L'histoire sans fin, le film de 1984

Les films des années 1981 à 2000.

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L'histoire sans fin, le film de 1984

Messagepar Greenheart » Jeu 29 Déc 2016 15:20

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Die unendliche Geschichte (1984)
Titre anglais : The Never Ending Story.

Sorti en Allemagne le 6 avril 1984.
Sorti aux USA le 20 juillet 1984.
Sorti en France le 21 novembre 1984.
Sorti en Angleterre le 4 avril 1985.

De Wolfgang Petersen (également scénariste) ; sur un scénario de Herman Weigel et Robert Easton ; d'après le roman de Michael Ende ; avec Barret Oliver, Tami Stronach, Noah Hathaway, Alan Oppenheimer, Thomas Hill, Gerald McRaney.

Pour adultes et adolescents.

Un jeune garçon, Bastien, se réveille dans son lit et se met immédiatement à lire un livre de Fantasy illustré. Au petit-déjeuner, seul dans la cuisine avec son père, Bastien avoue à ce dernier qu’il a encore fait un rêve avec sa mère dedans. Le père soupire et répond que la mort de la mère de Bastien ne doit pas lui servir d’excuse pour échapper à ses responsabilités. Bastien l’admet.

Puis le père de Bastien en profite pour changer de sujet, toujours dans l’idée de culpabiliser davantage son fils : selon le professeur de Mathématiques, Bastien dessine des chevaux sur son cahier. Bastien corrige : des licornes, pas des chevaux.

Le père de Bastien ne sait pas ce que sont les licornes ; il ajoute donc aux accusations que Bastien n’avait pas rendu un devoir et n’avait pas essayé d’entrer dans l’équipe de natation (le père de Bastien estimant sans doute qu’attraper toutes sortes de maladies de peau et se voir forcer de se dénuder devant des voyeurs renforce l’amour-propre d’un enfant).

Comme Bastien ne répond rien, le père de Bastien ne lâche pas l’affaire : Bastien prétend adorer les chevaux mais il refuse de participer au club d’équitation (donc le père traite son fils de menteur) parce que Bastien prétend avoir peur de monter sur un cheval (pourquoi Bastien aurait-il peur de finir paraplégique ou de finir la nuque brisée comme tant d’écuyers, on se le demande ?). Et le père de conclure que Bastien est assez grand pour comprendre qu’il doit arrêter de vivre dans les nuages et qu’il faut commencer à avoir les pieds sur terre (en mentant sur la réalité du monde qui nous entoure comme son père).

Bastien répond qu’il est d’accord, son père enfonce le clou : Bastien ne doit plus rêver éveiller. Et l’homme conclue très fier qu’ils viennent d’avoir ensemble une conversation utile (où il a fait les questions et les réponses) comme ils devraient en avoir plus souvent. Le père souhaite une bonne journée à son fils et l’accuse avant de partir d’être toujours en retard.

Parti à pieds pour l’école, Bastien n’a pas fait deux pas dans la rue qu’il est coincé par trois camarades qui ont pris l’habitude de le racketter à chaque fois qu’il va à l’école. Bastien prend la fuite et est poursuivi par la racaille dans l’indifférence générale des adultes qui passent tout autour. Bastien est rattrapé, fouillé et mis à la poubelle.

Bastien sort de la poubelle, sort de l’impasse et se retrouve face aux trois racailles qui l’attendaient pour recommencer. Cette fois Bastien court se réfugier dans une librairie dont le patron, sans le voir, lui dit de sortir, parce qu’il n’aime pas les enfants. Bastien essaie d’expliquer ce qui lui arrive, mais le patron de la libraire répond qu’ici il ne vend pas de jeu vidéo mais des livres. Bastien rétorque qu’il connait bien les livres, dit qu’il en a 186 et pas des bandes dessinées : il commence d’ailleurs à citer les titres : l'île au trésor, le dernier des Mohicans, le Magicien d'Oz, Vingt Mille lieues sous les mers, Le Seigneur des Anneaux, Tarzan...

Du coup le libraire demande enfin à Bastien pourquoi il cherchait à se cacher et pourquoi (ce qui était tout de même la première question à poser quand on sait le genre de chose qui arrive aux enfants seuls de nos jours). Comme Bastien explique que des garçons de l’école voulait le mettre dans une poubelle, le libraire demande à Bastien pourquoi il ne leur a pas donné de coup de poing sur le nez. Bastien (qui aurait pu répondre que ce coup est potentiellement mortel et qu’il ne voulait pas aller en prison, à l’asile ou en maison de redressement, ou encore qu’il n’est pas recommandé d’attaquer de front et au contact quand l’adversaire est plus nombreux et mieux armé et qu’il n’a pas l’habitude d’emmener une arme lourde pour se rendre à l’école) répond qu’il ne sait pas, puis demande au libraire quel livre ce dernier lit.

Le libraire répond qu’il lit un livre pas comme les autres. Les autres livres sont sans danger : on se prend Tarzan, Robinson Crusoé pendant qu’on les lit, puis on redevient soi-même. Les histoires que Bastien lit sont sans danger car il peut s’en échapper en refermant le livre. Bastien en déduit que le livre en question est dangereux car on ne peut pas s’en échapper. Le téléphone sonne, le libraire s’en va répondre, cachant le livre sous un journal – devant Bastien, qui vole le livre intitulé L’histoire sans fin, laissant derrière lui un mot sur le carnet du libraire : qu’il ne s’inquiète pas, Bastien lui ramènera son livre. Le libraire sourit alors, visiblement très satisfait d’avoir trouvé un moyen de kidnapper Bastien.

Bastien arrive évidemment en retard à l’école. Il court dans le couloir vide, puis arrivé devant la porte de sa classe, il hésite, et jette d’abord un coup d’œil par la vitre : c’est un contrôle de Mathématiques. Bastien va alors voler la clé du vaste grenier de l’école pour aller s’y cacher. Le grenier est très poussiéreux mais illuminé par le soleil. Bastien tire un matelas de gymnastique, s’assied dessus et commence à lire l’Histoire sans fin...

Et dans le monde de l’Histoire sans fin, plusieurs créatures s’affolent tandis qu’approche un géant de pierre faisant rouler devant lui une meule qui écrase tout sur son passage. Le géant de pierre s’arrête juste avant d’écraser les créatures, et leur demande la permission de se joindre à elles. Sans attendre de répondre, il s’assoit, arrache un rocher, qu’il dévore, car le monstre est un mangeur de pierres. Or, une fois le rocher rompu, le géant et les créatures réalisent qu'ils sont témoins de la même catastrophe - le Néant ronge le monde de Fantasia, et à l'instar du mangeur de Pierre, les deux autres créatures sont toutes des émissaires de leurs peuples respectifs auprès de la Tour d'Ivoire afin de demander le secours de l'Impératrice, l'un monté sur un escargot de course et l'autre sur une chauve-souri.

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La bande annonce HD officielle : https://youtu.be/jbncmdHxobg

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Re: L'histoire sans fin, le film de 1984

Messagepar Greenheart » Jeu 29 Déc 2016 15:34

Sur le film: l'histoire clairement inspiré des nombreux romans cités par le jeune héros, mais le romancier et la production n'ont pas compris que pour écrire de la fantasy, il faut dépasser les clichés et les effets spéciaux, et bâtir un univers digne de ce nom, sans oublier des personnages qui n'ont pas besoin de l'histoire pour exister.

Dans le cas présent, le jeune héros modelé pour plaire au public cible - le jeune intello tourmenté qui ne cogne pas (mais aimerait bien en coller une de temps en temps sans un subir les conséquences) va être projeté dans un monde merveilleux, qui n'est qu'un prétexte - détruit par le néant avant même d'avoir commencé à exister, bourré de créatures imaginées seulement pour venir en aide ou crever lors de la sempiternelle quête - sauver l'impératrice de son mal, qui relève en réalité du cruel manque d'inspiration dont semble souffrir l'auteur du roman, qui juge alors malin d'en faire le thème de son roman. C'est le même mal chronique qui frappe par exemple les jeunes de l'école prestigieuses de scénaristes de Paris et qui vont filmer pour leur concours de fin d'année l'histoire d'un scénariste en mal d'inspiration, ou encore l'histoire d'un homme dont le monde vide disparait parce qu'il n'est en fait que le héros d'un scénariste en mal d'inspiration etc. etc. ad nauseam.

L'important est que malgré ses énormes défauts, et les messages pas maîtrisés du tout et possiblement dangereux pour le jeune spectateur / lecteur, avec certaines scènes de violence gratuite conçues pour forcer des larmes du jeune public à l'aide de jeux de c...s
Spoiler : :
(la mort du poulain dans le marécage dans un monde où les chauves-souris géantes peuvent vous faire franchir l'obstacle sans se mouiller la patte)
, le film est arrivé à enchanter et faire rêver des générations de gamins...

...dont je n'ai jamais fait parti vu que j'avais vu plusieurs années avant Dark Crystal, qui lui était un vrai film de Fantasy et que je nageais dans le jeu de rôles sur table autrement plus évolué question construction d'univers.

Je pense que c'est davantage grâce aux visions de fantasy qui jalonnent le film, et qui ensuite s'assemblent dans l'imagination et les rêves du spectateur pour former de bien meilleures histoires. L'Histoire sans fin, le film lui-même, se révèle tenir davantage du mauvais pastiche et de l'ersatz d'un récit de fantasy digne de ce nom, comme par exemple le roman du Hobbit de Tolkien (le Seigneur des Anneaux a un gros problème de pathos causé par deux guerres mondiales bien réelles).
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