Fahrenheit 451, le film de 1966

Les films sortis de 1961 à 1980.

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Fahrenheit 451, le film de 1966

Messagepar Greenheart » Mar 19 Avr 2016 21:37

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Fahrenheit 451 (1966)

Sorti en France le 15 septembre 1966.
Sorti en Angleterre le 16 septembre 1966.
Sorti aux USA le 14 novembre 1966.

De François Truffaut (également scénariste) ; sur un scénario de Jean-Louis Richard ; d'après le roman de Ray Bradbury ; avec Oskar Werner, Julie Christie, Cyril Cusack, Anton Diffring.

Pour adultes et adolescents.

Une caserne de pompiers. Les combattants du feu descendent les uns après les autres par la barre de glisse et montent sur le camion de pompier, qui étrangement, n’a pas de citerne ni de grande échelle. Pendant ce temps, dans sa salle de séjour, un jeune homme croque une pomme. Son téléphone – un ancien modèle – sonne. Il décroche tranquillement et une voix de femme anonyme le supplie de quitter immédiatement les lieux. Il raccroche, et on entend la sirène des pompiers se rapprocher. Le jeune homme sort de son immeuble et fuit en courant.

Le camion de pompier se gare devant le bâtiment et l’escouade des combattants de feu entre au pas dans l’immeuble, puis dans l’appartement, qu’il se mettent à fouiller. L’un d’eux remarque la cigarette précipitamment écrasée dans le cendrier. Le chef de l’escouade – Montague – allume alors le lustre, et à travers le verre du lustre, il distingue une ombre. Il fait signe à l’un des pompiers, qui sort le livre qui était caché dans le lustre : une édition de poche de Don Quichotte de Cervantes. Le pompier jette le livre sur la table, attrape une pomme et mord dedans, mais Montagne donne un coup dans la pomme, la faisant rouler dans un coin de la pièce.

La fouille continue. Remarquant que le téléviseur ne s’allume pas, Montag fait démonter la façade de l’appareil, révélant deux étagères de livres – qui sont à leur tour jetés sur la table de la salle à manger. Puis ce sont des nouvelles piles de livres qui sont découvertes dans le cache du radiateur en fonte, puis dans la table de rangement tournant des verres à cocktails. Tous les livres sont regroupés dans un sac, qui est fermé et jeté par-dessus la rambarde pour aller s’écraser dans la cour. Les pompiers ramassent les livres épars, et sous le regard des voisins silencieux qui s’attroupent, les jettent dans un espèce de grillage portable qu’ils viennent de déplier. Alors Montag remarque qu’un enfant curieux a ramassé un livre tombé à terre et lance un regard désapprobateur au vieil homme à côté de l’enfant – qui arrache le livre des mains de l’enfant et le jette sur le tas.

Montag ôte son casque, se couvre d’un vêtement ignifugé, puis s’armant d’un lance-flamme, incendie le tas de livre sous le regard satisfait du chef de la caserne, qui resté assis sur le camion de pompiers. Alors ce dernier appelle Montag pour lui demander quelles sortes de « choses » c’était cette fois, et Montag répond qu’il n’a pas bien regardé – sans doute un peu de tout : romans, biographies, histoires d’aventures… Son chef résume : la routine, de la pure perversité. Puis le chef demande à Montag ce qu’il fait pendant son jour de repos. Montag répond qu’il ne fait pas grand-chose : il tond la pelouse. Alors le chef demande ce qu’il ferait si la loi interdisait de tondre la pelouse, et Montag répond qu’alors il se contenterait de la regarder pousser… Le chef a l’air très content, et après avoir approuvé, le chef annonce – tout en continuant de parler à la troisième personne de son subordonné – que Montag devrait recevoir une excellente nouvelle d’ici un ou deux jours, car un certain Benedict doit les quitter, et le nom de Montag a été prononcé…

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Re: Fahrenheit 451, le film de 1966

Messagepar Greenheart » Mar 19 Avr 2016 23:06

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Sur le film : moins bon que le roman, mais le film Fahrenheit 451 fait partie de ces œuvres qui prennent dramatiquement davantage de sens aujourd'hui qu'à l'époque où ils avaient été d'abord projetés. La première fois que j'avais vu le film je croyais naïvement que c'était un truc de la nouvelle vague que de faire jouer faux les acteurs et les voix et de mettre en scène des situations aussi abstraites et vides de sens. Même si je persiste aujourd'hui à ne pas croire à la conclusion du film (simplement parce que je doute que l'on puisse survivre à un seul hiver dans des conditions de vie pareille, je sais que c'est censée être une métaphore pour redonner l'espoir mais c'est raté), plus le film avançait, plus j'étais horrifié de reconnaître notre époque, et surtout la France actuelle - son élite qui cherche à former des gens bêtes et à faire monter en grades les gens bêtes pour mieux les utiliser, l'héroïne qui veut devenir institutrice mais qui s'inquiète de ne pas obtenir le poste étant donné qu'elle parle avec enthousiasme et se montre curieuse de tout, et ne pourra jamais enseigner parce qu'elle risquerait d'inspirer les enfants à se montrer à leur tour passionnés et curieux.

L'épouse gobe-prozac, la présentatrice interchangeable, la télé qui fait participer le spectateur en lui faisant croire que ce qu'il dira (le vote payant d'un télé-crochet) comptera alors que tout est truqué et joué d'avance, et tous ces gens qui ne supportent plus le stress d'une société qui taxe tout, paralyse tout - et à qui le pouvoir livre des boucs-émissaires à longueur de journée... . Tout ces personnages me paraissaient impossibles et outrés lorsque j'avais vu le film pour la première fois à la télévision. Aujourd'hui, nous les croisons tous les jours dans la rue ou nous les voyons tous les jours au JT. Et il n'y a pas à chercher bien loin pour trouver ceux qui aujourd'hui détruisent les livres à tour de bras : la prochaine mise à jour de votre liseuse ou la prochaine mise à jour Windows, qui vous interdira l'accès à vos documents, la prochaine loi sur le droit à l'oubli qui censurera votre navigateur, les bibliothèques qui "désherbent" à tout va et qui finissent désherbées à leur tour (cf.la "crise" actuelle des bibliothèques en Angleterre - fermées parce qu'elles coûtent trop cher et que toute manière plus personne ne lit - ne sait lire, serait plus exact).

Profitez donc d'urgence de ce film avant qu'à son tour il ne soit brûlé, d'une manière ou d'une autre - ou que vous le soyez, d'une manière ou d'une autre, puisque c'est désormais quelque chose qui arrive si facilement en France.

***

Sur l'image : bonne mais limitée. La copie n'est pas miraculeuse, mais les détails fins y sont jusqu'au cil. IL y a au début le très mauvais choix d'utiliser un écran bleu pour simuler le paysage défilant par les fenêtres du monorail. La production aurait mieux fait de filmer dans le monorail, peu importait le paysage par les fenêtres. Plus sur de nombreux plans en mouvement, la mise au point est parfois approximative - tout cela ne sort pas toujours magnifiquement en haute définition.

Sur le son : DTS HD MA 2.0. Très correct. La projection est agréable, il manque tous les effets d'immersion sonore qui auraient décuplé le pouvoir du film. Les instruments de la musique ne sont pas localisables clairement, pas plus que les voix des dialogues - on est loin du relief et de la profondeur qu'offre le véritable son incompressé, même mono.

Sur les bonus : essentiellement le journal de tournage du réalisateur lut par un acteur et illustré par des extraits du film. C'est déjà bien même s'il est bien triste et bien curieux qu'il n'existe aucune archive d'interview de Truffaut ou de son équipe pour compléter, et encore moins de commentaire ou de conférence cinéphile alors que le film a dû tourner dans les festivals et quantité de rétrospectives avec invités. Encore un problème de budget limité pour cette édition, je suppose.

En conclusion : un transfert honnête, mais au budget sans doute trop limité pour offrir une véritable jeunesse retrouvée du film, sublimée par la technologie d'aujourd'hui. Et ça a mégoté au niveau de son mais cela reste propre.
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Re: Fahrenheit 451, le film de 1966

Messagepar Greenheart » Sam 25 Avr 2020 14:17

Diffusé actuellement sur Netflix FR depuis le vendredi 25 avril 2020.
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