L'avis (enfin) honnête et sans trahir les mots du Prix Goncourt 2020, Hervé Le Tellier :
Les gamins passent leur temps à utiliser l'IA, ils écrivent leurs devoirs avec l'IA, ce qui veut dire qu'ils ne les écrivent pas, c'est une faillite. La faillite qui est vraie pour l'éducation, où on croit qu'avoir fait ses devoirs, c'est avoir demandé à l'IA de les faire pour soi, c'est la même chose que la faillite d'avoir écrit un texte en demandant à une IA de le faire pour soi.
Fabriquer ses phrases, trouver ses mots, si ce n'est pas ça, notre métier, qu'est-ce que c'est ?", résume-t-il. "Si c'est choisir un prompt parmi 50, on ne fait rien, on ne fait qu'une sélection de textes, de mots, de phrases, les uns après les autres, on se dit, tiens, celle-là est mieux... C'est voir la littérature comme un QCM." Et de conclure : "André Gide disait : je n'aime pas écrire, j'aime avoir écrit. Mais pour avoir écrit, il faut passer par un moment où on écrit.
Source :
France info.
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Bien sûr, l'auteur de l'article de France Info, Jérôme Bazin (France Télévisions - Rédaction Culture) s'efforce entre les citations de semer la confusion pro intelligence artificielle :
Un débat vertigineux qui ne fait que commencer.
faut-il combattre l'IA à tout prix ? Ou admettre que son utilisation relève de la liberté de l'auteur ? Et remettre en cause la notion même de création littéraire ?
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Il n'y a aucun débat : * l'utilisation de l'intelligence artificielle ne relève pas de la liberté de l'auteur : si un auteur utilise l'intelligence,
il n'est objectivement pas l'auteur du texte (ou de l'image etc.) qu'il essaie ensuite de vendre au lecteur.
Et s'il était nécessaire d'éclairer le vice, filons la métaphore : supposons qu'une maman fasse imprimer un bébé en plastique généré et imprimé en 3D, est-elle la mère de ce bébé et peut-elle réclamer toutes les aides sociales en conséquence ?
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* La notion même de création littéraire n'a pas à être remise en cause : ce serait comme vacciner les gens et dire ensuite que la définition d'un vaccin devrait exclure la vaccination et ses bénéfices : l'immunité à la maladie, l'absence de transmission de la maladie, l'absence durable de la maladie, et à terme la disparition de la maladie.
Débattre suppose de ne pas changer le sujet (donc les notions, les définitions, le contexte etc.) du débat soit avant le débat, soit au cours du débat, soit à la fin du débat, simplement parce que la validité des arguments des uns ne convient pas aux manipulateurs qui font seulement semblant de débattre, ou détournent l'attention en lançant des débats qui n'ont pas lieu d'être.
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Et bien sûr, Jérôme Bazin "oublie" de mentionner :
* que la cour suprême américaine interdit de s'attribuer des droits d'auteur pour des oeuvres générés par intelligence artificielle, donc d'être payé ou de faire payer l'oeuvre générée artificiellement.
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... Et entretien une autre confusion qui n'a pas lieu d'être :
* la correction par intelligence artificielle ou la "relecture" par intelligence artificielle ferait que l'intelligence artificielle remplacerait l'auteur.
Si c'était vrai, les correcteurs et relecteurs humains auraient dû être mentionnés en première page de tous les livres imprimés ou recopiés au titre de co-auteur principal de l'oeuvre.
Par exemple Jules Verne, ou Victor Hugo, ou Lewis Carroll écrivaient à la main leur manuscrit, donc l'auteur de leurs romans devraient être qui a composé la planche à imprimer ou ajouter des notes sur le manuscrit à propos de la mise en page.
Et si vous lisez une édition censurée ou abrégée, l'auteur devrait être le censeur et ceux qui se sont contentés de mutiler le texte original, ou encore de supprimer les passés simples et les subjonctifs, les mêmes qui raconteront après que ces conjugaisons n'existent pas et n'ont jamais existé. Et si le livre est électronique, c'est Mamazon ou ANthropic qui prétendront être les auteurs de tous les livres jamais écrits, parce qu'ils auront détruits toutes les éditions prouvant le contraire, avec votre argent par-dessus le marché, parce qu'il n'existe aucun riche ou investisseur qui ne vide pas les poches de la population et ne s'approprie pas les bénéfices de leur temps de travail et de vie réels.
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* il ne serait pas possible d'établir avec une absolu certitude qu'aucune intelligence artificielle n'est intervenue pour générer tout ou partie des phrases imprimées du livre de l'auteur prétendu.
C'est parfaitement faux : les sociétés qui fournissent le service d'assistance comme de génération conservent tous les échanges, les dates, les heures auxquelles un auteur s'est connecté au service, et la totalité des prompts et des réponses. Donc il suffit d'exiger l'accès complet à ces documents, le même accès qu'ont obtenu les services de censure et de persécution politique de l'Europe et des USA.
Si l'auteur invoque le secret industriel de la production de son roman, c'est qu'il n'en est pas l'auteur.
Si l'auteur invoque la vie privée etc. il n'y a aucune protection de vie privée pour couvrir une escroquerie, une imposture etc. telle le fait de se prétendre l'auteur qu'on n'est pas. C'est comme assassiner quelqu'un et prétendre que cela vous regarde donc la justice ou la police n'ont pas à intervenir.
Certains essayent, notamment en invoquant des impunités complètement anticonstitutionnelles, la constitution supposant la séparation des pouvoirs administratifs, législatifs et judiciaires, donc excluant par exemple l'existence d'un conseil constitutionnel, tout conseil d'Etat, tout pouvoir européen ou d'autres organisation international et autres ingérences étrangères ou richissimes privées.
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* le problème n'est pas de tester ou de citer du texte généré par intelligence artificielle, mais de prétendre en être l'auteur. Il s'agit de tromperie et d'usurpation d'identité, plus toutes les autres choses qui constitueraient un dommage, par exemple à la réputation de l'éditeur et à la bonne marche de ses affaires, ou des auteurs plagiés industriellement par les prétendus romanciers.
En effet, ceux qui utilisent les intelligences pour écrire donne une consigne d'imitation d'un ou plusieurs auteurs cités nommément, au lieu d'automatiser la transformation d'idées en personnages, décors, actions puis en intrigues puis en phrases.
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Et le plus énorme : les faux auteurs ne cherchent pas à devenir de vrais auteurs, ils veulent prendre leur place sans faire le boulot des vrais auteurs, rafler les prix, les contrats, les ventes etc.
Car l'intelligence artificielle est un service de destruction d'intelligence humaine mis à disposition de kikenveut, par des gens qui savent très bien ce qu'ils font : ruiner les individus et les rendre stériles créativement -(et incidemment physiquement), incapables de gagner leur vie, et même d'exister sans dépendre totalement des ultra-riches et d'installations ruineuses, polluantes et mortelles pour l'environnement, mais qui coûtent tellement cher que les parasites peuvent détourner toujours plus d'argent sur les sommes nécessaires pour physiquement construire et faire tourner quoi que ce soit.
Donc il n'y a pas de débat sur si un auteur humain est encore un auteur : il l'est par définition et il le prouve facilement.
Le débat porte sur est-ce que les auteurs humains veulent se faire voler leur travail et leur public par des imposteurs qui ne savent pas écrire ou créer quoi que ce soit.
Et là encore, le débat sera court : seul les imposteurs sont pour éliminer physiquement de fait les auteurs humains.
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Maintenant qui veut perdre son temps de vie, et incidemment une quantité considérable d'argent et voire réduire exponentiellement son temps et ses chances de survie sur la terre, faute de ressources, pour le plaisir et le privilège de lire des trucs inhumains contrôlés à 100% par les super-riches, donc forcément propagandaire. Sachant que les GAFA sont pour la dépopulation, c'est-à-dire l'élimination physique des pauvres, classes moyennes et moins riches qu'eux.
Donc sii vous répondrez que vous voulez l'intelligence artificielle pour perdre votre temps et votre vie, vous êtes forcément un GAFA, un de leurs agents, un robot, ou encore un kollaborateur, quelqu'un qui espère que les autres crèveront avant lui et qu'il pourra grappiller les miettes et voler les dents en or et violer les petits enfants privés de leurs parents.
Il n'y a donc aucun débat sur le sujet de l'intelligence artificielle, dès que l'on cesse de mentir, notamment par omission, d'utiliser un mot pour un autre ou de manipuler son monde.
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