Le Sixième sens S01E06 : Un mort peut-il tuer ... (1972)


Ici la page Amazon du coffret DVD français de l'intégrale de la série Le 6ème sens 1972
The Sixth Sense S02E06: Can a Dead Man Strike from the Grave? (1972)
Traduction : Un mort peut-il tuer depuis sa tombe ?
Episode précédent <> Episode suivant.
Diffusé aux USA à partir du 26 février 1972.
Sorti en DVD français le 1er octobre 2014 (le master n'est pas HD, image et son correct, sous-titres français avec erreurs de traduction).
De Anthony Lawrence (également scénariste), réalisé par Alf Kjellin ; d'après le téléfilm Sweet, Sweet Rachel (1971) ; avec Gary Collins, Catherine Ferrar, Belinda Montgomery, Jim McMullan, Kip Niven, Bert Freed, John Milford, Christina Crawford
Pour adultes et adolescents.
(Fantastique, pouvoir psioniques) Une grande maison la façade donnant sur une rue avec une statue de femme à la manière antique, la nuit, et le vent qui siffle mélancoliquement dans les arbres aux alentours. L'accès au perron est illuminé par deux lanternes sur les côtés et la lumière du hall, tandis qu'au premier étage à la gauche, une fenêtre qui donne sur ce perron, le portail ouvert, et la clôture en fer forgé, est illuminée.
La plainte du vent grandit, et nous entrons dans un vaste salon plongé dans la pénombre, salon qui vraisemblablement fait office de salle de musique, puisqu'il y a un piano ouvert avec des partitions posées sur leur présentoir, au-dessus du clavier, avec le tabouret long placé en face pour accueillir un pianiste. La seule lumière que filtre les rideaux des grandes fenêtres est celle des réverbères de la rue.
Le salon a ses portes ouvertes sur un hall, avec un grand escalier dont la rampe luit jusqu'au palier, prolongée par une balustrade. Le palier, décoré de rideaux et de tableaux floraux, mène à une porte de bois. La porte donne sur une salle de travail lambrissée, avec une mappemonde, des appliques au mur, une table de travail et une table à dessiner d'architecte, à laquelle, sous une lampe d'architecte pliée bas, s'applique un homme à la chemine jaune-orangé. Comme il pose une petite règle sur un plan en blanc sur papier bleu, et se réfère à un plan en noir sur papier blanc, il se fige.
Des murmures bruissent à ses oreilles... "Je t'aime..." murmure une femme. Il soupire. "Embrasse-moi, dans notre chambre..." L'architecte lève les yeux de ses plans et se détourne lentement : "... Parce que je t'aime, à jamais !"
L'architecte porte douloureusement une main à son front. La femme murmure à nouveau : "Je t'aime..." Elle soupire fortement, et répète : "Tu vois, à quel point je t'aime..."
L'architecte se lève, quitte sa table pour essayer de trouver d'où vient la voix de femme, toujours plus indistincte. Il ouvre la porte de sa salle de travail, sort sur le palier, descend l'escalier, entre dans le salon de musique. Arrivé devant le piano, il s'assied, tel un somnambule, sur le tabouret long. Il semble égaré, respire fortement, puis lève ses mains pour les placer au-dessus du clavier. Avec beaucoup d'appréhension, il plaque un premier accord mineur sur le piano. Puis un second, plus fort, plus dissonant. Un troisième, un quatrième.
L'architecte semble éperdu, il regarde droit devant lui, sans l'air de rien voir, respire plus fort encore. Et il se met à jouer une mélodie tragique accompagnée d'arpèges à un tempo moyen. La mélodie semble tenir en deux notes qui se répètent de plus en plus fort, puis module et reprend, plus haute.
La musique a dû réveiller son épouse, une jeune femme, qui apparaît en chemise de nuit et robe de chambre à la balustrade du palier, au-dessus de l'entrée du salon, avec vue parfaite sur le piano et le dos de l'architecte dans la faible lumière de la rue filtrée par les rideaux des fenêtres. Après un temps d'hésitation, la jeune épouse descend à son tour l'escalier.
Au piano, l'architecte, toujours somnambule, semble se tendre progressivement. Soudain, il s'arrête de jouer. Une jeune femme se met à rire brièvement, puis encore une fois.
Un jeune homme pousse à l'intérieur une balancelle avec une jeune femme assise dessus. Leurs vêtements sont ceux d'un jeune couple du siècle précédent. La balancelle est poussée en direction du lit imposant à deux places à la parure rouge sang. Surgit sur leur droite un vieillard haineux, moustachu tout de noir vêtu.
L'architecte plisse les yeux, mais le visage du jeune homme à la chemise blanche, de dos, reste invisible, tout comme celui de la jeune femme, à la robe blanche aux manches bouffantes. Le vieillard a sorti un revolver.
Impassible, l'architecte continue de scruter la scène. Pendant ce temps, sa jeune épouse est entrée dans le salon et le regarde, inquiète. Elle fait un pas de plus, mais s'arrête : son mari n'a pas bougé, toujours au piano, toujours regardant vers sa gauche.
Le jeune homme lève sa main en défense, en direction du revolver, le vieillard semble hésiter... L'architecte est toujours figé, son épouse ne bouge plus... à son tour, la jeune femme sur la balancelle lève la main ; alors le regard du vieux moustachu devient haineux : il pointe son canon sur la jeune femme, et tire, et dans l'écho étrange de la détonation du revolver, la jeune femme bascule en arrière et tombe de sa balancelle.
L'architecte se redresse. Le vieillard moustachu tire une seconde fois, cette fois sur le jeune homme, qui tombe sur le tapis, puis cherche de sa main à attraper celle de la jeune femme déjà à terre. En vain.
Le jeune homme et la jeune fille et le vieillard s'effacent du salon. L'architecte reste assis au piano, à respirer fortement, et son épouse reste à le regarder à l'entrée du salon.
Un nouveau jour. Dans un parc, le professeur Rhodes marche seul avec l'épouse de l'architecte. Il lui demande : "Vous n'avez aucune idée de ce que votre mari... contemplait ?"
Quelqu'un les observe de derrière les buissons et les suit. L'épouse de l'architecte répond, d'une voix presque enfantine : "Il n'y avait rien là-bas ! Seulement la pièce."
Rhodes demande ensuite : "Qu'est-il arrivé après ?" Elle soupire : "Je suis allé vers lui, pour essayer de l'aider, mais il est devenu violent !" Elle étouffe un sanglot : "Il m'a repoussée ! Et puis il s'est enfermé dans la bibliothèque pour le reste de la nuit."
Alors qu'ils croisent d'autres promeneurs et que les oiseaux chantent, Rhodes demande : "Qu'est-ce qui vous fait croire que ces expériences ont une base (para)psychique ?"
Ils arrivent à un banc, l'épouse de l'architecte soupire et s'assied : "Je n'ai jamais vraiment pensé à ce genre de choses auparavant..." Elle relève la tête pour regarder Rhodes qui est resté debout : "Mais il y a environ six mois, il a commencé à changer..." Elle détourne et baisse les yeux : "Des petites choses, d'abord : des sautes d'humeur, de la jalousie... C'était presque comme il s'agissait d'une autre personne."
Rhodes s'assied à côté d'elle sur le banc, penché vers elle, cuisses écartées, une main posée sur le banc à côté de la cuisse de la jeune femme en pantalon, qui a sa propre main posée sur sa propre cuisse. Du point de vue de l'observateur, difficile de voir exactement ce que Rhodes fait ou non de sa main.
Mais du point de vue de l'épouse, Rhodes semble simplement concentré, et, yeux plissés à cause du soleil qui le frappe par la droite, il demande : "Pouvez-vous être un peu plus spécifique ?"
Alors l'épouse de l'architecte hésite, puis lui sourit, d'un air entendu : "Les regards fixes..." Pour leur observateur, par-dessus l'épaule de Rhodes, elle a l'air quasiment mutine, et impossible de lire l'expression de Rhodes, de dos. "Je lui ai demandé ce que c'était, et il répondait que ce n'était rien ! Mais il regardait vraiment quelque chose..."
Cependant, Rhodes n'a pas vraiment l'air avancé par ce surplus de spécificité. L'épouse ajoute : "Et puis, finalement, tard dans la nuit, je l'ai découvert à errer dans la maison en criant d'une voix horrible, qui n'était pas la sienne !"
Rhodes demande : "Le piano, la musique ont-ils des significations particulières pour lui ?" L'épouse répond, sur le ton de l'accusation : "Il ne joue pas du piano, professeur Rhodes."








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