Page 1 sur 1

X-Files : Aux frontières du réel S01E14: masculin (1994)

MessagePosté: Lun 24 Aoû 2026 15:05
par Greenheart
ImageImageImage

The X-Files S01E14: Gender Bender (1994)
Traduction : Les dossiers non classés : Inverseur de genres.
Titre français : X-Files : Aux frontières du réel, Masculin Féminin.

Diffusé aux USA le 21 janvier 1994 sur FOX US.
Diffusé en France le 26 novembre 1994 sur M6 FR.
Sorti en VHS aux USA le 24 septembre 1996.
Sorti en DVD aux USA en 1998 ?
Diffusé en HD en Allemagne à partir du lundi 20 janvier 2014 sur ZMAXX HD.

De Chris Carter. Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Mitch Pileggi.

Pour adultes et adolescents.

Une discothèque à la musique industrielle hurlante, enfumée, plongée dans une pénombre bleue percée de quelques LED et halos pourpre, avec au moins une danseuse en cage et où les gens viennent habillés chic et en noir. Au bar, une blonde assise débat de la politique agraire en Mongolie Extérieure et le jeune homme brun qui la rejoint et s'accoude répond par un plan thèse-antithèse sur les visées comparées de l'Ouzbékistan et du Paraguay.

La blonde semble clairement intéressée puisqu'elle s'en va brusquement et le jeune homme reste là, salivant. Le tout reflété dans l’œil d'un spectateur qui fait tapisserie devant une grande affiche murale déchirée reproduisant un portrait de Blondie en mutante extraterrestre par Giger. L'observateur doit être épileptique car les flashs plutôt lents d'un stroboscope le font subitement changer de sexe.

Quelqu'un d'autre n'a rien d'autre à faire que de mettre une pièce dans une console de jeu intitulée Horoscope, dont l'écran pratiquement illisible reflète essentiellement les spots colorés de la piste. Nous lui souhaitons bon courage dans sa lecture. Le regard vague, il hoche approximativement la tête, supposément pour suivre le rythme de la musique. Impossible de dire si c'est l'observateur à l’œil du début ou le fan de politique agraire qui branchait la blonde, ou un troisième quidam qui paye l'entrée en discothèque et la consommation obligée pour s'assourdir et payer encore un écran attrape-gogo.

Le gogo d’agrégation agraire mongolienne est soudain accosté par une femme souriante aux longs cheveux bouclés. Il reste cependant braqué sur son horoscope, qui lui répète, en termes fleuris, que le SIDA ne passera pas par lui ce soir, et que ses soucis de cœur prendront très bientôt fin, sans risque de récidive. Elle prend alors la main du jeune homme qui curieusement s'agrippait à l'écran de la machine, pour lui masser le coin entre le pouce et l'index, visiblement une spécialité, ou alors une métaphore sexuelle. Sais-t-il seulement où ce pouce inconnu est déjà allé ?

Alors le gogo se fige, et médite : selon Aristote, Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer, et il ne va pas sur la Mer alors que peut-il bien être ? Et comment que sont les femmes ? La nouvelle venue montre sa main au gogo, qui lui sourit, et elle porte la paume du gogo contre sa joue à elle, en souriant et lui s'approche pour l'embrasser. Mais au lieu de cela, elle lui murmure : "J'ai l'Encyclopédia Britannica en 32 volumes... Et si on commençait par la lettre A ?" En réponse, le gogo lui sourit en montrant les dents. Elle sourit aussi, sans les montrer. Puis elle lui tire sur le pouce pour l'entraîner.

Chez elle ? chez lui ? Elle n'a cessé de lui masser entre le pouce et l'index et sans lubrification, le frottement doit forcément irriter et comme il soupire, d'un coup la femme, à présent en caraco de soie noire, roule pour retomber sur le côté droit du lit, et nous n'aurons absolument rien vu de leurs ébats. X-Files qu'ils disaient au générique et sur le programme télé : la Vérité est décidément ailleurs.

Bref, la femme l'embrasse et se lève, tirant sur le drap pour laisser son partenaire est torse nu et lui, comblée au moins intellectuellement, se lance dans une exégèse de Saint Thomas d'Aquin... à moins qu'il n'ait seulement réalisé qu'elle avait oublié l'un de ses accessoires dans une partie obscure de son anatomie. Il la félicite néanmoins pour son truc avec le pouce et vocifère depuis le lit tandis qu'elle reste debout devant la porte vitrée de la douche, parce que le lit dans cet appartement ou cette chambre d'hôtel, donne sur la douche de la salle de bain : "C'était... C'était incroyable, je le pense !"

A ce compliment, la femme pivote et le toise, sa silhouette d'ombre se découpant sur la porte vitrée claire, tandis qu'un bandeau de lumière tombe exactement sur ses yeux, à condition qu'elle plie un peu plus les genoux. Heureusement, elle n'a pas raté sa marque sur le sol pour cette prise-là. "Crois-moi !!!" s’époumone le jeune homme toujours dans le lit, apparemment incapable de se relever et de marcher, ou de retirer lui-même l'accessoire qui lui a procuré tant de plaisir au-delà du massage pollicinaire. Puis il demande, essoufflé : "Tu peux m'entendre ?"

Et elle lui répond : "Non, je suis muette." Mais dans l'ombre, il ne peut pas voir bouger ses lèvres. Alors il semble enfin se préoccuper de lui rendre son accessoire, et réalise : "Hé, je ne sais même pas ton nom." Et elle lui répond : "Tu ne saurais pas le prononcer." Il semble à bout de souffle, grimace, tousse, pousse un cri inarticulé... Et elle lui répond, très surprise : "Comment l'as-tu deviné ?" Puis elle regarde autour d'elle : "C'est une caméra cachée ?"

Le jeune homme porte la main à sa gorge, se rejette en arrière, et comme la femme n'a pas trouvé la caméra et qu'aucun membre de sa communauté ultra-rigoriste et bigote n'a surgi en riant et en applaudissant, elle se contente de regarder la bouche de son amant faire de la mousse rose. Quelqu'un a oublié la sixième règle du Fight Club : n'avalez pas de préservatif féminin.

L'amant retombe inanimé et s'affaisse, et c'est bien sûr au moment où celui-ci ne risque plus de voir grand chose qu'elle nous fait un strip-tease. Et nous aussi nous ne verrons absolument rien parce qu'elle n'a pas bougé de sa marque sur le sol et tout ce qui est en-dessous de ses épaules est caché par l'ombre et les réglages de contraste. Plus elle n'a ôté qu'une bretelle, sinon l'équipe de tournage aurait pu se rincer l'oeil : sur un plateau de tournage, rien n'est jamais aussi sombre qu'à la télévision.

Et comme le cameraman fait une fixette sur les genoux cagneux puis les chevilles épaisses et les pieds nus épatés de la doublure corps de l'actrice, tout ce qu'il en verra jamais d'exposé, le caraco tombe et les jambes nues d'un homme se mettent à marcher hors du caraco pour aller ramasser la chemise bleue de l'amant et l'enfiler. Pile à sa taille, ne se repasse pas, enfin, sauf pour l'enfiler. La chemise, pas l'amant. L'homme en question, au profil d'homme poisson à contre-jour, semble très satisfait et n'a pas quitté des yeux sa victime, pensant vraisemblablement avec fierté : "C'est moi qui l'ai fait..." Ou peut-être : "C'est une montre connecté qu'il a à son poignet ou quoi ? Mais c'est anachronique !!!"

"Et encore un dossier non classé sur lequel il va falloir enquêter..." remarque l'agente Scully en sortant de l'ombre. Puis à l'homme à la chemise bleue : "Mulder, tu peux retirer ton masque, ils sont partis." Puis réalisant que vous êtes toujours devant l'écran, elle ouvre de grands yeux et s'écrit : "M.rde !" Puis réalisant que les jurons ne sont pas autorisés sur la Fox, elle s'écrit : "P.tain !" Puis réalisant que celui-là non plus n'est pas autorisé et que leur vidéo YouTube risque d'être démonétisée : "P.tain de b.rdel de m.rde !!!" Ce qui en anglais sonne beaucoup mieux : "Goddamn hell !!!"

Eh oui, entre la traduction française et l'original américain, ce n'est même pas la Manche, c'est l'Océan Atlantique.

ImageImageImageImageImageImageImageImage

***

Re: X-Files : Aux frontières du réel S01E14: masculin (1994)

MessagePosté: Lun 24 Aoû 2026 16:02
par Greenheart
L'épisode joue sur plusieurs phobies...

* Peur des travestis et transsexuels, et bien sûr des extraterrestres qui s'ils ne viennent pas pour vous enlever et sonder vos orifices, viennent danser en boîte pour sonder les vôtres et vous faire sonder les siens.

* Peur des communautés qui ne passeraient pas leur temps comme les spectateurs à scroller du p.rno et bouffer de la nourriture industrielle pour mourir plus vite d'un cancer et des traitements contre les maux d'estomac ou la dépression ?


... et force la progression de l'épisode du point A au point B sans aucun devoir de prospective ou construction de monde :

* il y a bien une explication évidente pour qu'un extraterrestre ne puisse s'empêcher de coucher avec un humain et réciproquement, et c'est le principe même de la reproduction sexuée : les gens sont attirés par les partenaires les plus compatibles génétiquement et immunitairement à la condition qu'ils soient le plus étrangers possibles malgré les apparences. Pas besoin donc de donner au tueur en série une addiction au p.rno humain.

Spoiler : :
Dans les récits de Science-fiction, dès lors qu'il y a des extraterrestres compatibles avec des humains, ils coucheront ensemble et feront possiblement des bébés ensemble, par exemple John Carter épouse sa princesse martienne et elle lui pond deux œufs qui écloreront en un fils et une fille, Carthoris, et, Tara, aussi héroïques et indépendants en aventures que leurs parents.

Si ce n'est pas le cas dans ces récits de fiction, romans, séries, films, bandes-dessinées, rappelez-vous simplement de tout ce que racontent les religions et les dictatures, du genre les noirs et les femmes et les enfants et les pauvres n'ont pas d'âmes, donc pourquoi leur donner le droit de vote ou la liberté ou la dignité, savoir lire, un salaire ou je ne sais quel broutille que seuls les super-riches prétendent mériter en 2026 sans jamais se priver de le répéter ?

Par exemple pourquoi le commandant Riker de la Nouvelle Génération, ou encore le Capitaine Kirk n'ont pas une femme ou son équivalent et des fils et filles naturels dans chaque port de la Galaxie, à force de débarquer et rencontrer tout plein d'extraterrestre et d'arracher leur chemise à la première occasion ; les radiations à bord ? ils prennent la pilule ? ils abusent des ponts holographiques ou de leur équivalent ? Les fauteuils de commandement ont une option que nous ignorons encore et qui les comblent et les soulagent de leur libido ?

Ou plus simplement, la censure et la propagande pro-mort règne pour conditionner les spectateurs autant que possible et minimiser les coûts de sécurité sociale et d'instruction des enfants occidentaux et autres ?


* Si l'extraterrestre contamine avec des doses de phéromones mortels, qu'en est-il de ses maladies sexuellement transmissibles extraterrestres ? Si c'est seulement le plaisir qui le motive, c'est un drogué, point barre : pourquoi sa communauté viendrait s'installer sur une planète avec un max de drogues à sa porte en libre service... C'est un test ? une conduite ordalesque ? Et puisque coucher avec n'importe qui n'importe quand autant qu'ils veulent ne leur pose aucun problème, qu'est-ce qu'il y aurait à gagner à résister ? C'est un concours entre communauté, un genre d'interville, quelle communauté extraterrestre débarquée couchera avec le plus de vachettes ? Une télé réalité ? Plus droguée de sexe la vie ?

* Aucun être humain n'est propre, et encore moins les adultes ou adolescents qui auraient une vie sexuelle active : on parle de 80% de contamination de maladies sexuellement transmissible par les adultes, et 50% chez les jeunes. Le covid 19 étant sexuellement transmissible et transmis massivement par une vaccination massive des populations de pays tels les USA par exemple, ce taux de contamination a dû grimper au-dessus des 90% sinon 100% en période d'épidémie, c'est-à-dire de vaccination qui ne vaccine pas, sachant qu'à peine "vaccinés", les vaccinés épandent du covid 19 sur les particules grasses qu'ils expirent, par leurs pores etc. Or la contamination aérienne a une portée de cinq mille mètres.

Ma question est donc, comment une communauté extraterrestre pourrait survivre au sexe en série avec des êtres humains, quand bien même ceux-ci n'y survivraient pas ?

* pourquoi un extraterrestre voudrait coucher avec un humain au hasard et le regarder mourir ? quel est son profil de tueur en série ?

* pourquoi des extraterrestres viendraient s'installer sur une planète aussi pourrie que la Terre où les civilisations évoluent glorieusement en cinq mille ans du génocide cannibale au génocide cannibale irradié ? Et pour y vivre isolé et vendre leurs poteries ? pourquoi n'ont-ils pas fuit bien plus tôt la Terre s'il suffisait de quelques meurtres et d'une enquête ?

* Pourquoi mettre majoritairement en avant des hommes (violeurs) alors que ces extraterrestres ont les deux sexes alternativement ?

* Comment ces extraterrestres font des enfants s'ils émettent des phéromones humaines mortelles ?

* Comment pourraient-ils croire en un dieu humain ?

* Pourquoi cumulent-ils les super-pouvoirs qui arrangent les scénaristes au fur et à mesure de l'épisode, sans jamais les avoir démontré ou que quelqu'un en ait été témoin avant ?

etc. etc.

Donc c'est du fantastique, et d'abord de l'esbrouffe, car même en fantastique, il faut affirmer et respecter des lois naturelles et des lois surnaturelles et construire un monde, ce que ne font pas les baratineurs du petit et grand écrans.

***