Star Trek NG S01E11 FR S01E10: Haven (1987)

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Star Trek NG S01E11 FR S01E10: Haven (1987)

Messagepar Greenheart » Lun 18 Mai 2026 17:02

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Star Trek: The Next Generation S01E11: Haven (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Havre.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Haven.

Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.


Diffusé aux USA à partir du 30 novembre 1987 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Carnet de bord du capitaine, date stellaire 41294.5 : Notre destination, la planète de classe M (NDT habitable) Beta Cassius, connue simplement comme Haven (NDT Havre) ; c'est un monde tellement renommé pour sa beauté paisible que certains le croient avoir des pouvoirs mystiques de guérison ; nous nous y reposerons et relaxerons, bien que trop brièvement, je le crains.

Picard, admirant la planète Haven depuis l'écran holographique de la passerelle, déclare en descendant la pente légère moquettée : "Quel monde merveilleux ! Les légendes disent qu'il est connu pour réparer les âmes et guérir les cœurs brisés." De sa console de Navigation, l'androïde Data lui répond : "Des légendes qui sont totalement infondées, Capitaine."

Limite vexé, Picard répond d'un petit air supérieur : "Ce sont les légendes de ce genre qui épicent l'univers, Monsieur Data, parce qu'elles ont une façon de parfois se vérifier."

Ailleurs, ou plus spécifiquement dans les quartiers du commandant en second Riker, une jolie rouquine et une blondasse en toges bling bling sourient à Riker tout en tripotant les cordes de leurs petites harpes de métal, qui pourraient tout aussi bien leur servir à tuer quelqu'un en combat singulier. Heureusement, pour elles et pour Riker qui leur sourit renversé sur un fauteuil, jambes croisées, --- ce sont des hologrammes. Mais vu le niveau technologique de l'Entreprise, cela ne veut pas dire que leurs coups seraient sans conséquence.

En tout cas, leur musique, tenue et sourires lui font de l'effet : ses doigts pianotent dans le vide, puis Riker croise les bras et renverse sa tête, fermant les yeux et souriant largement, s'étreignant lui-même renversé sur son fauteuil... Mais Riker rouvre subitement les yeux et perd son sourire quand Tasha Yar de la sécurité interrompt son loisir par interphone : "Lieutenant Yar pour le Commandant Riker : votre présence est requise dans la chambre de téléportation (numéro) 1."

Riker pousse un soupir audible, sans doute sa manière à lui d'articuler à l'interphone : "Ici Riker, bien reçu, en chemin." Il décroise ses jambes, se relève lentement pour ne pas brutaliser son dos déjà blessé par trop de levage durant sa jeunesse, et les jolies harpistes de l'hologramme semblent maintenant ouvertement se ficher de sa figure. Riker déclare en se tournant vers ses escortes à échelles 1:2 "Désolé, Mesdames." Et de les zapper d'une télécommande. Et Riker d'ajouter : "Le devoir m'appelle."

Finalement, la porte que prend Riker donne dans le couloir, et, l'air contrit, Riker se présente à Tasha Yar qui attendait en salle de téléportation supposée numéro 1, pour lui demander : "Vous aviez besoin de moi, Lieutenant." Yar répond en balançant ses bras, toujours aussi spécifique : "Oui, Monsieur : il y a un objet d'une certaine sorte téléportée depuis Haven jusqu'ici."

Riker, qui logiquement, apprécie la précision, demande : "Qu'est-ce que c'est ?" Et comme à chaque fois dans cette première saison, on lui répond encore plus spécifiquement : "Nous n'en sommes pas sûrs."

Le technicien lambda à la console de téléportation précise, lui, que l'approbation de la station de téléportation arrive à l'instant. Pour Tasha Yar, le fait que l'Enterprise D n'ait toujours pas autorisé ni vérifié le contenu de la téléportation ne pose aucun problème : "D'accord, importons-le." Scintillement et carillon, et sur la plate-forme de téléportation se matérialise une espèce de coffre argenté avec un visage inquiétant apparemment sculpté à l'avant.

Riker et Tasha s'avancent bien sûr, parce que ça brille et qu'ils ne savent pas ce que c'est. Tasha Yar, plus rapide que Riker (le dos...), s'est précipitée pour se mettre à quatre pattes ou à genoux devant le coffre, son propre visage presque à la hauteur du visage apparemment sculpté sur le devant du coffre argenté.

Riker, lui, s'est contenté de poser une botte sur l'estrade de téléportation, et penché en avant, l'avant-bras posé sur la cuisse, déclare : "Drôle d'allure."

Rien ne se passe, personne ne bouge, et voilà-t-y pas que Deanna Troi débarque à son tour en salle de téléportation numéro un, poitrine décolletée en avant. Elle voit le paquet, et déclare, en excellente demi-télépathe : "Qu'est-ce qui se passe ?"

Mais aux mots de la conseilleur Troi, le visage argenté sculpté sur le devant de la caisse ouvre des grands yeux injectés de sang et déclare bien fort : "Je tiens un message pour Deanna Troi." Un coup d'oeil à gauche, un à droite. "Lwaxana Troi et l'honorable famille Miller arriveront bientôt." Et de plus en plus hystérique, la tronche d'argent ajoute : "Le jour momenteux est à portée de main, réjouissez-vous !!!"

Et la tronche de fer blanc d'éclater de rire, fermer ses yeux, et d'arborer ensuite l'expression de quelqu'un qui souffrirait juste après quoi d'une remontée acide.

Riker s'est retourné vers Troi, de l'air de dire : Qu'est-ce que tu nous as encore fait ? Mais Troi semble au bord des larmes, secoue la tête, recule en soupirant, et répond toujours très spécifiquement : "Non... non !" Parce que les officiers de la Fédération sont toujours aussi précis quand ils ont quelque chose à dire.

Riker la regarde en biais, Tasha Yar chargée de la sécurité réactive reste assise au bord de la plate-forme avec une jambe repliée d'une telle manière qu'en cas d'urgence, elle se fera forcément un croche patte à elle-même et une luxation du coccyx en essayant de bondir.

Riker demande, toujours l'air soupçonneux et de reproche : "Qu'est-ce qui se passe ?"

Mais avant que quiconque ait pété, la caisse se lâche et le visage grimaçant largue de la verroterie et des colliers perlouses Barbie. Bien entendu, Tasha Yar se jette dessus en s'exclamant : "Des joyaux !!! Regardez-moi ces joyaux..."

Alors Troi se rappelle enfin qu'elle a un boulot à bord de ce vaisseau : "Ce sont des cadeaux d'attachements... Ce que vous appelleriez, des cadeaux de mariage."

Et tandis que Tasha fait mine de jouer avec un collier pour plus facilement l'empocher discrètement, Riker demande, parce que c'est vraiment la seule question à se poser à ce moment-là : "Qui se marie ?"

... Et Deanna Troi de s'enfuir de la salle de téléportation dans le couloir en agitant ses bras.

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Re: Star Trek NG S01E11 FR S01E10: Haven (1987)

Messagepar Greenheart » Lun 18 Mai 2026 17:25

Encore un épisode où la production n'avait que deux intrigues A et B, aucune ne tenant la route pour l'épisode de 45 minutes entier.
La nouveauté, c'est que cette fois, l'intrigue A se résout grâce à l'intrigue B, d'une manière, comme d'habitude avec cette saison et comme déjà vu dans la série originale, plutôt cynique.

Comment la Fédération se laverait-elle les mains du mariage forcé d'un de ses officiers citoyens. Vrai, nous ne parlons que d'esclavage et de viol à vie, mais du moment que c'est la tradition des autres, sûr que cela s'impose à la totalité des citoyens de la Fédération, et en particulier de l'équipage entier de l'Enterprise.

Or donc, les Borgs n'avaient qu'à déclarer que leur tradition exigeaient que chacun d'entre eux épousent les membres d'équipage et de la Fédération, et que l'attachement génétique commence !!! Joie !!!!

De même, l'intrigue B aurait pu, à elle seule, produire un récit de space opera on ne peut plus pertinent, car dans la réalité, le même problème se traduirait par un débarquement massif de réfugiés atteints d'Ebola et autres précieuses chances pour la totalité de la planète ou du pays ainsi submergé.

Mais pas question de raconter ce genre d'histoire - pas le niveau d'écriture, ou mal vu des annonceurs vendeurs de pizzas et de médocs pour digérer les dites pizzas.

Donc en avant pour la bouffonnerie et essentiellement de la situation comique aux gags pompés sur une infinité de sitcoms et de films précédents.

Avez-vous remarqué à quel point les convives du banquet sont serrés les uns contre les autres ? Ce n'est pas la tradition bétazoïde, et en aucun cas une question de confort ou pour faciliter le service (aucun ne s'est levé pour remplir son assiette ou passer un plat), c'est seulement parce que la production serait incapables de cadrer à son goût les protagonistes sinon. Et bien sûr, personne ne mange, tradition des tournages car la nourriture est en réalité immangeable à cause de la chaleur des projecteurs.

Comment Data n'aurait-il jamais eu à un manuel de bonne manière, ou à des fictions citant une variété de "chamailleries mesquines" de tables ou d'ailleurs ? Qu'est-ce qu'il fiche au banquet au lieu de rester à son poste ? Pourquoi les trois officiers supérieurs sont en train de faire autre chose que de veiller sur la bonne marche du vaisseau.

Et dans le même temps, une clownesse de plus, la voix de l'ordinateur réincarnée en la mère bétazoïde 100% télépathe, jouée par Majel Barretts, l'épouse légitime du créateur de la série, qui avait déjà décroché son premier rôle dans Star Trek Original de la même manière, mais le pilote avait été refusé et son personnage de capitaine en second aux cheveux noirs avait été refusé, et elle s'était retrouvée reconvertie en infirmière blondasse amoureuse transie de Spock le demi vulcain ayant juré de n'avoir aucun sentiment comme son père (qui pourtant avait épousé sa mère humaine).

En conclusion, les intrigues de Space Opera fonctionnent à peu près, ce qui est la seconde fois de la saison, l'épisode est plaisant à regarder les premières fois. Puis les défauts sautent aux yeux et aux oreilles, le cynisme et les ficelles tirées à toutes forces pour ne pas avoir à raconter le plus intéressant, voire le plus brillant des épisodes. Ce qui était objectivement possible à chaque épisode avec de tels moyens.

Le côté télépathique, comme les prémonitions évoquées appartiennent au seul domaine fantastique : ce n'est jamais rationalisé en lois pseudo-scientifique, ou irrationalisé en lois surnaturelles qui se vérifieraient constamment à travers la série : la production fait progresser l'épisode comme ça l'arrange, et force le dénouement en faisant dans ce cas une pierre deux coups :

Spoiler : :
Troi doit se marier de manière forcée et abandonner son chignon et son décolleté de rigueur ? aucun problème, livrons son promis à une mort certaine atroce tandis que la Fédération l'envoie seul trouver un remède à une maladie à laquelle personne donc la Fédération, n'a jamais trouvé de remède. Tout cela parce qu'une blondasse super télépathe et atteinte d'une super-maladie sexuellement transmissible a réussi à le détourner de son mariage en le séduisant depuis avant sa puberté, parce que ça aussi, c'est normal dans la Fédération du 21ème siècle.

"Nous avons ce pourquoi nous sommes réellement venus" (en orbite de Haven)
Sic le capitaine Tarellien après avoir réussi à capturer le fiancée de Deanna Troi, et l'avoir forcé à dévaliser l'infirmerie de l'Enterprise, incidemment même pas fichu de téléporter le matériel nécessaire aux soins.


Heureusement, il y aura des meilleurs épisodes. C'est mon mantra en ce moment.

***
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