Blake et Mortimer E01: Le secret de l'Espadon (1946)

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Blake et Mortimer E01: Le secret de l'Espadon (1946)

Messagepar Greenheart » Dim 13 Sep 2015 18:09

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Le secret de l'Espadon (1946)
Autre titre : La poursuite fantastique (tome 1) ; ZX1 contre-attaque (tome 2)

Cette bande-dessinée existe au moins trois versions : originale, album en deux tomes de 68 pages (1950 et 1953 - 18 premières planches modifiées), album en trois tomes de 56 pages (1984, contre l'avis de Jacobs, couleurs altérées : les dégradés voulus par Jacobs notamment sur les visages et présents dans les premières éditions Lombard n'ont pas été reproduits ; au moins une vignette montrant le même décor à l'aube a été colorée comme si c'était encore la nuit).

Sorti en feuilleton en France à partir du jeudi 26 septembre 1946 dans le Journal de Tintin.
Sorti en feuilleton en France à partir du jeudi 24 octobre 1948 dans le Journal de Tintin.
Sorti en album en janvier 1950 chez Le Lombard.

De Edgar P. Jacobs (scénario, dessin, couleurs).

Pour adultes et adolescents.

Tandis que dans le monde inquiet se multiplient pactes et conférences, tapi au cœur de l’Asie, le mystérieux « Empire Jaune » vient d’achever les préparatifs de la plus effroyable et la plus criminelle des guerres. Aventurier habile et sans scrupules, le Colonel Olrik, chef du 13ème bureau et conseiller militaire de l’Usurpateur Basam-Damdu, empereur du Tibet, procède à une ultime inspection de l’arsenal de Lhassa, sous la conduite du colonel Taksa, responsable de l’organisation technique de l’armée. La visite des hangars souterrain s’achève par la présentation à Olrik des super-bazookas, canon sans recul, tirant 500 fusées à la minute, le tank lance-flammes Dragon, de 100 tonnes, capable d’écraser un bunker, comme si ce n’était qu’une taupinière, et, après ces armements que Taksa qualifie de « classiques », les engins atomiques : fusées et robots (drones) capables de pulvériser le monde en quelques heures. Olrik fait alors remarquer que si ces derniers sont remarquables, l’Empire n’y aura recours qu’en cas de nécessité absolue, leur but n’étant pas de détruire, mais de conquérir. Taksa s’empresse alors de vanter des armes plus efficaces encore en matière de conquête conservant intact le potentiel économique de l’adversaire, telles le gaz vert GX3 qui tue par radioactivité à travers n’importe quel masque… Mais Taksa s’interrompt : l’heure passe, et Olrik doit se rendre à l’aéroport, assurant Taksa qu’il ne manquera pas de signaler à l’Empereur le zêle de l’officier. Quelques instant plus tard, la voiture puissante du Colonel Olrik franchit la porte de l’arsenal et s’élance à toute vitesse dans la nuit.

Il est minuit. Sur l’aérodrome de Lhassa règne une intense activité. De longues files de troupes aéroportées s’engouffrent dans les flancs des gros transports tandis que s’affairent les mécaniciens. Réunis au Grand Quartier Général de l’Aéroport, les commandants des différentes escadres aériennes attendent. La porte s’ouvre soudain : Olrik apporte les ordres de l’Empereur. Après avoir salué les officiers, Olrik leur lit d’abord le discour de harangue de Basam-Bamdu : pour la plus grande gloire de leur peuple, ils ont pour mission de vaincre et d’asservir le troupeau des peuples décadents et corrompus : le monde est eux, qu’ils le prennent – l’attaque sera déclenchée la nuit même , à deux heures du matin. Olrik ajoute alors ses propres consignes : pour briser la résistance morale de l’adversaire, ce sont les capitales et les centres vitaux qui seront frappées le plus durement : des escadrilles d’engins radio-guidés précèderont l’aviation et déblayeront le terrain devant elle. Les agents de cinquième colonne feront le reste. Puis Olrik distribue les ordres de mission, secteur par secteur : Berlin, Paris, Londres…

Concernant Londres, Olrik a des consignes bien particulières : l’une des escadres sera placée sous les ordres directs d’Olrik et assurera un parachutage sans destruction de l’usine de Scaw-Fell… Olrik ignore que juste sous ses pieds, le capitaine Hasso, un espion à la solde du MI5 l’écoute, et en entendant le nom de l’usine Scaw-Fell, il estime en savoir assez. Il quitte rapidement la base pour son domicile, mais il a été lui-même identifié par un autre espion, cette fois à la solde d’Olrik. Les ordres étant distribués, Olrik est alerté. Arrivé chez lui, Hasso s’enferme dans son bureau, donnant l’ordre de n’être dérangé sous aucun prétexte. Il utilise alors une radio dissimulée derrière un portrait de l’Empereur Basam-Damdu pour contacter directement Scaw-Fell, sous le nom de code de ZH-22.

Tandis que se déroulent ces évènements, à 7.500 kilomètres de là, le capitaine Blake de l’Intelligence Service vient d’atterrir sur l’aérodrome de l’usine secrète de Scaw-Fell. Empruntant l’un des petits trains électriques qui relient entre eux les différents secteurs de l’usine, il gagne rapidement le département des plans, où il rejoint dans son laboratoire le professeur Mortimer, inventeur d’un engin mystérieux surnommé l’Espadon. À l’arrivée de Blake, Mortimer salue le capitaine et lui demande des nouvelles du Conseil des ministres. Blake est furieux et traite les ministres d’ânes bâtés, aveugles et sourds : Blake réclame des mesures exceptionnelles compte tenu de la situation gravissime à ses yeux, et on lui parle de l’ONU et de l’opinion publique. Pour Blake, il est insensé d’avoir à demander à Mr. Bings ou Mr. Smith la permission d’alerter les pompiers quand la maison est déjà en feu.

Mortimer est quant à lui, philosophe : pour lui, Blake a fait tout ce qu’il pouvait, et la responsabilité de la suite des évènements incombe aux politiciens. Il sert un whisky à Blake, et l’invite à lui donner davantage de détails. Blake lui résume la situation : la guerre froide avec l’Empire Jaune aura duré trois mois déjà avant d’atteindre son point culminant. D’un côté, le potentiel militaire de l’Empire l’a doté d’une armée redoutablement efficace. De l’autre côté, ses agents ont mené un travail de propagande et de sape de la nation anglaise et de ses alliés, permettant à un groupe petit mais très actif de s’emparer des postes de commandement. Selon Blake, le plan est simple : au jour J, la cinquième colonne de l’Empire s’emparera des points stratégiques, tels les aérodromes, et les soldats ennemis leur tomberont du ciel. Et malgré les rapports alarmants des services secrets et ambassades anglaises, le Premier Ministre se refuse à mobiliser totalement la population de toute urgence, au motif qu’il ne faut pas provoquer l’Empire Jaune.

Mortimer paraphrase alors une réplique célèbre de la bataille de Fontenoy : « atomisez les premiers, les Jaunes… ». Mais le professeur est plus serein : grâce à leur base secrète qui double Scaw-Fell, les anglais sont prêts à faire face à toutes les éventualités, et dans huit jours, les essais préalables à la fabrication en série de l’Espadon seront terminés. Par ailleurs, Mortimer est persuadé que l’Empire Jaune n’attaquera jamais en cette saison. Blake en est moins sûr. Le capitaine demande alors des nouvelles de l’agent ZH-22, et comme Mortimer répond qu’il n’en a pas, la voix de ZH-22 s’élève du poste de radio installé dans le laboratoire. Blake répond que Scaw-Fell écoute, mais ZH-22 n’a que le temps de dire que l’attaque mondiale sera déclenchée à 2 heures, heure locale et de citer Scaw-Fell comme un objectif, puis de crier le nom du colonel Olrik : une détonation lui coupe la parole…

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