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The Outer Limits S02E08 : Planète miniature (1964)

MessagePosté: Mer 22 Juil 2026 14:10
par Greenheart
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The Outer Limits S02E08: Wolf 359 (1964)
Traduction du titre : Loup 359.
Titre français : Planète miniature.

Diffusé aux USA le 7 novembre 1964.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
Saison 1 et 2 sortie en blu-ray américain le 23 août 2022.

De Laslo Benedek, sur un scénario de Seeleg Lester et Richard Landau ; avec Patrick O'Neal, Sara Shane, Peter Haskell, Ben Wright, Dabney Coleman.

Pour adultes et adolescents

(résumé à venir) Marcher de l'avant allonge la quête de la Vérité : des étoiles sans fin, des infinités pour l'éternité, un milliard de milliard de galaxies... L'imagination humaine se tend et s'étire tandis que parfois les limites les plus lointaines de la Connaissance se trouvent dans les plus petits endroits.

Un homme en complet-cravate brun à grosses lunettes (James Custer) contemple à travers une vitre un demi globe planétaire baignant dans une fumée épaisse, globe éclairé par une espèce de lanterne. Puis, bras croisés, il se retourne vers un autre homme, grisonnant en blouse (Jonathan Meredith), pour lui demander, inquiet : "Est-ce que c'est scellé ?" Le grisonnant à la blouse répond en tripotant bizarrement ses doigts : "Eh bien oui, hermétiquement..."

Le brun demande encore au grisonnant : "Le même climat ? la même atmosphère que la planète en question ?" Un troisième homme, plus âgé, à moustache (Philip Exeter Dundee), en complet cravate reste muet. Le grisonnant répond, entrecroisant ses doigts : "Oui, et la même densité et la même gravité, la même composition du sol et la même température... Et aussi exact du point de vue de la biométrie, et de la spectrographie, et de la radiographie... et pour autant qu'une douzaine d'autres domaines scientifiques ont pu le mesurer."

Juché plus loin sur un tabouret haut, un quatrième homme (Peter Jellicoe) du même âge que les deux premiers scrutent l'intérieur de l'expérience à l'aide d'une espèce de périscope au-dessus d'un pupitre illuminé de voyants et garni de commutateurs. L'homme le plus âgé pointe soudain du doigt quelque chose derrière la vitre : "Vous voyez cette lumière ? Ce... soleil ? On dirait qu'il est plutôt fixe, n'est-ce pas ?" L'homme plus âgé à moustache sourit : "Eh bien, en réalité, il clignote si rapidement que vous ne pouvez pas vous en apercevoir : un clignotement, un jour qui passe, à l'intérieur."

L'homme brun à lunettes le concède : "Eh bien toute cette affaire est vraiment fantastique..." Et de se détourner de la vitrine, pour continuer : "Maintenant, de ce que je comprends, votre parrainage de la fondation Dundee mentionnait l'objectif de rassembler des informations sur la planète du système stellaire Wolf 359 ?" Le grisonnant confirme : "Hum, oui, c'est exact."

Le brun à lunettes reprend : "Ah, mais alors, au lieu de rédiger un rapport, vous avez utilisé les informations pour recréer dans votre propre laboratoire, au milieu du désert, un morceau d'une planète ; de fait, un authentique morceau d'une planète distante de huit années-lumières." Et le grisonnant de confirmer, tout en continuant de se frotter nerveusement les mains : "Oui, c'est exact ; j'ai pris la liberté de l'appeler la planète Dundee." Et de se tourner vers le moustachu en lui souriant : "... En votre honneur."

Le moustachu corrige, confus : "Eh bien, pas d'après mon nom bien entendu, d'après le nom de ma fondation ; pourquoi pas ? Après tout, nous avons dépensé tellement d'argent pour ce projet, nous pourrions même acheter cette planète !"

Le brun à lunettes sourit de toutes ses dents, et le grisonnant sourit également, l'air très gêné ; le brun à lunettes revient à la vitrine sur la planète miniature : "Et qu'en est-il de ce... euh, lichen ? Est-ce que c'est ce que c'est, de la mousse ?"

Le grisonnant confirme, se frottant les paumes des mains : "Euh, oui, j'ai introduit le facteur ADN là-dedans il y a quelques semaines de cela..." Il se tourne vers le moustachu (Dundee) : "C'est le composant de base de la vie."

Le brun ne quitte pas des yeux le grisonnant , et semble lutter pour ne pas grimacer. Le grisonnant semble s'émerveiller : "Et il y a vraiment une vie végétale qui se développe là-dedans..." Le grisonnant veut dire sous l'épais brouillard de l'atmosphère qui recouvre la planète miniature pour rouler jusqu'au bas de la demi-sphère sous la lampe. "Exactement comme elle se développerait sur la planète, sur Wolf, accélérée bien sûr à cause de la miniaturisation."

Soudain, le quatrième homme sur le tabouret se tourne vers le grisonnant et annonce : "Le nouvel objectif est en place, professeur : c'est beaucoup mieux !" Le grisonnant prend la place de l'assistant, fait pivoter les tubes des périscopes placées au-dessus de la planète miniature derrière la vitre et scrute dans le périscope, puis se tourne vers l'assistant : "Bien mieux ? Qu'est-ce que... ?"

Le grisonnant colle à nouveau ses yeux dans les oculaires du périscope, et de son point de vue, c'est comme s'il survolait une forêt de conifères dans un massif montagneux nimbé de brume. "C'est extraordinaire !"

A ces mots, Dundee et le brun à lunettes s'échangent un regard, et les deux sourient franchement. Le grisonnant se tourne alors vers les autres pour déclarer : "ce nouvel objectif et les caméras vont faire toute la différence ! Tenez, jetez un coup d’œil !"

Le brun à lunettes échange sa place avec celle du grisonnant, et de même voit par le périscope le survol de la forêt de conifères. Il abandonne presque immédiatement son poste : "Ouais, c'est fascinant, professeur ! Vous avez véritablement amorcé un processus d'évolution..." Et comme Dundee s'empresse de venir le remplacer, le grisonnant le concède : "Oui, oui, fonction des conditions de vie sur la planète."

Dundee se détourne du périscope et demande au grisonnant : "John, est-ce que vous supposez que quelque forme de vie animée pourrait se développer là-dedans ?" Le brun sourit, le grisonnant John aussi et humblement répond : "Non, non, je n'irais même pas rêver de quoi que ce soit d'approchant..."

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Re: The Outer Limits S02E08 : Planète miniature (1964)

MessagePosté: Mer 22 Juil 2026 14:39
par Greenheart
Encore un épisode dont je me souviens encore après l'avoir vu tant d'années auparavant.
Aujourd'hui, je trouve que l'ours de l'épisode ressemble à Casper le gentil fantôme, mais à l'époque, c'était vraiment sinistre.

L'approche de simuler l'état futur d'une planète plutôt que son état actuel est évidemment la bonne, compte tenu du retard avec laquelle l'image et les signaux de la planète nous arrive et que le voyage spatial peut demander un temps considérable. Le problème est qu'il s'agit d'une simulation, donc le résultat sera forcément une représentation, même réelle, et non ce que l'on trouvera sur cette planète pour de vrai en y débarquant. Il est également parfaitement possible de créer de nouvelles formes de vie, de nouveaux dangers, en essayant de simuler physiquement la vie sur d'autres planètes.

Spoiler : :
Incidemment, c'est ce qu'on appelle un gain de fonction quand on applique le principe aux bactéries et virus pour créer non pas des vaccins, mais des armes qui rendront malades toujours plus d'animaux et d'humains : la grippe aviaire a été crée de cette manière, de même la grippe porcine etc. toujours par gain de fonction du virus de la grippe dont des laboratoires se sont vanté et ont déposé les brevets, quelques mois ou années avant que ces nouvelles épidémies apparaissent et ruinent les agricultures. En 2026, il y a une nouvelle de ces épidémies apparu dans chaque pays et pour chaque espèce animale dont il est le meilleur éleveur, comme par hasard.


Il y a des très nombreux détails sonores et visuels qui n'était pas possible de distinguer au temps de ma jeunesse, mais qui sont bien là, en HD et en son incompressé. Comiquement, je me suis inquiété dans la scène de la soirée mondaine parce que la musique d'ambiance semblait crisser, ou peut-être les ventilateurs autour de moi ou des artefacts de compression sonore. J'ai plusieurs fois fait pause, le crissement en arrière plan se coupait. Je me suis alors inquiété pour le lecteur, le blu-ray etc.

Puis quelques scènes plus loin, j'ai réalisé qu'il s'agissait du bruit de fond de la planète miniature bruissant en accélérer et dont les murmures en fait s'entendaient à travers la maison entière, y compris pendant les conversations mondaines.

C'est surtout le point de départ qui interpelle et excite l'imagination : la possibilité de développer chez soi un monde miniature et de possiblement pouvoir ensuite passer d'un monde à l'autre.

L'attitude du héros n'est pas loin de celle du savant fou, et c'est un jeu volontaire et nuancé : l'acteur ne cesse d'exprimer par sa gestuelle et le ton de sa voix qu'il est nerveux et ne sait pas vraiment ce qu'il fait.
Par la suite, il minimise systématiquement des signes alarmants : tous les petits animaux de son laboratoire meurent (possiblement à cause du barbecue en intérieur dans la scène précédente, intoxication au monoxyde carbone garantie !!!). Dans une autre scène, il demande à son assistant de garder pour lui-même son soupçon selon lequel une créature de la planète miniature sort du local supposé être scellé. Et quand il veut exprimer ses doutes, son épouse lui répond qu'il est surmené, typique.

Il est vrai que les épouses de savants (fous) ou d'astronautes possédés se conforment aux comportements féminins de l'époque : l'important, c'est de savoir recevoir pour elle, et pour leur mari de faire un bon barbecue et des martinis parfaits etc. Il me semble que la première saison était beaucoup moins stéréotypées quant aux personnages féminins, mais il est vrai que le premier épisode filmé avait pour héroïnes un couple de meurtrières (possiblement lesbiens) et Stefano travaillait avec Hitchcock.

Spoiler : :
D'un autre côté, l'épouse du héros n'est pas dans le déni : dès qu'elle voit le problème de ses propres yeux, elle entre en mode génocidaire tout à fait logique. Et le biais mental du héros devient du fait apparent : il adore être devenu un dieu créateur, et peu importe si sa créature est un prédateur sur la Terre. Et l'épouse effectivement préfère s'entendre parler de ses sentiments, même si, de fait, c'est la bonne approche : ce n'est pas pour rien qu'elle a la sensation de sa mort imminente à la vue de la créature.


Bref un vrai récit à gros potentiel bien mené à condition aujourd'hui de remplacer mentalement Casper par quelque chose de bien plus dérangeant, même si l'idée de jouer avec une créature sans main et sans visage mais qui vous regarde est une bonne approche.

L'épisode a clairement inspiré des plagieurs comme tous les bons épisodes de ces séries oubliées.

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