Outland... loin de la Terre, le film de 1981

Les films des années 1981 à 2000.

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Outland... loin de la Terre, le film de 1981

Messagepar Greenheart » Ven 15 Mai 2015 09:48

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Outland (1981)

Sorti aux USA le 22 mai 1981.
Sorti en Angleterre le 27 août 1981.
Sorti en France le 2 septembre 1981.
Sorti en blu-ray américain le 10 juillet 2012 (multi-régions, version et sous-titres français inclus).
Sorti en blu-ray français le 17 octobre 2012 (identique au blu-ray américain).

De Peter Hyams (également scénariste). Avec Sean Connery, Frances Sternhagen, Peter Boyle, James Sikking, Steven Berkoff, John Ratzenberger, Manning Redwood, Hal Galili, Angus MacInnes, Stuart Milligan, Eugene Lipinski.

Pour adultes et adolescents.

Sur Io, la troisième lune de Jupiter, seulement déservie par une navette par semaine, et dont la gravité à la surface n’excède pas un sixième de celle de la Terre, la CON-AMALGAMTE de la ligue des nations industrialisés a installé sa 57ème base minière, avec 2144 membres du personnels, dont 1250 manœuvres, 714 dédiés à l’accompagnement et 180 dédiés à l’administration et à la maintenance. La durée du service y est d’un an, et l’ordre est assurée par un marshall. La principale ressource exploitée y est le titane.

Alors qu’une équipe de mineur descend par ascenseur dans les profondeurs du gisement, puis chemine en combinaison spatiale le long des passerelles illuminées. Sur place, les mineurs discutent de leurs mauvaises conditions de travail : les machines qui n’arrivent pas, le sous-effectif malgré le contrat signé, les combinaisons surchauffées qu’il faut trafiquer… Soudain un mineur se relève et se met à hurler que des araignées sont sur lui, et supplie que l’on les lui enlève. Ses collègues pensent à une blague, car aucune araignée ne peut survivre en l’absence d’atmosphère. Ils ne réagissent que lorsque leur collègue arrache les tuyaux d’oxygène de sa combinaison, alors la dépressurisation fait exploser le corps du mineur.

O’Niel, le nouveau marshall de la base minière depuis seulement deux semaines, s’apprête à commencer sa journée. Pendant que son fils se plaint de son appareil dentaire, il lit les messages de ses officiers, rendant compte des incidents de la nuit. Si Lowell le responsable de la surveillance n’a rien à dire, Montone qui s’occupe de la mine minimise ce qui est arrivé au mineur. Il annonce que le corps sera rapatrié sans autopsie par la navette, ordre de la compagnie, la mort étant la faute à pas de chance, un cas de folie subite. Il mentionne que les billets pour l’épouse du marshall sont arrivés, et quand X demande de quoi il s’agit, son épouse explique qu’elle les a pris pour l’épicier. Avant de partir, X s’excuse de sa piètre assignation, et affirme qu’il est certain qu’elle s’y fera, après un temps d’adaptation. Après un temps d’hésitation, son épouse l’embrasse en lui disant qu’elle l’aime.

La matinée vient à peine de commencer, et parmi les mineurs, de la drogue passe, au moment même où X fait son discours aux cadres de la compagnie, leur assurant qu’il méritera leur confiance. Personne ne réagit, excepté une femme de la comptabilité qui finit par se lever pour réitérer les vœux de bienvenue et proposer d’aider Mme O’Niel dans ses démarches sur la base. Puis Sheppard, le responsable de la compagnie intervient, déclarant que comme dans toutes les bases minières, il ne se passait jamais rien ; insistant sur les efforts de productivité et la nécessité pour le Marshall de laisser de l’air à tout le monde. O’Niel est choqué : après la réunion, il demande à son second, Montone, ce que le responsable de la compagnie voulait dire exactement, et Montone dit seulement qu’avec le précédent Marshall, tout roulait sur l’huile.

Et juste après, un mineur décide de prendre l’ascenseur sous la mine sans combinaison pressurisé. Les autres mineurs qui attendaient en bas découvrent son corps éviscéré par la dépressurisation.

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Re: Outland... loin de la Terre, le film de 1981

Messagepar Greenheart » Ven 15 Mai 2015 09:59

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Outland, le blu-ray américain de 2012

Sorti le 10 juillet 2012 (multi-régions, version et sous-titres français inclus).

Sur le film : Outland est une transposition réussie du Train sifflera trois fois (le western) dans le style d'Alien de Ridley Scott. Si à l'époque, les critiques français avaient reproché un manque d'originalité et un aspect prévisible, plus un Sean Connery de bois, il faut reconnaître qu'aujourd'hui, pratiquement aucun film de science-fiction n'est au moins aussi décemment scénarisé et ne tient ses promesses, alors que c'est bien le cas de Outland. A plusieurs moments, comme dans Alien, on a vraiment l'impression d'être sur la mine (version low-tech, oubliez le fluo et les écrans transparents ou virtuels et le look Apple) et les personnages sonnent justes. Enfin, Outland résonne fortement avec notre époque actuelle de cannibales shootés aux sels de bain, comme il devait déjà résonner fortement avec l'époque des années 80, et la corruption qui joue la carte des technologies de pointe pour mieux contrôler ses esclaves.

Question violence et trash, le film n'est pas avare en décompressions explosives, en bagarre réalistes et en prostitué/es (très peu démonstratifs / démonstratives, nous ne sommes ni sur HBO ni dans un film de Paul Verhoeven). Le film assure également avec des seconds rôles qui ont vraiment l'air du genre de gens ordinaires et même si effectivement le personnage du héros n'a rien de particulièrement séduisant ou d'exceptionnel, le résultat final vien encore renforcer l'impression d'être sur Io et de vivre le cauchemar résigné de ceux qui, un jour, choississent de vivre selon des principes respecteux, au lieu de plier, comme la majorité, devant le système. Pas vraiment le thème dominant des films d'action décervelés ou des romances schizophréniques privilégiés par les Majors en ce début du 21ème siècle.

***

Le menu est de mauvais augure : une photo de Sean Connery qui ressort mal en blu-ray (tâches bleues sur les zones sombres, image granuleuse, plus ou moins marqué selon vos réglages favoris de l'image de votre téléviseur), mais...

Image 2.4:1 (16/9) : Plutôt bonne. Notez que j'ai visionné le film avec des réglages de contraste très élevés. Avec un contraste plus faible, l'image est plus belle. Si nous sommes bien en HD, l'image manque pratiquement toujours de précision - les détails fins ne ressortent que très rarement, et seulement dans les gros plans (impossible par exemple de lire les textes sur les machines de l'infirmerie, à part les très gros titres). Il y a de brèves superpositions qui ressortent très granuleuses (dans la scène d'ouverture, les mineurs sortent dans l'espace par un ascenseur complètement granuleux). Les couleurs et l'ambiance générale semblent correspondre à mon souvenir (j'ai vu le film au cinéma) mais j'ai tout de même une impression limite, encore une fois à cause de la scène d'ouverture avec ses noirs bouchés, ses couleurs dégradées. Ensuite le film enchaîne des plans particulièrement difficiles pour la HD : fumées, lumières braquées vers la caméra provoquant naturellement des halos, poussières, effets lasers. De ce fait, l'image est le plus souvent "ouatée", mais elle l'est aussi quand elle ne devrait pas l'être... Il y a encore peu, j'aurai pu croire à une excuse quelconque, mais après le cas des blu-rays Flash Gordon, je pense qu'il s'agit d'un transfert au rabais et qu'un meilleur scan, ou un scan plus récent (le film a tout de même été tiré en 70 mm soit une image énorme) et mieux traité aurait pu présenter une bien meilleure image. Je dois cependant admettre qu'il n'y a aucun coup à l'image (petit point blanc) ni tâches ni rayures apparentes, ce qui indique tout de même que l'éditeur a été soigneux et a forcément passé un peu de temps et d'argent à nettoyer tout ça.

Son : Moyen. Anglais DTS 5.1 ; Français Dolby Digital 2.1 ; Espagnol Castillan 2.1 ; Latin mono ; Allemand, Italien. Sous-titres anglais, français, allemand, italien, norvégien, suédois, danois, finlandais, hollandais, japonais (caché mais accessible par la télécommande du lecteur) et espagnol. En anglais, l'immersion est limitée, les voix un peu datée, le son un rien faiblard mais très acceptable. Là aussi, la restauration aurait pu, à mon avis, aller (beaucoup) plus loin.

Bonus : pas encore vu - commentaire audio du réalisateur, ce qui est déjà génial, une bande annonce non restaurée.

Conclusion : Entre un DVD daté défectueux tant du point de l'image que de simplement pouvoir le lire plus d'une fois, et un blu-ray presque correct, il n'y a pas photo, je suis (très) content d'avoir le blu-ray. Dommage cependant que le transfert ne soit pas de meilleure qualité tant du point de vue de l'image que du son. La restauration numérique apparemment très efficace, a simplement ses limites, et le film en blu-ray ne correspond pas encore à mon souvenir lorsque j'assistai à la projection de l'époque au cinéma.
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Re: Outland... loin de la Terre, le film de 1981

Messagepar Greenheart » Jeu 30 Nov 2023 11:15

L'actrice qui incarnait la doctoresse Francis Sternhagen vient de mourir à 93 ans de causes naturelles, sans souffrance.

Source Dark Horizons.

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Re: Outland... loin de la Terre, le film de 1981

Messagepar Greenheart » Mar 13 Jan 2026 12:19

Reçu le coffret "collector" un seul disque 4K américain ARROW VIDEO US (le même coffret édition UK était épuisé à sa sortie à ma connaissance).

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Presque pas de gras dans le coffret de plastique noir : quelques traces et les rosaces à peine visibles. Le disque démarre normalement, pas encore visionné en entier.
Le coffret comprend une affichette dépliable, et un petit livret contenant un article illustré de belles photos, le tout glissé dans le coffret.

Image : 2.35:1. bonne ? ce n'est pas le 1,85 annoncé. Ce n'est pas non plus le format du film à sa sortie en France que j'ai vu projeté quelques mois plus tard à une MJC avec Blade Runner. Avec mon système de projection et les réglages habituels (contraste maximum, couleurs poussées, luminosité relativement faible) il y a comme pour Blade Runner encore un peu trop de bruit ("grain"), qui peut devenir très visible et grouillant sur de rares éléments truqués optiquement, tel dès les premières images la lune Io. Mais c'est très supportable. Ce qui me chagrine davantage est la difficulté que j'ai à distinguer les détails fins type poils de barbe et rides alors que ce genre de détails est parfaitement transféré dans le très récent transfert du premier épisode de Cosmos 1999 filmé en 1975. Le transfert HD n'était pas particulièrement précis, mais il s'agissait d'un vieux master pour dvd, le film n'ayant pas été rescanné pour la HD, seulement restauré numériquement.

Cela ne correspond pas à mes souvenirs de projection, comme trop souvent en 4K des films de l'âge d'or de la Science-fiction des années 1980 : aucun bruit particulier n'était visible alors en salle de cette taille et/ou de cette couleur selon mon souvenir, et pas la peine de ressortir le baratin standard de "je ne sais pas ce que j'ai vu" ou encore "une pellicule et un encodage 4K ou HD à l'écran ce n'est pas la même chose, à partir du moment où il existe des transferts 4K ou HD non grouillants. Ma première impression est que Outalnd est un film des années 1980 supportant beaucoup de trucages optiques cumulés sur le négatif final, donc le bruit de toutes les étapes. Ce bruit traduit électroniquement et l'encodage / degré de compression choisi par ARROW (possiblement le meilleur possible, mais je n'en sais rien, c'est seulement la réputation de ARROW) n'a pas été nettoyé et les détails originaux des plans n'ont pas été retrouvés tels qu'ils étaient à l'écran à la sortie du film.

Je ne suis même pas certain qu'il s'agisse de la version non censurée sortie en Europe, sachant que Blade Runner a été censuré aux USA (mais la version européenne a bien été rendue disponible en HD, pas en 4K, dans une version sans doute trop compressée, mais les souvenirs de la projection me sont bien revenus alors).

Son : excellent ? anglais seulement, original stéréo par défaut ? qui semble excellent, 5.1 non testé ?, sauf peut-être pour les voix qui m'ont parue un peu étouffé. Outland est bourré d'effets sonores immersifs et la musique orchestrale entoure également complètement le spectateur sur mon système, c'était déjà le cas pour le blu-ray.

Il faudrait que je revoie le dvd et le blu-ray après avoir vu intégralement le film en 4K pour m'assurer de ce qu'il en est de cette édition 4K, mais pour l'instant, sur mon système, pas de grosse mauvaise surprise.

Bonus : excellents, nombreux.

* Interview inédit de 2025 de Peter Hyams (en noir et blanc ! HD, DD 2.0

* autre interview Stephen Goldbat se souvient d'avoir filmer. S'ouvre avec les images du film... qui ne grouillent pas (le plan sur Jupiter et Io d'ouverture est flagrant). Le même procédé que pour l'édition 4K du pilote de Cosmos 1999 est utilisé irrégulièrement pour camoufler la SD de l'interview, ce qui pose la même question d'à quel point l'intelligence artificielle a pu être utilisée pour synchroniser un enregistrement limité à la voix avec des images générées à partir d'archives vidéos. A priori, je ne le crois pas d'autant qu'à cette date, les caractères lisibles sur le tee-shirt froissé auraient probablement été plus exotiques et auraient varié au fil des images.

* autre interview Introvision: The files William Mesa pour les effets spéciaux, toujours de 2025, mais s'ouvre avec des images d'archives vidéo SD certainement pas restaurées avec les outils à la pointe de la restauration vidéo d'il y a même quelques années, en démonstration sur internet, certains gratuits. Le vrai interview de 2025 commence à 2 minutes et dix secondes environ.

(article en cours de rédaction)

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