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Le Sixième sens S01E11: Le chuchotement du Diable (1972)

MessagePosté: Jeu 17 Sep 2026 18:05
par Greenheart
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Ici la page Amazon du coffret DVD français de l'intégrale de la série Le 6ème sens 1972

The Sixth Sense S02E11: Whisper of Evil (1972)
Traduction : Le chuchotement du Diable.

Episode précédent <> Episode suivant.

Diffusé aux USA à partir du 8 avril 1972.
Sorti en DVD français le 1er octobre 2014 (le master n'est pas HD, image et son correct, sous-titres et doublage français avec erreurs de traduction).

De Anthony Lawrence (également scénariste), réalisé par Alf Kjellin ; d'après le téléfilm Sweet, Sweet Rachel (1971) ; avec Gary Collins, Catherine Ferrar, Belinda Montgomery, Jim McMullan, Kip Niven, Bert Freed, John Milford, Christina Crawford

Pour adultes et adolescents.

(Fantastique, pouvoir psioniques) Les couloirs d'un grand hôpital. L'infirmière, jeune mais revêche, arrive à marche forcée pour se précipiter à l'intérieur d'une chambre : une seule patiente, blonde, agitée. L'infirmière appuie sur le commutateur de l'interphone dans le tableau au-dessus de lit et appelle : "Docteur Lewis, immédiatement !"

La jeune femme halète, les yeux grands ouverts, parfaitement maquillée, ce qui est assez curieux mais systématique apparemment, qu'il s'agisse d'aller se coucher chez soi ou d'être en pleine opération où pourtant rien ne devrait masquer la couleur de la peau, des lèvres, ou des ongles. Sans hésiter, l'infirmière revêche lui plaque le masque à oxygène sur la bouche : "... ça va vous mettre plus à l'aise ; très bien... Respirez normalement."

Mais il faut croire qu'il y a des effets secondaires, puisqu'alors que son monde s'obscurcit, la blonde patiente entend à présent une assemblée psalmodier des prières sataniques entrecoupés de flash : une jeune fille blonde qui lui ressemble, apparemment endormie, habillée d'une robe médiévale bleue à galons dorés, entourée de bougeoirs dorés portant des chandelles noires allumées ; un individu en robe rouge et capuche assortie baissée ; un coussin rouge sur lequel est posé une dague à la lame courbe, à l'évidence sacrificiel. Sommes toutes rien que du très ordinaire quand on fréquente comme elles Hollywood et le monde de la mode.

Le docteur Lewis entre, en blouse blanche, chemise bleu pâle et cravate bleu nuit, grosses lunettes d'écailles et cheveux argentés, et un faux-air de bouledogue. Les chants sataniques cessent, les convives de la fête d'à côté attendraient-ils son retour pour reprendre ? En tout cas, les flashs ne s'arrêtent pas : l'homme a la robe rouge porte une boucle en or à l'oreille droite, à moins bien sûr que la vision soit celle de son reflet dans un miroir. La jeune fille endormi la tête entre les bougeoirs, avec un calice d'argent pour faire bonne mesure mystique. La jeune fille endormie cille, ou rêve et pourrait bien être sur le point de se réveiller...

L'infirmière retire enfin le masque à oxygène, et la patiente souffle, éperdue : "Ma sœur... Monique !" Le médecin répond : "Tout va bien, juste rallongez-vous." Ayant saisi le poignée de l'infirmière, il ramène le masque à oxygène qu'elle tenait sur la bouche de la patiente, pour la faire taire ? Peine perdue : le masque à nouveau retiré, elle souffle à nouveau : "Non ! Monique !" Puis elle accuse : "Ils vont tuer ma sœur !" Et suppliant des yeux le médecin, elle sanglote : "Oh, s'il vous plait, ils vont tuer ma sœur !"

Et l'infirmière de plaquer à nouveau le masque sur la bouche de sa blonde patiente. Et c'est le noir total.

La sortie de l'hôpital de nuit. La blonde s'est endormie, paisible. Le docteur Lewis consulte le tracé du rythme cardiaque de sa patiente. Puis, tout en consultant sa montre, il inspecte une perfusion, pour déclarer : "De la perception extra-sensorielle ? Vous plaisantez !" Il se retourne vers un autre homme à cheveux blancs, en costume sombre et imperméable blanc : "Eh bien, vous m'avez levé à deux heures du matin pour me dire que cette jeune fille allait mourir à moins que nous ne retrouvions sa soeur sous 72 heures."

Le docteur Lewis explique : "Son sang coagule à la dialyse, et je n'arrive pas à trouver un rein à lui transplanter qui soit suffisamment compatible avec ses tissus." L'autre répond : "Et même si nous trouvons sa soeur, qu'est-ce qui vous fait penser qu'elle acceptera de faire don d'un de ses reins ? Et même si elle acceptait, comment savez-vous si les tissus seront vraiment compatibles ?"

Le docteur Lewis argumente : "Les chances sont grandes pour qu'ils soient compatibles et même si ce n'était pas le cas, je ne renoncerait pas avant d'avoir retrouvé sa sœur..." L'autre répond : "Alors laissez-moi faire intervenir cet homme." Lewis proteste : "Allez, Ed, tu ne vas trouver la soeur de cette fille par perception extra-sensorielle !" Ed réplique : "Tu as essayé tout le reste : les orphelinats, les registres d'Etat... mais elles ne se sont pas revues depuis près de 18 ans !"

Lewis n'en démord pas : "Non, je suis désolé, Ed, mais j'ai failli la perdre... et le combat a été long ; écoute : c'est moi qui lui ai retiré son rein, et c'est moi qui lui ferait cette greffe si son corps l'accepte." Ed répond en souriant : "Et je sais que tu le peux : ce n'est pas ta faute si tu n'arrives pas à trouver des tissus compatibles."

Lewis regarde encore sa patiente, qui recommence à s'agiter, et cède : "Qui est cet... expert ?"

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Re: Le Sixième sens S01E11: Le chuchotement du Diable (1972)

MessagePosté: Jeu 17 Sep 2026 19:33
par Greenheart
Je préfère nettement quand la production se lâche davantage et c'est le cas ici.

D'autant qu'une fois quitté les scènes de visions et de jeune fille en détresse, les scènes d'enquête en partenaire avec l'inspecteur de police et surtout les scènes de Monique et ses nouveaux amis sont froidement réalistes. Ils rappellent très fortement les scandales récents autour d'Epstein, en particulier les dialogues et le portrait des nouveaux amis en question. Cette partie là du script est beaucoup plus solide et plausible que les scènes avec les médecins par exemple.

Il est aussi très plaisant que les pouvoirs de Rhodes soient aussi utiles que les intuitions et surtout l'expérience de l'inspecteur Bruckner pour résoudre les problèmes.

J'ai franchement eu l'impression que le physique et l'attitude des deux médecins étaient une référence aux genres de rôles que jouaient Bela Lugosi et Boris Karloff dans leur série de films d'horreur des années 1930 à 1940 (Le chat noir par exemple) même s'il ne s'agit pas des mêmes personnages. Paul Stewart dans le rôle du docteur Adamson a également des allures de Peter Cushing.

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