Comme pour l'épisode pilote, l'entrée en matière relève est racoleuse, mais cette fois nous ne verrons pas les seins nus (zut !).
La suite est complètement polar cyberpunk, développant comme dans Ghost in the Shell le film et la série Stand Alone Complex l'impact des nouvelles technologies sur le crime.
Tout est référencé Total Recall et Bladerunner - la manière dont les lieux sont meublés, les éclairages, les postures et les plans, il y a même Ridleyville, ou une version petit budget en tout cas.
Malgré la censure (on n'ira pas jusqu'au gore de Blade Runner la version européenne, ou le sordide et références directes de Paprika le dessin animé, ou encore l'ultra-violence de Perfect Blue, l'autre dessin animé de Satoshi Kon, la production va aussi loin qu'elle le peut pour les applications réalistes de la technologie des immersions virtuelles et des souvenirs implantés que les utilisateurs garderont à vie (ce qui peut-être en fait plus bref que présumé).
L'agréable surprise, c'est l'apparition de Laura Harris remarquée et remarquable dans The Faculty en 1998.
Aussi à souligner que, suivant les principes du film noir, l'épisode ne sacrifie pas au romantisme et il y a bien un retour à la réalité qui manque assez monstrueusement aux séries et films des années 2026. Il est vrai que la perte de sens et le coût du retour à la réalité est un thème central chez P.K.Dick, perdu de vue par Ridley Scott dans le film Blade Runner par rapport au roman de P.K.Dick assez traumatisant, et parfaitement mis en scène par Verhoeven dans Total Recall. Il est vrai que Verhoeven a connu la seconde guerre mondiale et n'en a jamais occulté non seulement la violence mais toutes les tromperies de l'époque, qui continuent au degré N de nos jours.
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