Star Trek NG S02E03: Élémentaire mon cher Data (1988)

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Star Trek NG S02E03: Élémentaire mon cher Data (1988)

Messagepar Greenheart » Mer 5 Aoû 2026 06:39

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Star Trek: The Next Generation S02E03: Elementary, Dear Data (1988)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Élémentaire, mon cher Data.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Élémentaire mon cher Data.

Diffusé aux USA à partir du 5 décembre 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Carnet de bord du capitaine, date stellaire 42286.3 : nous sommes arrivé à l'arrêt aux coordonnées 3629 par 594, trois jours en avance pour notre rendez-vous avec l'USS Victory ; il n'y a rien d'autre à faire à présent que de tenir cette position et attendre.

Dans les couloirs, l'androïde Data, marche décidé en direction de la salle des machines où tout le monde fait semblant de travailler. Entrant, il va à la rencontre d'une brunette debout à une table de travail qui lui demande : "Oui, Commandant ?" Inquiet, Data lui répond : "Y-a-t-il un problème ? Le chef ingénieur La Forge m'a fait appelé en urgence."

Parce qu'à bord vous pouvez sonner sans motif n'importe quel officier supérieur et il accourra immédiatement en laissant tomber son poste sans regret.

La jeune femme répond : "Oh, bien sûr, il est là-bas à côté du Victory." Data regarde dans la direction qu'elle pointe, puis la regarde à nouveau, décontenancé, et finalement y va. La technicienne se fiche alors ouvertement de sa figure : "La direction à suivre est en avant..."

Arrivé auprès de La Forge, qui lui avait demandé de venir mais n'avait pas pris la peine de le retrouver à l'entrée de la salle des machines, Data s'étonne : "Geordi, je viens d'avoir une étrange conversation avec votre assistante : bien qu'il reste trois jours avant que nous nous retrouvions avec le vaisseau Victory, elle..."

La Forge l'interrompt dans son monologue d'exposition pour transformer la conversation en dialogue d'exposition : "Elle croit que Victory est déjà arrivé ?"

Toujours ce problème de spécificité. Et toujours cette idée que l'on puisse confier des missions vitales à un androïde qui confond un vaisseau spatial et une maquette portant le même nom, et ne se pose même pas la question de pourquoi on l'envoie courir à travers un vaisseau militaire pour se faire moquer par la première jolie fille venue dont la spécialité à l'Académie de la Flotte Stellaire ne risque pas de devenir un sujet de discussion.

Et puis d'abord pourquoi Data ne porte pas la mini-jupe standard de l'uniforme unisexe à bord de l'Enterprise D ?

La Forge jubile de sa très mauvaise plaisanterie : "Pas le vaisseau stellaire, mon ami ; l'original." La Forge se retourne pour pointer... une maquette d'un voilier vraiment pas chère, vue que les fenêtres sont seulement des autocollants collés à l'arrière de la coque.

Et si c'était l'original comme il prétend, le HMS Victory lancé en 1765, il ferait 70 mètres de long et 63 mètres de haut, et ne tiendrait pas sur un présentoir dans la salle des machines.

Les deux officiers se penchent sur la maquette, et La Forge prétend que c'est son cadeau au capitaine du Victory, un certain Zimbata, je suppose parce La Forge et Zimabata ont l'air tous les deux d'origine africaine, sauf que quatre siècles après le 20ème siècle et brassés / éparpillés à travers l'Espace après des guerres atomiques, transgéniques et chimiques, je ne suis même pas certain qu'il soit plausible qu'il existe encore un seul être humain de la Fédération qui aurait pu arborer les caractéristiques d'une ethnie terrienne en particulier de la fin du 20ème siècle, sinon par eugénisme.

Data est émerveillé comme s'il voyait la maquette d'un voilier pour la première fois : "Des plus extraordinaires." Pas vraiment mais il est vrai que la construction de monde et la prospective laisse le plus souvent pitoyablement à désirer dans les séries Star Trek. LaForge précise : "Je l'ai servi en tant qu'enseigne."

Traduisez sous-m.rde, c'est-à-dire le grade d'officier le plus bas dans la marine sauf quand il existe un grade de subalterne de l'enseigne. Et la tradition veut apparemment que les enseignes offrent des cadeaux à leurs supérieurs en plus d'un service adapté au moindre de leurs désirs ?

LaForge ajoute : "Sûr qu'il préférerait commander ce Victory-là..." Parce qu'on y pratiquait les châtiments corporels, et qu'on y mourrait du scorbut ?

Précisons que le HMS Victory massacra et affama les français dans la tentative de l'Angleterre pour s'emparer de la France après que la Révolution française est décapité le roi qui pratiquait les lettres de cachet et laissait mourir de faim sa population tout en dilapidant à tout va les richesses et en massacrant la population sous prétexte de contrôle démographique.

LaForge ajoute encore : "Avec du vent et des voiles, voilà comment on devrait toujours naviguer."

Et faute de vents, avec des rames et en descendant pour pousser et tirer. D'ailleurs nous attendons toujours que tu le fasses avec l'Enterprise D, mon cher Geordi. Quelle vitesse de distorsion on atteint avec du vent et des voiles, déjà ?

Data ne manque pas de relever l'ineptie de ce que lui raconte son "ami" LaForge : "Mais Geordi, votre spécialité est l'énergie de l'anti-matière, les régulateurs de dilithium..."

La Forge persiste : "C'est exactement pourquoi ceci me fascine, Data."

Un navire qu'on ne peut pas faire avancer en promptant l'équivalent de Chat GPT ?

"Vous voyez, c'est la nature humaine d'aimer ce que nous n'avons pas."

Comme le choléra ? la peste noire ? le réseau de Jeffrey Epstein ? Une broyeuse à bois pour y mettre des influenceurs indiscrets dedans ?

Geordi LaForge aggrave encore son tissu de contradictions : "Une vie plus simple."

Peut-être essaie-t-il de court-circuiter les circuits logiques de son "ami". Je m'avais en effet pas imaginé à quel point LaForge devait être jaloux de Data après que l'androïde ait plus démontré ses fonctionnalités les plus complètes dans la chambre à coucher de Tasha Yar à la première saison.

Geordi poursuit : "De toute façon, tendre des fils sur cet appareillage m'a fait rêver de manœuvrer des voiles..."

Data s'étonne en pointant la maquette : "Ce n'est pas une simulation de l'ordinateur ?"

Donc l'androïde à qui le vaisseau et la vie de l'équipage est régulièrement confiée ne sait pas distinguer la réalité d'une simulation par un ordinateur, malgré ses capteurs et sa supposée expérience d'officier de l'Académie Stellaire ?

Donc imaginez un instant que Wesley Crusher après avoir essayé un acide de l'infirmerie de sa maman se soit mis à jouer à Space Invaders sur l'écran géant holographique de la Passerelle au moment où l'USS Victory se pointait, et Data aurait fait feu sur le Victory et déclenché l'auto-destruction pour faire bonne mesure ?

Geordi LaForge, chef des machines qui a apparemment tout le temps libre du monde pour gaspiller des ressources juste pour se faire remarquer, rétorque : "Data, tout l'intérêt de fabriquer une chose pareille est de le faire à la main."

Je ne suis cependant pas certain que LaForge ait utilisé une seule main, et zéro outil, pour fabriquer absolument toutes les pièces de la maquette et les assembler : rien que tresser les fils pour fabriquer les cordages a dû lui prendre un temps considérable. Mais d'un autre côté, je comprends maintenant pourquoi il n'a pas de copine et que son seul "ami", c'est Data.

Ils se redressent tous les deux. Data accuse : "Geordi : votre message disait que c'était urgent."

Et ce n'est que cinq bonnes minutes à papoter que cet androïde chargé de sauver si nécessaire l'Enterprise D en cas d'urgence s'en souvient.

LaForge claque des doigts : "Ah, en effet : tandis que nous attendons de retrouver le Victory, nous avons du temps pour que je sois Watson, ou plus exactement, votre Watson..."

Data s'étonne tandis que LaForge lui remet un objet dans un petit sac de velours bleu : "Mon Watson ?"

Le sac contient une réplique d'une pipe du 19ème siècle. "J'ai partagé l'un de mes rêves avec vous, c'est donc à nous d'y aller pour que nous partagions l'un des vôtres."

Le visage de Data s'éclaire : "Celui avec le petit cheval qui court à côté de la rivière de cellophane et les serpents articulés en balsa qui m'attaquent et qui me décapitent alors que le jour je travaillais chez un éditeur de calendrier, et qu'une voisine m'avait fait tombé un piano dessus ?" Data hoche la tête en souriant : "Ah oui, ça me semble tout à fait équitable."

Puis LaForge s'en va en lançant clair et fort à son assistante : "Clancy, je déserte mon poste pour un bon moment : veillez à ce que personne ne touche à ceci."

La jolie assistante répond : "Bien reçu, Monsieur, et où puis-je vous joindre ?"

Et Data, prenant une voix nasillarde, répond à la place du chef ingénieur responsable des machines et de l'énergie à bord du vaisseau de classe Galaxy qui actuellement joue les canards assis dans une attraction de tir à plomb au milieu de l'Espace trois jours durant : "Il peut être joint au 221B Rue du boulanger."

L'assistante n'a rien compris, mais elle a beau appeler, personne ne lui répond : son chef de service et le premier officier scientifique viennent de se barrer ensemble afin de profiter seuls d'une amitié profonde bien que non spécifique, abandonnant la salle des machines, des senseurs et de l'énergie pour moduler les écrans et autres armements en cas d'attaque inopinée ou de phénomène spatial indésirable.

Une seconde : tout cet équipage n'a pas d'horaires fixes ni de temps dédié au repos ? Chacun va et vient comme et quand il veut et peut laisser tomber son service pour aller faire mumuse holographique, peu importe ce qu'il en coûtera ?

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Re: Star Trek NG S02E02: Élémentaire mon cher Data (1988)

Messagepar Greenheart » Mer 5 Aoû 2026 06:55

* Tous les prétextes sont bons pour ne pas tenir la promesse d'aller explorer l'Espace frontière de l'infini.

* La production n'a pas lu les récits de Sherlock Holmes, ou a été incapable de réaliser que A. C. Doyle, au contraire de E.A. Poe dont il plagie les aventures du Chevalier Dupin, ment au lecteur et cache tous les indices qui permettrait au lecteur de découvrir la clé de l'énigme policière avant que son héros sorte de son cul ses "preuves" à la fin de la nouvelle. E. A. Poe donnait en revanche tous les indices dès le début et tout au long de ses récits et son chevalier Dupin expliquait sa logique et ses procédés avant la résolution du mystère, ce qui faisait que le lecteur pouvait non seulement appliquer la méthode scientifique à l'enquête fictionnelle, mais aussi à des enquêtes tout à fait réelle, avec succès.

* Comment Data, un androïde auquel on peut confier des vies et le vaisseau, pourrait-il être incapable de réaliser que résoudre une énigme policière n'est pas aller lire la fin du récit pour la réciter au début ?

* Les officiers à bord d'un vaisseau de classe Galaxy n'ont vraiment rien à faire de leur journée qu'à jouer des jeux vidéos ?

* Si la technologie du pont holographique permet de tuer tout le monde à bord chaque fois qu'un officier donne à un psychopathe ou un monstre fictionnel l'autorisation de n'avoir "aucune limite", cette technologie déjà extrêmement dangereuse pour l'équipage (qui régulièrement reste bloqué dedans suite à on ne sait quel décharge qui dérègle l'ordi) ne devrait simplement pas exister : si le personnel a besoin de s'entraîner, ils n'ont qu'à s'entraîner entre eux vu qu'ils sont censés avoir le niveau pour, ou faire des stages à leurs nombreuses escales, ou inviter régulièrement des experts pour des master classe et pas seulement pour dérégler la propulsion et manquer une fois de plus de tuer tout le monde.

* La reconstitution du salon de Sherlock Holmes prouve surtout à quel point la construction de monde et de civilisation extraterrestre de chez Star Trek nouvelle ou ancienne génération est médiocre au mieux : comparer les costumes (probablement empruntés à d'autres productions) de Holmes Data sont somptueux et cohérents avec son décor et ses accessoires en nombre, en comparaison avec le vide des intérieurs extraterrestres ou même des cabines du personnel à bord. J'ai visité un authentique porte-avion américain et entrevu les cabines et des ponts qui n'étaient pas des décors : jamais ils n'étaient aussi vide et schématiques que l'Enterprise et les mondes visités.

* Est-ce que les scénaristes sont en train de s'astiquer le nombril et le reste en nous vendant un épisode sur comment écrire une "bonne" histoire policière, ce dont ils sont à l'évidence incapables : toutes leurs énigmes sont de la redite, et leur Moriarty est un cliché pénible qu'ils ont sorti de leur cul : ce n'est pas le Moriarty d'Arthur Conan Doyle même laborieusement doté d'un peu plus d'initiative que des sprites de jeux vidéos des années 1980, la seule référence de la production en matière d'immersion ludique dans des mondes virtuels.

* en tant que fan-fiction à propos de Data, excellent merci.

* lors de la diffusion SD originale, l'image de ces épisodes était complètement floue : on ne distinguait pas les pores et les boutons de l'acteur jouant Data, rehaussés par le maquillage de clown blanc. Au lieu de faire n'importe quoi et en plus d'économiser le plus possible (cf. les vantardises de producteur exécutif), ils auraient mieux fait de lui mettre un masque mince permettant l'expression, mais surtout gommant toutes les imperfections : Data n'est pas de chair et d'os, il ne transpire pas, il ne chie pas, donc forcément, les boutons (essentiellement dus aux inflammations et irritations causées par le maquillage)à ne devraient pas se voir, et pas davantage les yeux injectés de sang à cause des lentilles.

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