Star Trek NG S01E14 FR S01E13: Angel One (1987)

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Star Trek NG S01E14 FR S01E13: Angel One (1987)

Messagepar Greenheart » Dim 24 Mai 2026 08:59

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Star Trek: The Next Generation S01E14: Angel One (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Ange 1 = première planète du système solaire Ange.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Angel One.

Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.


Diffusé aux USA à partir du 25 janvier 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Carnet de bord du capitaine, date stellaire 41636.9 : comme craint, notre examen du cargo de la Fédération Odin déjà en retard de sept années, naufragé après sa collision avec un astéroïde, n'a révélé aucun signe de vie ; cependant trois capsules de survie manquaient, suggérant la possibilité de survivants.

De sa console de pilotage sur la passerelle de l'Enterprise D, Geordi La Forge annonce : "Prêt à entrer en orbite d'Ange 1, Capitaine." Et Picard de répondre : "Faites, Monsieur La Forge." Puis Picard ajoute : "Quel genre d'endroit c'est, Data ?" Et aussitôt Data passe en mode wikipédia : "Ange Un est une planète de classe M (NDT : habitable par les êtres humains), Monsieur, hébergeant une flore et une faune carbonée, peuplée avec parcimonie par des formes de vie intelligentes. Elle est similaire en terme de développement technologique au milieu du 20ème siècle terrien."

Geordi La Forge commente avec autant de lucidité visuelle qu'un aveugle de naissance peut le faire : "Un peu comme être naufragés à la maison."

Riker répond à La Forge : "... en supposant qu'un quelconque des survivants soit arrivé vivant jusque là-bas." Et cela a l'air d'amuser Tasha Yar au-dessus de lui à son poste de sécurité, à moins que, vu la manière dont elle se balance d'un pied à l'autre tout en serrant ses bras contre elle, elle ait surtout envie de pisser.

Riker concède néanmoins : "Il est admis qu'il s'agit bien de la planète la plus proche du Odin : Parcourir la distance que nous avons couverte en deux jours à vitesse de distorsion Une, aurait pris à une capsule de survie du Odin cinq mois."

Data spécifie : "Cinq mois, six jours, onze heures, trente minutes..."

Riker intervient : "Merci Data !"

Et Data de désobéir à un ordre direct d'un officier supérieur pour achever : "Et 57 secondes."

Sur ces entrefaits, Tasha Yar intervient depuis sa console de sécurité : "Capitaine, nous recevons un signal audio d'Ange Un."

Malin, Picard s'était tenu à côté de Tasha Yar, comme s'il savait d'avance qu'ils allaient recevoir ce message, intervient : "La Flotte Stellaire exige que nous maintenions des relations diplomatiques excellentes avec cette planète." Il ajoute : "Monsieur Data, y-a-t-il n'importe quelle autre information pertinente avant que nous répondions ?"

Data oblige avec une réplique d'exposition de plus : "Angel Une a évolu en une oligarchie constitutionnelle : elle est gouvernée par un corps parlementaire consistant en six dominae (NDT pluriel de Domina, maîtresses de maison, cheffes) élues et dirigé par une femme à laquelle ils se réfèrent comme Celle qui a été élue..."

Troi se décide enfin à l'ouvrir, mais c'est pour du beurre : "Cela sonne comme sur ma propre planète."

Ce à quoi Worf, à qui personne n'a rien demandé à bord, répond : "Les Klingons apprécient les femmes fortes."

Mais comme la ligne de dialogue d'exposition de Worf s'arrête là, le klingon se détourne précipitamment et le brave prend la fuite.

Goguenard, Picard demande un supplément de vagues précisions : "A quel point cette information est actualisée, Monsieur Data ?"

Et DataWikipedia répond, toujours en s'adressant davantage au spectateur qu'au capitaine qui devrait déjà connaître ce dossier sur le bout du doigt, vu qu'il a déjà mis sept années à répondre au S.O.S. du cargo Odin : "Un vaisseau de la Fédération a visité pour la dernière fois cette planète il y a soixante-deux ans."

Picard, très concentré, intervient, vraisemblablement pour rallonger encore le dialogue d'exposition et jouer la montre avant la prochaine pause publicitaire : "Conseiller, comme il s'agit d'une société dominée par les femmes... Vous pourriez souhaiter initier le contact."

Deanna se contente de répondre avec un petit sourire en coin qui pourrait être très mal interprété : "Merci, Monsieur." Ce à quoi, sans qu'on lui ait rien demandé non plus, Tasha Yar déclare : "Ouverture des fréquences d'appel."

Et voilà Deanna Troi toujours assise dans son fauteuil qui se met à parler comme s'il y avait quelqu'un qui l'écoutait sur Ange Une (de poitrine), ce dont elle n'a aucune confirmation, et surtout sans aucune standardiste pour lui annoncer sur la planète que son ou sa correspondante est bien en communication.

Deanna Troi ouvre donc la bouche : "Ici la Conseillère Deanna Troi de l'USS Enterprise."

Une voix de femme constipée répond aussitôt dans l'interphone : "Je suis Beata (NDT : ça veut littéralement dire, "la bouche ouverte" en latin), celle qui a été élue.

Bouche Ouverte ajoute, très professionnelle : "Comment pouvons-nous vous assister, Conseillère ?"

Deanna Troi hésite, sans doute parce qu'elle sent qu'elle va encore débiter du dialogue d'exposition : "La Fédération a négligé de visiter votre planète depuis bien trop longtemps..."

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Re: Star Trek NG S01E14 FR S01E13: Angel One (1987)

Messagepar Greenheart » Dim 24 Mai 2026 13:45

Une tentative très mal embarquée de représenter un prétendu choc culturel et des "utopies" supposées faire réfléchir le spectateur tandis qu'il cuve sa bière et tente de sa pizza avec un max de médocs.

Ne riez pas : selon le producteur Herbert Wright, il s'agissait de méditer sur l'Apartheid en Afrique du Sud d'alors, les hommes représentant l'envahisseur zoulou, les femmes donc représentants les blancs qui avaient découverts et construits le pays, après avoir massacrés les Boers qui étaient arrivés les premiers, notamment dans les premiers camps de concentration moderne bien entendu construits au nom de Sa Majesté la Reine, inspirant glorieusement les nazes du même pays d'origine que la famille royale d'Angleterre, leur soutien initial.

Sur le tournage, Patrick Stewart (Picard) et Gates McFadden (Beverly Crusher) étaient furieux d'avoir à illustrer les préjugés sexistes des uns et des autres.

L'épisode aurait en effet eu beaucoup plus (trop) de poids si par exemple Angel One avait été une planète esclavagiste où des noirs méprisaient leurs esclaves blancs et l'équipage (de fait dans l'épisode blanc) débarquait pour récupérer des naufragés (blancs). Maintenant le résultat n'aurait pas été plus glorieux, car il faut avoir de vrais scénaristes et zéro hypocrisie pour mettre en scène ce genre de monde. Or, si vous avez déjà remarqué à quel point la Fédération rampe devant les dictatures, le trafic d'êtres humains et les comportements nuisibles de ses interlocuteurs extraterrestres, première directive ou pas, et autres "nous ne sommes pas des dieux, donc nous allons vous laisser crever et partir très vite, vous oublier et débarquer sur la planète bordel suivant de notre grand tour..."

... ça dérape dès l'entrée du carnet de bord du capitaine : dans les épisodes précédents, l'Enterprise fonce à vitesse de distorsion de missions urgentes en mission urgente, et quand le cargo Odin est coulé, il lui faut sept ans pour partir à sa recherche, et tout seul encore, même pas à coups de sondes automatiques ou de myriades de drônes qui aurait très bien pu suivre les traînées et dérangements causés par les capsules de survie, avec en prime une planète en contact avec la Fédération depuis soixante ans, qui ne sonne même pas l'alarme quand les survivants commencent à menacer leur "civilisation" (ou absence de).

Et aucune des femmes dominant la planète n'a la moindre compétence ou carrure pour un matriarcat qu'elles prétendent incarner. Et personne ne semble se rappeler de ce que les vrais matriarcats historiques de la Terre ont causés : ce sont des dictatures aussi névrosées et psychopathes que les patriarcats, parce que dans les deux cas, c'est attribuer arbitrairement et sans contre-pouvoir, tous les pouvoirs pour avoir un vagin ou une bite, presque toujours dans un état de décomposition et de pestilence plus ou moins avancé. Le pouvoir absolu corrompt absolument, le pouvoir sexuel absolu ne conduit qu'à la barbarie, et sur ce point la série Spartacus original p.rno chic de STARZ est un sommet absolu de pertinence en comparaison de cet épisode navrant.

Une fois de plus, les héros passent pour des clowns. Picard qui envoie Troy contacter un matriarcat, au lieu d'envoyer Troy et la doctoresse Crusher, qui incidemment aurait été nécessaire selon ce qui restait des survivants du cargo Odin. Egalement pitoyablement, et c'est un gag répétitif : pour empêcher Picard de récupérer les survivants point barre, ou un gamin abusivement condamné à mort etc. la production invente une épidémie holographique, ce qui revient à inventer un problème de téléporteur magique etc.

Alors même que dans l'épisode précédent, Will Crusher expliquait à Data que le rhume était une maladie oubliée selon sa mère.

Donc dans cette production, personne ne lit les scripts dans l'ordre, mais nous savons déjà d'après les documentaires et témoignages que ce qui se passait pendant la production de la première saison était relativement grave, et la qualité d'un récit de space opera militaristique digne de ce nom certainement pas prioritaire. Voilà pourquoi l'arrivée de la concurrence de Babylon V va vraiment déranger la routine des séries Star Trek, parce qu'en réalité, ils étaient très, très peu à savoir lire et écrire de la Science-fiction, donc à savoir ce qu'il fallait raconter pour satisfaire pour de vrai n'importe quel sorte de spectateurs, et livrer des épisodes dont les sujets et le traitement résonneraient fortement et resteraient appréciés du spectateur, quel que soit le nombre de rediffusion.

Alors comment et pourquoi ce naufrage permanent a pu fasciné suffisamment pour gagner une seconde saison ?

En ce qui me concerne, j'ai découvert ces épisodes en allemand, que je comprenais vaguement : ma propre inspiration SF complétait l'intrigue et les dialogues. Le doublage français aurait pu ainsi rattraper l'inanité des scripts, jusqu'à un certain point.

Au fil des épisodes, je constate que visuellement, mis à part des gags foireux de la production qui peuvent facilement échapper au spectateur à moins de pauser l'image, les décors et le monde transposés de Star Trek La Série Originale, et les effets spéciaux très corrects en particulier pour l'époque et refaits pour la HD, émerveille toujours, malgré la stupidité occasionnelle des dialogues et des situations : Roddenberry s'est cramponnés aux rideaux, et malgré un budget limité au point de ne pas nourrir les acteurs sur le tournage, il a eu raison, d'un point de vue des attentes en matière fantastique de ses spectateurs.

Chaque sujet d'épisode, chaque intrigue aurait pu être infiniment mieux traitées, donc la Nouvelle Génération ne va gagner le cœur des spectateurs, que sur ses promesses, les attentes exacerbées, les fan-fictions bourgeonnantes ou si vous préférez, les spectateurs qui s'imaginent que "Mais alors, on pourrait aussi raconter ça, et ça, et ça aussi et les héros pourraient faire et dire ça, et ça serait génial !"

Or il n'y a pas beaucoup de séries d'alors ou de maintenant capables d'enflammer les imaginations à ce point.

***
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