
The Outer Limits S01E03: Valerie 23 (1995)
Traduction : les limites extérieures, Valérie 23.
Titre français : Au-delà du réel, L'Aventure continue : Valérie 23.
Diffusé le 31 mars 1995 sur SHOWTIME CA.
Diffusé le 25 novembre 1995 sur SERIE CLUB FR (Câble) puis M6 FR.
Sorti en VHS.
Sorti en DVD.
De Timothy Bond, sur un scénario de Jonathan Glassner, avec William Sadler, Sofia Shinas, Nancy Allen, Tom Butler.
Pour adultes et adolescents.
(Horreur prospective, robot fou) Des bouquets de fibres optiques dans un laboratoire d'électronique, reliant une peau d'allure humaine et vivante tendue, à une carte-mère. L'homme d'âge mûr rouquin et binoclard assis au pupitre voisin brandit un tournevis en murmurant : "Voyons à quel point tu es sensible..." Il pointe alors le tournevis pour effleurer un point de la peau tendue : "Prêt et... bang !"
La peau se met à vibrer, parcourue d'une onde concentrique à partir du point du léger impact. L'électronique se met à biper rapidement, et, rougissant, le rouquin s'exclame : "Oh !" Puis riant, il souffle encore : "Du calme, du calme", et caresse affectueusement la peau tendue. Entre alors dans l'espace partagé son patron : "Hé, Frank, comment ça se passe ?"
Frank, le rouquin binoclard, répond, sans s'arrêter de caresser la peau artificielle : "Génial, Charlie !" Puis comme son patron Charlie s'appuie à sa table de travail, Frank ajoute : "Mais ça irait mieux si j'avais une idée d'à quoi devrait servir ce derme de synthèse." Charlie répond : "Désolé, vieux, mais je ne peux pas me permettre de laisser des pipelettes le dire à la concurrence." Puis Charlie passe dans le dos de Frank et déclare : "Non, toi et tous les autres sauront la destination de leurs composantes.." Charlie s'assied devant la peau de synthèse pour la caresser à son tour... "...quand le moment sera venu."
Frank relève le défi et considère la peau de synthèse : "Oh, laisse-moi voir : eh bien, ce n'est pas pour les grands brûlés, n'est-ce pas ? Nous le savons : c'est trop inorganique et... Je suppose que cela pourrait être un genre de détecteur pour ordinateur, mais alors pourquoi tu aurais voulu que ça ressemble à de la peau humaine ?"
Tout à ses palpations, Charlie répond en souriant, sans regarder Frank : "Oh, c'est du joli, Frank, du très joli..." Puis semblant changer de sujet, il interroge : "Dis-moi, tu ne fréquentes personne en ce moment, n'est-ce pas ?"
Frank se raidit, mais répond tout de même : "Non, pourquoi ?" Charlie sourit, toujours en regardant la peau : "Parce qu'il y a cette nouvelle qui vient juste de commencer dans l'aile I.O. (NDT : Input / Output, Entrée / Sortie), faut que tu la rencontres..."
Charlie se détourne, puis répond d'un sourire ironique et d'une petite tape sur l'épaule de son patron : "Charlie, je ne suis pas intéressé..." Mais Charlie insite : "Hé, elle est exactement ton genre, Frank !"
Frank a fait pivoter sa chaise-roulante et répond : "Vraiment ? Elle en pince pour nous autres, les grands beaux ténébreux paraplégiques, c'est ça ?" Il pivote à nouveau pour faire face, à petite distance, à Charlie, qui s'est assis sur un coin de la table de travail : "Non, non, non : c'est la beauté de la chose : je lui ai déjà parlé de toi, cela n'a aucune importance pour elle, elle n'a même pas cillé !"
Frank est resté bouche ouverte, peu convaincu. Il baisse la tête : "Ouais, sûrement." Charlie répond : "Hé, j'suis ton chef, pas vrai ?" Frank répond : "Ouais, c'est ce que tout le monde dit."
Charlie se lève : "Eh bien je t'ordonne de prendre ta pause maintenant." Frank grimace, Charlie insiste : "Allez, je veux que tu la rencontres."
Ils sortent, Charlie marchant à vive allure jusqu'à un hall à l'entrée d'un autre laboratoire, tandis que Frank le suit sur ses roulettes. En apercevant le gardien en uniforme armé devant la serrure électronique, Frank s'étonne : "Charlie, pourquoi toute cette sécurité ?" Et Charlie de répondre campé devant la porte du laboratoire, mains enfoncés dans les poches de son pantalon : "Faut bien protéger tous ces brevets, mon pote !"
Puis Charlie lève la tête en direction de par-dessus l'épaule de Frank : "Frank, la voilà !" Frank fait pivoter sa chaise roulante, son regard restant braqué vers le bas, et son visage s'empourprant vivement, alors que Charlie lance : "Frank, je veux te présenter Valérie..."
Et le regard de Frank de remonter lentement depuis les bottines jusqu'au visage de la superbe jeune rouquine pulpeuse en combinaison blanche à fermeture éclair, escortée par un vieux type en blouse blanche observant à deux pas derrière elle. "Bonjour !" lance la jeune femme enjouée, lui tendant la main.
Plus rouge que jamais, possiblement les verres de ses lunettes rondes légèrement embués, Frank répond d'une voix un peu rauque, dans un souffle : "... 'jour."
Puis Frank se ressaisit, sourit et serre la main, peinant à reprendre son souffle, et Valérie remarque à Charlie : "Vous aviez raison : il est mignon !"








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