Star Trek NG S01E24 FR S01E23 : Paris sera ... (1987)

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Star Trek NG S01E24 FR S01E23 : Paris sera ... (1987)

Messagepar Greenheart » Ven 12 Juin 2026 10:15

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Star Trek: The Next Generation S01E24: We'll Always Have Paris (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Nous aurons toujours Paris.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Paris sera toujours Paris.

Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.


Diffusé aux USA à partir du 2 mai 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Carnet de Bord du Capitaine, Date Stellaire 41697.9 : Nous sommes en route pour Sarona VIII (NDT : la huitième planète du système stellaire de Sarona) pour une permission à terre tout à fait nécessaire ; tout l'équipage a hâte de cette distraction. A titre personnel, je me suis autorisé le luxe de prendre un peu d'avance.

Et par un peu d'avance, Picard veut dire du temps libre pour transpirer en tenue d'escrime pailletée sur un des ponts de l'Enterprise D aménagé pour une compétition traditionnelle olympique avec fleuret bipant quand on touche l'adversaire. Il manque cependant un jury avec des pancartes, l'arbitre et l'équipe médical en cas de lumbago et autres joyeusetés.

Picard perd l'échange, ce qui n'est pas surprenant vu la lenteur et la lourdeur des performances des deux compétiteurs. Ils ôtent leur masque et l'adversaire que nous n'avons jamais vu à bord dans aucun des épisodes précédents, prétend qu'il a "pris l'avantage" (NDT il se serait trop avancé pour frapper Picard, et non pas, il aurait exploité sexuellement Picard), probablement parce que le capitaine Picard, seul maître à bord, pourrait le faire éjecter dans l'espace profond sur le champ, ou pire, lui mettre une mauvaise note sur instaflotte.

Mais toujours aussi urbain, Picard prétend que non, l'avantage était à son adversaire (NDT celui-ci serait resté dans les limites admises de l'allonge ou du nombre de pas pour frapper son adversaire). Picard salue son adversaire, remet son masque et l'invite à le battre à nouveau à plate-couture. Et je réalise alors que ce qu'ils sont en train de faire est quand même très dangereux, puisqu'aucun ne porte de protection à l'entrejambe. Mais peut-être sont-ils tous les deux masochistes ?

Picard avance en ferraillant avec l'adversaire, puis saisit celui-ci par l'avant-bras... Depuis quand la lutte est-elle autorisée en compétition d'escrime ? Et ils échangent leur position, une chance que personne ne porte de fil électrique comme aux Jeux Olympiques, sinon il aurait fallu La Forge et Data pour démêler les nœuds entre chaque passe d'armes.

Et à l'issue de cette nouvelle manche, c'est l'adversaire qui laisse gagner Picard en ouvrant sa garde au maximum pour que le capitaine puisse le toucher à peu près au même endroit que la fois précédente il avait touché Picard. Et l'officier, que faute de présentation, nous appellerons désormais Café con Lèche de la Botte, de déclarer alors que tout le monde ôte à nouveau son masque, comme si personne ne pouvait parler avec : "Initiative intéressante, mais de quelle technique s'agissait-il ?"

Fait-il référence au fait d'attraper l'avant-bras armé en plein milieu d'un combat sans réaliser que le fleuret pourrait dévier et plier pour revenir lui fouetter l'entrejambe, Picard répond, toujours faux humble : "La technique d'un homme désespéré." Technique également connue sous le nom de technique de l'Eunuque désespéré.

Les deux hommes se saluent à nouveau et Lèche de la Botte déclare : "Initiative intéressante, mais de quelle technique s'agissait-il ?" et Picard répond; toujours faux humble : "La technique d'un homme désespéré." ... à ces mots, Lèche de la Botte reste bouche ouverte et yeux globuleux, un peu comme un poisson collé à la paroi de l'aquarium du bureau du Capitaine alors qu'il attend en vain que Picard reçoive Deanna Troi alors que la tension à bord de l'Enterprise aurait atteint un paroxysme suffisant pour agrandir le décolleté de la demi-Bétazoïde.

Puis après un temps, Lèche de la Botte demande : "Capitaine, c'était quoi, ça ?" Et Picard de répondre : "Oh vous savez comment sont ces budgets microscopiques : nous n'avons pas eu vraiment le temps de nous entraîner, par ailleurs, comme nous ne portons pas de coque de protection, et que je suis familier des accidents de théâtre shakespeariens, j'ai pris la précaution de bourrer mon slip avant de venir tourner la scène ; par ailleurs, il y avait du Chili Con Carne au buffet de la production d'à côté où nous allons tous nous rassasier, faute d'être nourris sur ce plateau de tournage."

Picard ne prend en réalité pas la peine de répondre à Lèche de la Botte et le plante là --- non pas avec son fleuré en plein front, "... et ça, c'est la botte de Nevers mon ami ! Et vous ne risquez plus de me poser la question à présent..." Le capitaine va plutôt à un panneau de communication mural placé de telle manière à ce que l'usager se prenne le coin d'un banc métallique en plein dans le genou si urgemment il tente d'appeler, je ne sais pas moi, l'infirmerie en cas d'accident de fleuret sur place. Puis déclare après un bip : "Picard à Passerelle."

Riker le commandant en second lui répond : "Capitaine." Picard interroge celui dont il oublie à chaque fois le nom : "Numéro Un, est-ce que quelque chose d'inhabituel se serait produit à l'instant sur la Passerelle."

Riker reformule : "Vous voulez dire, un dialogue qui ne soit pas d'exposition ni de remplissage ?" Et de répondre aussitôt : "Oui, Monsieur : nous avons fait l'expérience d'une sorte de boucle où tout s'est répété."

Illogique, mon capitaine : une boucle aurait supposé le retour à un point de départ où personne ne se serait souvenu des événements répétés, puisqu'ils ne s'étaient pas encore produit. Donc personne n'aurait alors remarqué une répétition, et personne n'aurait parlé de boucle. Il aurait été plus juste d'évoquer une rediffusion, un concept avec lequel les spectateurs de Star Trek sont éminemment familiers.

Picard ôte ses gants disco et répond : "Ici aussi." Puis "Je suis en chemin." Il ne précise pas, sans passer par la douche, mettez vos masques et enfilez vos combinaisons environnementales." Ou alors, "Passez l'ascenseur en mode décontamination." ou encore "Resservez-vous en Chili con Carne, en particulier Worf."

Sa serviette rouge autour de son cou, toujours vêtu de sa veste rembourrée, de sa couche-culotte et de son bas de survêtement, chaussé de baskets blanches, Picard ordonne en sortant de l'ascendeur : "Rapport, Monsieur Data."

De sa console de navigation, Data répond : "Les senseurs ne montrent rien." Cependant dans son dos, Deanna est penchée sur son minitel, et la tension à bord semble à son comble.

Data ajoute aussitôt tandis que Picard s'essuie avec sa serviette, spécifiquement : "Mais il semble qu'à un moment, le temps s'est répété exactement, pour tout le monde."

... à quel moment, pour une période de combien de temps, à quel point de leur route ? Et qu'est-ce qu'il appelle exactement un temps qui se répète et comment peut-il savoir que le temps s'est répété exactement pour tout le monde à toute échelle ? Il dispose du tracé de chaque particule subatomique sur tous les ponts au sortir de chaque orifice de chaque membre d'équipage ? Est-ce que cela ne pose un problème de vie privée ?

Car le vrai problème de ce genre de dialogue d'exposition qui répète ce que nous avons déjà vu et ce qu'ils ont déjà déclaré pour la troisième fois, c'est comment le savent-ils ?

Et comment l'ordinateur de bord ou n'importe quoi d'enregistré aurait-il pu indiquer une telle répétition "de Temps", sachant que par définition, le Temps est une représentation selon une ligne graduée, ou bien la météo à une heure donnée ou bien une saison incluant n'importe quoi de récurrent ou d'exceptionnel, comme tel roi ou empereur arrivant au pouvoir, ou la germination des pommes de terre dans les hautes terres d'Ecosse ou encore la perte de la virginité de Jamie Fraser avec son épouse légitime puis avec l'ancêtre du futur mari de celle-ci, ce qui, admettons-le peut expliquer la confusion de l'héroïne, de ses deux maris et des lignes de vie et d'amour de leurs paumes respectives quelque peu surréalistes.

Et Georgi La Forge, de ne pas en rater une depuis sa console de pilotage : "C'est comme un sentiment de déjà-vu." Et en temps qu'aveugle, Georgi La Forge sait de quoi il parle, évidemment.

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Re: Star Trek NG S01E24 FR S01E23 : Paris sera ... (1987)

Messagepar Greenheart » Ven 12 Juin 2026 10:48

Tout récit décrivant le temps comme linéaire et se comportant comme une bande enregistrée que l'on peut faire avancer, reculer, ré-renregistré, remonter pour faire une boucle etc. est forcément inepte scientifiquement et par bon sens. Au mieux, il s'agit de fantastique, qui supposerait que les auteurs aient au moins fait l'effort d'établir les lois surnaturelles tout en maîtrisant les lois naturelles avant d'en raconter une bascule de l'un à l'autre.

Prenons bêtement l'idée que tout événement à bord de l'Enterprise se soit strictement répété ne serait-ce qu'une minute :

* tous les passagers se seraient retrouvés deux fois au même endroit, à moins d'avoir été en mouvement rapide au moment de la répétition : donc ils auraient explosé à cause de la surpression au niveau des organes.
* de même tous les circuits, dont ceux des senseurs, auraient dû supporter une double charge toute la période de la répétition.
* L'Enterprise a continué d'avancer : tous les passagers qui reprenaient leur position au début de la boucle auraient dû être éjectés immédiatement dans l'Espace.

***

Personne n'envisage que la répétition apparente ait pu être virtuelle, ce qui aurait bien davantage collé avec leur expérience :

* ce n'est pas la scène ou le dialogue qui se répète, c'est le souvenir de cette scène ou de ce dialogue, qui apparaît alors à deux reprises, se succédant dans le fil d'idée et de conscience des passagers de l'Enterprise.

* ce qui pose la question de ce qui est arrivé à la perception et au souvenir durant le temps de la répétition du dialogue et des sensations. C'est la question cruciale quand quelqu'un tente de cacher ce qui s'est déroulé devant des caméras de surveillance en remplaçant une section par une copie d'une section précédente ou suivante.

* le déjà vu est précisément un problème d'erreur d’étiquetage dans le fil d'idée et de conscience. Tout souvenir, à l'instar de tout rêve, est le produit de mots (vous pouvez le vérifier au cours d'un rêve suffisamment lucide pour tenter de prononcer un mot dans le rêve, et ce que signifie le mot apparaîtra en rêve ; de même pour tromper un témoin sur ses souvenirs, les gens qui l'interrogent ou le manipulent utiliseront les techniques de l'hypnose pour substituer aux mots qui composent son souvenir d'autres mots qui font mentir le souvenir original ; l'information en continue actuelle le fait constamment, d'une minute à l'autre de la diffusion des informations pour tenter de persuader le spectateur qu'il n'a pas entendu ce qu'il vient d'entendre, dès que cela n'arrange pas les gens dans l’oreillette des présentateurs).

Les mots sont équivoque, donc un déjà-vu se produit à chaque fois que les mêmes mots décrivent deux instants différents : quelqu'un sonne à votre porte, et quelqu'un a déjà sonné à votre porte alors l'ambiance est la même ; que ce quelqu'un est déjà venu ou pas, vous aurez la sensation naturelle d'un déjà-vu.

***

Dans la scène de l'ascenseur, si Data, Riker et Picard sont les mêmes avant et après d'entrer, ils auraient du boucler à l'infini leur scène : dès qu'ils entrent dans l'ascenseur, ils se voient avant d'entrer dans l'ascenseur, et ils se retrouvent avant d'entrer dans l'ascenseur, puis ils entrent, se voient avant d'entrer et se retrouvent etc.

***

Il s'agit d'un paradoxe parmi tant d'autres que ce genre d'histoires de voyage dans le temps linéaire génère automatiquement, les paradoxes sont toujours faux, toujours des représentations fallacieuses ou fautives à l'aide de mots et d'une grammaire dont les limites physiques et cognitives génèrent la confusion et du blocage mental. C'est très facile à démontrer en changeant de langue et en s'assurant que chaque partie et fonction du discours n'est jamais traduite approximativement.

Par exemple le paradoxe du bateau de Thésée : Thésée a un bateau tout neuf ; puis au fil du temps il en remplace chaque pièce, et avec les pièces remplacées il construit un second bateau "identique" recyclée. Quel est le vrai bateau de Thésée : le bateau dont toutes les pièces ont été remplacée ou le bateau rassemblé avec toutes les pièces usagées ôtées au premier bateau.

Le paradoxe n'existe que parce que il y a des jeux de mots sur tous les mots qui définissent le problème et la réponse exigée : le "vrai" bateau de Thésée ? Personne n'a défini "vrai" pour un bateau ou pour Thésée. Par exemple si "vrai" signifie constitué des mêmes pièces, la réponse est la même que pour l'énigme du cheval blanc d'Henri IV : le bateau neuf, et il n'existe plus vu qu'il a été entièrement rénové. Si "vrai" signifie un bateau qui flotte, ce ne sera jamais celui dont toutes les pièces sont si pourries que le bateau reconstruit coulerait à pic à sa première mis à l'eau etc.

Rien que l'expression "Bateau de Thésée" peut signifier aussi bien "Bateau acheté par Thésée", "Vendu par Thésée", "Piloté par Thésée"', "dessiné par Thésé", "construit pat Thésé", "vu par Thésée", "imaginé / rêvé / conçu par Thésée" etc.

***

Ils sont toujours en route pour des vacances très nécessaires pour l'équipage qui ne fiche pas une rame, et toujours apparemment pour une planète bordel.
Passons sur le naufrage permanent du français selon les américains.
Encore une fois, le pont holographique est effectivement utilisé par Picard pour dévorer des yeux une jeune fille pratiquement nue à un café, puis à lui adresser la parole cavalièrement.
Pourquoi Picard se précipiterait sur le pont holographique à un moment où le "temps" se "répète" alors qu'il sait que le pont holographique est dangereux en cas de crise.

***

En conclusion : un épisode d'effets de manches, ou si vous préférez, ce sont des trucages vidéos que le scénario essaie de justifier par du baratin. Le niveau scientifique est à zéro, mais si vous avez beaucoup bu ou fumé ou si vous êtes un gamin très peu instruit, vous serez relativement émerveillé.

Ou alors vous vous demanderez pourquoi tout le monde regarderait un écran plat lumineux plutôt que d'aller se balader, pratiquer un sport, créer une oeuvre d'art, construire un truc, changer le monde etc.

C'est forcément le genre de question qu'un spectateur doit se poser quand on lui sert un scénario intellectuellement déficient. Mais à la décharge de la production, malgré les clichés sur les françaises et un Paris de pacotille, il ne s'agit pas d'odieuse propagande toxique débilitante comme pour les séries Star Trek du 21ème siècle.

Et cela peut donner l'occasion de débattre de la réalité du temps et des paradoxes ou des notions de déjà-vu, de conscience, de vérité etc.

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