
The Outer Limits S01E05: The Second Soul (1995)
Traduction : les limites extérieures, La seconde âme.
Titre français : Au-delà du réel, L'Aventure continue : Dos au monde.
Diffusé le 14 avril 1995 sur SHOWTIME CA.
Diffusé le 2 décembre 1995 sur SERIE CLUB FR (Câble) puis M6 FR.
Sorti en VHS.
Sorti en DVD.
De Paul Lynch, sur un scénario de Alan Brennert, avec Mykelti Williamson, D.W. Moffett, Rae Dawn Chong, Richard Grove (Kadimas).
Pour adultes et adolescents.
(Horreur prospective, invasion extraterrestre) Emission spéciale de la chaîne d’actualité internationale INIII, intitulée Premier contact. Claironnant, une voix d’homme annonce : « Ceci est le bulletin spécial avec David Aftergood (NDT Après-le-bien). Installé à son bureau face à la caméra, l’afro-américain en costume anthracite, chemise blanche et cravate bordeaux à pois dorés ou leur équivalent, déclare ses notes sur du papier à la main : « Il est trois heures de ce qui pourrait bien être l’après-midi le plus important de l’histoire de ce Monde.... »
Monde qui compte 24 fuseaux horaires, tandis qu’un après-midi ne peut avoir lieu que sur six d’entre eux simultanément. Pour les autres, il s’agit du matin, de la soirée ou de la nuit les plus importants de l’histoire de ce monde.
« Le premier contact de l’Humanité avec une espèce extraterrestre. »
Premier contact vidéo, et ces extraterrestres-là sont déjà morts, donc affirmation à relativiser doublement. Par ailleurs, qu’est-ce que le présentateur en sait ? L’histoire de l’Humanité commence avec l’invention de l’écriture il y a cinq mille ans, et cette histoire regorge de contacts et d’inféodation à des entités extraterrestres : dieux, démons, géants, anges, monstres etc. Et le présentateur n’y était pas pour en vérifier l’authenticité.
« Des sources disent à Newsline (NDT le câble de l’actualité) que cette transmission est l’aboutissement de semaines d’échange entre des officiels des Nations Unis et des représentants d’une race extraterrestres s’identificant eux-même comme des N’Tal... »
Et à l’écran, avec la mention En direct par satellite, avec en surimpression le logo Exclusivité INI II, apprait l’image bruitée et basse définition d’un vaisseau d’allure Gigerienne, ressemblant vaguement à une tortue à tête de mouche noire, d’un à-propos troublant, vu que les N’Tal sont en quête de cadavres.
Le présentateur précise que « C’est une retransmission en direct du vaisseau-mère extraterrestre en orbite (de la Terre), d’où les N’Tal ont dit qu’ils s’adresseraient au peuple de la Terre. »
D’abord il n’y a pas qu’un peuple de la Terre, et depuis quand les dictatures qui contrôlent toutes les émissions et la presse depuis que ces médias existent, peu importe leur forme technique, autoriserait le premier venu à s’adresser à leurs esclaves de fait, comme un messie ? Ceux qui ont fait cela avant ont fini crucifiés ou bannis ou brûlés vif ou internés d’office, ou shadowbannés et leur chaîne youtube supprimées tandis que l’Europe leur interdisait l’accès à leur compte en banque et de franchir leurs frontières, ... à la fois selon les légendes, les chroniques et l’histoire immédiate.
« Avec nous, se trouve le Secrétaire d’Etat Randall Kelly, qui, comme nous tous, attend le premier message direct des N’Tal. »
Ce n’est pas un message direct, c’est une télé transmission en basse définition, autant dire le genre de vidéo et de son que même dans les années 1970 il était déjà possible de simuler en meilleure qualité dans le premier film fantastique sorti au cinéma.
Le présentateur se tourne vers le secrétaire d’Etat Kelly, un petit barbu poivre et sel d’allure soumise et arriviste à la fois. « Monsieur le Secrétaire, en dépit de toute la diplomatie par radio, nous avons entendu dire que les services secrets ne vous laisseront pas ou le président entrer en contact direct avec les N’Tal. »
Contact direct comme dans Alien le Huitième Passager, avec les tentacules dans l’œsophage ? Non, ce qui est vraiment étonnant, c’est que le présentateur de la chaîne d’information en continue soit incapable de citer les acronymes en trois lettres désignant ce type d’agences. Mais j’ai souvenir que même dans les années 1960, la production de la série originale Au-delà du réel n’osait pas mentionner le nom des services d’état chargés de sa protection, de crainte de voir leur épisode interdit de diffusion, tout en diffusant deux épisodes prototypes de ceux de la série X-Files, qui dans les années 1990 aura fait un travail de propagande complotiste totalement autorisé par les agences en question.
Et le présentateur d’interroger le secrétaire : « Qu’est-ce que cela augure pour la sécurité de la planète entière ? »
D’abord, le simple fait de laisser entrer en orbite un vaisseau spatial extraterrestre massif implique une incompétence et une irresponsabilité totale des autorités de la Terre : le vaisseau aurait dû être arrêté aussi loin que possible du Soleil lui-même, sans possibilité d’aller polluer, impacter, chasser de son orbite ou détonner aucune des planètes ou l’étoile de ce système au sens le plus large du terme. Personne n’a jamais lu de la Science-fiction ou fait de l’astrophysique ou étudié le climat ou les épidémies ?
Doigts joints en évidence devant lui, le secrétaire Kelly répond : « David, j’ai entendu ces rumeurs et c’est tout ce qu’elles sont. Les N’Tal n’ont jamais donné aucune indication d’une intention hostile... »
Une seconde ! C’est bien un être humain qui prétend pouvoir lire avec exactitude les intentions hostiles ou pacifiques d’extraterrestres jamais fréquentés, à l’histoire et à la biologie parfaitement inconnus jusqu’à présent ? La base de chez base même sur la Terre est la quarantaine, sous peine de Peste Noire bubonique ou pulmonaire, ou pire de fièvre hémorragique attestée depuis Pline l’Ancien, de celle qui tue les grands mamifères sur le champ, puis tous les charognards qui tentent ensuite d’en dévorer le cadavre.
Et même si les extraterrestres étaient parfaitement compatibles et dépourvus de charges ou bactéries ou virus dangereux, ce qui n’était même pas le cas d’un élevage de cochons mexicains tenus par le cartel donc hors contrôle et interdit d’enquête même en cas d’épidémie mortelle frappant à partir de là toute la planète Terre en 2009, cf. la grippe mexico-porcine vite rebaptisée H1N1 par les autorités planétaire pour cacher ses origines et vendre davantage de vaccins... mortels, évidemment, la grippe toute neuve déclenchait une réaction immunitaire dévastatrice d’autant plus violente que le patient était jeune).
... Il y aurait l’énorme danger des maladies sexuellement transmissibles et des mutations génétiques ou grossesses monstrueuses ou choc allergique au contact physique direct, alors que n’importe quel être humain est forcément sexuellement attiré par un être dont l’immunité et les phéromones possiblement trompeuses, seraient suffisamment exotiques pour lui faire croire que se reproduire avec lui limiterait les risques d’incestes et d’appauvrissement génétique dans sa communauté.
Mais déjà le présentateur lève un index impérieux, ayant entendu buzzer quelque part dans le studio, à moins qu’il ne dispose d’une oreillette ou que Elon Musk lui ait déjà implanté la cervelle pour en faire une marionnette docile des GAFA et autres dictatures technologiques : « Excusez-moi, Secrétaire : nous recevons la transmission. »
Et même pas de différé de huit secondes comme apparemment habituellement à la télévision, pour éviter que le public voit ou entende ce que la régie et l’agent obligé du renseignement la noyautant ne veut pas qu’il voye ou entende ?
A l’écran, toujours avec le logo Exclusivité INI II, des halos et des étincelles dorées...
Comment ces extraterrestres ont-ils étalonnés les couleurs de leur transmission ? Sauf erreur de ma part, ils n’ont même pas ou plus de globes oculaires ? Ils ont demandé de générer artificiellement leur vidéo à un équivalent de Grok en fonction des réactions qu’ils espéraient obtenir, en s’inspirant de tout ce que transmettre et retransmettent les télévisions et streameurs de la Terre ? Ou bien tous les gens sont partout pareils dans toutes les galaxies ?
Le présentateur ne peut s’empêcher de commenter, alors que le spectateur est censé voir et entendre la même chose que lui, directement, c’est-à-dire sans personne pour lui dire quoi voir et quoi penser. « Nous voyons une sorte de vapeur. » J’aurais plutôt parlé de plasma ou de gaz enflammé. « Je ne sais pas, un gaz ou quelque chose. »
Quand on ne sait pas, on la boucle (leitmotif obligé du spectateur de nos journaux télévisés quotidiens).
Le présentateur s’exclame alors : « Attendez, quelque chose est en train d’arriver ! » (en fait non).
A l’écran, un visage grimaçant surexposé à crâne d’œuf disproportionné finit par apparaître et semble parler, d’une voix de vieillard asthmatique : « Je suis Kadmis... »
J’ignore comment quiconque connais l’orthographe exacte de son nom, parce que la notion de sous-titrage semble échapper aux N’Tal, et je ne vois d’ailleurs pas comment ils auraient pu translittérer dans toutes les langues du monde en même temps un système articulatoire phonique de toute manière équivoque par nature.
« ... le seul membre survivant de la Pairie (NDT comprenez aristocratie, comprenez ceux à qui il faut impérativement couper la tête si vous ne voulez pas vous retrouvez avec un quatrième ou un cinquième et plus Reich tous les demi-siècles.), le Conseil régnant des N’Tal. »
Et voilà que la régie choisit de couper la fameuse transmission « directe », prétendue s’adresser au peuple de la Terre sans passer par ses gouvernants : l’image du laquais petit barbu s’encadre dans votre téléviseur pour déclarer : « Ceci est le secrétaire d’Etat Kelly : au nom des Nations Unis... »
Les Nations-Unis ne sont pas un Etat mais un baisodrome. Cette organisation est supposément dirigée par un secrétaire général, qui occupe ce poste pour l’impunité totale qui s’y rattache.
(en cours de rédaction)






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