Black Mirror, la série télévisée de 2011

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Re: Black Mirror, la série télévisée de 2011

Messagepar Greenheart » Dim 31 Déc 2017 22:55

Vu les six épisodes de la saison 4.

D'abord, c'est du vrai scénario et de la vrai "Science"-fiction. Par contre l'idée de recycler les technologies et personnages des saisons et épisodes précédents n'est pas à mon sens de la "construction d'univers" : c'est plutôt un manque d'inspiration et travailler à l'envers quand on réalise une série d'anthologie - littéralement un univers différent à chaque épisode. Je suppose que l'étape suivante sera de réaliser des suites d'épisodes, puis de feuilletoniser tout ça et tant qu'à faire, rajouter des flashback.

Les meilleurs épisodes à mon sens de la saison sont les épisodes 2 à 4.

L'épisode 1 USS Callister n'est absolument pas la comédie bonenfant que les bandes annonces ou les interviews essayaient de nous faire croire ; l'épisode a surtout un énorme trou de scénario :
Spoiler : :
le méchant reconstruit des clones virtuels à partir de l'ADN de collègues de travail - et depuis quand l'ADN retient un code d'accès au cloud de son original ? Il est également inepte d'imaginer qu'une simulation continue de calculer la conscience des clones virtuels quand elle est sur pause et que les clones en question s'empresseraient de reprendre leur place de leur propre gré en prévision de la reprise de l'action.Après on dirait que Charlie Brooker s'est surtout mis en tête de cracher sur les trekkers et les passionnés de jeux vidéos en assimilant le fan de Star Trek et le génie informatique à une ordure, tout en ciblant peut-être au passage les tentatives ratées ou réussies de diffuser à nouveau du Star Trek à la télévision (l'horrible Discovery et l'excellent The Orville). Or nous savons aujourd'hui que s'il y a des ordures bien réelles au-delà de ce qu'il est possible de montrer sur Netflix, c'est bien à la télévision anglaise ou à Hollywood.


Les épisodes 1, 4, 6 tombent dans la même erreur de raisonnement que San Junepro : prendre des représentations (les héros virtuels) pour la réalité. En racontant les mêmes histoires avec la technologie du 19ème siècle, le glissement logique est flagrant :
Spoiler : :
que des personnages de tableaux tombent amoureux dans 998 tableaux sur 1000, ou de manière plus moderne, que vos Sims Star Trek se révoltent contre votre Sim qui vous représente après votre nième simicide ne signifie pas que dans la réalité les modèles tomberont amoureux ou le joueur des Sims mourra si son avatar meurt.


L'épisode 4 est cependant très attachant
Spoiler : :
car cela fait toujours plaisir de voir des gens qui trouvent l'amour, même si ce ne sont que des simulations - et à la réflexion, c'est presque aussi triste que San Junipero qui vous raconte en clair que si vous êtes des lesbiennes du futur vous crèverez toutes les deux avant d'avoir connu l'amour physique avec l'élue de votre coeur. Maintenant, version meta, Charlie Brooker essaie peut-être dans tous les cas de nous faire réaliser que ce que nous regardons n'est vraiment qu'un tas de jolis pixels, mais comme il dit clairement le contraire dans ses interviews, ce doit être son inconscient qui nous parle.


L'épisode 2 est démonstratif plus que passionnant -
Spoiler : :
le passage atroce est lorsque dans la cours de la récréation, la petite-fille se socialise enfin en regardant une vidéo de décapitation par des terroristes, mais c'est bien ce qui arrive dans la réalité, et non dans un futur éloigné. - tout l'épisode est en fait une métaphore de choses que des parents font déjà à leurs enfants, et en ce sens, Arkangel a plusieurs trains de retard, mais il est assez juste d'imaginer que la technologie ne sert qu'à aggraver ce qui se fait déjà, tout en prétendant être la meilleure solution.


En revanche l'épisode 5 est un sommet,
Spoiler : :
à la fois palpitant et mettant en scène de manière réaliste (j'ai pensé au film le Toubib) la méthodique extermination humaine dont les robots militaires sont / seront capables à l'avenir. Le problème est qu'à la lecture des critiques, certains n'ont pas compris que les héros n'étaient pas des voleurs pourchassés par des "chiens de garde" : ce sont les derniers survivants humains de la zone où les "chiens de gardes" ont été lâchés, possiblement à cause d'un bug logiciel que votre service d'aide à distance ne résoudra pas plus que tous les autres.


L'épisode 3, Crocodile est également très pédagogique :
Spoiler : :
comme tout progrès en matière de sécurité, lire les pensées des gens se retournent forcément contre les victimes. Le coup du hamster est du pur sadisme à la Brooker plutôt qu'un "happy end".


L'épisode 6, Black Museum est présenté par la presse comme le meilleur, mais c'est le pire à ce jour :[spoiler]il s'agit de trois petites histoires misent bout à bout parce qu'une seule ou deux n'auraient pas suffi à faire un épisode entier. L'idée de faire d'un épisode une mini-série d'anthologie ou si vous préférez un film à sketchs n'est pas mauvaise en soi. Le spécial Noël de Black Mirror ou un récent épisode de Riverdale le prouve. Le problème est que le scénario est aussi limité et mécanique que les épisodes des Contes de la Crypte - il n'y a rien d'édifiant ou de merveilleux, et lyncher le grand méchant à la fin n'apporte aucune consolation et encore moins de solution ou progrès dans la résolution des problèmes de notre époque.[/spoiler] En clair, c'est de l'horreur gratuite, comme beaucoup trop souvent en télévision britannique ou française de Science-fiction / Fantastique / Fantasy.

Quelques soient les défauts des épisodes de cette saison (et de la précédente), exception faite de Black Museum, qui en ce qui me concerne touche le fond, Black Mirror la saison 4 est à voir et, en ce qui me concerne, malgré le nouveau glissement de qualité et de pertinence depuis la saison 3, se maintient au-dessus du lot télévisuel.

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Re: Black Mirror, la série télévisée de 2011

Messagepar Greenheart » Lun 26 Nov 2018 18:47

Clairement, les pires dictateurs et leurs séides les plus ignobles regardent les séries de Science-fiction sur Netflix : la Chine vient d'adopter le système de notation sociale dénoncé par Black Mirror S04E01 : Nose Dive.

https://www.presse-citron.net/chine-hab ... -deux-ans/

Dès 2020, les chinois seront notés (par qui ? par une intelligence artificielle, pardi) et leurs accès à internet, transports en commun, aide sociale etc. sera réduit en conséquence.

Actuellement, ce système futuriste est déjà fonctionnel dans une partie du pays, à l’exemple de la ville de Jinan depuis 2017, mais il devrait être déployé à l’échelle de toute la Chine dans moins de deux ans. Les effets sont déjà conséquents, puisqu’en mai, près de 11 millions de trajets ont déjà été refusés à des personnes qui n’avaient pas une note suffisante.

Dans un document publié cette semaine, le gouvernement a évoqué le déploiement plus large de ce système de crédit, indiquant : « Nous allons améliorer le système de liste noire de crédit, divulguer publiquement les archives des entreprises et des personnes indignes de confiance ». Tout un programme.

Mais ce qui pose réellement problème, c’est la façon dont sont notés les citoyens. Si ce n’est pas vos voisins ou vos amis qui vous noteront eux-mêmes façon Black Mirror, la réalité n’en est pas moins effrayante. Particulièrement avancée dans le secteur de la reconnaissance faciale, la Chine exploitera les données issues de ses caméras de surveillance, mais pas seulement. En effet, le pays va agréger des tonnes de données, dont celles issues des réseaux sociaux, afin de donner une note finale évoluant dans le temps selon les bonnes ou les mauvaises actions du citoyen. Si celui-ci est en retard sur ses factures ou qu’il traverse lorsque le feu est rouge, sa note baissera. S’il est bon payeur et bon citoyen, sa note augmentera. Il est prévu que la notation des habitants commence dès leur 18 ans et soit active à vie.
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Re: Black Mirror, la série télévisée de 2011

Messagepar Greenheart » Mar 4 Déc 2018 01:13

Un poster "Bandersnatch" a fuité, annonçant l'arrivée de la nouvelle saison sur Netflix pour le 28 décembre 2018.
Ce n'est pas confirmé, et il peut s'agir d'un épisode "de Noël", possiblement interactif.

http://www.darkhorizons.com/friends-sti ... rror-soon/
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Re: Black Mirror, la série télévisée de 2011

Messagepar Greenheart » Ven 28 Déc 2018 22:04

Bandersnatch, l'épisode intéractif est désormais aujourd'hui en ligne sur NETFLIX FR et international.



Bande annonce officielle HD :https://youtu.be/XM0xWpBYlNM

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Re: Black Mirror, la série télévisée de 2011

Messagepar Greenheart » Sam 29 Déc 2018 17:12

Une intox circule sur le net :

https://hitek.fr/actualite/comment-fonc ... flix_18189
Notez que l'interactivité de l'épisode ne sera pas non plus disponible sur Google Chromecast, BT YouView box, Amazon FireStick, les anciens modèles de smart TV Samsung ou encore Virgin TiVo. Du côté de chez Netflix, on confirme que ce "bug" était connu d'avance. Le vice-président des produits Todd Yellin explique que les abonnés pourront toujours regarder Bandersnatch sur un autre support comme une tablette, un ordinateur ou un iPhone. Attention cependant, pensez à mettre à jour votre application Netflix si vous vous aventurez sur iPhone ou iPad.


Je regarde actuellement bandersnatch sur le Fire Stick d'Amazon et les choix intéractifs y sont bien et sont fonctionnels. Si c'était un bug, il est réparé à présent.

*

L'épisode est bon mais...

Spoiler : :
Tous les choix conduisent à torturer le héros, donc en fait le spectateur n'a aucun choix, aucune prise sur l'épisode : c'est bien l'illusion du libre-arbitre dont parle le héros dans l'une des fins.
Donc c'est bien écrit, mais ce n'est pas de véritable interactivité, qui aurait permis au spectateur de vivre un épisode plus agréable ou plus traumatisant à son choix.

La production de Black Mirror n'est pas capable à ce jour d'offrir un épisode que le spectateur construirait à sa guise, et l'épisode est "seulement" une métaphore du genre de tromperie que sont les jeux vidéos en général.
Alors qu'il suffisait de construire le récit comme un jeu de cartes ou de construction (Lego) et le tour est joué.

Il y a de bons moments, comme lorsque le héros demande qui le regarde et que vous pouvez répondre : "moi, sur Netflix". Maintenant pourquoi ça le dérange tant que cela : il aurait pu tout simplement me demander alors d'éteindre Netflix, parce que cela le gênait d'être regardé et dirigé dans ses choix comme cela... :)


Attention, l'épisode boucle si on ne choisit pas en haut de l'écran "générique de fin".

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Re: Black Mirror, la série télévisée de 2011

Messagepar Greenheart » Jeu 16 Mai 2019 21:18

Nouvelle saison (S5) annoncée pour le 5 juin 2019 sur NETFLIX FR & INTERNATIONAL.

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La bande annonce officielle HD : https://youtu.be/2bVik34nWws

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Re: Black Mirror, la série télévisée de 2011

Messagepar Greenheart » Mar 21 Mai 2019 21:33

Les bandes annonces des trois (premiers ?) épisodes de la saison 5 de 2019, diffusés en France et à l'international à partir du 5 juin 2019 sur NETFLIX FR.

***



Black Mirror 2019 S05E01: Rachel, Jack et Ashley aussi (Rachel, Jack and Ashley Too) : https://youtu.be/-qIlCo9yqpY

***



Black Mirror 2019 S05E02 : Vipères au poing (Striking Vipers) : https://youtu.be/ssr40U3-do0

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Black Mirror 2019 S05E03 : En mille morceaux (Smithereens) : https://youtu.be/2SybklT8k1k

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Re: Black Mirror, la série télévisée de 2011

Messagepar Greenheart » Dim 9 Juin 2019 23:05

Vu les trois épisodes de cette saison sur Netflix.
J'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois.

La première chose qui frappe, c'est que les auteurs (peut-être dégoutés par le fait que la Chine ait adopté leur système de notation des citoyens sans les rémunérer) ont décidé d'écrire des récits les moins pertinents possibles, avec seulement un recyclage souvent discret de certaines des technologies et bribes d'univers des épisodes précédent. C'était aussi vrai pour l'épisode interactif.

La seconde chose qui frappe, c'est qu'aucun des trois épisodes n'est vraiment de la Science-fiction, aucun ne raconte une scène vraiment inédite :

Spoiler : :
* le premier épisode relève du pur fantasme de l'auteur, parce que deux potes joueraient à un jeu vidéo (qui recycle la technologie de Men Against Fire) proposant des sensations agréables chaque fois que leurs avatars s'embrassent ou davantage (genre une vie supplémentaire, un bonus quelconque, la clé d'une énigme, des lootbox, des bitcoins ? ce n'est certainement pas tromper sa femme et l'insinuation relève de la simple insulte homophobe lancée dans les tribunes d'un stade de foot.

*le second épisode est terriblement vain : conduire avec son téléphone à la main et tuer sa femme adorée dans l'accident qui ne manquera jamais d'arriver, puis pointer une arme chargée sur le premier venu pour avoir le privilège de parler à Steve Job ou n'importe quel autre pantin qui aurait pu se faire passer pour lui, tout cela pour strictement rien ?


Seul le troisième épisode (qui recycle la technologie de White Christmas) se tient à peu près, et fait écho à l'exploitation dont ont été / sont victimes un certain nombre d'enfants stars, que ce soit Whitney Houston tenue par son mari jusqu'à ce que la seule solution pour elle soit de se suicider, ou de Britney Spear, mineure à vie parce que ses parents l'exploitent comme objet sexuel depuis les concours de mini-miss en la faisant chanter qu'elle est une chienne à longueur de refrain, ou encore Céline Dion, auditionnée par son futur mari à 12 ans et qui ne la lâchera plus jusqu'à sa mort. Mais tout ça c'est la réalité, et depuis la nuit des temps et il ne faut pas croire que seules les femmes sont exploitées de cette manière-là et cela explique beaucoup de choses - mais risque de vous gâcher pas mal de films et de séries, en particulier avec des gamins comme héros, renseignez-vous.

Cependant nous restons au niveau d'un téléfilm Disney, bien sûr excepté les grossièretés que lâche prévisiblement Miley Cyrus, et surtout l'épisode ne démarre qu'à la quarantième minute pour vite se terminer, de manière convenue, et c'est bien dommage car effectivement, c'est un des rares épisodes à se terminer plutôt bien.

*

En conclusion, Black Mirror la saison 5 semble avoir été (volontairement ?) vidé de sa substance, de sa pertinence donc de son intérêt. Pourtant, ces années 2018 / 2019 ont été plus odieuses que jamais concernant le respect de l'être humain, des droits internationaux, de la vie privée etc, et plus alarmantes que jamais concernant la survie de l'humanité, et le quotidien d'une infirmière ou d'une professeure des écoles françaises ou d'un gilet jaune ou d'un journaliste de BFM ressemble bien davantage à un épisode de Black Mirror des saisons précédentes que de cette saison 5.

Charlie Brooker aurait-il réalisé que, très loin de prévenir la réalisation d'un futur horrible et pervers, il était seulement en train d'accélérer la marche vers l'asservissement et l'extermination du genre humain en fournissant des plans clés en mains au 1% et à tous les dictateurs capables de réaliser en moins d'un an ses pires cauchemars ? Ou bien est-ce que la moindre idée tirée de notre présent et remixée sérieusement Black Mirror deviendrait véritablement insoutenables pour les spectateurs, donc la chaîne de télévision ou de streaming.

Reste à savoir combien de temps Netflix et ses spectateurs se satisferont de ces nouveaux ersatz, en sachant qu'il est tout à fait possible de faire du Black Mirror positif et jubilatoire, vu que Dimension 404 l'a fait aux USA.

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Re: Black Mirror, la série télévisée de 2011

Messagepar Greenheart » Jeu 7 Mai 2020 12:22

Charlie Brooker, le créateur et principal auteur des épisodes de Black Mirror a déclaré préférer se consacrer désormais aux séries humoristiques, estimant que les gens préféreraient rire plutôt que
Spoiler : :
(d'apprendre comment les plus riches de ce monde vont les exploiter et les bouffer)
dans le futur.

I’ve been busy doing things. I don’t know what I can say about what I’m doing and not doing. At the moment, I don’t know what stomach there would be for stories about societies falling apart, so I’m not working away on any on of those [‘Black Mirror’ episodes]. I’m sort of keen to revisit my comic skill set, so I’ve been writing scripts aimed at making myself laugh.


Rapporté par Indie Wire via Dark Horizons.

Source

Traduction : J'ai été occupé à faire des choses. Je ne sais pas ce que je peux dire sur ce que je fais et ce que je ne fais pas. En ce moment, je ne sais pas quel cran il y aura désormais à regarder des histoires de sociétés qui s'effondrent, donc je ne travaille pas sur ces [épisodes de Black Mirror]. J'ai en quelque sorte envie de revoir mes compétences de comique, donc j'ai écrit des scénarios destinés à me faire rire.

Le pauvre chéri, s'il comprend le français, n'a pas dû dépasser l'épisode 3 de l'Effondrement. D'abord la réalité a toujours dépassé la (science-) fiction la plus atroce, puissance mille à toutes les époques, et par ailleurs, Charlie Brooker le sait très bien, pour faire vraiment rire quelqu'un, il faut un cran et un sens de la dévastation extrêmement plus développé et téméraire que pour écrire n'importe quel horreur prospective : le moindre dessin animé Tex Avery en vrai ou toutes les comédies sacrées les plus grandes de tous les temps (par exemple Certains l'aiment chaud, mais il n'y a aucune exception) jusqu'aux blagues carambars font rire parce qu'ils ne cessent d'évoquer des atrocités et des crises de folie.

Je dirai que Brooker en a mis le temps (et moi aussi) mais il a fini par réaliser que la Science-fiction dystopique était en fait la source principal d'inspiration des bourreaux de l'Humanité en tout genre, et depuis un certain temps déjà dans l'histoire de l'Humanité, mais tout de même, je pense qu'entre la fois où le coup du cochon et les points de sociabilité sont devenus réalité en l'espace de quelques mois après la diffusion des épisodes de la série, Brooker avait déjà de quoi se poser des questions.

Avec l'actuel grand petit théâtre du coronavirus qui justifie désormais toutes les brimades et toutes les violations des droits humains pour notre bien, évidemment, sur la base de chiffres à l'évidence complètement faux et surtout, des chiffres, sous le contrôle absolu des états, dont la génération et l'analyse et les conclusions sont absolument opposés à tous les principes élémentaires scientifiques...

Spoiler : :
(combien de contaminés déjà tel jour dans tel pays ? Comment peuvent-ils le savoir puisque jamais la population entière n'est testée, que les tests ne détectent le virus que très peu de temps entre la contamination et plus du tout après quelques jours de maladie et que les tests sérologiques ne sont en rien fiables, tout cela sans préciser la date réelle du test ni combien de personnes ont été testées négatives durant le même jour).

Seul le professeur Raoult à Marseille a fait la preuve d'un minimum d'honnêteté chiffrée et encore, il ne communique pas sur la valeur réelle des tests et refuse de tirer des conditions qui accuserait les gouvernements de dictature et de crimes contre l'humanité, parce que (sic) il ne fait pas de politique : c'est cela qu'aurait dû répondre les nazes à Nuremberg, et hop, plus de poursuites ni de pendaisons ni lynchage.


...Brooker n'a sans doute aucune envie d'ajouter au carnage en cours et à venir la puissance de son imagination.

https://www.darkhorizons.com/dont-expec ... time-soon/

Spoiler : :
Ou alors, il peut aussi craindre qu'inspirés par un épisode de Black Mirror qui se terminerait enfin bien (rassurez-vous cela n'a jamais été dans son cahier de charge, même les LGBT doivent crever pour avoir le droit de se retrouver virtuellement ensemble séparés pour toujours), la population décide d'appliquer aux riches et aux puissants les mêmes brimades et châtiments que ceux que la population subit ordinairement. Ou bien que les gens chargés de réellement protéger la population - militaires, policiers, médecins etc. réalisent enfin qu'à ce compte, ce sont eux qui finiront en ragoût après avoir été abattus par des drones, s'ils continuent de servir et laisser faire les pires crapules au pouvoir.


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