
The Outer Limits S01E06: White Light Fever (1995)
Traduction : les limites extérieures, La fièvre de la lumière blanche.
Titre français : Au-delà du réel, L'Aventure continue : Rendez-vous avec la mort.
Diffusé le 21 avril 1995 sur SHOWTIME CA.
Diffusé le 3 décembre 1995 sur SERIE CLUB FR (Câble) puis M6 FR.
Sorti en VHS.
Sorti en DVD.
De Tibor Takacs, sur un scénario de David Kemper, avec William Hickey, Bruce Davison, Sonja Smits, Michelle Beaudoin, Dean Barrett, Ben Immanuel.
Pour adultes et adolescents.
(Horreur prospective, fantastique, toxique) Un luxueux et vaste salon avec une très grande cheminée où un feu brûle. Par les hautes fenêtres filtre la lumière des éclairs, presque aussitôt suivi du fracas du tonnerre. Aucun ne semble déranger le vieillard assis en face du foyer de la cheminée, dans l'unique fauteuil de la pièce aux tables chargées de bibelots anciens. Le vieillard regarde une télévision à tube cathodique noir et blanc posée sur le côté de la cheminée.
L'orage fait fluctuer l'intensité du courant électrique, donc de la lumière des lampes, et brouille de temps à autre le balayage de l'image télévisée. L'un des personnages est justement en train de dire à un autre : "Laissez donc la porte du cellier ouverte : laissez-le s'enfuir. Laissez le faire." Le vieillard se verse un liquide rouge clair dans un gobelet de plastqiue, probablement un mélange médicamenteux. Puis ayant reposé le gobelet sur la petite table à sa droite, il s'empare de la télécommande. Et comme il appuie frénétiquement sur un des boutons pour changer de chaîne, puisque l'image de la précédente est complètement brouillée, il s'écrit : "Maudite télévision par câble !"
La voix plus ou moins brouillée d'un des personnages revient : "... Vous m'entendez ? Détruit !" Le vieillard pique soudain du nez, puis se rejette en arrière dans son fauteuil, portant la main droite à sa gorge. Il grimace et grince : "Fils de p.te !" Puis il grimace davantage, et fixe le petit tas de pilule et gélules épars sur sa table, entre les flacons de médicament et le pilulier semainier. Il attrape le pilulier, soulève le couvercle du premier compartiment et tente d'en attraper le contenu, grimaçant de plus belle, et à nouveau,
la tête inclinée et la main droite en grippe pressée contre sa gorge. Il parvient à saisir un petit cachet blanc et rond, l'avale, puis de l'autre main, saisit un boitier électronique accroché à sa ceinture du côté gauche. Il presse un bouton et le boitier se met à biper rapidement. Le tonnerre éclate à nouveau, encore plus violent.
Au même moment, dans un bureau équipé d'ordinateur, un homme d'âge mûr en blouse blanche et costume cravate, ressemblant vaguement à Bill Clinton en 2026, est absorbé dans la saisie d'un texte. Il ne remarque pas la diode rouge qui clignote dans le pager à sa ceinture, brillant à travers le tissu blanc de sa blouse, pager apparemment en mode silencieux. Sur l'écran du moniteur, la modélisation d'un cœur artificiel bat, spasmodique. Et le tonnerre ponctue.
Entre une femme d'âge mûr également en blouse blanche, une tasse en carton à la main. Elle demande au premier docteur : "Est-ce que c'est une nuit blanche ou un lever de bonne heure ?" Elle rejoint son interlocuteur pour s'asseoir sur un coin de table. Le docteur répond : "Du pareil au même ; et vous-même ?" Elle se racle la gorge et avoue : "J'ai fait de la chirurgie toute la soirée... Un gamin de douze ans abattu d'une balle à travers l'artère fémorale."
La chirurgienne garde le sourire, le médecin assis devant son terminal d'ordinateur secoue la tête, pour soupirer : "Je suis heureux de ne plus faire de la médecine d'urgence."
La chirurgienne se penche pour mieux voir l'écran du moniteur du médecin : "Sur quoi vous travaillez ?" Le médecin répond : "Ah... les dernières simulations informatiques pour la structure exocardiale." La chirurgienne demande : "Et..." Le médecin regarde à nouveau l'écran, inclinant la tête : "Très prometteur..."
C'est alors que la chirurgienne remarque, sentencieusement : "Mac ? Ton chef t'appelle ..." Mac baisse immédiatement les yeux sur son pager, qui clignote toujours de sa diode rouge. Il soupire, se lève, soufflant : "Mon Dieu..."
Et dans son vaste salon, le vieillard quitte son fauteuil en s'indignant : "Au rythme où ces gens gère un hôpital, je pourrais bientôt me retrouver à cette fichue 'assistance sociale !"
Titubant sur ses cannes anglaises, il avance péniblement sur le tapis en direction de la porte d'entrée du salon, dans la lueur des éclairs et au rythme des coups de tonnerre. Il n'est pas arrivé à moitié du chemin qu'il se tord de douleur et s'écroule, s'étalant sur le côté dans un cri étouffé. Comme il parvient à rouler pour se mettre sur le dos, ahanant, un autre vieillard habillé comme lui en robe de chambre rouge, le dépasse tranquillement, sans l'aide des cannes anglaises.
Le second vieillard se retourne et toise le premier. Ils ont le même visage, sauf que l'un est visiblement inconscient et en train de rendre son dernier souffle. Alors le second vieillard qui est debout s'écrit véhémentement : "NON !"
Le bip du pager est devenu irrégulier. Mais la porte de l'appartement s'ouvre, comme les vantaux d'un ascenseur. Sauf que cette porte ne donne pas sur un ascenseur, mais sur un long couloir illuminé de radiations bleutées. Epouvanté, le vieillard valide recule pas à pas. Du fond du couloir, une lumière blanche aveuglante vient de s'allumer, immédiatement remplacée par un éclair se tordant en continue pour arriver jusqu'au salon.
Alors le vieillard grince, s'adressant clairement à l'éclair, tandis qu'un vent fort se lève : "Tu ne renonces jamais, n'est-ce pas ?" Et de clamer haut et fort : "Eh bien Harlan Hawkes non plus !"
Et tandis qu'il brandit son poing dans le salon ténébreux, une équipe d'urgence médicale se forme et déboule depuis les couloirs de l'hôpital occupant apparemment les étages inférieurs à la demeure de Hawkes : "Allez, allez ! Il ne faut pas le perdre, les gars !" L'infirmier au chariot et l'infirmière qui cavalent sont immédiatement rejoints par Mac qui les avertit : "C'est Harlan, il est à nouveau en arrêt cardiaque !"
Et l'équipe d'urgence de s'engouffrer dans un grand ascenseur. Mac enfonce et tourne sa clé dans le tableau de commande, sous l'étiquette "Appartement Terrasse", et de demander : "Vous avez bien le défibrillateur ?"








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