Le Sixième sens S01E05 : L'homme qui mourrait... (1972)

Posté:
Dim 6 Sep 2026 16:03
par Greenheart

Ici la page Amazon du coffret DVD français de l'intégrale de la série Le 6ème sens 1972The Sixth Sense S02E05: The Man Who Died at Three and Nine (1972)Traduction : L'homme qui mourrait à trois heures neuf.
Episode précédent <> Episode suivant.
Diffusé aux USA à partir du 12 février 1972.
Sorti en DVD français le 1er octobre 2014 (le master n'est pas HD, image et son correct, sous-titres français avec erreurs de traduction).
De Anthony Lawrence (également scénariste), réalisé par Alf Kjellin ; d'après le téléfilm Sweet, Sweet Rachel (1971) ; avec Gary Collins, Catherine Ferrar, Belinda Montgomery, Jim McMullan, Kip Niven, Bert Freed, John Milford, Christina CrawfordPour adultes et adolescents.(Fantastique, pouvoir psioniques)








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Re: Le Sixième sens S01E05 : L'homme qui mourrait... (1972)

Posté:
Dim 6 Sep 2026 16:13
par Greenheart
A nouveau un épisode avec une vraie intrigue et des vrais lois surnaturelles, une véritable enquête, et Rhodes qui utilise ses pouvoirs comme observé dans les épisodes précédents, donc la production n'invente pas un pouvoir ou une règle comme ça l'arrange quand ça l'arrange. Et alors que toutes les visions s'expliquent, le spectateur ne peut pas deviner d'emblée à quelle sauce va être mangée la victime.
Il y a également plus de détails ou confirmation du prix à payer pour utiliser ses pouvoirs de perception extrasensorielle offensivement. Rhodes ne le fait qu'en dernier recours, et comme déjà vu au troisième épisode (Dame, Dame...), on comprend aisément pourquoi il préfère plier que se battre, à supposer bien sûr que son corps supporte la torture mentale projetée contre lui.
On constate aussi que Rhode détecte les visions fausses et les précieux indices sur ce qui se passe dans la réalité de la même manière dont nous analysons les vidéos et discours à intelligence artificielle : il repère les erreurs, les lacunes, les copiés-collés. Bien sûr, il trébuche quand la vision ne flotte pas assez et parvient à imiter la réalité, ou se sert de détails authentiques pour mieux le tromper.
Noter la dimension noire que Rhodes doit traverser quand il utilise son pouvoir de perception extra-sensoriel pour voyager jusqu'à la source d'un problème, physiquement ailleurs que lui : c'est la même idée dans le beaucoup plus récent Stranger Things lorsque Onze ("Elle") est censée espionner les russes, ou se retrouve à taquiner des monstres de l'Envers du décor.
De fait, le Sixième Sens n'est cité comme source d'inspiration ni par les créateurs d'X-Files, ni par ceux de Stranger Things, et pourtant, il y a des points de contact assez marqués pour supposer que les auteurs de ces séries ont pu voir le Sixième Sens et ont pu s'en inspirer.
Par contre aucun doute possible pour Ghostbusters la comédie originale, qui parodie certainement le Sixième sens ; si les cartes de Zener sont très à la mode dans les décennies précédentes, et on les retrouve dans plusieurs films et séries, l'écran pour visualiser l'aura fracturée d'un visiteur est bien dans cet épisode du Sixième sens, avant d'être dans Ghostbusters.
On notera aussi le fait que Rhodes respecte scrupuleusement, lui, le serment d'Hippocrate : il s'efforce de protéger les médiums qu'il découvre, quand bien même ils sont mêlés à des attaques psychiques contre lui ou des victimes, ou l'attaqueraient physiquement.
Combien de temps peut-il garder les mains propres dans sa profession ? L'époque veut que les héros soient encore des modèles positifs à temps plein, et non des ratés pétris de culpabilité comme aujourd'hui, le systématisme de cette approche fictionnelle pourrait d'ailleurs être analysé par ce bon professeur Rhodes comme une sorte d'attaque psychique organisée contre le public, visant à le démoraliser et le corrompre.
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