Wanted : choisis ton destin, le film de 2008

Les films sortis de 2001 à 2019.

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Wanted : choisis ton destin, le film de 2008

Messagepar Greenheart » Mer 15 Juil 2015 12:39

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Wanted (2008)
Traduction du titre original : Recherché.

Sorti en Angleterre le 25 juin 2008.
Sorti aux USA le 27 juin 2008.
Sorti en France le 16 juillet 2008.
Sorti en blu-ray américain le 2 décembre 2008 (multi-régions, français inclus)
Sorti en blu-ray français le 16 janvier 2009 (multi-régions)

De Timur Bekmambetov, sur un scénario de Michael Brandt, Derek Haas et Chris Morgan, d'après la bande dessinée de Mark Millar et J.G. Jones ; avec James McAvoy, Angelina Jolie, Morgan Freeman, Terence Stamp, Thomas Kretschmann, Kristen Hager, Chris Pratt, Lorna Scott, Marc Warren, David O'Hara, Konstantin Khabenskiy, Dato Bakhtadze, Brian Caspe.

Pour adultes.

Un millier d’années auparavant, un clan de tisseurs forma une société secrète d’assassins. Dans le silence, ils procédaient à des exécutions pour rétablir l’ordre dans un monde au bord du chaos. Ils s’appelaient eux-mêmes la Fraternité.
Six semaines auparavant, des employés de bureau fêtaient l’anniversaire de Janice, la responsable de leur service. Parmi les employés, Wesley Gibson réfléchit au stress que lui cause l’évènement – manger de la nourriture de m…, prétendre vénérer Janice. Faire comme si Janice n’était pas celle qui rendait leurs vies à tous misérable est, selon le jeune homme, le travail le plus difficile qu’il aura à faire de toute la journée. Sur le papier, Wesley est un gestionnaire-comptable. Avant, c’était « représentant du service comptable », mais un consultant leur avait raconté qu’ils avaient besoin de gérer leur clientèle, et non de les servir.

Wesley a une petite amie, Cathy, qu’il ne gère pas plus qu’il ne sert. C’est le meilleur ami de Wesley, Barry, qui, au même moment, la « sert » sur une table de cuisine Ikéa, que Wesley a eu à un très bon prix, dans l’appartement de Wesley… Wesley a vraiment du mal à se soucier de quoi que ce soit ces derniers temps. En fait, la seule chose qui lui cause du souci, c’est le fait qu’il ne se soucie de rien. Quand Wesley fait une recherche sur son propre nom dans Google, il n’obtient aucun résultat. Son père a quitté sa mère quand il avait 7 ans. Wesley se demande même si, quand son père regardait dans ses yeux bleus de bébé, son père se demandait s’il n’était pas le père du trou du c… le plus insignifiant de tout le 21ème siècle ?

Le père de Wesley - Monsieur Rex -, quant à lui, vient de descendre d’un taxi. Il entre dans un bureau d’affaire proche du dernier étage, et dit à la responsable qui l’occupe de se détendre : si elle était sur la liste des gens qu’il devait exécuter ce jour-là, elle serait déjà morte. Il est seulement là pour savoir où leur compétiteur se procure ses munitions… Et de poser une balle sur le bureau de la femme. Puis Monsieur Rex observe des ouvriers en train de travailler sur un chantier Sur la terrasse du gratte-ciel en vis-à-vis du bureau. La femme observe la balle à la loupe et déclare que la munition est propre, c’est à dire, intraçable.

Soudain, Rex crie à la femme de se mettre à terre, mais il est d’éjà trop tard, elle s’écroule, frappée d’une balle en pleine tête : les quatre ouvriers ont en fait calés leurs fusils à lunettes sur le parapet de la terrasse en vis-à-vis et fait feu une première fois. Rex se rue alors jusqu’au fond du couloir qui menait au bureau, ouvre la porte de l’ascenseur, cale son pied contre le mur de l’ascenseur, et sprinte à une vitesse telle qu’il fait voler les papiers d’un bureau voisin, passe à travers le verre de la baie vitrée, et tout en franchissant d’un bond l’espace entre les deux buildings, abat deux des tireurs sur quatre, fait tourner sa balle à un angle pour abattre le troisième tueur. Rex s’écrase alors dans la baie vitrée de l’étage d’en-dessous, et abat le dernier tueur dans le dos – Rex est alors parfaitement indemne, même pas décoiffé. Puis son téléphone portable se met à sonner : Rex déclare alors à un certain Cross que personne ne peut quitter ni détruire la Fraternité. Or selon Cross, la Fraternité est déjà détruite. Rex demande alors pourquoi il a envoyé des moutons tuer un loup, et Cross lui répond qu’il s’agissait seulement de leurres, et lui dit « au revoir ».

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Re: Wanted : choisis ton destin, le film de 2008

Messagepar Greenheart » Mer 15 Juil 2015 13:45

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Wanted (2008), le blu-ray français de 2009 de chez UNIVERSAL.

Sur le film : La première adaptation filmée d'une bande-dessinée de l'anglais Mark Millar, lequel a également commis Kick Ass 1 et 2 et King's Men et fondateur du magazine de bande-dessinée CLiNT. Soyons clair, Mark Millar a jusqu'à présent bâti son succès sur l'ultra-violence. Le lecteur stressé ou frustré va donc se retrouver dans le héros minable, auquel Millar va fournir toutes les justifications du monde pour commettre les pires atrocités sur les "coupables", ou assister aux pires atrocités perpétrés sur les "innocents". Wanted n'est pas si original, on sent que Millar a vu Fight Club et a copié collé jusqu'à la table Ikéa pour les premières scènes, puis s'est laissé emporté par son inspiration, parce que Millar et ses adaptateurs ne sont pas que des régurgitateurs de succès précédents comme on en voit tant de nos jours.

En revanche, Millar fait sûrement parti de cette légion d'auteurs qui, depuis l'Antiquité, prétendent que la Catharsis (purge des émotions malsaines du public par le spectacle du malsain) existe, alors qu'en réalité il n'y a qu'échange des rôles (le spectateur qui a peur de devenir victime préfère s'identifier au bourreau) et dressage à accepter l'inhumain. Alors que la doctrine chrétienne prétend à la rédemption (le pire des criminels aura toujours l'occasion de se racheter, voire de racheter tous les crimes de l'Humanité entière et de sauver toute l'Humanité), la doctrine de Millar serait plutôt celle du psychopathe perdant perdant (je fais aux autres le pire parce que même si je suis mauvais, les autres sont pires que moi), ou si vous préférez celle de la sauvagerie niveau cours de maternelle ou primaire : puisque l'autre le fait (tuer, violer, mutiler, torturer), j'ai le droit de le faire aussi. Bien sûr, le mot de la fin est que mieux vaut l'anarchie et l'auto-justice (je décide moi si les autres peuvent mourir ou pas) que tout autre système forcément corrompu - l'ordre des tisserands tueurs dans Wanted.

Comme toutes ces logiques sont complètement fausses dans la réalité, Millar va placer son récit dans un monde de fantasy, avec des super-pouvoirs ou leur plus proche équivalent, un monde dans lequel non seulement les balles peuvent contourner un angle quand cela vous arrange, ou tourner en cercle, ou encore on peut passer à travers une vitre sans se fracturer la face ; un monde dans lequel un bonheur presque parfait peut-être atteint quand on a renoncé à son humanité en tirant sur des cadavres et en repeignant du sang de ses ennemis le monde entier, un monde où le vrai bonheur peut être atteint en tuant tout le monde sauf peut-être un ou deux potes, qui vont sûrement vous adorer et vous faire encore plus confiance en se souvenant de la fois où vous avez massacré tous les autres.

En clair, Wanted est un film spectaculaire, fun, défoulatoire, mais il est profondément malsain, car il transmet une vision psychopathe du monde aux spectateurs qui ne seraient pas vaccinés, c'est à dire instruits de la manière dont le monde réel fonctionne et les adultes dévorent leurs enfants, à tous les sens du terme. Si vous êtes civilisé et pas trop amoché par la vie, vous pourrez sans danger vous exposer à ce qui ne sera à vos yeux que du cinéma ou une source de réflexion et de débat. Comme Kick Ass et Kings Men et tout ce que vous pourrez lire dans le magazine CLiNt, c'est à interdire aux moins de 18 ans ou à n'autoriser qu'à ceux qui sont capables de discuter un minimum de ce qu'ils ont vu et de la réalité. C'est le fait de pouvoir en parler qui fera la différence, et de nos jours, la liberté / faculté d'expression et les différences comptent énormément.

Sur l'image : 1080p 2.35:1, format original de 2:39 non respecté. Excellente : tous les détails fins y sont jusqu'au cil, même si par instant l'image est instable, le plus souvent par choix du réalisateur. Je ne sais pas si cette édition européenne est la meilleure du marché, mais elle est déjà à la hauteur. La profondeur de champ n'est pas exceptionnelle, les détails fins ne sont pas au point d'avoir l'impression que le téléviseur est une fenêtre ouverte sur l'action.

Sur le son : Anglais DTS HD MA. Excellent, mais là encore, nous ne sommes pas au maximum du HD MA, et il est possible que l'édition américaine soit encore meilleure, étant donné qu'en général les éditions françaises sont inférieures. L'immersion est très bonne, le spectacle est autant sur l'écran que dans les hauts-parleurs.

Sur les bonus : nombreux et a priori intéressants. Je n'ai pas eu le temps de les revoir ; je mettrais à jour ce post quand cela sera fait.

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