Star Trek NG S01E04: Le code de l'honneur (1987)

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Star Trek NG S01E04: Le code de l'honneur (1987)

Messagepar Greenheart » Mar 28 Avr 2026 14:37

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Star Trek: The Next Generation S01E03: Code of Honor (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : code de l'honneur.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Le code de l'honneur.

Diffusé aux USA à partir du 12 octobre 1987 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry, également scénariste avec D.C. Fontana. Avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, John de Lancie, DeForest Kelley, Colm Meaney. D'après la série télévisée Star Trek crée par Gene Roddenberry

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Carnet de bord du capitaine, date stellaire 41235.25. Notre position, la planète Ligon II, source d'un vaccin rare nécessaire à la planète Styris IV de la Fédération. La Flotte Stellaire m'a donné pour instruction d'engager une visite amicale et d'ouvrir les négociations pour un traité en vue d'acquérir cette substance médicinale.

Sur la passerelle de l'Enterprise, Laforge, au poste de navigation, annonce : "Orbite standard, Monsieur." Puis, de son fauteuil de second, Riker annonce : "Appel du Lieutenant Yar depuis le quai de chargement, Monsieur : prêt à téléporter à bord la délégation Ligonienne de bienvenue." Ce à quoi le capitaine Picard répond : "En route." Et de se lever, imité par Riker et la conseillère Deanna Troi.

PIcard lance au passage dans le dos de l'androïde Data : "Vous avez la barre, Monsieur Data." Les trois officiers entre dans l'ascenseur attenant à la passerelle, et à l'intérieur, Picard annonce à l'ordinateur de bord : "Cargo 1". Puis il commente à l'attention des deux autres officiers : "Ceci devrait être une expérience intéressante."

Riker répond : "J'approuve." Étrangement, Deanna Troi semble faire la grimace, tandis que Riker poursuit : "Non seulement ils sont pratiquement humanoïdes ; mais leur histoire a de remarquables similarités avec la nôtre." Deanna croit alors bon de préciser : "Une société hautement structurée et ils sont excessivement fiers."

Puis voilà le trio d'officiers qui débarquent dans la soute de déchargement. Picard s'arrête devant Tasha pratiquement au garde à vous, qui déclare immédiatement : "Ils ont insisté pour utiliser leur propre équipement de téléportation, Monsieur." Ce à quoi Picard répond : "Ce sont leurs coutumes, Lieutenant ; ont-ils nos coordonnées ?" Picard reprend sa marche en avant et Tasha le rejoint : "Ils les ont, Monsieur, précisément. Et ils attendent votre signal."

Picard et Tasha s'arrêtent à quelques pas d'une espèce de cible au sol dans un espace un peu dégagé de la soute où sont par ailleurs entreposés divers caisses et bidons. Picard fait tinter son badge-communicateur et annonce à la radio : "Ici le Capitaine Picard à bord du vaisseau Entreprise de la Flotte Stellaire ; s'il vous plait, faites-nous l'honneur de visiter notre vaisseau."

Et le temps d'un scintillement de quatre colonnes de taille humaine, apparaissent une espèce de calife des mille et une nuits enturbanné vêtu de soie bleue semée d'or, flanqué de ses quatre gardes-lanciers dont un portant en plus un tapis, les gardes étant vêtus de pantalons bouffants, ceinture et turban à diadème bling bling, tous semblant importés d'Afrique noire absolument terrienne, à la moue méprisante. Humains d'apparence, et pas seulement humanoïdes, à moins d'un appendice différent caché par leurs pantalons bouffants.

Le garde qui portait le tapis roulé le dépose devant l'espèce de calife, qui donne un coup de pied dedans pour dérouler le tapis sur son chemin. J'aurais cru que ses domestiques lui auraient épargné cette affront, ou qu'il aurait attendu que Picard ou Deanna, ou Tasha, ou même Riker déroulent eux-mêmes le tapis en avançant à quatre pattes devant eux : ils sont très fiers, et il faut respecter les coutumes de ses invités, non ?

Alors le calife fait un pas de côté : c'était en fait lui le domestique, et une dernière colonne scintillante fait apparaître un afro-américain de plus grande taille, au costume plus kitch encore. Le lieutenant Yar se retient visiblement de ne pas éclater de rire. Riker préfère incliner douloureusement la tête. Picard concentre son attention sur un point lointain plus à droite de la délégation et Deanna essaie de ne pas penser car elle est télépathe.

Le grand africain torse nu à collier et turban doré fait deux pas pour annoncer : "Je... suis Lutan."

D'habitude, un larbin fait ce genre d'annonce, mais les Ligoniens doivent être trop fiers pour se laisser présenter.

Sûr de lui, Picard avance pour se planter devant Lutan qui le dépasse d'une tête, et lève ses mains paume ouverte face à Lutan. Qui fait la même chose dans sa direction, mais en baissant un peu ses paumes pour à peu près les mettre à la hauteur de Picard. Puis, soudain empourpré, Picard se présente à son tour : "Capitaine Jean-Luc Picard." Puis il tend sa main droite pour que Lutan la sert et déclare : "Bienvenue à bord..." en ayant apparemment un peu de mal à décoller son regard des pectoraux exposés du grand africain.

Picard lâche enfin la main de son interlocuteur et tourne le dos à son invité de prestige, pour déclarer : "Voici mes officiers : mon second, le Commandant William Riker..."

Une seconde, comment Lutan pourrait-il présumer que Riker se trouve être le type en rouge et noir qui essaie de tenir d'un pas de côté entre les deux dames respectivement en vert et en violet ? La langue anglaise n'a pas de féminin ou de masculin, William n'est pas un prénom genré, c'est-à-dire marqué d'un suffixe d'homme ou de femme, l'ordinateur est censé traduire mais nous n'entendons pas ce qu'il raconte, et ce peut-être la traduction automatique des Ligoniens, et il n'est à aucun moment précisé si Lutan a appris à parler l'anglais ou la différence subtile entre une poitrine d'une femme féminine et celle d'un homme obèse et/ou à court d'hormones mâles.

Le chef de la délégation, le planton, et un garde n'ont pas l'air impressionné, alors Picard ajoute "Le conseiller de vaisseau en chef Deanna Troi, et mon officier de sécurité, Lieutenant Natasha Yar."

Lutan semble choqué : "Une femme ? Votre chef de la sécurité ?" Et PIcard de préciser : "Oui, Lutan, c'est son domaine d'expertise."

Et là, c'est au chambellan et à Lutan d'avoir l'air sur le point d'éclater de rire. Néanmoins Lutan s'incline très légèrement : "Je suis honoré de rencontrer vos officiers en second." Puis, présentant le chambellan : "Voici mon second, Hagon ; un échantillon du vaccin." Et Hagon de tendre un boîtier tout en faisant un pas en avant.

Alors Yar bondit pour s'interposer : "Mon devoir, Lutan, je suis désolée mais il m'est requis d'inspecter..."

Hagon avance malgré tout, lâchant : "Hors de mon chemin, Femme !"

Encore une fois, comment Hagon ou Lutan peuvent-ils savoir que Tasha Yar est réellement une femme ? Après 2016 ou même avant sur la Terre, un pronom ne suffit pas, ni du maquillage, ni du rembourrage.

Alors Yar s'empare du vaccin et jette Hagon à terre. Si le garde derrière Lutan a toujours l'air accablé, Lutan déclare, gourmand : "Comme c'est intéressant ! Puissions-nous nous montrer aussi surprenants à votre égard."

Ce qui n'a pas l'air de rassurer Yar du tout. Et Lutan de ricaner. Yar s'empresse de regarder si le contenu de la boîte valait la peine de détrousser et d'offenser le second de Lutan, une fois de plus sans respecter la moindre procédure de quarantaine ou de prudence alors qu'un vaccin par définition est un agent infectieux affaibli pour apprendre à l'avance au système immunitaire à se défendre. Par ailleurs la Fédération compte aussi des planètes non humaines, et rien ne dit qu'un vaccin pour Styris IV n'est pas mortel pour les humains, ni que le flacon du vaccin ne fuit pas.

Deanna remarque à voix haute pouvant s'entendre à travers toute la soute : "Si je puis suggérer, Monsieur : pas d'excuse ; de leur point de vue, cela nous affaiblirait."

Alors Tasha se retourne et tend la boîte refermée : "Rien de caché, Capitaine ; auriez-vous le souci de l'accepter ?"

Elle n'a pas de tricordeur, depuis quand un simple examen visuel permet de détecter un piège dans une boite extraterrestre du 24ème siècle ?

Lutan intervient, poings sur les hanches : "A moins que vous ayez le souci de l'examiner plus attentivement ?"

Picard répond avec un sourire sans les dents : "Absolument pas." Il prend la boîte déjà tripotée et violée par Yar et la brandit : "Cet échantillon vaccinal est le don de la vie nous sommes honorés de le recevoir."

Le don de la vie ? Les lIgoniens auraient-ils fait un don de sperme ?

Puis, comme Picard revient à la hauteur des pectoraux de Lutan, toujours en brandissant la boite : "Vuodriez-vous nous faire l'honneur additionnel à présent de vous divertir ?"

Lutan répond rapidement, toujours gourmand : "Oui, oui, s'il-vous plait, préparez ça : nous vous rejoindrons sous peu."

Comme Picard s'éloigne, Hagon se retourne et demande à Lutan, toujours sur un ton qui doit logiquement s'entendre dans la totalité de la soute : "Je supplie de me pardonner !" Lutan l'arrête d'un geste conciliant : "Ce sont d'étranges choses extraterrestre, vous n'avez commis aucune faute..." Hagon est choqué : "Mais la femelle ?" Lutan pose alors sa paume puis son poing sur l'épaule de Hagon pour compléter : "... pourrait être exactement ce dont j'ai besoin.

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Re: Star Trek NG S01E04: Le code de l'honneur (1987)

Messagepar Greenheart » Mar 28 Avr 2026 14:44

En quelle année sont nés ces scénaristes ? On dirait la transposition d'une nouvelle d'aventures des années 1880, et encore.

Et quels âges ont-ils et quel âge pensent-t-ils que les spectateurs ont ?

Depuis quand reçoit-on des hauts-dignitaires dans une soute à bagages ? Pourquoi personne n'a évoqué un quelconque protocole avant de passer à l'action ?
Si le téléporteur filtre les bactéries et les virus et les parasites du tapis ou des corps de la délégation, pourquoi n'a-t-il pas confirmé le contenu de la boite à vaccin sans que Tasha ait besoin de zyeuter ?
Depuis quand l'officier de sécurité inspecte la petite boite et laisse des lanciers se planter à portée de son capitaine ?
Pourquoi les ligoniens si fiers n'ont-ils pas de protocole plus prétentieux et tape à l’œil ?
Pourquoi Riker n'a-t-il pas la place de se planter entre Yar et Troi, et pourquoi n'a-t-il pas fait de pas en avant comme Picard le présentait ?

Et le cirque de cet épisode ne fait que commencer... :roll:

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Re: Star Trek NG S01E04: Le code de l'honneur (1987)

Messagepar Greenheart » Ven 1 Mai 2026 08:48

Trente ans plus tôt, ça castagnait autrement plus fort dans les Mystères de l'Ouest.
Je suppose que l'épisode est supposé démontrer les performances au combat de Yar, or l'actrice semble à peine débuter dans les arts-martiaux.
L'hologramme semble être joué par un vrai expert en arts martiaux. Les autres sont complètement à côté de la plaque, ce qui est invraisemblable au vu du genre de régime qui est mis en scène.
Dans le combat final, elle est partiellement doublée par une femme qui ne lui ressemble pas beaucoup, malgré la perruque et la même corpulence.

Cela fait aussi penser au très court scénario d'une ou deux planches de Flash Gordon dans les années 1930 ce qui colle avec la jeunesse de Roddenberry.
Sauf que dans Flash Gordon il n'y avait pas d'extraterrestres africains : ils étaient bleu, orange, vert etc. donc quand bien même ils étaient habillés à l'antique ou comme au moyen-âge, plus difficile de hurler au cliché raciste.

Est-ce qu'il est raciste de mettre en scène des barbares qui se divertissent avec des combats à mort de femmes (ou d'hommes, ou d'enfants) ?
Non, ça existe depuis toujours et ça existe encore aujourd'hui, partout sur la planète, peu importe la couleur de peau des organisateurs et du public.
Est-ce que les fiers officiers de la Fédération choisissent leur carrière pour assister autant que possible à des mises à morts sur des planètes extraterrestres que l'on n'est pas censé voir facilement sur la Terre ou à bord de la Flotte Stellaire humaine ? Ou faire mordre la poussière impunément aux gens qui vous offrent leur vaccin ?

En ce qui me concerne, le racisme de l'épisode est de présenter les Ligon comme stupides, fautes de dialogue, de société et de caractérisation.
Les relents racistes découlent aussi du manque terrible de budget : on se croirait dans un clip des années 1980 du genre The Lion Sleeps Tonight de Tightfit ou je ne sais quel autre zoulouxploitation.

Les femmes auraient dû se battre à mort en monokini si l'on suit la logique de l'épisode, mais bien sûr cela ne risquait pas vu censure causée par la diffusion de la série en "syndication", c'est-à-dire rediffusion sur les télé locales US aka dans la cambrousse et le fait que Star Trek (NG) est, peu importe le baratin, pensé comme une série pour les gamins et pour faire vendre des jouets : à la manière des séries de Roddenberry ou d'Irwin Allen, la production joue avec ses acteurs comme avec des figurines articulées, et avec une écriture de gamins en train de rejouer ses séries, films, couvertures de magazines ou ses bandes-dessinées préférées --- tout en n'ayant jamais su lire ou écrire pour de vrai : c'est merveilleux sur le moment, beaucoup moins captivant à la revoyure.

Spoiler : :
Comparez avec les combats et bagarres et autres "spectacles" de la série Spartacus d'antan, ou la vie des couples dans True Blood, si vous avez l'âge bien entendu pour regarder ces séries STARZ ou HBO.


Par ailleurs nous savons déjà que les scénaristes et les producteurs de la série n'écrivaient pas pour durer : ils pariaient sur l'annulation de la série, et le budget maigre était probablement détourné comme c'est pratiquement toujours le cas. Seulement depuis les années 1950 où le budget incluait des foules de figurants, des cascadeurs digne de ce nom et des extérieurs, l'Amérique (et le reste du monde) s'est considérablement appauvrie au profit d'une extrême minorité...

... et les budgets toujours détournés davantage ont, décennie après décennies, cessés de permettre de présenter à l'écran l'équivalent d'un"grand film" en plus court, ou de simplement l'équivalent d'illustrations animées fidèles au contenu des pages des romans ou bandes-dessinées de référence. Pour la bande-dessinée d'avant la mode des mangas (où les décors peuvent ne plus être dessinés du tout et les personnages photocopiés d'une bd à l'autre), c'est terriblement flagrant.

Jusqu'à arriver en 2026 où rien de ce qui est streamé ne vaut le temps de le regarder à de très rares exceptions près, parce que personne n'investit le temps, le budget réel, et surtout le talent pour produire ce qui vaut la peine et crée de nouvelles sources de revenus (les romans dérivés, etc.) : tout n'est que poudre de pixel aux yeux, qui mérite effectivement de supprimer massivement les emplois et les droits dérivés des gens qui se gavent sans travailler pour de vrai. Mais une grande partie des "artistes" n'ont pas le choix de ne pas faire de la m.rde artificielle, parce que les investisseurs (aka les plus riches) leur impose ce suicide artistique.

***
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