Tom Swift, la série télévisée de 2022

Les séries diffusées à partir de 2020.

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Tom Swift, la série télévisée de 2022

Messagepar Greenheart » Lun 20 Juin 2022 14:55

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Tom Swift (2022)
Traduction du titre : Tom Leleste.).

Attention : Bien que portant le même nom, cette série n’adapte pas les romans des séries pour la jeunesse Tom Swift et est écrite pour adultes. Elle semble en revanche plagier l’intrigue des derniers épisodes de la saison 3 de la série animée Thunderbirds Are Go / les sentinelles de l’Air 2015.

Woke. Toxique. Révisionniste.

Une saison de 10 épisodes de 45 minutes environ.

Diffusé à partir du 31 mai 2022 sur CW US (un épisode par semaine).

De Melinda Hsu Taylor, Noga Landau et Cameron Johnson, d’après la série de romans pour la jeunesse Tom Swift de Victor Appleton (un pseudonyme collectif), avec Tian Richards, Ashleigh Murray, Marquise Vilsón, Albert Mwangi, April Parker Jones.

Pour adultes.

(mélodrame prospectif révisionniste woke) Laissez-moi vous parler de la famille Swift. Nous ne sommes pas des intellos : nous sommes des intellos noirs (NDT afro-américains). Oh, et milliardaires. Avec les bolides les plus rapides que l’argent peut acheter, et les fringues qui vont avec. Voici mes parents et mon cousin Lino. Nous ne sommes pas les Obamas, et nous ne sommes pas basketteurs : personne n’a gagné un championnat (en est-il si certain : aux USA comme ailleurs, il existe aussi des championnats de science). Nous sommes des inventeurs. Et depuis les 80 dernières années, si quelque chose a un moteur, moi, mon grand-père sont ceux qui vous ont donné les clés (pour le piloter). Aujourd’hui, nous partons pour Saturne. Ça vous dit de venir ?

(paroles de la chanson) « Nous ne devenons que plus forts lorsque les temps sont vraiment sombres… Je sais que je ne me sens pas d’ici. »

Une femme (noire) vêtue d’un manteau rouge arrive en grosse voiture au bas des escaliers d’un palais. Un domestique (noir) se précipite pour lui ouvrir la porte. Elle monte les escaliers. Dans le vaste hall d’entrée, un jeune homme (noir) cherche Tom (Swift) mais personne ne semble l’avoir vu et s’inquiète parce qu’un certain Barton a commencé son discours. Il croise une jeune fille en veste noire au cou chargée d’or et en robe-bustier léopard.

Le dénommé Barton — qui n’est autre que le père de Swift, annonce qu’il va à présent répondre aux question (des journalistes, je suppose). Il est debout dans le salon campé sur ses deux jambes et la journaliste (il y en a peut-être quatre ?) pose sa question : Barton aurait misé tout l’avenir de sa compagnie sur cette expédition, alors pourquoi maintenant, pourquoi Saturne ?

La jeune fille en bustier léopard se place derrière la journaliste, Barton Swift se tourne vers un hologramme projeté à sa droite d’une espèce de fusée noire aux réacteurs jaunes et explique qu’une mission réussie pour Saturne ouvrira une nouvelle ère du voyage spatial commercial pour les entreprises Swift.

La journaliste (hispanique) demande alors que le chef du département d’ingénierie leur parle du vaisseau spatial. Barton Swift précise avec un demi-sourire crispé que le chef en question est son fils, Tom. Il regarde la jeune fille en bustier léopard, puis bafoue. La femme asiatique à la gauche de Barton Swift intervient en se présentant comme Claire Cormier, responsable des projets spéciaux et elle répondra à la question.

La jeune fille au bustier léopard sort discrètement. Elle est interceptée dans le couloir par Madame Lorraine Swift, qui l’appelle Zenzi (sa nièce) et l’embrasse, lui demandant quand elle est arrivée. Zenzi répond : Il y a deux heures. Madame Swift s’étonne que Zenzi n’ait ni poches sous les yeux, ni rides. Lorraine Swift prétend alors vouloir connaître le secret de beauté d’avant de se coucher de Zenzi, qui assure qu’elle le lui dira plus tard, car ils ont besoin de Tom à la conférence de presse.

Entendant du bruit dans une salle à manger voisine, elle aperçoit Lino en train de sauter sur place, et elle lui demande où est Tom… puis ce que Lino est en train de faire. Lino explique que Tom et lui ont fabriqué les chaussures qu’il porte pour l’assister dans ses sauts verticaux. Elles ne sont pas encore au point, mais il ne veut pas attendre (pour les tester). Zenzi se retourne et aperçoit un certain Isaac qui doit être en chemin pour trouver Tom. Lino s’indigne et lui demande de ne pas partir, mais Zenzi lui tourne le dos en lançant un « au revoir Lino ».

Zenzi retourne dans le couloir et interpelle Isaac, apparemment un garde du corps ou un prof de gym ou un valet (noir) : Tom est en retard à la plus importante. Zenzi dérape avec un petit cri et Isaac la rattrape dans ses bras musclés et la repose sur ses talons, lui souhaitant un bon retour parmi eux. Et d’ajouter, une tasse à la main (alors peut-être c’est seulement un valet de pied) de faire attention à ne pas glisser, ils viennent de passer la cire.

Ayant sans doute pris un ascenseur pour la Swift Cave, elle entre dans un genre d’atelier haut de plafond avec une mezzanine depuis laquelle Tom lui-même soude une espèce de haute structure en cuivre. Elle appelle et lui dit qu’il est en retard, tandis que les étincelles pleuvent. Tom porte une paire de lunettes noires de soleil pour protéger ses yeux, mais il est torse nu. Comme il stoppe la soudure, il s’avère qu’il soude avec le tournevis du Doctor Who. Il ôte ses lunettes et sourit largement pour constater que c’est fini. Et de demander à sa montre qu’il appelle Barclay de démarrer le moteur à propulsion. Barclay répond avec une voix d’assistant intelligent (il a la voix de Levar Burton, l’ingénieur aveugle Geordi Laforge dans Star Trek la Next Generation, qui curieusement a sous ses ordres un certain Barclay qui débute sa carrière à bord de l’Enterprise en se faisant prendre à coucher avec une réplique virtuelle de Deana Troi, l’ex du capitaine en second) que sa meilleure amie est là, et de saluer Zenzi, et la jeune fille en robe léopard demande comment va son intelligence artificielle préférée. Barclay répond qu’il va bien tandis qu’Isaac attend devant la porte avec la tasse.

Toujours torse nu, Tom descend en disant avec un geste maniéré « ouh, je suis impressionné » : elle a passé un an à Atlanta à jouer les maîtresses de maison et elle n’a pas grossi. Zenzi rappelle à Tom que la conférence de presse a commencé il y a dix minutes et qu’on le cherche. Sans répondre, Tom prend la tasse de café de la main d’Isaac en déclarant que ce n’était pas nécessaire. Isaac répond que Tom est moins un risque pour la sécurité quand il est réveillé. Puis Isaac s’en va en expliquant qu’il doit s’assurer de la sécurité du transport du système de propulsion.

Zenzi remarque qu’elle pourrait tout simplement embaucher un homme pour prendre soin d’elle comme Isaac (NDR : Isaac est dans la série une femme qui a l’apparence d’un homme suite à de la chirurgie et un traitement hormonal, nous ignorons si elle a conservé son utérus lui permettant d’enfanter et ses organes génitaux féminins comme cela arrive très souvent de nos jours) s’occupe de Tom. La prenant au mot, Tom demande à sa tablette « Barclay » de chercher des candidats pour le nouveau petit ami de Zenzi. Zenzi répond d’une voix forte : « Barclay, ne cherche pas ! ». Et comme Zenzi répète qu’ils doivent y aller, la porte de l’atelier s’ouvre et c’est Swift le père qui interpelle Tom. Tom perd son sourire, et Zenzi vient embrasser son Oncle Barton, qui lui souhaite un bon retour à la maison… et de la complimenter sur le travail qu’elle a accompli pour les Entreprises Swift à Atlanta. Il lui demande ensuite de les excuser, lui et Tom.

Avec un dernier coup d’œil inquiet en direction de Tom, Zenzi quitte gracieusement la pièce. Barton attend que la porte se referme avant d’attaquer : Tom a donc ôté le système de propulsion de leur fusée sans même le lui notifier ? Tom réplique qu’il a amélioré l’engin afin de s’assurer que son père ferait son aller-retour Saturne La Terre en une seule année, et maintenant le réacteur est prêt. Mais Swift père n’en a pas fini avec Tom et accuse froidement : « Gamin, tu as perdu ta maudite tête… pendant que je serai parti, tu as besoin de devenir adulte, d’être un homme. Un homme ça tient ses délais de livraison. Un homme, ça ne se pavane pas à demi nu et ne porte pas des pantalons qui lui collent aux fesses. » Et d’ordonner que son fils le regarde dans les yeux quand il lui parle et de surveiller son langage.

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Re: Tom Swift, la série télévisée de 2022

Messagepar Greenheart » Lun 20 Juin 2022 15:02

Tom Swift est à l’origine quatre séries de romans pour la jeunesse mettant en scène un jeune américain blond et blanc et sa descendance. Tom Swift première génération utilise et améliore toute sorte d’inventions des années 1900, par exemple une motocyclette. Tom Swift seconde génération dont la série de 2022 semble être l’adaptation met en scène le fils du premier Tom Swift tout aussi blond et blanc, qui cette fois invente des engins de pure science-fiction années 1950, dont effectivement un vaisseau spatial pour Saturne. Tom Swift l’original est 100% hétéro et s’entend parfaitement avec son père. Plus important, il ne prétend en aucun cas avoir inventé avec sa famille tout ce qui a un moteur depuis soixante ans, parce que ce serait mentir à ses jeunes lecteurs et qu’il est un grand admirateur de tous les inventeurs de la réalité, notamment de Thomas Edison.

La série de romans Tom Swift, du même éditeur que les frères Hardy ou Alice Roy (francisation de Nancy Drew) vise à inciter des générations de lecteur à s’intéresser à la mécanique, l’électronique, et toutes les sciences, et fournir un modèle positif de garçon allant de l’avant et sachant résoudre toutes les sortes de problème tout en se conduisant décemment et sans jamais céder aux vices ou à la déprime, qui dans la réalité coûtent très cher en terme de carrière, de santé et de bonheur, presque aussi cher que beaucoup d’actes d’héroïsme désintéressés, mais souvent davantage. Ce qui distingue spectaculairement la série des romans des années 1950 et son adaptation wokisée presque à mort, c’est d’abord le racisme révisionniste : Tom n’a pas d’amis blancs, il se vante en gros que le don d’inventer des choses est génétiquement noir ou afro-américain et se transmet de grand-père à père et de père en fils —, comme gagner au basket ou devenir président des Etats-Unis et droner à mort les populations civiles tout en chantant à la télévision. Bien sûr, je n’ai pas encore lu tous les romans originaux.

Comme tous les soi-disant relectures où les personnages d’une certaine ethnie sont remplacées par d’autres, et nous attendons toujours incidemment que tous les héros / demi-dieux / dieux juifs ou arabes ou hindous ou champions noirs soient remplacés par des chinois ou des nordiques dans une prochaine série CW ou Netflix, les ethnies originales sont purement et simplement supprimées – comme si quelqu’un avait jetés les modèles de ces personnages dans un four et réécrit l’histoire après coup et proclamé par exemple que Thomas Edison ou Beethoven était afro-américain ou que Léonard de Vinci était juif et hétéro.

Spoiler : :
Maintenant ce qui n’aurait posé aucun problème, aurait été de ne pas avoir acheté le nom de Tom Swift et d’avoir écrit un héros afro-américain — ou de n’importe quelle autre ethnie — que le Tom Swift blond blanc américain WASP et de l’avoir doté d’une famille authentiquement passionnée de science, et capable de porter ses enfants doués à travers leur enfance et leur adolescence pour démontrer que le talent, la réussite, l’humanisme, l’instruction, l’esprit d’entreprise ne dépendent pas de la couleur de peau, de la sexualité ou de la religion ou je ne sais quel autre étiquette — seulement d’un savoir-faire humaniste que tout le monde devrait vouloir maîtriser s’il aime sa progéniture en particulier et sa planète en général, mais qui semble manquer toujours plus à tout le monde au 21ème siècle, comme il a pu manquer à trop de gens partout et à toutes les époques, dans toutes les civilisations.

Contrairement aux romans — et à la réalité —, aucun personnage de cette série ayant pour héros une famille d’inventeurs — rappelez-moi ce qu’a inventé (Quiche) Lorraine Swift, déjà et pourquoi elle ne parle que comme une mauvaise mère juive obsédée par les produits de beauté et le pouvoir ? Incidemment, même combat pour le père Bart(on) Swift, qui ne semble bon qu’à humilier et insulter son fils : quand et comment exactement un tel père aurait-il transmis la passion des technologies à son fils ? les brevets leur sortent génétiquement de leurs culs respectifs tous rédigés ? — … personne à l’écran ne fait la preuve d’une authentique maîtrise des sciences tous domaines confondus – en tout cas, pas dans le premier épisode.

Il me faut donc croire que, comme dans Black Panther de chez Disney Marvel, les auteurs s’imaginent qu’il suffit de vanter (= exposer par un dialogue d’exposition) les performances du personnage pour démontrer que le personnage est réellement capable de quoi que ce soit. Même combat d’ailleurs que pour la présentation du royaume prétendu supérieur du point de vue de la civilisation, où les chefs d’état sont choisis par un combat à mort et où l’on se contente de profiter de ses richesses en laissant les populations d’Afrique et le reste du monde se faire exploiter et massacrer par les profiteurs de guerres et esclavagistes tout en fréquentant les mêmes et leurs casinos en douce, comme d’authentiques dictateurs africains tout à fait réels.


Mais la production de Tom Swift 2022 est allé encore plus loin que le seul racisme et le révisionnisme, et l’ignorance superbe de son sujet : ils ont une fois de plus enfoncé bien profond dans la m.rde, leur héros homosexuel prétendu génial, avec un père qui l’humilie, lui reproche sa « sensibilité ». Ils ont fait du héros un cliché et vous pouvez être certain que ce Tom Swift là ne s’éclatera ni au lit, n’aura jamais de famille épanoui, peu importe le sexe de son partenaire et de ses enfants.

Ce qui fait vraiment peur dans ce premier épisode, ce sont les effets spéciaux plus fauchés que moi tu meurs – qu’il s’agisse d’un hologramme, d’un modèle de la planète Saturne ou de la fusée pour Saturne, les rendus sont minables, les modèles à peine détaillés. Bien sûr, la même pauvreté règne dans les dialogues : techno-baratin au lieu de science et technologie qui nous ferait progresser. La production insiste sur les capacités oratoires minables du héros, ce qui dispense les auteurs d’écrire des bons dialogues. Bien sûr, il s’agit de faire systématiquement briller la nièce ou la chef de service prête à lui couper la parole, mais si vous écoutez attentivement, même ces dialogues féminisées sont du copier collé, et quand le héros entend la voix de son père lui reprocher sa trop grande sensibilité, sa nièce est présentée comme géniale alors qu’elle se contente de balancer une anecdote anonyme bidon et d’éclater en sanglots.

Spoiler : :
Et bien sûr, ce Tom Swift-là se reproche d’être homo et de coucher (avec un homme, apparemment, mais tout ce qui pourrait le prouver de nos jours est bien entendu hors-champs) : un seul flash-back sur de vagues étreintes que nous supposons prise sur son temps de vérification des moteurs de papa. Nous avons bien compris que tout en voulant se la jouer woke, le CW nous castre psychologiquement l’homo de service tout en cochant tous les clichés de la panoplie du gay de service à la télé américaine, à peine atténués : le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière et du fermier, tant qu’à faire.

Même combat pour l’intérêt romantique homosexuel de Tom Swift, le valet Isaac, qui est censé être une lesbienne qui a changé de sexe (va-t-il y avoir des flash-backs où il sera encore une femme ? devra-t-on subir les affres de ses enfants qui lui reprocheront d’être une mauvaise mère ? Est-ce qu’il y aura une révélation au moment où n’y tenant plus Tom Swift se jettera sur lui pour satisfaire ses pulsions sexuelles et Tom Swift sera-t-il déçu ou changera-t-il de bord ? Tant de perspective « passionnantes » pour le spectateur qui croyait suivre une série où le héros original testait un nouveau véhicule futuriste à chaque épisode et qui, à défaut d’être encourager dans ses études scientifiques, réorientera ses recherches internet pour des explorations visuelles moins enrichissantes intellectuellement.


En conclusion, Tom Swift 2022 partait avec le bagage prometteur des romans d’origines aventureux et scientifiques d’origine ; la série aurait pu guider un public de toutes les couleurs dans l’exploration de véritables expériences et inventions scientifiques, et une vision de comment on peut mener sa vie hors des clichés et des manipulations de l’entourage, des médias et autres dévoreurs figurés d’enfants et de leur futur. C’est bien entendu la direction complètement opposée à l’intelligence et l’humanisme qui a été prise pour livrer une série wokissime toxique de chez toxique, qui une fois de plus enfonce ses protagonistes le nez dans une m.rde de clichés kilométriques alors que les acteurs sont censés représenter à l’écran de fières « minorités ».

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Re: Tom Swift, la série télévisée de 2022

Messagepar Greenheart » Ven 1 Juil 2022 16:37

Série annulée par le CW (dont la vente est imminente) un mois après le début de la diffusion parce que personne ne la regarde.
La première saison continuera à être diffusée jusqu'au bout parce que le CW n'a plus rien à montrer de neuf à ses spectateurs.

Source Dark Horizons.
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