

Star Trek: The Next Generation S01E12: The Big Goodbye(1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Le grand au revoir.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : le long adieu.
Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.
Diffusé aux USA à partir du 11 janvier 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de bord du commandant en second, date stellaire 41997.7 : Nous sommes sur le point de prendre brièvement mais nécessairement contact avec les Jarada, une race insectoïde réclusive (= solitaire) réputée pour son attitude idiosyncratique (= particulière) à l'égard du protocole : les Jarada exigent des salutations précises, dans ce cas, de la part du capitaine Picard ; leur langue est des plus inhabituelles ; la moindre erreur de prononciation est considérée comme une insulte.
Dans le bureau du capitaine, Jean-Luc PIcard révise sous la supervision du Conseiller Troi : "... à moins que cela ne soit suivi par un..." Troi complète : "Les barres dubles indiquent un son S allongé." Picard ajoute : "Et le T inversé indique qu'il faut tenir le Z." Troi revient à la charge : "... à moins que ?"
Picard laisse échapper un gros soupir en guise de réponse. Puis reprend : "... à moins que cela ne soit suivi par trois lignes ondulées, et dans ce cas, le Z devient un B." Troi confirme : "Exactement." Et Picard de se plaindre, comme il sied à tout capitaine et ambassadeur de la Starfleet : "Oh, quel langue !"
Ce à quoi Troi répond perfidement méta : "Mais vous écrivez couteau avec un E (NDT en anglais, Knive with a K, qui ne se prononce pas). C'est perfide et méta, parce qu'elle sait très bien que la langue maternelle de Picard est le français, et que la langue de la Fédération des planètes Unies aurait peu de chance d'être l'anglais au 24ème siècle, mais c'est la langue originale de la série qu'ils tournent pour le réseau des chaînes de télévision locales américain.
A cela, Picard répond : "J'écris couteau avec un O (NDT, knife with an N)" et je crois bien que personne n'écrit plus en toutes lettres à bord de leur vaisseau, dans la Fédération ou sur la Terre, possiblement depuis trois siècles, vu qu'il est désormais prouvé que les jeunes américains de 2026 ne savent ni lire ni écrire l'anglais ou n'importe quelle autre langue.
Ce qu'admet d'ailleurs candidement Picard : "Mais de toute manière, je n'ai jamais su l'orthographe." (verbatim de l'épisode). Troi pouffe. Puis insulte toute personne sachant encore orthographier quelque mot que ce soit : "Eh bien il s'agit bien d'une façon de voir insectoïde, Monsieur." Ce à quoi Picard rétorque avec humeur : "Ma façon de voir à moi fonctionne à peine !"
Etrangement, Troi ne répond pas que ne pas fonctionner est typique d'un cerveau américain. Mais suggère : "Faites une pause." Picard refuse : "Non, non, je veux réviser encore une fois tout ça."
Alors Troi hausse le ton : "Vous pourriez vous sur-préparer." Et de s'asseoir, décolleté en avant sous le nez de Picard : "Vous attendiez avec hâte la mise à jour du pont holographique."
Est-elle en train de suggérer que son capitaine est accro aux jeux holographiques solitaires ou à plusieurs, équivalent d'une console de jeu vidéo et d'un abonnement Netflix, surtout vu le niveau de scénario et de culture de ce genre de spectacle tactile et odorant en plus du son et de l'image 3D, puisque l'holodeck tripote à la carte ?
Troi insiste : "Vous avez le temps." Parce qu'un capitaine n'a absolument rien à faire à bord d'un vaisseau de la Fédération, à moins de faire des déclarations à des insectoïdes de temps à autre de la tournée des systèmes solaires ? Picard ne répond rien, secoue la tête. Alors Troi utilise la Force : "Capitaine, vous avez besoin de cette distraction." Et Picard répète comme hypnotisé : "Ces droïdes ne sont pas ceux que nous cherchons."
Ou plutôt deux mots : "Daryl Dixon."
Ou plutôt : "Dixon Hill.", dont le second prénom est Dare, bien entendu.
Triomphante, Deanna Troi répond : "Le programme est installé et vous attend."
Qui aurait cru que Picard était fan de massacrer des zombies ? Cet épisode promet d'être spectaculaire !
Nous retrouvons le capitaine à la porte du pont holographique, dont le voyant occupé clignote un temps. Puis Tasha Yar nombril à l'air et émue, suivie de Data suspectement jovial en sortent, et, les portes coulissantes refermées, Picard peut enfin tripoter à son tour les paramètres de projections. La voix féminine de l'ordinateur lui demande "Lieu du programme."
Ahem, Picard ne pouvait pas simplement dire "Dixon Hill" ?
Picard répond : "La Terre, Etats-Unis, San Francisco, Californie." Sans se troubler, l'ordinateur demande alors : "Epoque ?" et après une brève hésitation, Picard répond : "1941, année de notre Seigneur" (NDT: AD, donc Anno Domini en anglais dans le texte)... L'ordinateur demande encore : "Dossier ou code d'accès ?" Picard répond : "Dossier Dixon Hill, détective privé."
Un côté de l'interface s'allume et bipe. Puis l'ordinateur déclare : "Entrez quand vous êtes prêt." Picard semble alors décontenancé, puis pivote vers le porche voisin à la double porte orange massive portant le numéro 2917, et la mention pont holographique.
"Carnet de bord personnel du capitaine : je fais mon entrée sur le pont holographique du vaisseau, où des images de la réalité peuvent être crées par notre ordinateur..."
Le comble du dialogue d'exposition : est-ce que tous les membres de l'équipage sont astreints à tenir le journal de leurs faits et gestes pour l'expliquer à leurs téléspectateurs ? D'un autre côté, il est bien vrai que vu le genre de mésaventures qu'ils connaissent régulièrement au cours de leur mission, il paraît bon d'anticiper une amnésie subite, une sénilité prématurée, un dédoublement suite à une téléportation magique, etc. etc. A moins bien sûr que l'ordinateur de bord qui a accès à tout ça exploite et revend les données personnelles de l'équipage pour en créer des doubles holographiques et des usurpateurs à disposition des plus avides pdg de multinationales interplanétaires ?
Les doubles portes s'ouvrent bruyamment sur un hall crasseux d'immeuble supposé années quarante alors qu'une femme de ménage en cheveux passe la serpillière sur le carrelage. La dame a semble-t-il oublié de porter la coiffe d'époque pour éviter d'avoir les cheveux pleins de poussières et de projection, et avec le plus grand mépris, le Capitaine Picard traverse le hall sans se soucier du calvaire de l'employée pour garder un sol propre et super-glissant sous ses bottines. Il semblerait toutefois que le degré de réalisme physique de la simulation holographique soit limité du point de vue de la viscosité.
Picard poursuit son entrée dans son journal personnel qu'apparemment tout le monde doit lire : "Très utile pour l'entraînement de l'équipage." Qu'il disait. "Très appréciable quand utilisé pour les jeux et le repos." Et gageons qu'alors le paramètre de viscosité n'est pas intimement négligé ?
Vu la posture de la femme de ménage pour passer la serpillière, elle doit se tuer magistralement le dos, à moins que cela ne soit littéralement la première fois qu'elle passe une serpillière avec un balai.
Notons le seau contre le mur... et défiant la gravité, car après tout nous sommes à bord d'un vaisseau spatial et dans une simulation holographique utilisée pour l'entraînement de l'équipage, le contenu du seau semble avoir été jeté au plafond pour être redescendu en traînées brunâtres le long du mur et de la boiserie. Le sol devait être très sale, ou alors on recycle l'eau des toilettes dans cet immeuble.
Sur le verre dépoli de la porte d'en face, il est écrit "312, Dixon Hill, Détective Privé." Quelque part une radio joue Anaconda de Nicki Minaj, et charmé, Picard dresse l'oreille.
Par contre la femme de ménage le snobe complètement, ignorant les bases de chez base du petit personnel de cette époque : elle ne doit pas tenir tant que cela à son boulot, ou ne craint pas qu'un visiteur ou un patron susceptible de l'immeuble ne saisisse l'occasion de lui apprendre les bonnes manières. Parce qu'en 1941 comme en 2026, elle n'aurait aucune chance de faire entendre sa plainte de toute manière.
D'un autre côté Picard ne la calcule pas non plus, sûrement le signe de l'éducation et de l'entraînement supérieur d'un officier de la flotte stellaire du 24ème siècle, et au final, la barbarie ignoble du personnel de la Fédération dans Star Trek Discovery et autre Star (Flotte) Academy ne paraît plus tellement une dévolution implausible maintenant qu'on y pense.
Un téléphone sonne alors que Picard prend son temps pour marcher jusqu'à la porte vitrée, histoire de bien imprimer l'empreinte sale de ses bottines dans la partie du sol encore humide fraîchement nettoyé par la femme de ménage. Mais peut-être aussi que l'acteur, qui lui s'est bien rendu compte que la production voulait faire figurer dans le bêtisier son gadin magistral, a volontairement ralenti l'allure. Ou alors le décor est trop petit pour que le plan dure le temps prévu.
Picard va alors à la porte et, à main nue, malgré la crasse qui à l'évidence recouvre tout, et le fait qu'il ne sait pas ce que font d'habitude les clients d'un détective privé avec leurs mains avant d'entrer et sans pour autant se les laver, Picard saisit la poignée et la fait tourner. Curieux qu'il ne se soit pas d'abord cogné la tête contre la porte, celle-ci refusant de s'ouvrir automatiquement.
La porte s'ouvre sur une blondasse trop maquillée qui fait semblant de travailler, fascinée par son sac à main et ses gants posés sur un coin de bureau - son bureau de secrétaire - en grand désordre. Parce qu'une secrétaire de 1941 part à l'arrivée de son patron en laissant tout en plan sur le bureau, en libre service pour le premier venu qui viendrait cambrioler, ou attendre là.
La blondasse déclare en voyant Picard : "Très drôle, Dix, qu'est-ce que vous avez fait, perdre un autre pari." Elle fait bien sûr allusion à la calvitie prononcée du capitaine Picard, Dixon Hill n'étant pas supposé être chauve.
Picard n'étant pas habitué à son époque aux genres de remarques blessantes qu'il fait d'ordinaire sur les insectoïdes, répond confus : "Je suis désolé, je ne comprends pas." Sa secrétaire précise, comme si ce n'était pas évident pour son patron : "La tenu de garçon d'étage." J'aurais plutôt dit, le pyjama rouge et noir ou la tenue de ski. Elle ajoute : "Est-ce que vous avez trouvé un second job au Fairmont (hôtel) ?"
Picard s'exclame alors : "L'uniforme ? Oh..." Puis il admet : "C'est totalement inapproprié, j'aurais dû me changer." Mais avant que Picard n'ôte son uniforme à l'instant, sa "secrétaire" change de sujet : "L'inspecteur Cloche (NDT en anglais Bell), le nouveau partenaire de votre ami flic McNary était ici à fourrer son nez partout." Et à ces mots elle est en train d'enfiler ses gants et d'en agiter les doigts de manière suggestive. Puis attrapant son manteau : "S'il vous avait vu dans ces draps, il vous aurez fait envoyé à la drôle de ferme."
Parce que la police envoie tous les gens en uniforme de coursier qu'il croise dans une grande ville à l'asile de fou ?
La secrétaire ajoute : "M. Sangsue (NDT en anglais Leech) a téléphoné deux fois, et il y a une dame nommée Bradley qui attend dans votre bureau. Joli jambes."
1°) Elle est même en train de feuilleter vos dossiers et jouer avec l'un de vos flingues, tout en posant pour des photos compromettantes.
2°) Dixon Hill doit être aveugle, il a besoin de sa secrétaire pour lui indiquer si les jambes de ses clientes sont jolies ou non. En revanche, rien sur leur intelligence = pare-choc avant et leur sensibilité = pare-choc arrière ?
Picard baisse les yeux sur ses propres jambes car les femmes n'ont pas de jambes au 24ème siècle ou à bord d'un vaisseau de la Fédération, et la secrétaire précise, on se demande pourquoi : "Pas vous, elle."
Puis de lancer : "J'ai un rendez-vous super-chaud avec mon mec, à la revoyure demain matin." si bien sûr elle peut encore marcher, et c'est sûrement ce que pense aussi Picard qui semble plutôt déconcerté à cette image mentale. Aurait-il déjà oublié quel genre d'aventures racontent exactement les romans de Dixon Hill, ou bien, comme au 21ème siècle, ce genre de roman est désormais réécrit par des censeurs et pour un public moderne qui se limiterait aux censeurs en question et à leurs grands amis chinois et autres génocidaires planétaires ?
La secrétaire sort en éclatant d'un rire stupide comme elle passe devant son patron. Bon, peut-être que l'uniforme, non content de souligner les seins qui pointent, soulignerait aussi en détail l'équipement standard de la Fédération chez les membres d'équipage se présentant comme mâles. Picard lui même fixant l'arrière train de sa secrétaire pourtant occulté par le manteau de "vraie" fourrure...
Dans un magazine, vous tombez sur une photo pleine page couleur d'une fille nue. Votre mari aime la photo. La fille est couchée sur le vendre sur un grand et magnifique tapis en peau d'ours. Votre mari accroche la photo au mur de son bureau... (Les androïdes rêvent-ils de moutons électrique s aka Blade Runner, le roman de Philip K. Dick)
Resté seul à l'entrée du bureau, Picard sourit fortement, hoche la tête... le cadre des portes vitrées en bois miteux lui fait toujours ce genre d'effet... Et il referme la porte. Puis il traverse la pièce du bureau de la secrétaire jusqu'à une autre porte vitrée avec dessus écrit "Privé", toujours en prenant son temps. Il entre et s'arrête pour fixer les jambes ostensiblement croisées de la cliente à talons hauts assise dans un fauteuil à fumer comme un sapeur. Elle aussi porte un animal mort sur elle, parce que cela fait plus distingué, et qu'elle l'a mis à mort et écorché elle-même, possiblement lors d'une chasse à courre, faute d'avoir participer aux chasses aux êtres humains si populaire dans la haute société humaine depuis toujours.
Comme la femme semble le regarder de haut en bas, Picard déclare : "J'ai perdu un pari." La femme décroise les jambes : "Oh, eh bien, moi aussi." Elle ouvre son manteau... Oui, Picard n'a jamais spécifié qu'il devait s'agir de la version jeunesse des les enquêtes de Dixon Hill.
Non, en fait, elle dit seulement : "Oh, eh bien... Au moins vous êtes prêt pour Halloween."
Depuis quand les uniformes de garçon d'étage sont des déguisements populaires pour Halloween. D'un autre côté, la bonne française et les masques de cochons le sont. Ah non, ça c'est réservé à l'Hôtel Overlook en 1921.
Picard répète, intrigué : "Halloween ?" Comme si au 24ème siècle l'élite de la Starfleet aurait oublié les fameux rituels païens du culte de Samhain et autres sacrifices figurés et littéraux encore une fois si populaire de tous temps sur la planète terre chez les gens de pouvoir.
A moins que cette dame ne fasse allusion qu'à l'éventrement des citrouilles interdit dans la Starfleet et à travers toute la Fédération après le premier contact avec les Jakolanternes, cette espèce d'humanoîdes dont la coutume est de s'habiller en épouvantail et de porter une cucurbitacée en guise de couvre-chef, si typique de leur civilisation que le casque de leur combinaison spatiale en reproduit contours et couleurs caractéristiques.
La dame va alors prendre la pose à la fenêtre pour déclarer : "J'ai besoin de votre aide, Monsieur Colline (NDT Hill en anglais signifie colline, Dickson signifie fils de bite). Puis elle ajoute après une pause dramatique : "Quelqu'un essaie de me tuer."
Et de regarder Picard avec le même sourire et le même regard profondément dérangeant que la fille du meme de la petite amie timbrée.








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