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Antarès, le numéro 46 de 1994 du fanzine

MessagePosté: Ven 10 Juil 2026 13:53
par Greenheart
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Antarès #46 (1994)
Titre complet : Antarès, Science-fiction & Fantastique sans frontières.

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Pour adultes

Sorti en vente par correspondance au second trimestre 1994, 40F le numéro = 10 euros de 2025 selon ce convertisseur.

De Jean-Pierre Moumon (1947-2020), alias Rémi Maure, Rémi-Maure, Karlheinz Debon, Constantin Gavriski et Jean-Pierre Laigle.

(fanzine français littéraire à articles internationaux de Science-fiction et de Fantastique) Mon impression est mitigée. La présentation est presque professionnelle, soignée en tout cas. Les textes et illustrations libres de droits (mais pas les traduction) sont quelque chose que j'apprécie, parce que c'est un moyen d'y accéder plus facilement. Le gros morceau est la traduction de la pièce de théâtre "Dracula", qui pourrait être ensuite montée par une troupe, et je pense que ce genre de ressource devrait être beaucoup accessible, à condition que le support reste relativement tout public, ce qui n'est pas le cas de ce numéro d'Antarès, hélas.

Je suis moins convaincu par la seule nouvelle du numéro, l'essai peu chaleureux en forme de catalogue, et encore moins par les "critiques" qui oublient de dater la sortie de l'édition des romans en question, limitant le contenu à des points "positifs" et du résumé, sans immersion dans le roman en question.

Spoiler : :
Je pense que la rédaction a reçu du service de presse et passé les exemplaires à des chroniqueurs espérant d'abord recevoir davantage d'exemplaires et ne pas se faire des ennemis d'auteurs ou d'amis des auteurs ou éditeurs en question, qu'ils doivent probablement croiser en convention. J'ai reçu du service de presse à cette époque, et critiqué certains de ces romans : ceux qui étaient bons, j'en faisais franchement l'éloge en argumentant voire en citant des passages pour que le lecteur que ça pouvait intéresser soit convaincu de l'acheter. Ceux qui étaient moyens, je le signalais franchement, et ceux qui étaient mauvais, je ne mâchais pas mes mots, ce qui m'a valu d'être censuré et réécrit à mon insu, incidemment - avis à la population si vous trouvez mes critiques reproduites ailleurs que sur mon propre blog ou dans mes propres fanzines.

Parce que ce n'est pas un service à rendre, ni à l'auteur, ni à l'éditeur, ni au zine, et encore moins au lecteur qui se découvrirait trompé sur la marchandise : une fois, deux fois ça passe, trois fois ça casse et plus personne n'achète plus rien et il se passe exactement ce qui est arrivé encore et encore quand les gens mentent sur la qualité d'un récit à vendre : toutes les ventes chutes, les collections et les éditeurs, voire les libraires ferment, et des banquiers et leurs influenceurs croient que nous irons payer ensuite de la m.rde conchiée par les start-ups à intelligences artificielles. Et ben non. :evil:


Le principal reproche, parce que cela arrive encore et encore dans les fanzines (français en tout cas), c'est le dérapage p.rno (une seule page, mais elle force la mention), comme si les éditeurs / rédacteurs / auteurs / illustrateurs ne pouvaient pas s'en empêcher. La violence et le sexe font vendre dans tous les domaines, toutes les industries y compris celle de la vente d'armes. Les pulsions de vie, Eros, et de mort, Thanatos, sont naturelles et font partie de l'expression artistique et littéraire, mais encore faudrait-il qu'elles ne parasitent pas le fanzine ou le magazine (ou le film etc.) au point de faire oublier le récit peu importe qu'il soit de texte, d'image ou de son : personne n'écoute plus la Barcarolle des Contes d'Hoffman si le metteur en scène détourne l'attention du public par des couples à poils copulant au premier plan dont les soupirs et les cris couvriront à l'occasion l'air et l'orchestre.

En conclusion, je saluerai toujours le travail et la passion qu'il faut pour sortir de 1981 à 1996 les quarante-sept numéros d'une telle revue, dite "fanzine", et le fait que le rédacteur en chef se soit déplacé sur les conventions, même si c'est (seulement) comme cela qu'il pouvait vendre ses exemplaires. L'approche internationale est également louable, même si j'aurais préféré que le texte original soit toujours fourni avec la traduction, car depuis que je vérifie les traductions, j'ai toujours eu des surprises le plus souvent désagréables. Je n'ai pas encore fait la recherche internet pour retrouver les textes originaux, qui sont peut-être disponibles.

Les numéros de pages manquent avant la page 8, malgré leur citation dans le sommaire.

p. 03 : Sommaire et ours.

p. 04 : Editorial de J. P. Moumon, seulement une présentation du sommaire du numéro, soignée et cultivée cependant.

Ce numéro spécial entend réparer une grande injustice envers les vampires: contrairement aux lycanthropes, ils ne sont pas souvent invités dans ANTARES...

*

p. 06 : Préface à l'édition islandaise de "Dracula" de Bram Stoker, traduit de l'anglais par George Barlow, préface à Makt Myrkanna (La Puissance des ténèbres) édition irlandaise de Dracula, 1898.

Le lecteur de ce récit aura tôt fait de comprendre comment les événements retracés dans ces pages ont été peu à peu réunis pour constituer un tut cohérent. A part la suppression de détails secondaires que je jugeais superflus, j'ai laissé les intéressés rapporter à leur propre manière ce qu'ils avaient vécus, mais, pour des raisons évidentes, j'ai modifié les noms des lieux et les personnes concernés (NDR il faut lire concernées). A tous autres égards, je laisse le manuscrit intact, pour respecter les vœux de ceux qui ont estimé de leur devoir de le soumettre aux yeux du public.

Je suis parfaitement convaincu que, sans le moindre doute, les événements décrits ici ont vraiment eu lieu...


*

p. 06-55 : Dracula, de Hamilton Deane & John L. Balderston, traduit de l'anglais par Micèle Zachayus. Titre original : Dracula The Vammpmire Play in Three Acts publié par Samuel French, Londres et New York, 1933. Tous droits réservés pour les auteurs et la traductrice.

(Théâtre fantastique)

En juin 1924 était représentée au Grand Theatre de Derby une adaptation de "Dracula" par Hamilton Deane, qui en était aussi le producteur. Le 14 février 1927, la pièce était reprise au Little Theater de Londres... Rappelons pour mémoire que la première version théâtrale de "Dravula" avait été donnée par Bram Stoker lui-même le 18 mai 1897, unique représentation, conçue pour établir le copyright. REMI-MAURE.

DESCRIPTION DES PERSONNAGES

DRACULA: un homme de haute taille. Poli et distingué, Européen dans ses manières. Agé de cinquante ans.

MISS WELLS, LA SERVANTE: une jeune fille attirante.

JOHN HARKER: un jeune homme d'environ 25 ans, de belle prestance, avec de beaux traits réguliers. Anglais typique de la classe sociale supérieure; mais direct et franc, incisif et impulsif.

DOCTEUR SEWARD: Un aliéniste d'environ 35 ans; intelligent, mais praticien typique qui ne jure que par ses textes et ses patients et non un homme d'action; manquant de force de caractère.

ABRAHAM VAN HELSING : homme de taille moyenne, la cinquantaine, au visage alerte, rasé de près, avec des sourcils gris broussailleux et une abondante chevelure grisonnante coiffée en arrière pour dégager un front d'intellectuel. Des yeux noirs pénétrants, écartés; une nature nerveuse, vive; l'air résolu: à l'évidence un homme de ressources et d'initiative. Un parler incisif, efficace, un débit rapide, une voix rauque.

R.M. RENFIELD: jeune homme antipathique; au visage déformé, aux yeux fuyants, aux cheveux en bataille.

BUTTERWORTH, LE SURVEILLANT: en uniforme.

LUCY SEWARD: belle jeune fille d'une vingtaine d'années, vêtue d'une robe blanche vaporeuse. D'une pâleur prononcée. Elle se déplace avec peine; porte une écharpe autour du cou.

ACTE PREMIER

Scène: la bibliothèque au rez-de-chaussée de la maison de repos du Docteur Seward, à Purley, près de Londres.


*

P. 73 : La canonisation du comte Dracula, par Peter Haars, traduit du norvégien par Jean(-Pierre Moumon, titre original "Kanonisering av grev Dracula" illustré par Alexis Briclot. Première parution: recueil Pygmalion og andre avskyelige noveller", Gyldendal Norsk Forlag, 1977, tous droits réservés pour l'auteur, le traducteur et l'illustrateur.

(nouvelle)

Peter Haars est un nom qui rappellera sans doute de bons souvenirs aux premiers abonnés d'ANTARES. Il était présent dans le n°1 avec Retour au Château des Frankenstein, que Serge Fino devait adapter en bande dessinée dans les n°24 et 25... Ce passioné de cinéma et de littérature fantastique né en 1940 à Nuremberg, établi en Norvège depuis 1962 et écrivant en norvégien ne pouvait qu'illustrer un jour le mythe de Dracula... Jean-Pierre LAIGLE.

Sur la plaque de verre sertie d'acier repose une photographie encadrée de noir. Tout en bas dans le coin gauche figure une petite croix avec l'inscription "in memoriam". La photographie montre le visage d'un monsieur assez âgé au nez aristocratiquement arqué. On a l'impression que son regard bleu et direct se projette hors de l'image pour transpercer l'observateur. Si le col raide suranné et les favoris gris ne renvoyaient sans doute possible à la fin du XIXème siècle, on serait t enté de croire que la personne vit encore.

Devant l'établi se dresse un mur épais qui consiste en une batterie d'écrans-témoins identiques. Ils sont connus pour transmettre la réalité documentaire. Ils servent en plus d'ordinateurs logico-visuels. Toute la face supérieure de la pièce carrée est occupée par un écran de cinéma. On peut ici montrer une réalité artistiquement élaborée, autrement dit des films de fiction. Les dimensions de l'écran laissent présager un effet psychologique accru.


*

p. 90-99 : Les métamorphoses littéraires du vampire au XXème siècle, Jean Marigny.

(essai)

Depuis le "Dracula" de Tod Browning (1931), premier film parlant adapté du célèbre roman de Bram Stoker (1897), on a pris l'habitude de se représenter le personnage du vampire comme un aristocrate d'âge mûr revêtu en toutes circonstances d'un habit de soirée et de sa légendaire cape noire doublée de rouge... (...) Situé désormais aux antipodes de l'univers "gothique" dont il est issu, le vampire n'en fini pas de nous étonner par sa modernité.


*

p. 100 : Antarès-bis, critiques de romans par Odile Ometa, Micky Papoz, Philippe Pastor, Jean-PIerre Laigle = Rémi Maure = Jean-Pierre Moumon.

Les romans chroniqués sont :

Le sang d'immortalité de Barbara Hambly, Pocket Terreur.

Les deux orphelines vampires, de Jean Rollin, Fleuve Noir Angoisse.

Les Chasses-Marée, de Alain Grousset, Hachette Jeunesse.

L'embarquement pour Arkham, de Robert Bloch, Pocket Terreur.

La mort peut danser, de Jean-Marc Ligny, Denoël Présence du Fantastique.

Symphonie macabre, de Charles de Lint, Pocket Terreur.

Pour des soleils froids, de Jean-Louis Trudel, Fleuve Noir Anticipation.

Les enfants de l'Atlantide, de Bernard Simonay, éditions du Rocher (Grand Format).

Nemira '94 (anthologie bilingue roumain ou anglais)

p. 107 : Terrascopie

Compte-rendu du salon EUROCON du 26 au 29 mai 1994 à Timisoara, en Roumanie.

p. 112 Dracula, portfolio noir et blanc (p.rno) de Thierry Gayrard.

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Publicités :

Pas de publicité.

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