Deathstalker II, le film de 1987

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Deathstalker II, le film de 1987

Messagepar Greenheart » Mer 12 Mai 2021 16:08

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Deathstalker II : Duel of the TItans (1987)
Traduction : le traqueur de la Mort, le duel des titans.

Sorti au Japon le 12 septembre 1987.
Sorti directement en vidéo aux USA et en Allemagne le 11 novembre 1987.
Sorti en DVD.
Sorti en blu-ray allemand le 8 mars 2019 (Cinéma et Director's Cut, anglais et allemand mono).

De Jim Wynorski (également scénariste), sur un scénario de Neil Ruttenberg, d'après le personnage des illustrations de Frazetta ; avec John Terlesky, Monique Gabrielle, John Lazar.

Pour adultes

Par une nuit d’orage, dans une caverne aux parois ornées d’idoles grotesques que baignent une lueur rouge comme le sang, un jeune homme châtain — le Traqueur de la Mort (qui s’autoproclame aussi le Prince des Voleurs) et une jeune fille blonde au brushing respectifs impeccables, tout de cuir courtement vêtus se sont embusqués derrière un pilier. Le jeune homme propose d’inspecter le contenu d’un coffre posé sur un autel, et embrasse la jeune fille sur la bouche — puis il s’élance et de ses mains gantées, soulève le couvercle du coffret tandis que dans son dos, le crâne énorme à la coiffe rayonnante souffle un peu de brouillard par les narines.

Le Traqueur de la Mort sourit d’un air carnassier, et retire un gros rubis du coffret, qu’il lance en l’air et rattrape. Aussitôt un homme masqué d’une capuche de soie noire, avec une cape rouge et vêtu d’une tunique bleue se rue vers lui en hurlant l’épée haute. Le jeune homme dégaine sa propre épée, pare et jette à terre son adversaire. Le jeune homme s’enfuie alors par un tunnel, mais revient en courant poursuivi par d’autres hommes habillés et armés comme le premier. Les repoussant, le jeune homme finit par trouver une fenêtre ( !) et sauter à travers le store, pour atterrir dans une rue passante bordées de maisons à étages. Arrive alors une blonde en bikini panthère, cape et talons hauts, qui déclare qu’elle aura sa vengeance... et Deathstalker 2 (= two, deux / too, aussi, Le retour du traqueur de la mort, le titre du film qui ne tarde pas à s’afficher sur fond de flammes tâchés et piqués et musique entraînante au synthétiseur).

À nouveau de nuit, non loin d’une palissade étrangement illuminée par une grande lumière d’aspect artificiel, deux gardes entraînent une autre jeune fille blonde en robe courte de peau sous une arche éclairée par deux torches. Tandis qu’elle crie aux trois gardes de la lâcher, ils passent devant une grande pancarte composite avec sur les planches peints : « Chez Abud, 4 (pour) manger (et boire) ouvert 24 heures » tandis que sur quatre espèces de seaux posés en-dessous, quelqu’un a collé des affichettes sur lequel est écrit le mot « bière ». Selon les gardes qui la traitent de sorcière et lui disent de la fermer ou elle mangera de l’acier, la ville n’a pas besoin de mendiants. Se retrouvant assise dans le sable, elle proteste : elle n’est pas une mendiante, mais une prophétesse, même le roi est au courant... Elle a seulement dit au roi qu’elle a prédit que sa femme était enceinte et dans son pays, c’est une bonne nouvelle, plus elle ne choisit pas la prophétie que lui demande un roi, leur demande de la laisser tranquille, elle veut un répit, elle est une princesse – et le garde lui répond qu’il est Merlin le Magicien, et comme au lieu de partir elle rétorque qu’ils se repentiront de l’avoir chassée, ils décident de la battre.

Comme ils la giflent et qu’elle pousse des cris encore plus fort, surgit le jeune homme châtain qui interpelle les gardes et leur explique qu’ordinairement cela ne le dérange pas de voir une femme se faire battre quand elle le mérite, celle-là ne lui parait pas le mériter. Les gardes répondent au jeune homme que c’est sa dernière halte : sait-il au moins qui ils sont ? Comme la réponse du jeune homme ne leur plait pas, les trois gardes se jettent sur lui, mais le garçon leur envoie une pelle de terre au visage puis les met en fuite avec la pelle.

Plus tard, chez Abud, où une danseuse agite ses seins nues sur un genre de concerto pour flûte mozartien avec batterie, le jeune homme – le Traqueur de la Mort — propose eux deux filles attablées avec lui de monter dans une chambre tandis qu’à une autre table un gobelin remarque que la tête de cochon cuite sur la table lui ressemble beaucoup. Cela ne l’empêche pas de mordre dedans. Arrive la blonde prophétesse qui décidée va droit à la table du jeune homme : elle a besoin de lui parler, le Traqueur de la Mort répond qu’elle n’a qu’à attendre son tour à droite. La prophétesse que il faut qu’il l’aide. Le traqueur de la Mort répond que sa règle, c’est un sauvetage par jour et par personne. La prophétesse proteste : mais c’est une question de vie ou de mort. Avant qu’il ne lui réponde, un soldat se jette sur la jeune fille, lui rappelant qu’on lui avait dit de quitter la ville. Immédiatement, le Traqueur de la Mort attaque le soldat et s’en suit une bagarre générale tandis que la danseuse continue d’agiter ses seins nues, tout en esquivant les corps et le mobilier qui volent dans les airs.

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La bande annonce HD officielle : https://www.youtube.com/watch?v=gYyulM9Xzgc

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Re: Deathstalker II, le film de 1987

Messagepar Greenheart » Mer 12 Mai 2021 17:12

Dans la foulée du succès de Conan le Barbare au cinéma, il y a eu beaucoup de films d'Heroic Fantasy reprenant plus ou moins la recette des films des péplums culturistes des années 1960. Dans le même temps, la vogue des jeux de rôles sur tables prenait une ampleur toute relative, portée justement par l'âge d'or des années 1980 pour la fantasy et de la SF au cinéma. Avec l'avènement des effets numériques et du cosplay, des années 1990 à de nos jours, les productions de "fantasy" se sont multipliées, dopées cette fois par le succès des films Seigneurs des Anneaux selon Peter Jackson, et offrent des points de comparaison pour juger de la qualité de Deathstalker.

D'abord la première question qui se pose : est-ce une parodie ou un pastiche ? Les anachronismes, les gags, les costumes font penser à une parodie, mais le scénario se tient, et question costumes, décors, anachronismes, nous sommes bien dans la norme des films de fantasy des années 1980, ou en tout cas ceux qui n'ont pas été écrit par Oliver Stone (Conan le Barbare) ou imaginé par Brian Froud (Dark Crystal). Ce n'est en rien une suite de gags grossiers à la manière d'un Spartatouille ou d'une production d'une même niveau : c'est un vrai film d'Heroic Fantasy, et j'en suis le premier surpris.

Dans le même temps le "prince des voleurs" n'est pas un culturiste, ni même une brute, le récit est bourré d'autant d'idées, le scénario se tient, les gags fonctionnent à plusieurs niveaux - le héros a du panache et beaucoup d'humour (potache), il y a du combat à l'épée, très peu de sang il m'a semblé, et l'héroïne compte autant en force et en intelligence que le héros dans le succès de la mission. L'aspect "adulte" (le film semble interdit aux moins de 18 en Allemagne) ne semble tenir qu'à de très brefs plans de seins nus et des situations qui ne conviennent vraiment pas à un public familial, et l'ensemble ressemble à une espèce de spectacle de catch de qualité avec un vrai scénar de Fantasy dans un univers parfaitement toc anachronique tout à fait du style Donjons & Dragons - par exemple, le gag récurrent des pancartes est conforme aux illustrations des premières éditions des livres du maître et des joueurs.

En conclusion Deathstalker II (et apparemment pas le I) est une réussite jubilatoire assez étonnante car même avec un univers toc et des anachronismes, le film nage dans la fantasy comme un poisson dans l'eau et l'érotisme (tout à fait conforme aux illustrations de Frazetta) ne tient pas lieu à lui seul de scénario. Le fou rire m'a gagné dès les premières minutes, et il n'est étonnamment pas au dépens de la production, et surtout nous volons très au-dessus de toutes ces productions télévisées ou "filmées" récemment où des cosplayeurs sans charisme enfilent des clichés insipides, apparemment sans la moindre idée de ce qu'est le merveilleux de fantasy et l'humour qui peut aller avec.

Certes, ce n'est pas un film pour enfants, mais l'interdiction allemande aux moins de 18 me parait injustifiée. Je suppose qu'en France, ce serait une interdiction aux moins de 16 ans. Il y a bien et un amour de la Fantasy (et des seins nus à la Dream On) et une jubilation rare, bien plus innocente que la totalité des films et séries qui sortent en ce moment.

Spoiler : :
Noter qu'il y a un bêtisier dans le générique de fin.


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