Flash Gordon, le film de 1980

Les films sortis de 1961 à 1980.

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Flash Gordon, le film de 1980

Messagepar Greenheart » Mer 1 Avr 2015 10:33

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Flash Gordon (1980)

Sorti aux USA le 5 décembre 1980.
Sorti en Angleterre le 11 décembre 1980.
Sorti en France le 28 janvier 1981.
Sorti en blu-ray américain le 15 juin 2010 (multi-régions, sous-titré français, bonus incluant le premier chapitre du serial de 1930).
Sorti du blu-ray français le 1er septembre 2010 (région B, mauvais transfert, aucun des bonus américains).

De Mike Hodges. Avec Sam J. Jones, Melody Anderson, Max von Sydow, Topol, Ornella Muti, Timothy Dalton, Brian Blessed, Peter Wyngarde. D'après la bande dessinée de Alex Raymond.

L’Empereur Ming s’ennuie. Il demande à son second Klatus une nouvelle planète avec laquelle s’amuser, et commence à bombarder la Terre de catastrophes « naturelles » dévastatrices. Et quand il aura fini de s’amuser avec, il détruira la Terre et tout ses habitants avec. Sur la Terre, alors que de la grêle vient de s’abattre sur un petit aéroport, Flash Gordon, le joueur de football américain vedette des New-York Jets, s’apprête à embarquer à bord d’un petit avion de tourisme avec la jolie Dale Arden, une jeune femme qui travaille pour une agence de voyage. C’est alors que des micro-météorites commencent à pleuvoir. Aucun des pilotes n’est inquiet malgré les turbulences. Flash n’est pas inquiet – il prend lui-même des leçons de pilotage, mais Dale est terrorisée. Flash parvient à la tranquilliser en lui parlant de banalités quand soudain, le ciel vire au rouge et un nuage volcanique l’obscurcit complètement.

Au sol, le professeur Hans Zarkoff occupe avec son assistant Munson un petit observatoire que les micro-météorites bombardent. Grâce à ses observations, Zarkov dit savoir d’où viennent les attaques, et il a l’intention de s’y rendre à l’aide d’une fusée qu’il a lui-même assemblée. Son assistant Munson refuse et prend la fuite, tandis que Zarkov le poursuit, révolver au poing. A bord de l’avion, la situation se dégrade notablement lorsque les vitres du cockpits éclatent et les deux pilotes sont aspirés. Flash prend les commandes et tente un atterrissage d’urgence dans le champ du Docteur Zarkov. L’avion ne s’arrête qu’à travers la serre, écrasant sans le savoir l’assistant du Docteur Zarkov. Comme elle descend de l’avion, Dale jure de ne plus voler à nouveau. C’est alors que Zarkov les salue et leur propose d’utiliser son téléphone, pointant la direction de la cabine de sa fusée. Flash et Dale montent dans la fusée mais Dale a reconnut Zarkov. Pour elle, c’est un fou qui parle sans arrêt d’invasion. Zarkov, qui les a suivi, les menacent de son révolver, et veut que Flash descende, tandis que Dale lui servira d’assistante. Dans la bagarre qui s’en suit, ils déclenchent le décollage de la fusée, et Zarkov les enjoint de mettre leurs ceintures de sécurité au plus vite.

Tandis que la fusée s’élève dans l’espace et largue son étage inférieur, ils perdent conscience. La capsule est alors aspirée par un vortex – le vortex impérial de Ming – et les services de renseignement de Klytus le détectent immédiatement. Ils prennent le contrôle de la capsule et la font atterrir en toute sécurité sur l’un des mondes de Ming, non loin de la Mer Embrasée. Les soldats de la garde impériale entourent alors la capsule couchée au milieu des rochers, et quand Flash sort pour saluer les nouveaux venus, les soldats lui lancent un gant qui l’attrape à la gorge. Ils sont alors escortés dans les halls rouge et or de la cité impériale de Ming. Pour Zarkov, le fait qu’ils aient attéri dans les griffes d’un état policier est une aubaine car ils trouveront sûrement des alliés parmi les rebelles.

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La bande annonce HD Studio Canal: https://youtu.be/PfjZoM_wrV0
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Re: Flash Gordon, le film de 1980

Messagepar Greenheart » Mer 1 Avr 2015 12:15

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Flash Gordon (1980, le blu-ray américain de 2010.

Sorti en blu-ray le 15 juin 2010, multi-régions, sous-titré français.

Sur le film : Il s'agit d'une production Dino De Laurentiis, souvent capable du pire. La production ne sait pas ce qu'elle veut ou ce qu'elle dit, et prétend à la fois faire une parodie tout en étant graphiquement fidèle à la bande-dessinée, oser un érotisme de pacotille déplacé tout en vendant le film comme de l'aventure pour la jeunesse, bref c'est du grand n'importe quoi. Avant, il y avait le bazar du bizarre Barbarella, après il y aura l'excellent Conan le Barbare (scénario d'Oliver Stone, ceci explique cela) et l'horrible Dune. En tout cas, dans les années 1980, Flash Gordon le film est vendu comme le nouveau Star Wars - ou plutôt le nouveau Battlestar Galactica : même album de figurine Panini offert en cadeau dans Pif Gadget (puisqu'on vous dit que c'est pour les gamins !). Plus, il y a des séquences violentes (comme dans la bande dessinée des années 1930) et des morts atroces, et on est vite loin du compte du simple divertissement. Le talent de Queen aidant, le film est devenu "culte" mais passe aussi comme une grosse daube à regarder avant tout pour les accents grotesques, et les excès visuels de la production, et en attendant que quelqu'un se décide à produire une véritable adaptation talentueuse et formidable de Flash Gordon // Guy l'Eclair.

Sur l'image : 1080p 24 images par secondes. 2.35:1. Excellente. L'image du blu-ray américain est conforme à mon souvenir au cinéma. Les détails fins y sont jusqu'aux cils, et malgré la débauche d'effets spéciaux d'avant l'ère du numérique, les couleurs flashy et tout ce qui conduirait habituellement à la catastrophe en HD, l'image est quasi cristalline, aucun artefact ne vient déranger, les textures de peaux survivent au maquillage et les horribles textures toc des costumes et des décors sont fidèlement reproduites. C'est simplement remarquable, en particulier si vous avez subi juste avant l'atroce transfert des Studio Canal / Network (blu-ray français et probablement anglais).

Sur le son : Anglais HD MA 5.1. Bon fort et tonique mais encore un peu étouffé et légèrement flou malgré l'indéniable haute-définition (les percussions à l'orchestre). L'immersion est très timide malgré l'abondance des effets sonores. Ceux-ci ont beau être aussi clinquants et percutants qu'un flipper, ils demeurent localisés dans la sphère avant. La comparaison avec le CD est claire, nous sommes encore en-dessous du son studio. Cependant le son du blu-ray français est beaucoup moins bon en comparaison, et là encore il n'y a aucun doute sur qui a édité le meilleur transfert : les américains.

Bonus : SD porté du DVD américain. Alex Ross (illustrateur) à propos du film Flash Gordon, qu'il considère le film le plus coloré de sa jeunesse - un simple compliment ; interview du scénariste Lorenzo Semple Jr, d'où vient visiblement le gros problème de scénario : avant même avoir lu la bande dessinée, et sans en connaître le contexte, il était déjà parti pour rédiger des dialogues "campy" (ridicules). Imaginez simplement que George Lucas et compagnie aient procédé avec la même désinvolture pour Star Wars, Indiana Jones etc. Étonnamment, le producteur et d'une manière en Italie, on adorait Flash Gordon d'après le propre aveu du scénariste, qui ne s'est même pas posé la question de savoir pourquoi (le merveilleux du space opera, le styling et les décors spectaculaires et vertigineux, le feuilletonnisme, l'action pure et l'héroïsme à puissance maximum, les visuels remarquables, le sens de la composition, l'aspect sculptural des héros et héroïnes etc.) ; premier épisode du serial Flash Gordon Space Soldiers (13 épisodes) The Planet Of Peril // La planète maudite, qu'il faut voir pour le croire (Le pilote : "nous n'arriverons pas à atterrir, dites aux passagers de tenter leur chance avec leurs parachutes..." et tous les passagers de l'avion qui sautent en parachute en hurlant...). Vivement d'ailleurs que le serial sorte en blu-ray.
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Re: Flash Gordon, le film de 1980

Messagepar Krystov » Mer 1 Avr 2015 20:40

Le meilleur hommage (et sans doute le seul) se trouve dans Ted.
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Re: Flash Gordon, le film de 1980

Messagepar Greenheart » Jeu 16 Avr 2015 20:58

Apparemment, Matthew Vaughn négocie la possibilité d'adapter à nouveau la bande-dessinée d'origine, et là, on a de grandes chances d'obtenir un (très) bon film par Vaughn est un vrai passionné et fait gaffe à ses scénarios en plus de tout le reste. Le fait qu'il fait aussi beaucoup d'entrée (le dernier en date, Kingsman) devrait l'aider à décrocher son budget et faire du bon boulot... :levitation:
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Re: Flash Gordon, le film de 1980

Messagepar Greenheart » Jeu 9 Mar 2023 07:30

Chaim Topol (qui jouait Zarkoff dans Flash Gordon) est mort le mort le 8 mars à 87 ans.
Il avait joué dans le film et sur scène dans Un Violon sur le toit, mais également dans James Bond Rien que pour vos yeux, et était apparu dans un épisode de SeaQuest et un épisode de Bizarre Bizarre (Tales Of The Unexpected, anthologie d'après les nouvelles de Roald Dahl).
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Re: Flash Gordon, le film de 1980

Messagepar Greenheart » Lun 2 Fév 2026 17:28

Reçu l'édition 4K STUDIO CANAL FR.

Sur le film suivant, c'est du second degré, frisant la bouffonnerie, au lieu d'être une véritable adaptation de la bande-dessinée. C'est visuellement référencé (avec quelques poses reproduites et jusqu'à un certain point le style des décors et des personnages, mais ce n'est pas un space opera 1930 avec les moyens et le budget des années 1980 ou plus tardif, parce que le récit et le genre littéraire n'est fondamentalement pas pris au sérieux, et que la production n'a aucune idée ni l'inspiration, ni les moyens (intellectuels) de faire mieux.

Même la fidélité à la bande-dessinée d'origine est très douteuse : à l'époque, Alex Raymond faisait (déjà) du cinéma sur papier, les personnages existaient dans la réalité car il faisait poser des acteurs costumés sosies des héros, qu'il photographiait, puis dessinait d'après la photo. Et tout en étant posé, l'action dessinée était plus spectaculaire, plus dynamique, simplement parce que la production du film des années 1980 n'a jamais investi dans les cascades ou une mise en scène moins statique, qui s'obtient par une action réellement tridimensionnelle avec ses lignes et ses progressions.

Un exemple de ce type d'action se retrouve dans les films Indiana Jones, mais également dans les films des années 1930 que Spielberg et Lucas ont plagiés pour certaines scènes, et par exemple dans un budget inférieur, dans presque tous les épisodes des Mystères de l'Ouest à l'action parfaitement chorégraphiée et exécutées (mais les acteurs pouvaient réellement sortir de la bagarre ensanglantés de leur vrai sang, ou les habits réellement déchirés jusqu'au caleçon, ce qui n'était certainement pas prévu à l'origine).

DOnc pour ce film, Mike Hodge passerait pour un faiseur, sachant qu'il n'avait certainement pas le contrôle (entier) de sa production. Avec de meilleurs scénaristes et réalisateurs, qui savaient ce qu'ils voulaient et avaient sans doute bien plus de poigne, on obtient avec les mêmes producteurs le premier Conan le Barbare (Oliver Stone au scénario, excusez du peu).

Revu seulement le début de l'excellente édition blu-ray américaine pour confirmer :

L'image 4K est bien détaillée dans la majorité des plans comme attendu mais semble sur mon système manquer légèrement de densité par rapport à l'image HD du blu-ray américain, parfaite de ce point de vue, mais bien sûr sans les détails 4K particulièrement faciles à certifié concernant le détail des textures de peaux.

Je dirais que c'est un problème d'encodage et de compression 4K, mais c'est à vérifier par qui en saurait davantage.

Après, certaines scènes sont plus floues que d'autres, par exemple la reprogrammation de Zarkof qui alterne images clairement 4K et des plans inexplicablement plus flou, sans doute parce qu'ils ont été récupéré d'une autre source. Par ailleurs toutes les scènes avec trucages par cache ou surimpression sont légèrement baveuses, légèrement floue et très légèrement virées. Ce sont d'abord les plans truqués comme ceux avec des ciels bizarres ou des maquettes en arrière plan, mais ce sont aussi des plans qui visiblement n'ont pas été tournés sur le plateau : par exemple de temps en temps pour la première scène de l'Empereur Ming, tantôt en 4K parfaite, tantôt avec des contours un peu baveux et l'arrière plan légèrement dégradé mais Ming reste en 4K. Et bien sûr il y a des choix de la production d'exagérer le halo bling bling des scènes de palais ou chambre nuptial qui donne l'impression que la scène est moins précises alors qu'elle ne devrait pas l'être.

*

Le son est censé être le même DTS 5.1 que l'édition blu-ray US à ceci près que le 4K est par défaut sur la piste stéréo du son original (de bonne qualité je dirais, mais j'ai voulu d'abord comparer les 5.1 avant de revoir tout le film en stéréo).

Mais il y a des différences.

Sur mon système, le DTS 5.1 du blu-ray US sonne excellent, avec des basses, enveloppant du point de vue du Surround, spectaculaire au niveau des effets sonores, mais la voix de Freddy Mercury sur le générique est un brin trouble, par rapport au CD de la bande originale (et par rapport à mon souvenir à la fois de la projection cinéma à sa sortie française et du 45 tours vinyle que j'avais acheté à la sortie du film). Le CD n'est pas au top du son CD (pas en haute résolution à mon avis), mais il est resté meilleur que les deux éditions blu-rays (française STUDIO CANAL, pas très bonne ni au niveau de l'image, ni du son -- et américaine, excellente au niveau de l'image et du son sauf musique un brin limité).

Sur mon système, le DTS 5.1 de l'UHD FR STUDIO CANAL sonne bizarrement, à la fois détaillé et légèrement étouffé, plus aigue et surtout l'immersion semble incomplète. Je n'ai revu que les toutes premières scènes, il faut que je revois le blu-ray américain en entier après avoir vu.

Sauf erreur de ma part, tous les bonus du disque br américain n'y sont pas, mais je dois le vérifier.

En conclusion, cette édition 4K est "bonne mais..." avec des limites. J'attendais un peu meilleur, même s'il est possible et probable qu'un meilleur système que le mien (écran LCD premier prix) puisse améliorer certains points (mais pas les autres).

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Re: Flash Gordon, le film de 1980

Messagepar Greenheart » Lun 2 Fév 2026 19:47

Je n'ai plus aucun doute en arrivant à la scène de football américain : le son du blu-ray américain est meilleur, plus enveloppant, même si il y a des immersions à revoir (comme à bord de l'avion de tourisme où l'ambiance de vol devrait enveloppé donc arriver par tous les côtés).

Sur l'UHD français, le 5.1 est clairement tripatouillé : au-début du match, toute la musique et les bruitages sont en avant, puis à mi-chemin de la scène, avec l'arrivé de guitares électriques je suppose redoublée, d'un coup on entend les côtés et l'arrière et plus fort.

Sur le blu-ray américain officiellement le même 5.1, le son arrive de partout dès le début de la scène et il n'y a pas de changement de volume de la musique. Tout est mixé correctement par rapport à l'aspect physique de la scène à l'écran.

Définitivement, les basses du blu-ray américain sont meilleures, et l'UHD français laisse une impression désagréable à l'oreille au bout de la projection : trop criard.

Je précise que sur mon système, le son de l'UHD passe par le lecteur UHD vers le homecinéma, tandis que pour le blu-ray américain, il passe par le lecteur HD américain vers le même home-cinéma, avec en théorie le même traitement numérique pour l'envoyer vers le 9.1. Il se peut que ceci explique cela, mais j'en doute pour l'instant, même si je dois procéder à des tests pour voir si le lecteur Sony UHD change les 5.1 par rapport au lecteur Sony HD : tout est possible, */** malheureusement ou heureusement.

* Sauf que non, il n'est pas possible que le son change de direction et d'intensité au milieu de la scène du match de base ball de cette manière-là, cela vient forcément du mixage de l'UHD français.
** J'ai vu cette scène au cinéma, a priori le film était en stéréo donc pas possible de rendre un tel effet en salle. Je réécouterai tout l'UHD avec la piste stéréo pour entendre la même scène avec le son supposé original.

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