a assisté à une véritable autopsie pour approcher son rôle. Je ne pense pas que cela lui ait tant apporté, à part qu'à l'évidence, il a été traumatisé par son expérience quand bien même il présente les choses de manière on ne peut plus flegmatique ("le corps humain est une machine comme les autres que l'on peut démonter"). La machine est effectivement bien "comme les autres", mais comme les autres corps humains et c'est la sienne. Par contre je comprends comment l'expérience et à côtoyer des légistes (etc.) il a pu effectivement en déduire la panne d'empathie du héros, qui s'aggrave toujours davantage au fur et à mesure du film.
Sauf qu'encore une fois, pas besoin d'aller découper des gens ou des animaux pour savoir que cette insensibilité apparente, typique des tueurs psychopathes mais aussi de toute personne qui sauvera un max de vie par son sang-froid, c'est juste un réflexe de survie à l'origine : le corps humain (encore lui) et toute sa communauté cellulaire et humaine décale la réponse émotionnelle pour ne pas empêcher la réponse logique. Mais si ce n'est pas "géré" ou "compris" avec lucidité et expérience éclairée, vous allez forcément décompenser d'une manière ou d'une autre et probablement rejeter la masse de violence et cette exposition réelle ou fictive à votre propre fin dans une autre direction, et cela va de l'addiction à la transposition en passant par les conduites ordalesques ("voyons si Dieu veut que je survive")...
... ou encore une fois, complètement psychopathe ("je fais parti du peuple élu donc je peux massacrer et violer à tout va puisque personne n'ira m'en empêcher" ou encore "si moi je dois crever comme ça, alors tous les autres le doivent, si possible avant moi, et hop, j'envoie tous les jeunes se faire massacrer dans les tranchées ou j'organise des épidémies, des guerres, des pollutions innommables, je forme et j'arme les terroristes, je facilite les trafics de drogues et je tue tous les animaux que je peux, en particulier ceux des autres ... n'est-ce pas nos ministères de la Santé, de l'Agriculture, de l'Etranger, de l'Intérieur, des Armées etc. etc. - oui, pas qu'en France et pas qu'aujourd'hui, mais ça se passe en France et aujourd'hui, et hier, et avant encore et encore.
Et aujourd'hui encore ça ergotait sur le fait qu'il était difficile d'enrayer la violence à l'école, tout en mentant ou cachant toutes les circonstances, tenant et aboutissant dans un pays où la femme du Président est son professeur de français qui l'a épousé à 14 ans, et quand un premier ministre (qui était le ministre de l'Education alors) a tout fait pour protéger les p.do et tortionnaires / tueurs d'enfants des institutions dont il était si proche et qui employaient sa propre épouse. Rien que si l'on prend des notes au fur et à mesure des procédures judiciaires, vous constaterez aisément que toutes les institutions françaises sont effectivement tenus par des gens qui maltraitent et/ou violent, parce que nous parlons de poste de pouvoir, et que ces crimes et ces abus sont par définition des jeux de pouvoir : le pouvoir attire ceux qui pratiquent ces jeux (notamment pour l'impunité et les opportunités et le fait qu'ils rejoignent une caste de leurs semblables) et réciproquement, tout ceux qui ont du pouvoir sont encouragés et poussés à pratiquer ces jeux de pouvoir.
Le problème est le même que les psy qui deviennent psy parce qu'ils ont été confrontés à la folie intimement et cherche donc à contrôler leur pulsion (ce n'est pas les gens qu'ils veulent aider, c'est eux qui veulent échapper à la noyade dans le meilleur des cas), ou le même que les cardiologues qui sont en fait cardiaques et veulent retarder la crise cardiaque chez eux ou chez leurs proches.
Cela n'a rien de difficile de stopper la violence à l'école : si un gamin vous annonce qu'il va planter un prof comme cela a été le cas dans l'affaire en question, apparemment beaucoup de fois, vous le coffrez direct car c'est l'intention qui compte, et sans aucun camarade pour jouer à qui je vais planter tout à l'heure, ni aucune famille pour continuer de le démolir, ni aucun trafiquant et autre Soros pour l'armer, qu'il s'instruise en vidéo sans smartphone ni internet ni absolument rien qui l'aide à répéter en pire ce qu'il a déjà subi selon toute probabilité, métaphoriquement ou réellement (les enfants répètent habituellement les menaces de leur entourage).
Seulement tout est fait (en France et ailleurs) pour terroriser la population avec le crime, le crime organisé, le terrorisme et les JT qui répètent à la manière de films ou de romans p.rnographiques les mêmes mots toutes les cinq secondes pour que ça vous rentre dans la tête que vous le vouliez ou pas, tout en vous cachant et censurant tout de l'actualité réelle qui compte pour décider, voter, survivre à court, moyen et long terme (tous les JT en ce moment, en particulier des chaînes d'info sans aucune exception, et ça déborde jusque dans les jeux télévisés, et c'est repris en chœurs polyphoniques dans tous les soaps, drama, polars d'une médiocrité et d'une vacuité à se tirer une balle qui constitue la quasi-totalité de la TNT, du streaming et du câble).
Rappelez-vous toujours que personne n'est réellement protégé de la violence qui toujours descend du pouvoir sous toutes ses formes, et des générations plus âgés qui sont déjà formatés par elle et pour mentir et la boucler sur toutes les sal.peries qu'on leur a faite et qu'ils répètent comme des bandes enregistrées dès qu'ils approchent de l'âge de ceux et celles qui leur ont fait ces sal.peries ou qui en profitent tous les jours, à tous les étages de la société.
Et ce n'est pas une excuse pour leurs crimes ni pour la lâcheté ou l'ignominie de qui en profite autour d 'eux. Pour stopper les marionnettistes et les receleurs, vous retirez la récompense et vous doublez la peine (ou vous la multipliez par dix ou par cent) : ceux qui profitent de crimes y renoncent vite si ça leur coûte personnellement beaucoup trop cher. Cette vérité éternelle explique aussi malheureusement les grands massacres de l'Histoire, ceux où toute une catégorie de la population jusqu'alors au pouvoir d'un coup y passe, et avec eux évidemment les innocents et tous ceux qui avaient laissé faire les abuseurs (et encore, il y en a toujours qui se déguisent et se débrouillent pour passer du côté des plus forts et profiter sadiquement et surtout pécunièrement des massacres).