Star Trek NG S01E20 FR S01E19: Gloire et patrie (1987)

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Star Trek NG S01E20 FR S01E19: Gloire et patrie (1987)

Messagepar Greenheart » Sam 6 Juin 2026 14:12

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Star Trek: The Next Generation S01E20: Heart of Glory (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Cœur de gloire.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Gloire et patrie.

Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.


Diffusé aux USA à partir du 21 mars 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Sur la passerelle de l'Enterprise D où personne ne semble particulièrement occupé, Worf le lieutenant klingon, signal depuis la console tactique murale tout au fond au-dessus des fauteuils de commandement : "Capitaine, une communication de la Flotte Stellaire : ils ont enregistré une perturbation dans la Zone Neutre."

A part Riker tourne la tête pour regarde son capitaine, personne ne bouge. Pensif, Picard demande plus de spécificité : "De quelle nature ?"

Worf se retourne dramatiquement pour répondre en avançant de plusieurs pas, baissant les yeux supposément sur les fauteuil de commandement en contrebas, ce qui est peu probable, vu que ces fauteuils sont surplombés par le pupitre de Tasha Yar toujours à son poste, et que Picard en contrebas ne s'est ni levé ni retourné : "Une bataille ! Dans le quadrant neuf, coordonnées zéro sept zéro point trois."

Picard voulait de la spécificité, alors des coordonnées spatiales à virgule, ça doit l'être, non ? Puis Worf précise encore davantage : "Il n'y a pas d'information sur qui y participe ; ils demande si nous pouvons enquêter."

Dans la Zone Neutre ? C'est illégal, il me semble.

Picard lâche : "Répondez : 'affirmatif'." Puis il enchaîne, cette fois-ci regardant au loin en avant, sachant que le pilote La Forge se trouve à sa droite, car apparemment la règle à bord est de ne jamais regarder son interlocuteur dans les yeux : "Monsieur La Forge."

Peut-être parce que leurs archives sont filmées en Cinérama où pour avoir l'air de regarder quelqu'un dans les yeux, vous devez regarder à côté.

Bien sûr sans se retourner (le pilote La Forge est aveugle), La Forge hoche la tête et répond : "Bien reçu, Monsieur."

Data au poste de navigation à la gauche de La Forge annonce : "Je n'ai aucun rapport sur un quelconque vaisseau de la Fédération dans cette zone, Monsieur."

Normal, c'est illégal et vous auriez été averti par les antennes qui défendent les abords de la Zone Neutre. Est-ce que quelqu'un parmi les scénaristes de cet épisode regardent leur propre série et l'original, ou en lisent au moins les scripts ?

Riker suggère, prenant une pose sexy mais inconfortable consistant à se tordre le poignet gauche en empoignant sa cuisse gauche pour se tourner vers son capitaine, tout en gardant sa cuisse droite bien écartée pour faire plus viril que son capitaine, qui lui croise les jambes comme s'il portait encore sa mini-jupe : "Ferengi ?"

Picard répond : "C'est un peu loin de leur territoire."

Comme si cela n'avait jamais gêné les Ferengi, dont je rappelle tout de même que la Fédération ignore tout à part des rumeurs ineptes et leurs deux rencontres précédentes, l'une dans un système jamais exploré, l'autre... euh, dans un système jamais exploré. Je ne sais pas si c'est un peu loin du territoire Ferengi, mais ça l'était dans les deux cas du territoire de la Fédération, apparemment.

Riker, toujours serviable, propose : "Devrions-nous séparer la soucoupe ?"

Et abandonner les femmes et enfants au premier vaisseau esclavagiste Ferengi qui les découvrirait ?

Picard, répond : "Essayons d'obtenir un petit peu plus d'informations, d'abord."

Pour changer, après dix-huit épisodes. Il a oublié de préciser, des informations spécifiques.

... à ces mots, Geordi Laforge annonce : "Trajectoire programmée, Capitaine." Picard ordonne : "Vitesse : distorsion 7."

Est-ce que le calcul de la trajectoire ne devrait pas être fait après avoir indiqué la vitesse du trajet ?

Je dis ça, moi, mais je dis rien : après tout, même sur une bête route, il y en a beaucoup qui rate le virage ou le pont parce qu'ils roulaient trop vite, ou parce qu'un arbre leur a foncé dessus, et que c'était trop drôle vu la quantité de gaz hilarant qu'ils avaient sniffé avant, tout en fumant le cannabis, et gobant les acides ramenés de la rave, tout en consultant les messages sur leur téléphone plus malins qu'eux qui leur annonçait que leur coke avait été livré et qu'ils avaient gagnés des points de réduction pour leur prochain achat de drogue en ligne. D'un autre côté, ils se n'étaient peut-être pas lavé les mains, et n'avaient possiblement pas respecté les gestes barrières.

La Forge répond : "Bien reçu, Monsieur, Distorsion 7." Et Picard de réponde : "Engagez."

Dehors, les nacelles de l'Enterprise D s'illuminent de bleu brillant, et l'image du vaisseau s'étire à l'infini en avant vers un point de l'espace étoilé. Puis, champ-contrechamp, il n'est plus étiré et ce sont les étoiles qui foncent, un peu comme les arbres sur les routes, mais dans la direction opposée à la course du vaisseau de la Fédération, toujours sur les côtés, mais sans que l'Enterprise apparemment ne slalome entre les obstacles que sa trajectoire calculée est censée éviter. D'un autre côté, passé une certaine vitesse, l'eau, l'air, et même la lumière et autres particules devraient être devenues plus dure que la pierre, si l'on essayait d'être logique, non ?

Puis, La Forge, devenu subitement hôtesse de l'air, se met à claironner : "Nous approchons à présent de la Zone Neutre."

Comme chacun sur la passerelle a pu le lire comme l'Enterprise passait les panneaux sur la route et les feux clignotants. Ne manque que les hologrammes publicitaires et quelques vaches stellaires réduites à l'état de squelettes flottant sur les côtés, et quelques buissons qui déboulent et roulent à travers l'Espace, et l'enseigne du Dernier Pub avant la fin du Monde, mais pas de la dernière pub avant la fin de l'épisode.

Soudain, Tasha Yar a quelque chose à dire de très spécifique : "Monsieur, les détecteurs indiquent plusieurs explosions récent à photon..." NDT : Tasha Yar veut dire, de torpilles à photons, ce qui ne devrait faire peur à personne étant donné que les photons, c'est seulement de la lumière. "... et l'activité de phaseur lourd."

Donc les détecteurs ont vu des éclairs et des points lumineux en mouvement dans le secteur.

Et voilà Data qui ajoute son grain de sel : "Monsieur, j'ai analysé les résidus des explosions..." Donc il a utilisé un spectrogramme, plus connu sous le nom de détecteur (en version original, Sensor). Pourquoi est-ce que le navigateur se met à dire ce que Tasha Yar aux détecteurs aurait dû dire ? Data poursuit : "Ce n'est pas d'une conception Ferengi connue : c'est possiblement Romulien."

Ahem, est-ce que tout l'équipage tiendrait compte d'une possible ferengophobie de leur capitaine ? Les Ferengi ne sont pas la seule espèce / civilisation de ce bras de la Galaxie, et depuis longtemps déjà.

D'un coup Riker et Picard semblent ce réveiller : "Voilà un nom que nous n'avons pas entendu depuis longtemps."

... à moins d'une rediffusion.

Riker, toujours le mot pour ne rien dire : "J'aurais pu continuer beaucoup plus longtemps sans l'entendre."

Message personnel aux scénaristes et au créateur de la série ?

Quelqu'un a-t-il prévenu Riker que la Zone Neutre est la zone tampon entre l'Espace Romulien et celui de la Fédération, imposé par un traité de paix visant à éviter que les deux aillent drôner les territoires de l'autre. Et que si l'Enterprise pénètre dans la zone neutre, les Romuliens attaqueront dans leur bon droit la Fédération pour rupture du traité ?

Apparemment pas. Picard déclare d'un petit air supérieur : "Si les Romuliens sont revenus dans ce secteur, nous devrions le savoir." Puis à Worf : "Monsieur Worf, une autre activité de plus ?" Et Worf de répondre : "Négatif, Monsieur."

Incidemment, Négatif n'est pas Nul, donc Worf vient de répondre qu'il y a une activité négative de plus, mais les scénaristes de l'épisode l'ignorent, parce qu'ils sont illettrés.

Picard ordonne : "Ralentissez à la moitié de l'impulsion." Et La Forge de répéter docilement : "Descendons à la moitié de l'impulsion."

Une seconde, quand sont-ils sorti de la Distorsion pour se déplacer à nouveau avec leurs moteurs à impulsions ? C'est pour un spectateur qui a vu les épisodes précédents et qui a fait un peu attention, contrairement aux scénaristes.

En fait, c'est maintenant : avec le bruit d'un ventilateur ou d'un air conditionné qu'on débranche, les étoiles cessent de filer autour de l'Enterprise D, ce qui indique que les moteurs à distorsions sont possiblement coupés, et les moteurs à impulsions possiblement branchés. Picard n'a pas dit "Passez à distorsion zéro point cinq", que je sache ?

Geordi La Forge continue de se prendre pour le cadran de vitesse et la carte routière qui aurait dû être affichée par l'écran holographique frontal de la Passerelle : "Nous entrons maintenant dans le quadrant neuf zéro sept point trois."

J'espère que cela ne fait pas trop mal au quadrant en question.

Picard murmure : "Relevez les boucliers et les déflecteurs, allez en alerte jaune."

Est-ce que ce n'était pas à dire avant de quitter la vitesse de distorsion et de pénétrer le quadrant d'une demi impulsion ?

Data annonce, toujours spécifique : "J'ai localisé un vaisseau, Monsieur ; il est à la dérive."

Picard répond : "Affichez-le sur l'écran principal." Et c'est Tasha Yar qui répond, absorbée par la complexité de la manœuvre sur son pupitre : "Bien reçu, Monsieur."

Curieusement, Tasha Yar a choisi de ne pas centrer l'image du vaisseau en question, et de la réduire le plus possible, de manière à rendre impossible le moindre examen visuel et retarder au maximum une quelconque décision, notamment en rapport avec la sécurité immédiate de l'Enterprise. Picard demande alors : "Agrandissez."

Le vaisseau, appartenant manifestement à la flotte de Battlestar Galactica, aux hublots illuminé, apparaît effectivement en occupant cette fois grosso modo un sixième de l'écran holographique géant de la passerelle.

Data signale obligeamment : "Les systèmes de maintien de la vie à bord sont en train de tomber en panne, Monsieur." Et d'ajouter : "Propulsion, navigation et toute communication, inopérantes."

Picard demande : "Une quelconque trace de l'autre vaisseau."

Comment sait-il qu'il n'y aurait eu qu'un autre vaisseau pour tirer sur celui-ci ? C'est la Fédération qui a fait le coup ?

Data répond : "Non, monsieur." Et Riker, toujours positif : "S'il s'agit d'un vaisseau romulien, il pourrait-être camouflé."

Ce à quoi Picard répond : "Dites à la Flotte Stellaire que nous entrons dans la Zone Neutre." Data répond : "Oui Monsieur." Picard ajoute : "Monsieur La Forge approchez nous un peu plus." La Forge : "Bien reçu, Monsieur." Et Picard ajoute : "Restez tous attentifs." Et tout le monde fixe alors des yeux l'écran holographique géant avant, l'air comme hypnotisés, sans tenir plus aucun compte de leurs instruments de bord.

L'écran zoome légèrement sur le vaisseau, et sans que cela n'ait révélé un détail de plus, Riker affirme soudain péremptoire : "C'est un Talarien." Et le capitaine et son second de se lever de leur fauteuil pour se tenir debout sur la Passerelle yeux braqués sur l'écran. Possiblement parce que les Talariens ont l'habitude d'avoir des jolies filles de toutes les espèces qui dansent presque nues à leur hublot pour distraire leurs poursuivants ?

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Re: Star Trek NG S01E20 FR S01E19: Gloire et patrie (1987)

Messagepar Greenheart » Sam 6 Juin 2026 14:20

Tous les épisodes à Klingons de la nouvelle génération sont plutôt barbants et toujours racistes, vu que la production a délibérément choisi de faire jouer tous les klingons par des afro-américains bronzés, selon la même tradition du space opera bon marché et illettré qui veut qu'il existe des planètes d'un seul climat et d'un seul paysage sur la totalité de leur globe, malgré l'impossibilité scientifique dès lors que ces planètes ont une atmosphère, une orbite et un soleil. Il n'existe pas davantage d'espèces qui n'ait qu'une seule couleur de peau etc.

Le ton et le niveau d'écriture de la saison a bien sensiblement changé parce que l'intrigue principale pose un vrai problème et les héros ont des vrais choix qui s'offrent à eux, quand bien même la production se sort de l'impasse qu'ils ont fabriqué par une pirouette assez douteuse. Mais il est impossible de s'en rendre compte sur la seule séquence d'ouverture, bourrée de dialogues d'exposition et de détails invraisemblables ineptes, sans oublier l'impression tenace que ni les scénaristes, ni la production n'ont réellement regardé ou compris ce qu'il y avait à comprendre des épisodes de Star Trek original ou le début de la saison : ils essaient seulement de remplir le temps de la séquence prégénérique à coups de dialogues d'exposition et de répliques disjointes, sans trop révéler de la suite de l'épisode, parce que l'intrigue A est encore une fois trop limitée pour passionner d'un bout à l'autre de la durée de 43 minutes de l'épisode.

Plus la scène surréaliste de Picard qui au beau milieu de la mission de sauvetage à bord d'un cargo en perdition dont les systèmes de survie sont en panne, dérivant dans une zone où à tout moment les Romuliens pourraient ouvrir le feu pour violation du traité --- n'arrête plus de demander des précisions techniques sur le fonctionnement de la visière de La Forge, quand bien même ils sont dans une atmosphère enfumée donc toxique, et que les communications sont parasitées et instables... au lieu de consulter le mode d'emploi en demandant à l'ordinateur de bord, si ça le branche tant que ça.

Plus en tant que capitaine, Picard devrait être au courant de comment il se fait que son pilote aveugle y voit encore quelque chose. Bien sûr, il s'agit de purs dialogues d'exposition inepte vis à vis de l'univers et des personnages, et de toute manière jusqu'au rapatriement des survivants, c'est du remplissage pour retarder l'intrigue B et C de pourquoi les klingons sont là et ce que tout le monde va bien pouvoir y faire.

Pourquoi l'équipage sur la passerelle de l'Enterprise D serait ébloui par les explosions que l'écran holographique reproduit devant eux ? Personne n'a réglé l'intensité de la luminosité pour prévenir les dommages aux yeux du personnel ? Surtout qu'une fois ébloui, la persistance rétinienne fait une grosse tâche sur le champ de vision, qui rend improbable le déchiffrage des informations sur les instruments de bord.

Comment les klingons arrivent-ils à enfiler en urgence le casque de leurs combinaisons spatiales vu tout ce qui peut se coincer de leurs longs cheveux et longues barbiches et barbes dans les dispositifs d'étanchéité aux jointures du casque et de la combinaison ?

Dans la séquence de mort à l'infirmerie, j'ai cru que la tradition Klingon était d'écraser les globes oculaires du mourant, à la Blade Runner. Puis j'ai réalisé l'agonie véritable des acteurs qui doivent supporter que les uns et les autres leur mettent leur gros doigts sales sur les paupières et dans l'orbite des yeux alors qu'ils ont déjà leur maquillage et prothèse à supporter, et tout ce qu'il peut y avoir d'irritant pour l’œil et contaminant pour les muqueuses dessus. Personne n'a enquêté sur les causes de maladies et de morts de ces acteurs maquillés de Star Trek ?

Curieusement, la tradition du cri klingon pour avertir les morts est la même que celle des profanateurs de sépulture le remake de 1978 avec Donald Sutherland, quand ils veulent alerter qu'il y a encore un être humain vivant à portée.

Autre curiosité, le chef Klingon qui fait brûler un truc pendant toute la durée de sa communication avec l'Enterprise, avec la fumée qui monte, juste pour que ça face jolie dans la lumière qui tombe du plafond.

***
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