par Greenheart » Mar 14 Juil 2026 10:47
J'ai plus ou moins pu voir la seconde saison en entier, dont l'objectif initial était de prévenir les accidents d'avion.
Comme d'habitude apparemment, il y a une grosse différence entre l'objectif initial et le point d'arrivée, et la série n'a pas grand chose de divertissant, mais elle est édifiante jusqu'à un point qui fait qu'elle demeure très intéressante.
Le premier point est que l'auteur principal est un manipulateur, et il semble s'en rendre compte, ou peut-être est-ce qu'il utilise la série pour avouer à quel point il est psychopathe. Et il essaye de se racheter et ça rate systématiquement parce qu'il va trop loin dans la manipulation. Difficile de dire à quel point, parce que rien n'est vrai bien sûr, c'est de la télévision.
Ses cobayes le détectent de fait très facilement comme manipulateur : début de la première saison, il commence par admettre en voix off que les gens ont tendance à le rejeter au premier contact, et c'est pour cela qu'il a imaginé et paufiné cette technique, je cite, d'élimination du hasard dans la réussite d'une conversation, en répétant la situation encore et encore, ce qui ne peut que tuer tout naturel, bloquer les inconscients qui assistent à ces situations, et projeter le rejet massif qu'il craignait au départ et pensait empêcher... en le provoquant.
Vers la fin de la seconde saison, il passe apparemment des examens médicaux pour essayer de savoir s'il est ou non atteint d'une maladie mentale qui l'empêcherait de lire les émotions et être honnête.
Cette maladie mentale n'existe pas, il s'agit seulement de symptômes des dommages causés par la manipulation à outrance sur le cerveau, et qui provoque des cicatrices visibles au scan comme le prouve l'école de Palo Alto à propos de la construction de la réalité et la communication pathologique (Paul Watzlawick). Mais elle rapporte beaucoup d'argent à qui prétend la soigner, et permet de médicaliser les élèves à l'école qui en seraient atteint. Et de les désigner comme cible notamment à des pervers sexuels.
SI j'ai bien compris, les résultats sont négatifs (et pour cause) et l'auteur passe son brevet de pilote de ligne, ce qui était peut-être le véritable but du tournage de cette saison : fréquenter des pilotes pour en devenir un vrai, aux frais de la production et du studio qui aura commandé la saison.
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La première saison, que j'ai à peine commencé, est sans doute plus édifiante encore, et recoupe le projet MK Ultra : l'auteur veut savoir s'il peut simuler une vie de famille et l'éducation "idéale" d'un garçon depuis le bas âge jusqu'à l'adolescence.
Au second épisode il recrute une "future" mère, qui en fait veut profiter de l'émission (je cite) pour prendre des vacances dans la maison de ses rêves.
Lorsqu'il s'agit de lui trouver un compagnon pour partager la charge des nuits blanches du bébé qui pleure, elle choisit un babacool qui en fait fume massivement de la drogue, conduit sans permis et sans plaque, semble avoir de gros problème avec ses colocs, et confie sans honte avoir l'intention de forcer la future mère a avoir des rapports sexuels non volontaire.
Sans rien répondre, l'auteur / producteur s'arrange pour que la nuit d'essai le "bébé" pleure tout le temps et toujours plus fort : bébé qui est un robot comme dans cette nouvelle de SF où le but était de faire stériliser tous les papas en herbe américains pour les remplacer par des chinois aux ordres du parti communiste).
Mais le pire est à venir : l'auteur / producteur décide qu'il peut prendre la place du mari idéal qui ne risque pas de violer la future mère, parce qu'il veut se prouver qu'il peut être un père idéal. Apparemment, dans la vie, il est célibataire, ce qui est sans doute plus facile pour juger les autres sur le plan de la paternité.
Cependant, il oublie que lui a eu un père et une mère (biologique) dont il reproduit forcément tous les biais et toutes les qualités à cause du fameux transfert, qui fait que si vous fréquentez des fous (surtout enfant) vous devenez fous, et si vous fréquentez des gens mentalement sains, vous devenez mentalement sain, et comme n'être que l'un ou l'autre sont deux formes de folies, il vaut mieux être l'un et l'autre à la fois, et continuer de s'adapter et d'éviter de copier coller des personnalités.
Donc cette première saison est également détournée de son objectif premier.
Et cela se voit spectaculairement quand l'auteur / producteur semble prendre un plaisir sadique à saboter la vie de famille idéale de la future mère, qui va finir par craquer, forcément. Elle quitte alors la production, et l'auteur / producteur la remplacera par des actrices et des automates pour tester, sur lui d'autres hypothèses qui lui conviennent mieux... au point de se convaincre qu'il sera le père idéal quand l'un des petits garçons acteurs commence à le confondre avec son père véritable, parce qu'il le veut pour père, ce qui est très flatteur, mais le résultat d'un train de manipulations épouvantables dont le petit garçon était la cible depuis le départ.
Et tout du long, l'auteur / producteur jouera la corde du génie tourmenté. Parce que s'il avait joué la corde comique, pas sûr qu'il aurait obtenu à chaque fois le résultat programmé à l'avance.
Les points très intéressants, c'est que la série met en avant des systèmes de manipulation et de programmation des relations humaines. Mais il ne s'agit jamais de la réalité, et jamais de permettre à quelqu'un, même pas l'auteur / producteur apparemment, de vivre librement. Il s'agit juste de jeu d'égo (pour flatter son égo, se faire plaisir), d'anti-égo (détruire l'égo des autres pour flatter le sien, par exemple celui de la future mère), de jeux délirants (couper de la réalité), sexuels (faciliter la romance et le sexe menant au reconfort ou à la reproduction) et de pouvoir (faire des autres des marionnettes soumises à sa volonté, donc violer mentalement et physiquement).
Et oui, il y a bien des mises en scène sexuelle prétexte à s'interroger assez sadiquement sur comment les copains / copines d'acteurs ou d'actrices peuvent supporter de voir l'être aimé rouler des pelles à de parfaits inconnus et jouer le parfait amour et le désir avec eux. C'est pour une bonne cause qu'il disait.
Vrai, dans ce chapitre, il arrive à convaincre un pilote de faire un bisou sur la joue d'une jolie blonde (consentante avant et après), tout comme il était arrivé au premier épisode à faire admettre à la copine d'un jeune pilote qu'en son absence elle acceptait des cadeaux de prix d'autres jeunes hommes espérant coucher avec elle. Mais il n'arrivait pas à les faire se parler sainement après quoi, juste au grand silence et retour à la relation à distance, qui découle simplement du métier de pilote : il ne sera jamais constamment sur le dos de sa copine parce qu'il doit piloter d'un bout à l'autre du monde et ne revenir qu'exceptionnellement, et ça, cela semble complètement avoir échappé à l'auteur / producteur, le "petit" détail que l'on appelle aussi la nécessité, ou si vous préférez, la réalité, un mur impossible à dépasser.
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...d'un G qui veut dire Greenheart !