par Greenheart » Jeu 4 Déc 2025 11:41
Ahem.
Ce n'est pas une adaptation fidèle du roman, contrairement à ce qui s'est chanté sur tous les tons.
Et oui, c'est bien du woke 2.0 où la caméra et les personnages sont focalisés sur leurs "sentiments" et à quel point le mâle blanc est méchant et la femelle blanche ne semble songer qu'à se faire un cadavre.
De même au niveau de la réalisation, c'est censé être "beau" : cela ne l'est pas, les plans sont constamment plats et incapables d'immerger dans une autre réalité.
Les couleurs sont criardes, il n'y a pas non plus d' éclairage cohérents, c'est tout le contraire des gravures et tableaux de l'époque, et je ne parle pas de modèles anatomiques.
Il a déjà été tournés beaucoup de versions de Frankenstein, de la comédie horrifico-romantique des monstres de la MGM à l'exploitation graveleuse en passant par la prétentieuse et la fauchée. Même Buffy contre les Vampires a tourné sa version en arc d'une moitié de saison sans oublier la version harry potter slash jeune professeur xavier. Aucune de ces versions-là ne tournent à vide à ce point.
Ce qui me ramène à la question de qui dans cette production a usé d'une assistance par intelligence artificielle : quand bien même Del Toro s'en défend véhémentement ("plutôt mourir"), il est très loin d'être le seul à faire tourner la boutique.
Une autre chose de bizarre : j'ai voulu trouver un livre d'art consacré à la production de ce Frankenstein selon Guillermo del Toro, comme il en existe pour d'autres de ses films.
Et je n'ai pas trouvé.
J'ai bien trouvé du faux livre commentaire à l'évidence généré par Chat GPT comme il en sort désormais systématiquement pour chaque mot-clé qui pourrait faire vendre sur couverture.
J'ai trouvé des réimpressions du roman original, qui je le rappelle est libre de droit, trouvable d'occasion beaucoup moins cher, dans toutes les langues comme en ligne.
J'ai trouvé... le scénario du film, ce qui boucle la boucle.
Rappelons que les vrais reportages sur les tournages de films fantastiques avec des gens qui se déplacent pour interviewer avant ou après et récupérer de l'inédit, cela n'existe plus depuis que les authentiques revues papiers de cinéma ont été supprimées. D'un autre côté, il n'y en avait pas beaucoup sur la planète : Cinefex, Cinefantastic. Toutes les revues françaises les pompaient directement, et la différence avec leurs reportages originaux était flagrante et hélas, souvent pitoyables.
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...d'un G qui veut dire Greenheart !