

Star Trek: The Next Generation S02E03: Elementary, Dear Data (1988)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Élémentaire, mon cher Data.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Élémentaire mon cher Data.
Diffusé aux USA à partir du 5 décembre 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de bord du capitaine, date stellaire 42286.3 : nous sommes arrivé à l'arrêt aux coordonnées 3629 par 594, trois jours en avance pour notre rendez-vous avec l'USS Victory ; il n'y a rien d'autre à faire à présent que de tenir cette position et attendre.
Dans les couloirs, l'androïde Data, marche décidé en direction de la salle des machines où tout le monde fait semblant de travailler. Entrant, il va à la rencontre d'une brunette debout à une table de travail qui lui demande : "Oui, Commandant ?" Inquiet, Data lui répond : "Y-a-t-il un problème ? Le chef ingénieur La Forge m'a fait appelé en urgence."
Parce qu'à bord vous pouvez sonner sans motif n'importe quel officier supérieur et il accourra immédiatement en laissant tomber son poste sans regret.
La jeune femme répond : "Oh, bien sûr, il est là-bas à côté du Victory." Data regarde dans la direction qu'elle pointe, puis la regarde à nouveau, décontenancé, et finalement y va. La technicienne se fiche alors ouvertement de sa figure : "La direction à suivre est en avant..."
Arrivé auprès de La Forge, qui lui avait demandé de venir mais n'avait pas pris la peine de le retrouver à l'entrée de la salle des machines, Data s'étonne : "Geordi, je viens d'avoir une étrange conversation avec votre assistante : bien qu'il reste trois jours avant que nous nous retrouvions avec le vaisseau Victory, elle..."
La Forge l'interrompt dans son monologue d'exposition pour transformer la conversation en dialogue d'exposition : "Elle croit que Victory est déjà arrivé ?"
Toujours ce problème de spécificité. Et toujours cette idée que l'on puisse confier des missions vitales à un androïde qui confond un vaisseau spatial et une maquette portant le même nom, et ne se pose même pas la question de pourquoi on l'envoie courir à travers un vaisseau militaire pour se faire moquer par la première jolie fille venue dont la spécialité à l'Académie de la Flotte Stellaire ne risque pas de devenir un sujet de discussion.
Et puis d'abord pourquoi Data ne porte pas la mini-jupe standard de l'uniforme unisexe à bord de l'Enterprise D ?
La Forge jubile de sa très mauvaise plaisanterie : "Pas le vaisseau stellaire, mon ami ; l'original." La Forge se retourne pour pointer... une maquette d'un voilier vraiment pas chère, vue que les fenêtres sont seulement des autocollants collés à l'arrière de la coque.
Et si c'était l'original comme il prétend, le HMS Victory lancé en 1765, il ferait 70 mètres de long et 63 mètres de haut, et ne tiendrait pas sur un présentoir dans la salle des machines.
Les deux officiers se penchent sur la maquette, et La Forge prétend que c'est son cadeau au capitaine du Victory, un certain Zimbata, je suppose parce La Forge et Zimabata ont l'air tous les deux d'origine africaine, sauf que quatre siècles après le 20ème siècle et brassés / éparpillés à travers l'Espace après des guerres atomiques, transgéniques et chimiques, je ne suis même pas certain qu'il soit plausible qu'il existe encore un seul être humain de la Fédération qui aurait pu arborer les caractéristiques d'une ethnie terrienne en particulier de la fin du 20ème siècle, sinon par eugénisme.
Data est émerveillé comme s'il voyait la maquette d'un voilier pour la première fois : "Des plus extraordinaires." Pas vraiment mais il est vrai que la construction de monde et la prospective laisse le plus souvent pitoyablement à désirer dans les séries Star Trek. LaForge précise : "Je l'ai servi en tant qu'enseigne."
Traduisez sous-m.rde, c'est-à-dire le grade d'officier le plus bas dans la marine sauf quand il existe un grade de subalterne de l'enseigne. Et la tradition veut apparemment que les enseignes offrent des cadeaux à leurs supérieurs en plus d'un service adapté au moindre de leurs désirs ?
LaForge ajoute : "Sûr qu'il préférerait commander ce Victory-là..." Parce qu'on y pratiquait les châtiments corporels, et qu'on y mourrait du scorbut ?
Précisons que le HMS Victory massacra et affama les français dans la tentative de l'Angleterre pour s'emparer de la France après que la Révolution française est décapité le roi qui pratiquait les lettres de cachet et laissait mourir de faim sa population tout en dilapidant à tout va les richesses et en massacrant la population sous prétexte de contrôle démographique.
LaForge ajoute encore : "Avec du vent et des voiles, voilà comment on devrait toujours naviguer."
Et faute de vents, avec des rames et en descendant pour pousser et tirer. D'ailleurs nous attendons toujours que tu le fasses avec l'Enterprise D, mon cher Geordi. Quelle vitesse de distorsion on atteint avec du vent et des voiles, déjà ?
Data ne manque pas de relever l'ineptie de ce que lui raconte son "ami" LaForge : "Mais Geordi, votre spécialité est l'énergie de l'anti-matière, les régulateurs de dilithium..."
La Forge persiste : "C'est exactement pourquoi ceci me fascine, Data."
Un navire qu'on ne peut pas faire avancer en promptant l'équivalent de Chat GPT ?
"Vous voyez, c'est la nature humaine d'aimer ce que nous n'avons pas."
Comme le choléra ? la peste noire ? le réseau de Jeffrey Epstein ? Une broyeuse à bois pour y mettre des influenceurs indiscrets dedans ?
Geordi LaForge aggrave encore son tissu de contradictions : "Une vie plus simple."
Peut-être essaie-t-il de court-circuiter les circuits logiques de son "ami". Je m'avais en effet pas imaginé à quel point LaForge devait être jaloux de Data après que l'androïde ait plus démontré ses fonctionnalités les plus complètes dans la chambre à coucher de Tasha Yar à la première saison.
Geordi poursuit : "De toute façon, tendre des fils sur cet appareillage m'a fait rêver de manœuvrer des voiles..."
Data s'étonne en pointant la maquette : "Ce n'est pas une simulation de l'ordinateur ?"
Donc l'androïde à qui le vaisseau et la vie de l'équipage est régulièrement confiée ne sait pas distinguer la réalité d'une simulation par un ordinateur, malgré ses capteurs et sa supposée expérience d'officier de l'Académie Stellaire ?
Donc imaginez un instant que Wesley Crusher après avoir essayé un acide de l'infirmerie de sa maman se soit mis à jouer à Space Invaders sur l'écran géant holographique de la Passerelle au moment où l'USS Victory se pointait, et Data aurait fait feu sur le Victory et déclenché l'auto-destruction pour faire bonne mesure ?
Geordi LaForge, chef des machines qui a apparemment tout le temps libre du monde pour gaspiller des ressources juste pour se faire remarquer, rétorque : "Data, tout l'intérêt de fabriquer une chose pareille est de le faire à la main."
Je ne suis cependant pas certain que LaForge ait utilisé une seule main, et zéro outil, pour fabriquer absolument toutes les pièces de la maquette et les assembler : rien que tresser les fils pour fabriquer les cordages a dû lui prendre un temps considérable. Mais d'un autre côté, je comprends maintenant pourquoi il n'a pas de copine et que son seul "ami", c'est Data.
Ils se redressent tous les deux. Data accuse : "Geordi : votre message disait que c'était urgent."
Et ce n'est que cinq bonnes minutes à papoter que cet androïde chargé de sauver si nécessaire l'Enterprise D en cas d'urgence s'en souvient.
LaForge claque des doigts : "Ah, en effet : tandis que nous attendons de retrouver le Victory, nous avons du temps pour que je sois Watson, ou plus exactement, votre Watson..."
Data s'étonne tandis que LaForge lui remet un objet dans un petit sac de velours bleu : "Mon Watson ?"
Le sac contient une réplique d'une pipe du 19ème siècle. "J'ai partagé l'un de mes rêves avec vous, c'est donc à nous d'y aller pour que nous partagions l'un des vôtres."
Le visage de Data s'éclaire : "Celui avec le petit cheval qui court à côté de la rivière de cellophane et les serpents articulés en balsa qui m'attaquent et qui me décapitent alors que le jour je travaillais chez un éditeur de calendrier, et qu'une voisine m'avait fait tombé un piano dessus ?" Data hoche la tête en souriant : "Ah oui, ça me semble tout à fait équitable."
Puis LaForge s'en va en lançant clair et fort à son assistante : "Clancy, je déserte mon poste pour un bon moment : veillez à ce que personne ne touche à ceci."
La jolie assistante répond : "Bien reçu, Monsieur, et où puis-je vous joindre ?"
Et Data, prenant une voix nasillarde, répond à la place du chef ingénieur responsable des machines et de l'énergie à bord du vaisseau de classe Galaxy qui actuellement joue les canards assis dans une attraction de tir à plomb au milieu de l'Espace trois jours durant : "Il peut être joint au 221B Rue du boulanger."
L'assistante n'a rien compris, mais elle a beau appeler, personne ne lui répond : son chef de service et le premier officier scientifique viennent de se barrer ensemble afin de profiter seuls d'une amitié profonde bien que non spécifique, abandonnant la salle des machines, des senseurs et de l'énergie pour moduler les écrans et autres armements en cas d'attaque inopinée ou de phénomène spatial indésirable.
Une seconde : tout cet équipage n'a pas d'horaires fixes ni de temps dédié au repos ? Chacun va et vient comme et quand il veut et peut laisser tomber son service pour aller faire mumuse holographique, peu importe ce qu'il en coûtera ?










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