(épouvante jeunesse, sorcière, Hansel et Gretel, toxique, artificiel) Un jeune garçon saute par la fenêtre de chez lui en pleine nuit, poursuivi par un individu aux ongles de pied très longs qui le poursuit et le zappe. Le garçon est retrouvé hagard par la police, incapable d'expliquer ce qui lui est arrivé. Plus tard, une dame âgé arrive sans bagage pour emménager chez la mère du jeune Noah, qui ne rêve que de devenir journaliste comme son père décédé. La dame semble particulièrement ravie à la vue de toute la jeunesse touristique qui, insouciante, pullule sous leurs fenêtres pour profiter de la plage.
Noah de son côté veut à toute force faire publier ses articles dans la gazette locale à propos d'exhibitionnismes et autres faits divers. Les articles du garçon sont invariablement rejetés car ils n'ont pas l'approche insouciante superficielle souhaitée par le rédacteur en chef. Alors Noah convainc ses trois meilleurs amis de s'introduire sur la propriété de Gene Carruthers, un homme âgé à propos duquel on raconte qu'il aurait assassiné son fils disparu et enterré les morceaux sur sa propriété.
Le scénario est très mince et bizarrement maladroit à plus d'un titre. Comme remarqué dans les commentaires imdb, le film Monster Summer a moins de scénario et de dialogues dignes de ce nom que n'importe quel épisode de la série Chair de Poule ou autres anthologies de R.L. Stine d'avant 2016.
De manière relativement poussive, il s'agit de pasticher les films de type Amblin des années 1980, avec notamment les répliques bien malsaines placées dans la bouche de gamins supposés à peine pubères qui ne devraient pas avoir de telles références ou courir après des affaires de mœurs. Bien sûr, comparé même aux films pour la jeunesse à budget minimum les plus bancals des années 1980, Monster Summer fait peine. Nous sommes aussi très proche, avec moins de budget des épisodes de Stranger Things qui passé, soyons gentils, la seconde saison, tartine à mort leurs manques d'idées et répètent à en vomir leur tropes attrape-prime Diversité Equité Inclusion.
Spoiler : :
L'acteur principal, Mason Thames, qui aujourd'hui a 17 ans, mais en a 15 quand il tourne ce film et 12 quand il tourne Black Phone, qui est aussi en clair une histoire de p.dophiles qui "volent la jeunesse" et/ou "dévorent" leurs victimes, a enchaîné sur Black Phone 2. Compte tenu de tout ce qui est désormais prouvé sur Hollywood et les USA, je me suis rétrospectivement inquiété pour lui et ses petits camarades, pas pour les personnages du film, mais dans la réalité.
Car aucun des jeunes acteurs, ni d'ailleurs des vieux, n'est convainquant : aucun ne fait croire à leur personnage générique, ne serait-ce qu'un dixième de seconde.
Spoiler : :
Le film est clairement inspiré de Hansel et Gretel, qui met en scène une p.dophile car oui, si vous mangez des enfants, ou si vous les torturez physiquement comme psychologiquement, notamment en multipliant les châtiments corporelles et humiliations, vous êtes une p.dophile, quand bien même votre administration vous permettrait d'épouser vos victimes choisies sur catalogue scolaire. Hansel et Gretel, comme de nombreux contes, alertent sur le danger des p.dophiles femmes, mais bien sûr, cette production a voulu brouiller le message en lui donnant l'étrange déguisement d'un coach de base ball, qui éternel, ne change pas son déguisement d'années en années : forcément, le croquemitaine se devait d'être un homme blanc et gras aimant le sport, même pas trans.
A un moment j'ai bien cru que ce serait le monstre serait le personnage joué par Mel Gibson, mais je suppose que Gibson a veillé à ne pas laisser se réaliser le rêve le plus fou de la production.
Tout ce que je sais de l'écriture chat GPT / LLM me hurle que le scénario a été généré par intelligence artificiel et par des gens dénué de la moindre passion ou honnêteté vis à vis de l'écriture de films relevant de ce domaine créatif de l'épouvante pour la jeunesse : ils n'ont aucune intelligence naturelle ou empathie pour leurs héros, aucune affinité avec le fantastique, et je ne suis même pas certains qu'ils savent lire ou sont pour de vrai allé au cinéma voir les désormais classiques du film fantastique (des années 1980 ou autre), sans resté rivés à leur smartphone à scroller.
C'est le plus pitoyable de l'expérience d'un film qui semble ignorer son propre titre, ses propres visuels ou ce que c'est que ressentir un petit ou un grand frisson dans la réalité ou au fil d'un récit d'épouvante.
*edit*
Deux indices de plus de l'écriture artificielle :
Spoiler : :
Les sorcières ne sont pas des loups-garous, aucune raison qu'une balle en argent soit le seul moyen d'en finir avec elles : aka totale ignorance du domaine fantastique, incapable de gérer les contextes de chaque élément de l'intrigue.
Impossible aux héros de rester si longtemps dans l'incendie qu'ils ont déclenché : ils ignorent les fumées toxiques de la combustion, et ils ignorent le rayonnement des flammes ; la scène garde une atmosphère cristalline tout du long. Typique des écritures artificielles d'ignorer la physique et la biologie élémentaire pourtant connue de n'importe quel être humain ayant déjà vu un feu de bois ou une bougie incandescente.