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Le Sixième sens S01E12 : L'ombre dans le puits (1972)

MessagePosté: Jeu 1 Oct 2026 16:52
par Greenheart
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Ici la page Amazon du coffret DVD français de l'intégrale de la série Le 6ème sens 1972

The Sixth Sense S02E12: Shadow in the Well (1972)
Traduction : L'ombre dans le puits/

Episode précédent <> Episode suivant.

Diffusé aux USA à partir du 15 avril 1972.
Sorti en DVD français le 1er octobre 2014 (le master n'est pas HD, image et son correct, sous-titres et doublage français avec erreurs de traduction).

De Anthony Lawrence (également scénariste), réalisé par Alf Kjellin ; d'après le téléfilm Sweet, Sweet Rachel (1971) ; avec Gary Collins, Catherine Ferrar, Belinda Montgomery, Jim McMullan, Kip Niven, Bert Freed, John Milford, Christina Crawford

Pour adultes et adolescents.

(Fantastique, pouvoir psioniques) La nuit, une grande maison, avec une fenêtre allumée donnant sur la porte cochère de la demande, éclairée par les lanternes de chaque côté en haut du porche. La fenêtre donne sur un bureau avec une table éclairée par une grande lampe de style oriental, laqué noir, à abat-jour. Outre les dossiers, dont un ouvert, la boite à crayon à gauche, un cadre photo à droite, l'encrier de cuivre aux deux réservoirs en cristal au milieu, et devant un autre ustensile d'écriture non identifié par votre serviteur, d'argent décoré une corne coupé à quelque animal sauvage africain, fort utile pour blesser grièvement ou tuer à l'occasion un visiteur ou son propriétaire à l'occasion, en plongeant l'extrémité de la corne dans quelque point tendre et richement irrigué en sang.

Le propriétaire des ustensiles et probablement des lieux est, vous allez être grandement surpris, une jolie dame en nuisette, rouquine cette fois. Lourdement baguée, elle semble préoccupée tandis qu'elle va pour annoter quelque document au stylo-plume. La dame semble subitement inspirée et griffonne sur une autre feuillet posé à sa gauche. Puis elle soupire et se fige à nouveau. Se détourne, laisse rouler son stylo plume un peu à gauche : ah si quelque chose pouvait enfin se passer ce soir-là, elle ne sait pas au juste, peut-être une apparition fantomatique sexy ?

La dame lève une enveloppe longue et bien remplie devant ses yeux, mais ce n'est certainement pas pour lire ce qui est écrit dessus, vu qu'elle tient l'enveloppe de manière à ce que la mention reste du côté opposé à ses yeux. Donc de manière à ce que nous puissions, nous, lire la mention. Ou bien elle sait qu'on l'espionne ou elle travaille pour quelqu'un qui suit ses faits et gestes à la jumelle depuis une fenêtre en face. La mention dit Dernière volonté et testament.

Puis la dame déplie la liasse de papier, et nous découvrons un document blanc encadré de rouge intitulé Dernière volonté et testament, mais pratiquement illisible en définition standard, même mis à échelle 4K. Toujours est-il que le regard de la dame s'attendrit à la vue de la montagne de fric dont elle a hérité suite au décès inopiné de son mari. Comme quoi, les mariages sans amour ont du bon quand ils se finissent assez tôt. Mais bien sûr, s'il y a une vie du mari après la mort, les choses peuvent ne pas se passer aussi bien. Heureusement, il y a des exorcistes.

Soudain, la caméra a le bon goût de se rapprocher, ou la dame de chausser de grosses lunettes de vue, et nous pouvons enfin lire sous Dernière volonté et testament, dactylographié : "Moi, Daniel Wolf, déclare ceci être ma dernière volonté et révoque tous les autres testaments faits auparavant. Premièrement, dans le cas où je devrais (décéder) avant mon père, je dédie un quart de ma pension à son bénéfice pour le reste de sa vie..."

La dame semble à nouveau préoccupée, ou distraite, et se détourne de sa lecture, refermant la liasse pliée. Elle fixe alors la grande photo noir et blanc encadrée posée devant elle à sa gauche sur la table de travail. Elle avait bien sûr épousé un homme nettement plus âgé qu'elle, et possessif car pour la pose, il lui agrippe l'épaule. Elle sourit, lui non, ou à peine. Prudente, elle avait sans doute exigé un contrat de mariage.

La dame se penche alors sur le cadre, puis le prend pour, semble-t-il, l'examiner de plus près. Combien de temps la photo a-t-elle été prise avant l'assassinat, déjà ? Elle fronce à nouveau des sourcils, comme elle croise le regard dur de son mari sur la photo, mari qui semble la fixer des yeux, elle. La dame se détourne vivement, et range le cadre dans un tiroir plus bas à gauche, à moins qu'il ne s'agisse de la corbeille à papiers dissimulée à cet endroit.

La dame se relève alors en s'appuyant des deux mains sur son bureau, pour s'incliner et tendre la main dans l'abat-jour pour saisir la ficelle qui permet d'éteindre la lampe. Hélas, sa nuisette n'est pas décolletée, et pour autant vaporeux que le vêtement paraît, il ne laisse rien transparaître, sans quoi nous aurions eu la vue plongeante. Alors tout au plus, nous pouvons imaginer, et il y a de quoi. Sauf que la lumière éteinte, la dame n'est plus qu'une ombre chinoise, et autant pour l'imagination déduite des mouvements physiques secondaires du corps humain imprimés par l'inertie.

Une fois dans la pénombre, elle se tient immobile une fraction de seconde, puis quitte la lampe et le bureau, et comme elle s'éloigne, dos tourné, c'est la totale pour ceux qui savent apprécier ces moments trop rares à la télévision où la nuisette se révèle quasi transparente de dos et en mouvement, bien éclairée par en face, le côté et sur un fond sombre. Bien sûr, la dame porte encore beaucoup de choses sous la tulle, mais tout est invisible alors, magie de l'illusion.

La dame se retourne, et elle semble alors complètement rhabillée sans l'avoir été de fait, et la voilà qui prend son temps pour arpenter le tapis de la salle de travail. J'oubliais, tout ça c'était pour refermer les rideaux de la fenêtre, et cette partie de la pièce, une sorte d'alcove, est désormais complètement obscure. Je me demande bien pourquoi elle a fait ça ; je suppose que l'obscurité totale doit la rassurer. Il demeure au moins une source de lumière, mais laquelle ?

Et nous découvrons alors avec stupéfaction que la salle de travail était en réalité une chambre à coucher, avec un grand lit à baldaquin comme il se doit, que personne ne s'était soucié de nous montrer avant la lecture du testament, et pourtant, la taille du lit et si celui-ci était encore occupé aurait pu être un détail crucial pour la suite de cette histoire. Voilà maintenant que la dame déboutonne sa sur-chemise de nuit presque transparente, pour révéler une chemise de nuit longue et moins diaphane, en tout cas avec l'éclairage sous cet angle. Après un temps de réflexion, elle jette le vêtement roulé sur un petit banc au pied du grand lit.

Puis la dame contourne le coin du lit à baldaquin en astiquant de manière plutôt suggestive le très grand montant de bois vernis, nervuré, annelé et bombé au sommet. Peut-être veut-elle nous dire que son amant lui manque ? Le lit semble n'avoir qu'une place. Il est fait, mais le dessus de lit et le drap ont été préalablement replié, et les oreillers placés sur la pliure supérieure. Sans doute a-t-elle exigé de la production cette précaution afin que personne ne lui fasse le coup du lit en porte-feuille après deux prises consécutives. Par ailleurs, vu qu'elle est obligée ensuite de ramper sur le lit pour atteindre la lampe à abat-jour suivante, c'était effectivement plus prudent.

Et comme la lumière tombe de l'abat-jour, nous pouvons tous constater que comme à leur habitude, ces dames ne se démaquillent jamais avant de se coucher, et vu les dommages à la peau que le maquillage occasionne quand il est porté toute une nuit au lieu de laisser reposer la peau, cela doit être un détail qui compte pour les annonceurs, qui comptent sur des bénéfices toujours plus grands comme il faut aux spectatrices toujours plus se tartiner épais pour espérer combler le vieillissement accéléré et dissimuler les inflammations et les boutons consécutifs à leur empoisonnement permanent.

Mais au moment d'éteindre la lampe, la dame semble être prise d'un pressentiment, et à plat ventre, jambes écartées sur le lit, se retourne vivement pour vérifier si par hasard, elle n'a pas laissé la fenêtre ouverte quand elle en a refermé les rideaux, et si l'échelle et le type louche qui la gravissait étaient toujours en bas : on ne sait jamais quand on passe à la télévision.

Effectivement, les rideaux de la fenêtre ne sont pas aussi fermés que l'instant d'avant. Ils sont même entre-ouverts.

Mais s'ils n'étaient qu'entre-ouverts, cela pourrait encore passer. Ce qui ne semble pas passer, s'il faut en croire l'expression de la dame, c'est le mari de la dame debout devant les rideaux, qui la fixe les bras ballants. Et maintenant qu'il marche vers elle, il a une tête de déterré, ou plutôt de quelqu'un qui serait d'abord tombé dans un puits avant de venir retrouver sa légitime, bien décidé à exiger que le devoir conjugal soit rempli et bien rempli.

Les yeux de la dame s'écarquille tandis qu'elle s'est reculée jusqu'au coin de la tête du lit : ah, si seulement elle connaissait un parapsychologie blond, attentif et bien fait de sa personne... Et qui se lave et change régulièrement ses vêtements. Pas comme son mari qui continue de marcher vers elle, et tend un doigt accusateur. Oui, seulement un doigt.

D'un coup, la dame retrouve ses facultés : elle bondit hors du lit, fait tomber la lampe de chevet, qui du coup s'éteint, et s'élance vers la porte de sortie de la chambre, se faisant, passant devant un miroir qui ne reflète qu'elle et le lit, et l'obscurité profonde côté alcôve. Mais elle ne sort pas : elle se contente de rester dos à la porte, fixant son mari qui continue de marcher vers elle, les deux mains tendues, et ses dix doigts prêts à agripper avec ferveur et passion. C'est beau l'amour après la mort quand même.... à condition qu'il reste immatériel et sans télékinésie.

Et comme le mari s'est encore approché mais qu'il ne plus rien de particulier, la dame pousse un cri assourdissant (son arrière grand-mère est une banshee), et elle fait volte-face pour ouvrir la porte de la chambre à coucher et s'enfuir dans le couloir, laissant son mari planté là, visiblement très déçu de leurs retrouvailles. D'un autre côté, ce n'est sans doute que la première fois qu'il la retrouve, la seconde fois sera sans doute plus satisfaisante, car en matière d'orgasmes comme de spiritisme, il ne faut jamais se décourager.

En tout cas, son mari, resté seul, lui, s'efface complètement, déjà qu'il était à moitié transparent depuis le début.

Et devinez auprès de qui la dame va courir se faire consoler ?

Spoiler : :
Le même pasteur aveugle qui avait failli marier une petite jeune avec un acteur particulièrement doué et persuasif.


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Re: Le Sixième sens S01E12 : L'ombre dans le puits (1972)

MessagePosté: Jeu 1 Oct 2026 17:04
par Greenheart
Le début de l'épisode est à la limite de la caricature, mais il y a bien un jeu du scénariste avec le spectateur.

La seconde partie est plus brutale, toujours en mode scoubidou - la maison et la famille bizarre - mais les échanges sont beaucoup plus réaliste et l'intrigue est plus vicieuses.

Les rebondissements et conclusion est à nouveau clichés et décevants en ce qui me concerne, et il y a au fil de l'épisode des facilités d'écriture qui forcent la progression et les fausses pistes.

Spoiler : :
Si j'ai bien tout suivi, l'apparition du fantôme et ses accusations sont une manipulation du gourou, le vrai fantôme lui n'apparaît qu'à la fin et sait parfaitement de qui il veut se venger.


Au total, il faut toujours se garder de juger les épisodes sur le premier abord, car il y a plus de subtilités que dans les séries d'aujourd'hui, et pour l'instant l'impression qui domine est que la production veut que le spectateur se pose des question, ne se contente pas de gober. Les règles surnaturelles sont bien fixes et s'appliquent mais la première difficulté du spectateur est la même que pour le héros : distinguer les visions authentiques des visions manipulatrices et mensongères, voire des mises en scène tout à fait réelles. Et dans cet épisode il y a les trois cas de figure.

Après objectivement, je n'ai pas eu peur pour les personnages, ni frissonné pendant ou après l'épisode, une fois réalisé ce qui se passait "vraiment", si bien sûr je n'ai rien loupé dans le récit.

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