la passerelle de commandement, ce qui encore une fois laisse rêveur quand au service après-vente et aux cahiers de charge des chantiers spatiaux de la Fédération des planètes Unies. D'un autre côté, aucune raison que ces critères soient moins relâchés que leur attitude vis à vis de la règle de la quarantaine, pourtant en usage notamment à cause des épidémies de peste noire du temps glorieux du commerce maritime international terrien...

Riker se tourne alors vers Data pour commenter les images à l'écran : "Leur passerelle..." Et là encore, une interrogation : est-ce que vraiment l'androïde Data aurait pu ignorer ce que montraient les images de l'écran ou encore les informations du tableau de bord sous l'écran ? Et Riker d'ajouter : "Si ce truc fonctionne, assurez-vous de tout enregistrer..." Et si ce truc ne fonctionne pas, vous êtes partis les mains dans les poches ? Data n'est pas équipé de l'équivalent d'un disque dur et d'un logiciel de capture vidéo ?

Data se place devant le pupitre, fait tinter et biper la console, et d'un coup l'image redevient nette, parfaitement colorée et contrastée. Seule étrangeté, la caméra semble être restée braquée sur le sas en question qui depuis la passerelle donne directement sur l'espace étoilé, sas placé exactement dans le dos du fauteuil du capitaine, ce qui peut également interpeller comme parti pris conceptuel.

Et Riker de commenter, à nouveau complètement inutilement pour Data : "Vous aviez raison, quelqu'un a fait sauter le sas..." Et d'ajoutez sans la moindre preuve de ce qu'il avance alors : "ils ont tous été aspirés dans l'Espace." Car pourquoi et comment Riker pourrait-il supposer que la totalité de l'équipage se trouvait réuni sur la passerelle ? C'est la seule salle habitée à bord du vaisseau ? La passerelle sert aussi de chambre à coucher pour tous les membres d'équipage dans le même lit ? Et l'unique couloir sert de caféteria végétarienne ?"

Data répond : "Correction, il faut dire éjecter." Riker répond, mortifié et possiblement soulagé que l'androïde n'ait pas relevé sa métaphore sexuelle : "Merci Data." Et l'androïde de tenter d'humilier plus en avant le capitaine en second : "Une erreur très ordinaire, Monsieur."

Puis, à leur radio, un bip, puis la voix de Tasha : "Commandant Riker ; Lieutenant Yar : localisation, machines ; dix personnes ici, Monsieur, tous gelés. Pas de signes vitaux." Riker répond : "Gelés comment ?" Tasha répond : "On dirait que quelqu'un s'est amusé avec le contrôle de l'environnement, Monsieur ; on a juste laissé toute la chaleur s'écouler dans l'Espace."

Or donc, cela fait dix personnes qui n'ont pas été aspirées ou éjectées dans l'Espace, contrairement à ce qu'affirmait Riker. Et juste après le Lieutenant Laforge fait son rapport depuis les quartiers de l'équipage, qui apparemment ne couchaient pas, ou pas que, dans la passerelle de commandement du vaisseau scientifique. Sans avoir eu le temps de se couvrir, les deux hommes et les trois femmes congelés largement dénudés ont toutefois pris le temps de prendre une pose qui permettrait de stratégiquement couvrir les entrejambes ou la poitrine de la dame. Et tout le monde a gardé son slip, ce qui pose la question d'à qui appartenait celui dans le couloir où l'expédition s'est téléporté ?

Apparemment, le fait d'avoir laissé toute la chaleur de la pièce s'en aller dans l'Espace ne semble absolument pas déranger le lieutenant Laforge, qui n'a pas l'air de geler instantanément sur place ni même d'exhaler de la vapeur d'eau congelé quand il respirer ou parle. Il déclare, absorbé par la contemplation de son tricordeur : "Il y a quelque chose ici..." Puis entendant quelque chose frotter, il passe dans... la chambre à coucher avec douche, et c'est l'espèce de cylindre coulissant vitré de la douche placée exactement de telle manière à ce que les occupants du salon puissent voir l'occupant de la douche se doucher.

Geordi, qui semble ignorer complètement les règles du premier secours ou de l'exploration d'une scène de crime va à la douche, fait pivoter le cylindre et rattrape, sans aucune crainte pour la survie de ses doigts nus, ni de perdre de la peau collée à toute partie métallique gelée, une femme toute habillée, bien la seule. Cependant, pour autant que nous sachions, les humains de ce siècle et de la Fédération pourraient très bien prendre leur douche sonique tout habillé, donc quoi d'étonnant ou d'illogique à cette découverte, Monsieur Spock ?

Maculé de gel, mais apparemment immunisé au froid le plus absolu, Geordi Laforge dépose le corps à terre, et prend le temps de regarder la paume de sa main, qui n'a toujours pas gelé instantanément. Même pas d'engelures qui pourtant sur la Terre surviennent dès les premières minutes d'exposition.

Alors Riker, qui n'a pas bougé annonce à sa radio : "Riker au capitaine, j'ai un rapport pour vous." Picard répond dans l'intercom : "Allez-y." Riker rapporte : "Ils sont tous morts. Certains ont été éjectés de la passerelle par le sas."

A bord de l'Enterprise, seul avec le lieutenant Worf alors que personne à bord n'a daigné venir relayer Riker et son époque aux pupitres pourtant d'une importance vitale, Picard rappelle à Riker, on se demande là encore pourquoi : "Mais il y avait 80 personnes à bord de ce vaisseau, Numéro Un." Ce à quoi Riker se borne à répondre : "Oui, Monsieur ; comme je l'ai dit : tous morts"

... à question idiote, réponse idiote.

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Re: STNG S01E03: L'Entreprise en folie (1987)

MessagePosté: Lun 27 Avr 2026 17:08
par Greenheart
La saison commence mal, très mal - par un auto-plagiat supposé nous familiariser avec les nouveaux officiers et nous les rendre sympathique en les faisant jouer aux fous.

L'envers du décor explique partiellement le niveau d'incompétence et le mépris de l'écriture : pratiquement la totalité des producteurs parient sur l'annulation rapide de la nouvelle série de Gene Roddenberry afin d'en récupérer le budget modeste pour financer leurs propres projets : Star Trek (La Next Generation) n'est qu'un marche-pied, et c'est un concours d'à qui fera planter le projet le plus vite.

Deux actrices vont craquer tandis que Patrick Steward endurera très professionnellement les humiliations cuisantes d'au moins un producteur. Tous font ce qu'on leur dit de faire et illusion alors que dans le même temps, la production se permet de ne pas les nourrir sur le tournage : ils doivent se faufiler au buffet prévu pour les membres d'une production sans rapport avec la leur pour voler leur nourriture.

Patrick Stewart s'opposera longtemps à ceux qui faisaient fuiter les extraits des ratés et jouera les chiens de garde face au grand n'importe quoi de qui débarquait, tripotait le matériel et pouvait facilement saccager le décor et les costumes. Ses colères impressionnantes seront plus tard imitées devant caméra après des années, lors du reportage sur le tournage de l'ultime épisode.

L'épisode plagié est le quatrième épisode de la première saison de la série originale, tout aussi inepte, et pour cause, la production s'est contenté de copier coller et d'improviser les gags et d'autres détails en fonction de ce qui avait déjà été construit des décors et du nouveau monde de Star Trek. Les incohérences et les invraisemblances sont constantes et flagrantes tout le long de l'épisode, mais le pire est à venir en attendant que prenne forme la tentative de mettre à jour Star Trek Original copié collé du film planète interdite, en Star Trek La Nouvelle Génération, copiée collée de Alien le 8ème passager et sa suite Caméronesque.

Personnellement j'ai découvert cette première saison doublée en allemand, que je comprenais à peine. Mais familier de Star Trek et d'une Science-fiction d'un niveau très au-dessus, j'ai imaginé de bien meilleurs dialogues et bien meilleures situations... Et raté les pires épisodes de cette première saison, pour très vite découvrir le meilleur de la seconde saison.

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Re: STNG S01E03: L'Entreprise en folie (1987)

MessagePosté: Jeu 30 Avr 2026 12:24
par Greenheart
La dame que LaForge sort de la douche a ses lèvres bien rouges, elles auraient dû être noires ou violacées. Pas de gel sur les globes oculaires des yeux ouverts. Invraisemblable.
LaForge a clairement un frisson de froid en entrant dans la chambre-salon-douche : aucun après, pas de buée expirée tout le temps de la scène.
Il revient clairement malade, et la doctoresse de bord ne le met pas en quarantaine : elle ne met personne de l'expédition à l'isolement.
Peu importe que la téléportation soit supposer filtrer les virus etc. - mais seulement connus.
De toute façon l'expédition n'aurait pas dû poser le pied à bord du vaisseau en détresse sans combinaison environnementale.

Dans l'épisode plagiée de la série originale, l'expédition portait la tenue environnementale mais la chemise rouge contaminée ôte le gant inexplicablement pour se gratter ou quelque chose de ce genre, après bien sûr avoir tripoté la zone contaminée, malgré la situation anormale et les cadavres, et bien sûr, pas de quarantaine non plus, sans quoi pas d'épidémie et de gags stupides en guise d'épisode.

Ce n'est pas un hommage, c'est du remplissage par des gens qui ne savent pas écrire de la Science-fiction, encore moins du space opera (militariste) et comptent donner le change avec de la sitcom et du soap.

*

Comment pourrait-il venir à l'idée à LaForge d'ôter son badge, juste pour qu'il ne puisse pas être localisé ensuite.
Pourquoi l'Ordinateur ne sonne pas une alarme dès qu'un membre d'équipage a un comportement anormal, comme ôter son badge pendant les heures de service en uniforme ou bien consigné à l'infirmerie ? (ou s'il se dédouble, s'il mute, s'il se retrouve avec un parasite prêt à lui jaillir de l'abdomen, s'il meurt brutalement etc. comme dans Space 1999 aka produit plus de 13 ans auparavant.

N'importe qui peut entrer et sortir de l'infirmerie à volonté, par exemple
Spoiler : :
pour tripoter patients, patientes et autres petits enfants dans leur sommeil, comme en Angleterre et en France (donc je suppose aux USA) y compris encore au 21ème siècle où le personnel laisse un sale gamin entrer dans la salle des prématurés pour sortir un bébé de son berceau et lui exploser la tête contre le sol, et c'est encore une fois la faute à personne ?


Nous sommes censés vivre une utopie, pas une dystopie presque aussi barbare que la réalité présente du 20ème au 21ème siècle. :cartonrouge:

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