La guerre des mondes, le film de 2005

Les films sortis de 2001 à 2019.

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La guerre des mondes, le film de 2005

Messagepar Greenheart » Mar 14 Juil 2015 15:03

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War of The Worlds (2005)

Sorti aux USA le 29 juin 2005.
Sorti en Angleterre le 1er juillet 2005.
Sorti en France le 6 juillet 2005.
Sorti en blu-ray américain le 1er juin 2010 (probablement identique à l'édition française, la mauvaise qualité d'image est prétendue découler de la volonté du réalisateur, sauf que cette mauvaise qualité n'était pas à l'écran lors de la sortie du film, j'y étais, bonjour la mauvaise foi des critiques positives du blu-ray).
Sorti en blu-ray français le 3 juin 2010 (multi-région, mauvais transfert à l'image bruitée et délavée).

De Steven Spielberg, sur un scénario de Josh Friedman et David Koepp , d'après le roman de H.G. Wells ; avec Tom Cruise, Dakota Fanning, Justin Chatwin, Tim Robbins, Miranda Otto, Ann Robinson, Gene Barry.

Pour adultes et adolescents.

Personne n’aurait jamais cru dans les premières années du 21ème siècle, que notre monde était surveillé des intelligences plus grandes que les nôtres, et qu’alors que les hommes se s’agitaient quant à leurs diverses affaires, celles-là observaient et étudiaient à la manière d’un homme scrutant les créatures qui, sous son microscope, pullulaient et se multipliaient dans une goutte d’eau. Avec une conformité infini, les humains allaient et venaient sur le globe, confiants quant à leur emprise sur ce monde. Cependant, de l’autre côté du gouffre de l’Espace, des intellects vastes et froids, et antipathiques considéraient notre planète avec des yeux envieux. Et lentement, mais sûrement, ils tracèrent leurs plans contre nous.
Un quai de la rivière Hudson, en face de Manhattan. Ray Ferrier, un pilote de grue empile des containers, termine son travail et quitte son poste. Son chef le rattrape, parce qu’il veut que Ferrier continue de travailler au-delà des horaires syndicaux, parce qu’il charge davantage de containers à l’heure que son remplaçant. Ray Ferrier l’envoie paître.

Le technicien trouve Mary-Ann, son ex-femme enceinte accompagnée de son compagnon actuel, Tim, qui sont venu déposer Robbie, son grand fils et Rachel sa petite fille. Le fils ignore complètement Ray et va vers la porte, tandis que Ray lui lance que la porte est fermée à clé. L’adolescent n’entend même pas son père car il a le casque sur les oreilles. Quand ils entrent, son ex constate que la maison est dans un grand désordre, et que le frigo est vide. Elle constate aussi que sa fille et son fils seront obligés encore une fois de partager une chambre. L’ex de Ray insiste pour que Robbie fasse son devoir sur la guerre d’Algérie et pour que les enfants obéissent à leur père. Mary-Ann s’en va, visiblement inquiète à l’idée de laisser ses enfants à Ray.

A la télévision, on annonce que l’Ukraine est privée dans l’électricité après des orages d’une intensité extraordinaire. Or c’est la même chose au Japon, accompagné en prime d’un séisme d’intensité modéré. Ray éteint la télévision et insiste pour que son fils Robbie s’entraîne au base-ball avec lui. Sa petite fille Rachel s’assoit pour les observer. L’entraînement dégénère en échange d’insulte, et Robbie esquive la balle, qui va fracasser une vitre. Robbie s’en va, Rachel fait remarquer que ce n’est pas comme ça que Ray arrivera à parler franchement avec son fils, et Ray lui rétorque qu’elle n’est pas sa mère. Ray décide alors de se coucher, et comme Rachel demande ce qu’ils vont manger, Ray répond qu’elle n’a qu’à se faire livrer.

Quand Ray se relève de sa sieste, Rachel zappe à travers les programmes télévisés, où l’on parle beaucoup de black-out, d’orage et d’effet électro-magnétique pulsé. Rachel a une écharge dans la paume de la main et refuse que Ray la retire : selon la jeune fille, l’écharde ressortira toute seule, poussée par la peau. Ray découvre ensuite avec dépit que le menu commandé est végétarien, puis apprend que Robbie a pris sa voiture et est parti faire un tour en ville. Furieux, Ray sort dans la rue, et constate alors que tout le monde, dont ses voisins, regarde dans la même direction : dans le ciel se forme un orage monstrueux en forme de nébuleuse. Ray décide d’aller voir cela de plus près depuis leurs arrière-cours. Un vent fort s’est levé, un vent qui souffle en direction de l’orage.

Ray invite alors Rachel à voir le phénomène, qu’il juge cool. Puis le vent tombe, et un grand silence tombe. Il y a un premier éclair, et Rachel veut rentrer dans la maison, mais a trop peur d’y aller seul. Les éclairs se multiplient. Pour Ray c’est comme un feu d’artifice, mais Rachel a très peur : comme ils sont rentrés, un éclair tombe juste derrière la maison, et comme Ray prétend que la foudre ne frappe jamais deux fois au même endroit, c’est exactement ce qui arrive. Comme l’orage s’arrête enfin, Ray décide de laisser Rachel sous la table et d’aller voir ce qui se passe dehors, lui demandant d’attendre. Au rez-de-chaussée, il constate qu’il n’y a plus d’électricité, que le téléphone fixe est mort, tout comme le téléphone portable et sa montre.

Dehors, toutes les voitures sont immobilisées, et il retrouve Robbie qui explique qu’il a abandonné la voiture avenue Lincoln, que la foudre a frappé toujours le même endroit en ville, ouvrant comme une espèce de trou. Ray ordonne à Robbie de retrouver sa sœur, le menaçant d’appeler la police si le jeune homme reprend sa voiture et conduit sans permis. En chemin, Ray conseille à un garagiste de ses amis de changer l’allumage de la voiture d’un client pour la faire démarrer, puis Ray converge avec le reste du voisinage vers le point d’impact principal de la foudre, au beau milieu d’un carrefour, où il y a effectivement un trou et un affaissement de la chaussée. Ray ramasse le goudron qui n’est pas brûlant, mais très froid. Puis une pulsation commence, et la terre se met à bouger, la route se lézarde, et la fissure atteint la façade d’un immeuble, dont les vitres tombent et la façade croule. Puis les voitures immobilisées sont secouées et d’autres vitres et enseignent tombent, tandis que la foule paniquée fuient dans tous les sens. L’avant de l’église voisine se sépare du reste du bâtiment, et en fait c’est tout le carrefour qui pivote de plusieurs mètres – se soulève, et s’effondre en un puits, dans un nuage de poussière. Une voiture qui avait basculé dans le trou est éjectée en l’air, et dans le nuage de poussière, quelque chose de très haut sort du sol…

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Re: La guerre des mondes, le film de 2005

Messagepar Greenheart » Mar 14 Juil 2015 16:27

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War of The Worlds (2005), le blu-ray français de 2010.

Sorti en Belgique (?) le 3 juin 2010 (multi-région, mauvais transfert à l'image bruitée et délavée).

Sur le film : Rempli d'images chocs dont la pluie de cendres blanches directement inspirée de la chute des tours de New-York du 11 septembre, War of the World est donc la nouvelle production de Steven Spielberg – autrement dit le block-buster de l'été – traduisez la machine à faire du fric (normal) et à nous en mettre plein les mirettes (merci). Nous voilà donc embarqué dans un trip à la Roland Emmerich, époque Independence Day... Et tentant cette route, Spielberg et ses scénaristes trahissent complètement les idées du roman original d'H. G. Wells, quand bien même Wells est cité au début et à la fin du film.

En effet, dans un récit d'invasion épouvantable, Wells mettait en scène un scientifique (figure intelligente et éclairée de l'époque), assistant à la destruction de sa civilisation par les monstres utilisant toute arme de destruction massive à leur disposition. Ces monstres n'ayant d'autre but que d'élever et de consommer l'être humain comme des bestiaux – ce qui scientifiquement n'avait rien d'inspiré puisque l'élevage des bestiaux est beaucoup plus rentable. En comparaison, le film de Spielberg met en scène un honnête ouvrier (l'américain moyen ?) qui va tout faire pour protéger les deux gamins qu'on lui a confié. L'attaque est brutale, hallucinante, dirigée uniquement sur des cibles civiles innocentes, et des flots de réfugiés... Bref il ne manque que les scènes de tortures dans les prisons aliens avec des demoiselles extraterrestres qui se font prendre en photo avec des terriens humiliés et tenus tout nus en laisse.

Alors oui, c'est du grand spectacle spectacle, avec des images chocs et des sensations fortes (et de belles incohérences, comme le camescope qui résisterait à l'effet EMP même débranché - quelqu'un n'a pas compris comment fonctionne l'effet EMP) et je comprends que Spielberg ait pu y céder, mais compte tenu de la gravité de ce qui arrive à l'intérieur et à l'extérieur des États-Unis, j'aurais apprécié que le film ne servent pas directement et aveuglément la pire propagande des années 2000. Enfin, il est simplement impardonnable d'avoir récupéré l'image des victimes du 11 septembre couvertes des centres tombées après la chute des tours, pour faire du fric et manipuler les émotions des spectateurs. Il est également impardonnable d'avoir glissé la propagande de la secte scientologiste dans le film, le truc de l'espace quand la petite fille fait sa crise de nerfs, qui ne marche absolument pas dans la réalité soit-dit en passant.

***

Sur l'image : médiocre. Couleurs délavées, image bruitées aux aplats grouillants et pulsants, noirs bouchés, détails fins manquants dans une majorité de plan, y compris les plans sans agitation, de jour et par temps clair. Ce n'est pas le film que j'ai vu au cinéma à sa sortie, et c'est la compression qui est en cause, ainsi que probablement le transfert, certainement pas réalisé à partir d'un négatif d'origine, ou bien quelqu'un a vraiment bâclé le boulot, ou bien un sous-fifre a voulu "améliorer" l'allure du film en salissant volontairement l'image. En effet, le prétendu grain - bruit pulsant grouillant dans un plan fixe n'est pas naturel, et ne correspond pas à la taille de la pellicule. Je parierai cependant sur le studio qui a envoyé à l'éditeur un scan d'une copie de qualité limité au lieu de faire un travail propre plus couteux, voire a utilisé un transfert HD destiné au DVD, insuffisant pour un blu-ray.

Sur le son : anglais DTS-HD Master Audio 5.1 - très bon. L'action n'est pas dans votre salon, mais pas loin, et cela reste spectaculaire, avec des bonnes basses, bien détaillé, avec un réalisme des effets sonores qui varie selon la scène mais peut interpeller, mais une activité arrière constante, qui peut cependant devenir bizarre, quand l'action se retrouve dans la bulle avant et l'orchestre joue derrière vous (et il n'y a évidemment aucun orchestre dans la scène). Il y a donc deux problèmes, le premier à la source avec des choix de la production contestable (comme les violons ou l'orgue synthétique qui prennent le dessus sur l'immersion dans la scène où les héros rejoignent le champ de bataille à 1 heure 08 par exemple). Peut-être que sur un autre système audio, cela choque moins car mes hauts-parleurs arrières ne sont pas baissés par rapport aux hauts-parleurs avants, afin d'obtenir une véritable immersion dans l'espace sonore du film. L'autre problème est que la compression du son est encore trop forte pour un réalisme maximum, et là, vous pouvez parier que les éditions blu-ray américaines seront de meilleure qualité que les éditions européennes, parce que les éditeurs français tendent à compresser davantage l'image et le son du film plutôt que de s'organiser autrement.

Sur les bonus : nombreux, surtout de la publicité noyant le peu d'informations vraiment intéressantes sur la production du film. Clairement pas un travail de passionné. L'image est assez laide, le son un peu étouffé : 4:3 déformée, pas en haute définition.Le premier bonus "Revisiting The Invasion" est un genre de publicité où tout le monde se félicite sans passion ; en résolution standard 4:3 déformé (il faut changer les réglages du téléviseur pour revenir au format normal). Paradoxalement, les images extraites du film de 1953 sont plutôt belles (un master HD non nettoyé de ses coups écrasé en SD ?), tandis que les images du tournages sont de la vidéo SD parfois limite baveuse. Même combat pour The HG Wells Legacy. Le troisième : Spielberg and the original War of the World est un autre spot publicitaire où Spielberg s'auto-congratule d'avoir fait venir les acteurs du film de 1953 pour une scène à la fin du film, suivi d'interviews brefs et peu intéressants. Le quatrième : The Family Units est une publicité de plus, qui en fait à demi mot souligne que le film a été fait très vite (et donc le travail sur la fameuse famille a été franchement bâclé, et même caviardé sur d'autres films de Cruise). Le cinquième est sur les prévisualisation des plans (storyboard animé) : Spielberg prétend qu'il préfère improvisé et qu'il utilise les prévisualisations pour faire plaisir à Lucas ; en réalité il est impossible de faire un tel film sans prévoir qu'il va falloir ajouter les effets spéciaux aux images tournées, et Spielberg avoue ensuite que c'est ILM qui filme d'abord le film virtuellement, avant le tournage - et du coup, il insiste sur le fait qu'il était à ILM au moment de ce travail (encore heureux !). ixième bonus : Les journaux de production (en quatre parties) détaille le travail de création du film dans l'ordre chronologique, ponctué d'étranges interventions de gens qui n'y étaient pas (Tom Cruise sur le segment consacré à la préproduction) : encore un bonus bon dans l'idée mais transformé en bête opération publicitaire, brouillant au passage les interviews plus intéressants de ceux qui ont fait le vrai boulot que le titre du bonus annonce. Septième bonus : la conception des créatures ; huitième bonus : la musique orchestrale du film de John Williams (pas la meilleur BO de ce dernier, rien de mémorable, beaucoup de motifs déjà entendus ailleurs). Neuvième bonus : We Are Not Alone ou Spielberg et les extraterrestres - encore de la publicité. Des galeries 1°) costumes - au début affreux car en noir et blanc inversé rendant illisible le dessin de mode ; à la fin en couleurs ; photos de scènes : oh surprise, l'image est beaucoup plus belle et très finement détaillée, au contraire des images du film sur le blu-ray, notez les textures de peau et cils de Tom Cruise, les détails fins de sa veste de cuir - manche, fermeture éclair, les cils et le grain de peau de Dakota Fanning ; les cils de la même dans la scène d'observation de l'orage depuis l'arrière-cour ; observez les noirs des scènes de nuit, comme celle du ferry) ; tournage et dessins de productions.

Dernier bonus, le teaser au cinéma en HD, et là, la totale : ce sont bien les mêmes images que le début du film, mais cette fois sans aucun bruit, avec les détails fins. Aucune trace du grain prétendu naturel et propre au film, la preuve que les critiques qui prétendent que le transfert actuel est la vision du réalisateur sont des gros menteurs. Les plans suivants ne proviennent pas du film (des familles regardent l'orage au loin) et ont dû être tournés pour la bande-annonce et sont de qualité inférieure. Il est bien dommage que les deux autres bandes annonces véritables n'aient pas été incluses, mais je suppose que cela aurait prouvé encore davantage si nécessaire, que l'acheteur du blu-ray s'est fait avoir, en montrant de nombreuses scènes du film correctement transférées pour la haute définition.

En conclusion : La guerre des mondes de 2005 est un produit vite ficelé par l'usine Spielberg avec quelques scènes efficaces, piraté pour le pire par Tom Cruise. Le blu-ray escroque celui qui souhaite voir le film dans une haute définition digne de la projection cinéma avec un mauvais transfert de l'image, auquel le critique du site blu-ray.com ose attribuer la qualité d'image maximum (on ne mord pas la main qui vous nourrit ? l'édition américaine aurait une meilleure image ? On ne le dirait pas à la vue des captures du blu-ray illustrant l'article). Il est simplement inadmissible de vendre en blu-ray un film récent moins beau à voir qu'au cinéma. On peut faire pire, comme par exemple le blu-ray de Blueberry l'expérience secrète, qui carrément vend du mauvais DVD bruité délavé sans aucun détail fin et pour cause aux prix du blu-ray, en prétendant être du blu-ray et en annonçant sur la jaquette du 1920p quand c'est de la mise à échelle 1080p. Le blu-ray de la guerre des mondes a pour lui le fait que c'est la seule édition disponible (la version de 1953 n'est pas disponible à l'heure à laquelle j'écris cet article), que le son n'est pas trop mauvais, et que quelques scènes demeurent spectaculaire malgré le mauvais traitement à l'image.

A priori, passez votre chemin.
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