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Mon ami ... S01E07 ou S01E25: Le sourire derrière... (1969)

MessagePosté: Ven 9 Oct 2026 19:56
par Greenheart
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Randall and Hopkirk (Deceased) S01E07: The Smile Behind the Veil (1969)
Traduction du titre original: Feu mon cher ami et associé : le sourire derrière le voile.
Titre français : Mon ami le fantôme, S01E26: Le sourire derrière le voile.

Diffusé en Angleterre le 13 mars 1970 sur ITV UK.
Diffusé en France en 1995 sur SERIE CLUB FR.

De Dennis Spooner ; avec Mike Pratt, Kenneth Cope, Annette Andre.

Pour adultes et adolescents.

(Mystère, fantôme, pouvoir psioniques) De jour. Une pierre tombale de marbre avec l'inscription gravée : en souvenir aimant de Marty Hopkirk, fidèle jusque dans la mort. Le vent souffle et agite le petit bouquet d’œillets jaunes pratiquement fanés. Mais nulle autre que Jeannie, la jeune veuve de Mary, en imperméable orange à boutons dorés, et à casque verte, vient d'arriver pour remplacer les œillets fanés par un bouquet neuf d’œillets roses.

Aucune tombe autour n'est ni neuve, ni entretenue. Jeannie s'agenouille pour ôter les fleurs piqués dans le vase fixée devant l'inscription à la tête de la tombe, sur un lit de graviers aussi blancs que le marbre de la dalle et du rebord de la tombe, et des deux fausses lanternes au pied de la tombe. Elle a posé un petit arrosoir de métal rouge, et grimace au contact des fleurs fanées.

Alors apparaît Marty Hopkirk lui-même, son mari, effectivement fidèle jusque dans la mort, et de fait, bien au-delà. Marty est assis juché sur le sarcophage de vieille pierre voisin, dans son costume crème, chemise, cravate, bottines blanches, chevilles croisées, le regard d'abord attendri, puis sombre. Ses yeux se mettent à briller à cause des larmes qui y perlent, et il sourit douloureusement, tandis que Jeannie achève de piquer les fleurs fraîches dans le vase. Puis elle ramasse soigneusement toutes les fleurs fânées pour les ranger dans le papier qui enveloppait les fleurs fraîches.

Sa tâche achevée, Jeannie sourit et se relève, visiblement elle aussi au bord des larmes, le petit arrosoir à la main. Elle s'est égratignée la cheville droite. Après un dernier regard appuyé en direction de la pierre tombale, elle se détourne et s'en va, passant devant son mari fantomatique, bien sûr sans le voir.

Alors que Jeannie vient de s'engager dans la petite allée, arrivent un cortège mortuaire : un homme âgé en costume noir et chapeau haut de forme marche en tête, suivi de quatre hommes plus jeunes en costumes bleus ou noirs portant sur leur épaule un cercueil de pin clair. Jeannie se range sur le côté pour les regarder passer, Marty la rejoint. Le cortège est suivi d'une femme voilée de noir et d'un homme qui lui donne le bras, et de deux hommes également costumes cravate bizarrement souriants, l'un barbu aux allures de brute et l'autre au visage en lame de couteau rappelant celui d'un tueur élégant des films de gangsters d'autrefois.

Le cercueil et les quatre représentants de la famille passés, Jeannie soupire et se détourne, tandis que Marty, de son côté, semble fasciné et suit le cortège jusqu'à l'inhumation. Et comme le cercueil de pin est déposé sur un drap noir et que les employés funéraires s'apprêtent à le descendre, Marty passe la tête entre l'homme et la femme voilée, et semble n'en pas croire ses yeux : la jeune femme sous le voile sourit largement, presque hilare, alors que son compagnon arbore une mine constipée de circonstances, et leurs deux hommes de main derrière sourient tout autant que la femme.

Un coup de vent soulève le voile noir de la femme et alors, plus aucun doute n'est possible : la femme voilée est effectivement très joyeuse. Choqué, Marty regarde à nouveau le compagnon de la jeune femme, et celui regarde la jeune femme qui lui sourit. Le voile noir vole alors pour masquer le visage de Marty qui se détourne vers l'homme, et celui-ci déclare à la femme : "Prend garde, chérie !"

Croyant que l'homme s'adresse à lui, Marty s'exclame : "Quoi ?" Mais l'homme poursuit : "Tu pourras sourire quand ils auront lu le testament."

Plus tard, en ville, une rue passante et commerçante de Londres. Randall vient d'arriver au bureau de son agence et trouve dans un vase un bouquet d'oeillets roses. L'imperméable orange de Jeannie est accroché au porte-manteau près du radiateur sous l'une des fenêtres d'angle. Tandis que Randall ramasse le dossier posé à côté du vase et des fleurs, Jeannie elle-même est à son bureau de secrétaire dactylographe, et apercevant Randall, lui sourit, visiblement heureuse de le voir.

Ayant rangé des papiers dans une chemise, Jeannie se lève de son fauteuil pour aller récupérer son imperméable au porte-manteau, tandis que Randall s'est figé, semblant perdu dans ses pensées à contempler les œillets, et non perdu dans ses œillets en contemplant ses pensées. Jeannie interpelle Marty : "Ne sont-elles pas merveilleuses ?" Elle enfile son imperméable et va à Randall, qui renchérit : "Elles sont très jolies."

Jeannie explique : "J'en ai acheté quelques unes pour Marty." Randall révèle alors le fond de sa pensée : "Et si je portais une boutonnière : cela pourrait impressionner les clients ?" Jeannie baisse les yeux sur la veste de Randall : "Vous n'avez pas de boutonnière à votre revers !" Randall répond : "Oh, alors je porterais ma fleur entre les dents."

Jeannie sourit à la plaisanterie de son patron et meilleur ami de feu son mari, puis, comme Randall tourne son dos, elle choisit un oeillet dans le bouquet du vase, elle revient à Randall, le faisant pivoter pour qu'il lui fasse face, et lui, visiblement heureux de se laisser faire : "Je n'aurais qu'à l'épingler sur vous."

Jeannie fixe l'oeillet au revers de la veste de Randall avec une épingle, puis lui demande : "Vous en pensez quoi ?" Randall soulève le revers pour renifler l’œillet et déclare : "Enchanté." Ils se sourient l'un l'autre. Puis Randall remarque en agrippant sa mallette : "Vous savez, Jeannie, il faut vraiment que je décroche ce boulot, nous en avons vraiment besoin." Jeannie répond : "Je sais bien que oui." Puis touchant à nouveau l'épaule de Randall : "Bonne chance !"

Jeannie va pour sortir du bureau, ramassant son sac et sa casquette posés sur une chaise à côté de la porte. Randall lui demande soudain : "Où allez-vous ?" Surprise, Jeannie se retourne " Déjeuner !" Et comme elle sort enfin, Randall lui souhaite, en français dans le texte : "Bon appétit !" Et Jeannie de répondre avec une petite révérence : "Gracias !" (NDT merci en espagnol).

La porte refermée, Randall va s'admirer avec sa boutonnière devant un miroir, sur la tablette duquel est restée la tasse à café du service à café de son appartement. Alors il ouvre de grands yeux : à sa boutonnière, l'oeillet s'est complètement fané, apparemment d'un seul coup, et la tige se casse.

Outré, Randall se retourne, et regarde autour de lui au cas où... Personne, alors il appelle sèchement une première fois : "Marty ?!" Puis plus fort, une seconde fois : "MARTY !"

Le fantôme intéressé lui apparaît alors accoudé au meuble à tiroir sur lequel est posé le vase aux oeillets supposés achetés pour fleurir sa tombe. Marty n'a pas l'air de bonne humeur : il fait la moue et garde le dos tourné à Randall, tempe appuyée contre son poing droit du bras accoudé.

Randall baisse les bras et se tourne vers le dos de Marty, et déclare plus calmement : "C'était bien ce que je pensais." Alors Marty rétorque : "Remets la dans le vase : je n'autoriserai pas que ma Jeannie te fasse cadeau de mes fleurs !"

Randall s'approche alors en souriant et dit à Marty : "Tu es jaloux." Marty s'indigne : "JALOUX !?!" Pour se calmer immédiatement et admettre, se détournant, faisant triste mine : "Bien sûr que je suis jaloux..." Puis il constate : "C'est tout ce qu'il nous reste à nous deux..." Et rejoignant Randall à côté de sa mallette, haussant le ton à nouveau : "ACHÈTE TES PROPRES BOUTONNIÈRES !" Randall lui répond tranquillement : "Je n'en ai pas le temps : quelqu'un doit s'occuper de faire tourner la boutique."

Alors, à nouveau urbain, Marty répond : "Je suis heureux que tu en parles : je suis venu te demander une faveur." Randall répond tranquillement : "Tout ce que tu veux." Marty précise : "C'est pour l'une de mes voisines, Caroline Seaton." Randall s'étonne : "Caroline Seaton ? Ce nom me dit quelque chose." Marty répond : "... ça devrait : il y a un article dans ton journal."

Randall ramasse le journal plié sur le bureau, l'ouvre à la photo d'une jeune femme pratiquant apparemment la course automobile, avec le titre : Les funérailles de Caroline Seaton aujourd'hui", sous-titre : Tuée dans un accident de course. Randall s'exclame : "Oh, maintenant je me souviens... la fille a été tué sur la piste de course, une collision terrible."

Alors Randall s'exclame : "Ta voisine ?" Marty précise : "Elle s'est installée la porte d'à côté ce matin." Randall replie le journal, plutôt vexé : "Tu arrives un peu tard pour l'aider, non ?" Marty rétorque : "C'est complètement dans tes cordes : un bout de détective privé !" Randall revient avec la pochette que Jeannie avait remplie à côté de sa machine à écrire : "Et qui paye ?" Marty rappelle : "Une faveur, Jeff !"

Randall semble très énervé : "Aucun problème pour toi, tu n'a pas à manger !" Alors Marty affirme d'une voix forte : "Caroline a été piégée de la même manière que moi." Radouci, Randall revient avec un appareil photo : "Un meurtre ?" Marty confirme : "Ouais ; j'en suis certain !" Alors Randall, rangeant l'appareil dans sa mallette, répond : "C'est un boulot pour la police." Marty répond : "Ils n'en savent rien." Randall répond : "Eh bien donne-moi les preuves et je transmettrai."

Alors Marty avoue : "Je n'en ai aucune, c'est pour ça que tu dois intervenir." Randall prend son regard de chien battu et répond fermement à Marty : "Je suis désolé." Marty s'indigne : "Tu n'aideras pas ?" Randall réplique : "Je ne peux pas me le permettre !" Il va chercher un magnétophone portatif qu'il place à son tour dans sa mallette : "De toute manière, je dois rencontrer un client à Gouldhurst." Randall pointe sur sa carte routière repliée.

Marty revient à la charge, pointant à son tour son doigt sur la carte routière : "Gouldhurst, c'est à côté de Stonehurst : c'est là où vivait Caroline !"

Randall s'indigne à nouveau : "Je ne peux pas me permettre de travailler pour rien, Marty !" Et Marty d'accuser Randall : "Matérialiste !" Ce à quoi répond Randall : "Ne le sommes-nous pas tous ?" Et d'ajouter aussitôt : "Une personne présente ici exceptée." Puis il empoigne sa mallette pour sortir : "De toute manière, je dois aller à ce rendez-vous."

Mais à la porte du bureau, Randall se retourne en arrachant l’œillet fané de sa boutonnière pour lancer : "Il y a des moments, Marty, où je pense que tu ne grandiras jamais."

Et Randall de sortir. Marty se retourne, visiblement mortifié, puis son regard retombe sur la photo de Caroline Seaton, souriante, dans le journal.

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Re: Mon ami ... S01E07 ou S01E25: Le sourire derrière... (19

MessagePosté: Sam 10 Oct 2026 13:27
par Greenheart
... à nouveau une écriture parfaite, une action bourrée de détails, et à nouveau cette impression qu'à cette époque, les séries policières pouvaient être beaucoup plus réalistes dans les caractères, les méthodes criminels, la cruauté volontaire ou involontaire des uns et des autres qu'aujourd'hui, malgré tout ce qu'on pourrait croire de l'artifice des tournages en studio, et le fait que la série Randall & Hopkirk est une comédie fantastique tout public.

Et surtout, les gags sont vraiment drôles, et les émotions qui affleurent sont authentiques. Rien à voir avec les séries d'aujourd'hui et les acteurs toujours constipés qu'ils sourient ou qu'ils pleurent.

Ce qui m'impressionne le plus, c'est à quel point Marty est capable d'initiatives brillantes, alors que les héros d'aujourd'hui n'en ont simplement aucune : ils vont du point A au point B avec le scénario qui s'arrange pour les faire arriver à la scène désirée.

Et toujours ce respect et cette démonstration de comment les lois surnaturelles fonctionnent dans le monde de la série, avec une scène et un plan de la tension dramatique maximale, par-dessus le marché.

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