Le Sixième sens S01E04: La maison qui appelait... (1972)


Ici la page Amazon du coffret DVD français de l'intégrale de la série Le 6ème sens 1972
The Sixth Sense S02E04: The House That Cried Murder (1972)
Traduction : Le sixième sens, La maison qui criait au meurtre.
Titre français : Le sixième sens, La maison qui appelait au secours
Episode précédent <> Episode suivant.
Diffusé aux USA à partir du 5 février 1972.
Sorti en DVD français le 1er octobre 2014 (le master n'est pas HD, image et son correct, sous-titres français avec erreurs de traduction).
De Anthony Lawrence (également scénariste), réalisé par Alf Kjellin ; d'après le téléfilm Sweet, Sweet Rachel (1971) ; avec Gary Collins, Catherine Ferrar, Belinda Montgomery, Jim McMullan, Kip Niven, Bert Freed, John Milford, Christina Crawford
Pour adultes et adolescents.
(Fantastique, pouvoir psioniques) Une imposante maison à colonnades la nuit, avec une voiture de sport blanche garée devant le perron. Il y a des fenêtres allumées au premier étage. A l'intérieur, le grand escalier à balustrades est plongé dans la pénombre malgré les appliques qui semblent faire veilleuses.
Sur le palier du premier étage, une imposante horloge à balancier fait un bruyant tic-tac. Son cadran en argent indique qu'il est onze heures passées de sept minutes. Par la porte ouverte d'une chambre à coucher, on observe une jeune femme en déshabillé de soie bleue orné de dentelles, brosser consciencieusement ses longs cheveux blonds, assise face à une coiffeuse à miroir triple. Le silence n'est troublé que par les frôlements de la brosse à cheveux, puis deux tintements de cloche de l'horloge à balancier, ce qui surprend la jeune femme : le fait que les coups de cloche ne correspondent pas à l'heure, et le fait qu'elle entend désormais un robinet goutter.
La blonde regarde autour d'elle : rien d'anormal. Elle regarde en direction de l'embrasure de la porte de la salle de bain, grande ouverte. Elle prend sa décision, se lève et marche à vive allure en direction de la salle de bain, va à la baignoire, et resserre la vis du robinet au maximum. Puis elle retourne dans la chambre, sans entendre l'eau goutter davantage. Elle se rassied à la coiffeuse, soupire, et reprend son brossage de cheveux.
C'est alors que la blonde entend le robinet de la baignoire s'ouvrir largement et l'eau couler fort. Elle se fige, puis cherche des yeux si quelqu'un se trouverait à proximité. Personne. Mais l'eau coulant toujours aussi fort dans la salle de bain, elle se lève et revient à vive allure dans la pièce. Elle abaisse le commutateur près de la porte et fait jaillir la lumière.
Elle aperçoit alors de dos un homme en noir qui relève une femme apparemment inconsciente, pour lui plonger la tête dans l'eau de la baignoire soudain remplie à ras bord. Puis elle voit, hors de l'eau, la même femme plaquée contre le mur, les yeux exorbités, que le même homme étrangle trop fort pour qu'elle parvienne à crier. Puis l'homme la lâche, et la femme s'affaisse au bas du mur. Puis la tête ballotante de la femme rejetée en arrière, yeux exorbités, regard fixe, tandis que l'homme la porte vers la baignoire. Et à nouveau l'homme qui relève la femme inconsciente, lui plonge la tête dans l'eau de la baignoire remplie à ras bord...
Se cramponnant au montant de la porte de la salle de bain, la blonde a un mouvement de recul. Elle croise à nouveau le regard vitreux de la femme, tête ballant en arrière, tête enfoncée sous l'eau dans la baignoire... La blonde ouvre la bouche pour crier, sans y parvenir, puis se rejetant derrière le montant de l'embrasure, elle laisse échapper un cri mais complètement étouffé. Elle rouvre les yeux : le fait de lui avoir plongé la tête dans l'eau de la baignoire semble avoir réveillé la femme étranglée qui se débat, en vain. La blonde est paralysée de terreur : elle n'arrive plus à crier, seulement à ouvrir grand les yeux et grimacer.
Soudain, la blonde semble enfin libre de ses mouvements et elle prend la fuite. Dans la pénombre, face au vitrail qui illumine l'escalier, elle pousse un grand cri, puis elle se détourne pour gagner le haut des marches, pousse à nouveau deux cris convulsant, et se tenant à la rampe, se précipite pour dévaler les marches de l'escalier jusqu'au rez-de-chaussée dans le hall d'entrée de la vaste demeure. Elle court à la double porte, non verrouillée : elle ouvre un vantail sur la nuit, se retrouve sur le perron à colonnade. Elle descend alors quatre à quatre les cinq marches du perron jusqu'à la voiture de sport blanche garée devant.
La blonde fait alors le tour de la voiture en courant, ouvre la portière du conducteur, et parce que la confiance semble régner, la clé de contact est sur le tableau tout comme la porte d'entrée de la superbe demeure était restée non verrouillée... Seulement la voiture démarre avant que la blonde n'ait tourné la clé. Et soudain, comme la blonde se retourne pour regarder à travers la vitre du conducteur...
La blonde n'est plus dans sa voiture de sport blanche : elle est dans une petite voiture bleu à l'avant déjà bien enfoncé dans l'eau d'un lac, une nuit de pleine lune.
La blonde pousse alors un grand cri, essaie en vain d'ouvrir la portière du conducteur pour sortir, mais elle est bloquée comme toujours quand une voiture est déjà bien enfoncée dans l'eau. La blonde frappe alors à coups de poing contre la vitre de la fenêtre, qui se fendille mais ne casse pas. Elle pousse encore plusieurs cris déchirants, s'agitant en pure perte, de l'eau jusqu'aux coudes. Elle a beau hurler "Au secours" encore et encore, la tête surnageant au plus près du plafond de la cabine, l'eau monte, puis submerge jusqu'au toit de la voiture, qui continue de glisser et s'enfoncer, complètement recouverte par l'eau noire, avec seulement un bouillonnement bref de bulles et d'écumes à la place.
Le téléphone, à cadran et deux séries de six touches supérieures, du bureau du professeur Rhodes se met à sonner, avec une touche qui s'allume et que le professeur lui-même enfonce. Rhodes décroche le combiné et dit simplement au micro : "Ouais." Il grimace. Puis répond, regardant la montre à son poignet : "Oh, bien... Ouais... Merci !" Il soupire et raccroche pour se retourner vers sa visiteuse, à la droite de laquelle est assise son assistante Nancy Murphy, et s'excuse : "Désolé pour l'interruption."
Puis Rhodes s'assied et se tourne vers son assistante pour déclarer : "Et à propos des cafés, c'est possible ?" Son assistante semble surprise : "Oh, tout à fait." Elle se lève. La visiteuse n'est autre que la blonde noyée dans le lac, bien vivante apparemment, mais pas particulièrement calmée : à peine Nancy Murphy s'est levée, elle interroge Rhodes, d'une voix tendue : "Pourquoi je me suis vue mourir noyée dans cette voiture ?"
Le professeur Rhodes secoue la tête : "Je ne le sais vraiment pas encore." Mais il garde son expression de grande compréhension, et ses yeux bleus regardent droit sa visiteuse, qui reprend sans lui prêter davantage attention, mais plus troublée : "Et j'ai l'impression d'avoir vraiment vu une femme assassinée dans ma baignoire ; pourquoi ?" Elle n'attend pas la réponde de Rhodes, et son regard se détourne. Elle soupire alors pensivement : "C'était comme si... la maison était... vivante, à respirer..."
La blonde prend une forte inspiration et regarde à nouveau Rhode : "J'ai ressenti ça depuis l'instant où j'ai posé le pied pour la première fois à l'intérieur !"
Devant le silence de Rhodes, la blonde se met à rire nerveusement, et remarque : "Vous devez penser que j'ai perdu l'esprit !"
Rhodes sourit, baisse les yeux, ses paupières papillotent, il a l'air plutôt gêné, pour répondre d'abord avec énergie : "Non, je ne pense pas..."
Et le ton de sa voix baisse alors beaucoup : "... que vous seriez venue ici si vous aviez cru que nous penserions cela."
Avec lassitude, la blonde se relève : "Ouais..." Puis en faisant quelques pas, elle avoue : "Eh bien, ce n'est pas juste... la maison." Et disant cela, elle va à la rencontre de Nancy Murphy pour récupérer son mug de café ; l'assistante du professeur Rhodes lui demande immédiatement : "Avez-vous eu des expériences comme celle-ci auparavant ?"
La blonde répond, l'air dégagé : "Oui, toute ma vie !" Elle se tourne vers Rhodes : "Quand j'étais une petite fille... Eh bien, des choses pouvaient arriver : je pouvais sentir des choses, les ressentir, les voir, avant qu'elles n'arrivent."
Le professeur Rhodes, assis sur un coin de son bureau, très droit, mains jointes le pouce et l'index de sa main droite enserrant son pouce gauche, semble circonspect. Pendant ce temps, la blonde affirme : "Je savais d'avance que ma mère allait mourir ; je le savais." Nancy Murphy touille alors le café dans le mug de la blonde, ayant rajouté quelque chose dedans : du sucre, du lait, du valium ? Probablement du sucre, dont elle repose le pot dans l'étagère voisine.
La blonde reprend : "Mais j'ai grandis, et j'ai tout gardé pour moi, tout gardé à l'intérieur, parce que... J'avais peur..." Elle se rassied dans le fauteuil du visiteur, devant le professeur Rhodes : "... que les gens se mettent à ... rire, se moquent... de moi." Elle baisse alors les yeux et la tête. Puis, soupirant à la limite du sanglot, elle reprend : "... qu'ils pensent que j'étais, une sorte d'idiote, une fêlée..."
De manière pas si rassurante que cela, le professeur Rhodes répond : "Eh bien si vous êtes une fêlée, alors je suis aussi fêlé : j'endure le même genre de sensibilité d'aussi loin que je me souvienne."
Rhodes prend une courte inspiration : "Voyez-vous, Gail, une grande part de notre travail ici à l'université consiste, en fait de trouver des gens comme vous, et à les aider à... développer leurs facultés psychiques." Et d'ajouter plus détaché sous le regard clairement dubitatif de sa visiteuse : "Tout en étendant notre connaissance générale en matière de phénomènes psychique, ici, à l'université."
Mais l'esprit de sa blonde visiteuse est déjà retourné à son point de départ : "C'était tellement plus fort, dans cette maison... Plus que cela ne l'a jamais été !"
De nouveau, le professeur a l'air troublé : il bat des paupières, se détourne en inspirant fortement : "Gail..." Il se lève, tournant le dos à sa visiteuse, pour retourner au pot à café remplir à nouveau son mug : "Qu'est-ce qui vous a fait signé un bail pour habiter cette maison ?"
Gail s'est levée à son tour, et détournant les yeux de Rhodes, répond : "Eh bien, j'ai divorcé le mois dernier ; nous avons vendu la maison ; alors je suis retourné à mon boulot de créatrice de mode ; ma compagnie recherchait une maison en banlieue en guise de décor pour sa nouvelle collection inspirée des années 1930..."
Rhodes hoche la tête, souriant, Gail poursuit : "J'ai trouvé cette annonce dans le journal ... Et c'était comme si ... cette maison m'appelait en retour..."
Rhodes s'est crispé à nouveau, tout en maintenant sa façade avenante. Gail achève : "J'ai... pas pu m'empêcher d'aller là-bas pour y jeter un coup d’œil, pour voir si j'avais raison ..."
Gail sourit comme une enfant, puis reprend : "Eh bien, elle n'avait plus été habitée ou utilisée durant sept années ... alors elle était moisie, terrible." Elle rit à nouveau nerveusement, se raidit : "Mais... je... n'ai pas pu résister et j'ai signé le bail." Le visage de Gail devient alors inexpressif : "C'était comme si... quelqu'un ou une personne... voulait que j'y reste : c'était comme ... une obsession."
A ces mots, Rhodes semble reprendre contenance : "Et des choses ont commencé à arriver de suite ?" Gail répond immédiatement : "Oui, j'étais folle de frayeur, mais je ne pouvais pas partir... C'était comme si une personne, une personne voulait que je reste, une vieille âme en peine ... était juste là, à appeler, à implorer que je reste, et apprenne la vérité."
Rhodes se détourne brièvement puis regarde à nouveau droit dans les yeux sa visiteuse : "Gail, les choses que vous avez vues : la salle de bain, la voiture, le meurtre ... Pensez-vous que c'était la vérité ?"
Gail répond, troublée : "Je ne sais pas, mais vous, vous comprenez : avoir cette sensibilité, savoir que ... quelque chose est bien arrivé dans cette maison ... Je veux seulement découvrir ... ce que c'est."
Puis, le regard intense, mais le ton tout à fait ordinaire : "Professeur Rhodes... Pouvez-vous m'aider ?"












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