


The X-Files S01E15: Lazarus (1994)
Traduction : Les dossiers non classés : Lazare.
Titre français : X-Files : Aux frontières du réel, Lazare.
Diffusé aux USA le 4 février 1994 sur FOX US.
Diffusé en France le 14 août 1994 sur M6 FR.
Sorti en VHS aux USA le 24 septembre 1996.
Sorti en DVD aux USA en 1998 ?
Diffusé en HD en Allemagne à partir du lundi 20 janvier 2014 sur ZMAXX HD.
De Chris Carter. Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Mitch Pileggi.
Pour adultes et adolescents.
La Banque Marine du Maryland, 5 heures 55 de l’après-midi. L’agente Dana Scully pose sa valise sur l’une des tables à disposition des clients du grand hall de la banque, aux hautes fenêtres à rideaux roses. Visiblement accompagnée d’autre agent de grande taille en manteau gris, elle souffle, sans qu’aucun des deux ne regarde l’autre : « Relax, ils viendront. »
Le grand agent (Jack Willis) s’approche alors, visiblement nerveux et l’oreillette parfaitement visible à cause du fil torsadé accroché à son oreille, pour continuer peu discrètement une conversation à mi-voix : « La banque va fermer dans cinq minutes. »
Dana Scully donne le change en faisant mine de remplir un bordereau mis à disposition par la banque dans un bac posé sur la table : « Sûr que c’était pas un tuyau percé ? » L’autre lui répond : « Non, c’est vrai ; j’enquête sur ça depuis assez longtemps, je sais faire la différence. Et à côté, je peux le sentir, je peux les sentir : je suis dans leur tête... »
Scully répond sur le même ton : « Tant que tu gardes la tienne sur tes épaules... » L’autre sourit, et répond affectueusement : « Message reçu, agente Scully, net et clair... » Et de se retourner en se penchant la main plaquée sur son oreillette : impossible à quiconque dans le hall de ne pas le repérer immédiatement... Et de déclarer à mi-voix : « Position cinq, ici l’Agent Willis, vous me recevez ? »
Pendant qu’il parle, Scully repose le papier dans sa valise, qui se trouve contenir un gros pistolet automatique, qui, une fois la valise refermée, ne sera vraiment pas facile à dégainer d’urgence.
Dehors, alors que la nuit est visiblement tombée, un bolide est garé : à l’intérieur, un homme brun à barbiche charge un fusil ; au volent une femme aux yeux bleus, habillée en noir, semble s’appliquer à surveiller l’entrée monumentale de la banque. Pas de gardes à l’extérieur, aucun sas : la confiance règne.
L’homme s’étonne : « Quoi ? Tu es nerveuse ? » La femme répond, peu convaincue : « Non pas ; c’est seulement que je ne veux pas que notre chance s’épuise. » Elle grimace. L’homme lui passe le bras derrière le cou : « Chérie, c’est toi ma chance. » Elle regarde et baisse les yeux, tandis qu’il ajoute : « Et quoi qu’il arrive, chaque fois que je regarderai les étoiles, je sais que tu regarderas les mêmes. »
Depuis la promenade de ta prison pour femmes ?
La conductrice lui caresse les lèvres et répète tout bas : « Les mêmes, mon chéri. » Alors, n’y tenant plus, il l’embrasse fougueusement. Il porte un gros tatouage rouge et bleu sur l’avant-bras droit. Puis, ayant décollé des lèvres de la conductrice, il affirme encore : « Avec toi, chaque jour de l’année ressemble au premier de l’an. »
Rapport à la gueule de bois et à la colique dû aux fruits de mer avariés ? Ou au repas familial et aux récriminations sans fin et autres insinuations jalouses ? En tout cas, la conductrice ne sourit pas. L’homme se détourne et enfile un masque de tête de mort et arme son fusil. Et se téléporte à l’entrée de la banque pour brandir son arme et vociférer : « Allez, les gens, à plat ventre sur le sol, maintenant ! à plat ventre sur le sol ! »
Les femmes se mettent à crier, les gens obtempèrent, sauf le gardien qui n’a même pas dégainé malgré tout le chemin parcouru depuis l’entrée dans le hall par le client à tête de mort visible de loin à travers la porte vitrée, tout le chemin qu’il a dû parcourir depuis la ruelle où il s’était garé. Le truand frappe alors le gardien qui tombe. Il arrive face à Scully qui n’a pas bronché, comme toute cliente ordinaire d’une banque que l’on attaque à main armée, et vocifère : « Je plaisante pas, là maintenant ! Vous, à plat ventre, maintenant ! Maintenant ou vous êtes morte !!! »
Scully semble alors obtempérer et se met à genoux entre deux chaises sur roulettes. Le truand continue : « Tout le monde ! A plat ventre ! Ou je vous exécuterez jusqu’au dernier ! Bougez-vous ! »
Au comptoir, l’agent Willis, mains en l’air, s’agenouille à son tour, mais une majorité des employés derrière le comptoir n’ont apparemment pas reçu le mémo ou consulté leur feuille de poste. Pas plus qu’un client de couleur qui reste lui aussi debout sans bronché, alors le truand gentiment le pousse au sol en le retenant pour qu’il ne se fasse pas mal en tombant.
Puis au personnel derrière le comptoir, personnel qui ne s’était pas plaqué au sol, sans doute parce que dans leur tête, ils ne sont pas « tout le monde » : ils attendaient peut-être de pouvoir servir ce nouveau client, impétueux et aux demandes un peu contradictoire : « Bougez ! Mettez l’argent dans le sac, maintenant ! »
Quel sac ? Ah oui, voilà que le truand sort un sac de sport de la poche de son imperméable et le jette à l’employée vaguement asiatique, tandis que les autres employés derrière elles sont agenouillés (et non ventre à terre) derrière une table. Ce doit être cette employée-là dont la fiche de poste exige de servir les gens qui attaquent à main armée la banque en fin de soirée, celle du matin étant déjà rentrée chez elle.
« Plus vite ! » hurle le truand en pointant son fusil sur l’asiatique. On entend une femme hoqueter de terreur, cependant, ce n’est pas l’asiatique, dont le rôle est probablement muet.
C’est le moment que l’agent Willis, complètement à découvert, choisi pour se relever et armer son propre pistolet automatique. Et comme il convient de prévenir longtemps à l’avance un truand prêt à tirer sur n’importe qui que l’on connait son nom, Willis crie : « Duprès » comme si le cliquetis de son pistolet automatique armé n’aurait pas suffit.
Le truand se retourne et pointe son fusil sur Willis, qui déclare froidement : « Jette ton arme, FBI. » Etonné, le truand répond : « Mais je ne suis pas du FBI, moi ? »
Pendant ce temps, Scully s’est apparemment relevée d’entre ses chaises sur roulettes, a rouvert sa valise posée sur la table, sortit le pistolet automatique qui s’y trouvait, l’a armé et s’est retourné vers le truand pour pointer sur lui son canon, en tenant son pistolet fermement à deux mains histoire de ne pas laisser son tir dévier à cause du recul de la première balle tirée.
Pendant ce temps, Willis répète, plus fort : « Jette ton arme, maintenant ! »
Je crois que Willis a oublié le mot magique. Heureusement pour lui que le truand est clair de peau, mais une analyse génétique pourrait cependant lui trouver des ancêtres esclaves et esclavagistes, puisque les maîtres des plantations couchaient avec leurs esclaves, et que le planning familial de l’époque laissait à désirer, comme encore en 2026 d’ailleurs.
Scully sort de derrière le présentoir, car comme c’est une agente de poche, seule la caméra pouvait la voire mettre en joue le truand, donc elle va se mettre bien à découvert, parce que le FBI n’est efficace que quand il fait en sorte de perdre deux agents d’un coup dans une fusillade. Peut-être parce qu’il voit Scully, le truand baisse son arme.
Willis regarde le truand, Scully regarde le truand ; le truand regarde Willis et Scully, et relève le canon de son fusil pour abattre Willis, qui n’avait pas baissé le canon de son propre pistolet. Est-ce que Willis et Scully avaient fumé un joint avant leur mission, histoire de calmer leur nervosité ?
Puis le truand se retourne lourdement vers Scully, ce qui implique qu’il l’avait vue malgré le fait qu’il lui tournait le dos et qu’elle ne s’était pas signalée. Elle a le temps de lui tirer trois balles dessus et lui zéro fois, mais son masque à tête de mort glisse sur le dallage du hall.
Heureusement pour lui, il avait un gilet pare-balle et du sol, abat Scully, qui, pas davantage que Willis n’avait pensé à mettre son propre gilet pare-balles. De toute façon, le truand avait visé la tête.
Fumer quoi que ce soit est décidément très mauvais pour la santé. Moralité, sniffez du coca-cola ? Visiblement très populaire chez tous les détenteurs d’une autorité publique des deux côtés de l’Atlantique.




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