Dar l'invincible, le film de 1982

Les films des années 1981 à 2000.

Dar l'invincible, le film de 1982

Messagepar Greenheart » Mar 19 Juil 2016 19:14

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The Beastmaster (1982)

Sorti aux USA le 16 août 1982.
Sorti en France le 27 avril 1983.
Sorti en blu-ray australien le 4 décembre 2013 (région B, anglais DTS HD MA 5.1 et DD 2.0, non sous-titré).

De Don Coscarelli (également scénariste) ; sur un scénario de Paul Pepperman, d'après le roman de Andre Norton ; avec Marc Singer, Tanya Roberts, Rip Torn, John Amos, Joshua Milrad, Rod Loomis, Ben Hammer, Billy Jayne.

Pour adultes et adolescents.

La nuit, dans une cité barbare. Une porte se soulève pour laisser passer trois silhouettes encapuchonnées qui marchent contre le vent jusqu’à une pyramide. À l’intérieur de la pyramide trois sorcières caquètent en faisant des passes au-dessus d’un miroir magique qui fait apparaître le visage d’une femme endormie – l’épouse du roi Zed, selon l’une des sorcières. Celui qui marchait en tête des trois encapuchonnés entre dans la pyramide et suit un couloir souterrain jusqu’aux trois sorcières. Il retire son capuchon et l’une des sorcières le salue : Maax, grand prêtre de la cité de Aruk. Puis elle déclare que le Dieu Ar a parlé et elles connaissent la vérité, et que la vérité a faim – et qu’elle est horrible ; une prophétie est funeste pour Maax. Celui-ci veut alors connaître la prophétie, et les trois sorcières relèvent la tête – elles sont défigurées. Selon l’une d’elle, Maax mourra des mains du fils non-né du roi Zed.

Maax s’en amuse : alors le fils non-né du roi Zed mourra. La sorcière proteste : la vérité ne peut-être altérée. Maax s’emporte : l’enfant mourra cette nuit-là. C’est alors que le roi lui-même fait son entrée, précédé de trois gardes armés d’épées. Les trois sorcières reculent, tandis que le roi Zed accuse Maax de préparer le sacrifice d’un enfant. Maax répond que le Dieu Ar réclame la vie d’un enfant non né. Zed rétorque qu’il ne permettra pas que l’on sacrifie un innocent, et bannie Maax à vie – personne en Aruk ne se rappellera de son nom, et il devra pratiquer sa religion païenne avec les barbares Juns aux frontières. Maax annonce alors que l’enfant non-né est celui du roi Zed, et qu’il doit être arraché au ventre de sa mère, marqué du signe de Ar et sacrifié.

Le roi Zed répond qu’il pourrait faire exécuter Maax. Celui-ci regarde chacun des deux prêtres qui l’accompagnaient. Les deux hommes sortent une espèce de harpon au bout d’une chaîne qu’ils plantent au plafond – et se pendent avec. Maax sourit alors largement. Zed commente que Maax n’est qu’un fanatique et fait emmener le prêtre. Alors que les gardes l’emmènent, il passe devant une vieille femme tirant un bœuf qu’il fixe. Cette vieille femme et son bœuf entre alors dans la chambre de la reine, verse un liquide fluorescent sur la gorge du couple royal – ils sont alors paralysés. La vieille femme fait des passes au-dessus du ventre de la reine qui se gonfle, en même temps que le ventre de la vache. Puis le ventre de la reine s’affaisse. La reine meurt, et la vieille femme part avec la vache, affirmant que l’enfant est à eux désormais.

Plus tard, dans une clairière, la vieille sorcière fait accoucher la vache d’un bébé humain, qu’elle marque à la main. Les cris du bébé attirent l’attention d’un berger, qui, au moment où la sorcière allait sacrifier le bébé, lui lance un couteau dans le dos. La sorcière semble s’effondrer, mais quand le berger approche, le manteau de la créature ne contient plus rien. La sorcière se tient debout dans le dos du berger, mais celui-ci parvient à la transpercer d’une épée et récupère le bébé, qu’il emmène avec lui jusqu’à un village dont les maisons sont montées sur pilotis. IL brandit alors le bébé avec fierté – et adopte le petit garçon, qu’il forme au maniement des armes. Mais alors que le père entraîne l’enfant – Dar – un ours arrive et s’en prend devant eux à un autre villageois, Tiis. Comme il approche pour menacer son père adoptif, Dar lui tient tête, et l’ours s’enfuit. Son père lui fait alors promettre de ne rien dire de son pouvoir : Dar est selon le vieil homme capable de toucher l’esprit des bêtes…

Devenu adulte, Dar salue son chien blanc Todo et descend de sa cabane perchée sur pilotis. Puis il va travailler aux champs comme les autres. Mais son attention est attirée par les aboiements de son chien du haut de la crête. Il court voir, vite rejoint pas les autres : la poussière au loin et le bruit du galops des chevaux lui signale que les barbares Juns arrivent droit sur leur village.

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Re: Dar l'invincible, le film de 1982

Messagepar Greenheart » Sam 6 Juin 2026 12:44

Reçu le coffret 4K français ESC FR sorti le 4 février 2026 chez ESC FR.

Le coffret plastique noir est discrètement maculé de graisse à l'intérieur, mais le disque UHD se lit parfaitement dès la première lecture et pour l'instant, les deux lectures suivantes. Si seulement c'était le cas tous les UHD...

Sur le film : le réalisateur n'a pas eu le contrôle de sa production, mais c'est quand même lui qui n'arrête pas de filmer à contre-jour. L'acteur principal, Marc Singer, et les animaux sont à peu près à la hauteur mais c'est tout, les autres acteurs sont quelconques et de bois. Le scénario est mauvais : un sous-Conan au point que le film ressemble franchement à un pastiche ou un plagiat. Je lirai le roman, mais je parierais déjà que ce film n'en est pas l'adaptation fidèle. C'est sûr que c'est moins toc que la série néozélandaise de service des années 1990. Les maquillages, les coiffures sont à la ramasse, avec la direction artistique, les décors, les costumes, les trucages, les combats, le gore même seulement suggéré. Tout sauf peut-être les animaux et Marc Singer dans le rôle titre, qui a fait ses devoirs de musculation et joue correctement sans avoir grand chose à jouer non plus. Par ailleurs, j'ai l'impression qu'il n'a pas le charisme du rôle.

Il y a plus d'une scène où les figurants sont tous complètement couverts tandis que les premiers rôles et les méchants sont en mono et bikini : s'il fait si chaud dans ce pays, les paysans etc. auraient dû aussi être quasiment à poils,
Spoiler : :
comme par exemple les paysans qui dans la réalité n'ont qu'une chemise sur le dos pour le travail des champs et du coup dans les miniatures se retrouvent à montrer leurs fesses à chaque fois qu'ils se baissent. Les vêtements amples type Djellaba servent la même fonction que la jupette antique : éviter à tout prix la macération donc les champipi et autres parasites qui prolifèrent rapidement à l'entrejambe encore aujourd'hui dès qu'il fait chaud, le climat humide et que les vêtements frottent. Les cyclistes ne peuvent même pas porter de slip sinon leur short et l'effort leur arracherait la peau des c...illes. Donc Dar dans le film a la bonne tenue pour se battre et transpirer, mais pas pour s'exposer aux coups de soleils à longueur de film : il devrait se couvrir en cas de combat. Et tant qu'on y est, les seins nus des filles au bain, c'est logique, mais pas le jupon ou la tunique, elles y seraient allé à poils, de toute manière il n'y aurait rien eu à voir. Le maquillage année 1980 pour poser dans playboy ou ailleurs, en revanche, c'est nanachronique, mais c'est systématique apparemment dans tous les films ricains et à la télé depuis l'invention du cinéma.


Image Native 4K 2160p HDR: HDR10, format original 1.85:1 : médiocre. Passé le générique grouillant de bruit à un point inimaginable pour un fond fixe et des lettrages qui aurait pu être entièrement refaits et/ou débruités sans budget ni difficulté, l'image est encore une fois inutilement bruitée, légèrement instable (pulsant), aux noirs bouchés --- sans doute le plus difficile sinon impossible à rattraper d'autant que c'est volontaire à la source pour masquer un budget limité, sans compter les choix artistiques plus que discutables qui s'enchaînent, comme par exemple de filmer à contre-jour dans le noir. Il est possible qu'une télévision 4K particulièrement performante puisse facilement rattraper une partie du désastre, d'ailleurs si je n'avais pas la flemme, ou si j'avais un second lecteur 4K, je le brancherais d'office sur mon home cinéma, qui ne sort que de la HD, que mon écran 4K mettrait à l'échelle livrant une image magnifique, sans bruit et parfaitement détaillée, par le jeu de la compression du premier lecteur croyant être projeté sur un écran HD et l'écran 4K croyant mettre à échelle de la HD. Lorsque le plan est très rapproché, de jour et direct, et de temps à autres, on dirait de la HD correctement mise à échelle sur mon écran. Mais jamais n'est atteint le niveau de qualité 4K sidérant que certains films beaucoup plus anciens atteignent avec le même système de projection.

Le son : anglais original DTS HD 2.0 (pas testé), surround DTS HD 5.1 (à re-tester, je n'ai pas encore pu visionner tranquille d'un bout à l'autre), français DTS HD 2.0 (pas encore testé) : correct.

Bonus : très limité à une courte présentation, dispensable. Le disque blu-ray qui aurait pu contenir des bonus n'était pas fourni dans cette édition minimale. Il existe d'autres éditions plus coûteuses mieux équipées.

En conclusion : Peut-être que si les négatifs originaux avaient pu être retrouvés, avec une authentique restauration, ce qui impliquerait un meilleur budget et une meilleure équipe que ces éditions qui me semblent au rabais, il y aurait pu avoir quelque part eu intérêt à voir et revoir ce nanar.

Et je me prends du coup à espérer qu'un jour la moulinette artificielle emprunté à Cameron fasse son gloubi glouba pour obtenir à la sortie un machin plus froidement clinquant.

En attendant, j'ai regretté d'avoir investi. A fuir, toutes éditions.

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